Publié le 3 Novembre 2012

Culture
Aaron Shabtai (Poète israélien)
Donnez moi la vie que j'aime le long de ma route un ruisseau donnez moi le ciel joyeux et le chemin de traverse ...
Publié le 3 Novembre 2012

Publié le 2 Novembre 2012
Publié le 1 Novembre 2012
Quand le chignon d’hiver
De la terre endormie
Se défait pour refaire
L’amour avec la vie
Leo férré
Publié le 30 Octobre 2012
Publié le 29 Octobre 2012
Enfermés dans une salle blanche, sous une lumière crue
Toutes les 5 minutes, ils me demandent si je vais bien
Enfermés dans une salle blanche nu comme le jour où je naquis
24 lumière aveuglante, 24 tout seul
Ce que j'ai fait prouve une certaine vérité au travailleur
Ce que j'ai fait est le coup de sifflet qui annonce le début du jeu
Dites la vérité et il vous rendra libre
C'est ce qu'ils m'ont appris comme à un enfant
Mais comment rester silencieux après tout ce que j'ai vu et fait
24 lumière aveuglante Je suis presque disparu, presque disparu
Enfermés dans une salle blanche, mourant d'envie de communiquer
Essayer de tenir bon sous pendant cette attente écrasante
Enfermés dans une salle blanche, jefais toujours face au temps
24 lumière aveuglante 24 sur toute la ligne
Ce que j'ai fait prouve une certaine vérité au travailleur
Ce que j'ai fait est le coup de sifflet qui annonce le début du jeu
Mais j'ai d’abord fait mon devoir envers mon pays
C'est ce qu'ils m'ont enseigné comme à un homme
Mais comment rester silencieux après tout ce que j'ai vu et fait
24 lumière aveuglante je suis presque disparu, presque disparu
(Traitez-moi comme un être humain, traitez moi comme un homme)
Graham Nash & James Raymond
Publié le 28 Octobre 2012
LE VOYAGEUR DANS LE DÉSERT
Moi, voyageur solitaire du désert
Rien d'étonnant
Je supporte le vent
Je supporte la soif
Et le soleil
Moi, je sais partir et marcher
Jusqu'au coucher du soleil
Dans le désert, plat, vide, où rien n'est offert
J'ai la tête en éveil
Moi, les montagnes où je suis né
Je les ai gravies et descendues
Moi, je sais où se cache l'eau dans les grottes
Ces soucis sont mes amis
Je suis toujours en relation familière et cela fait
Naître les histoires de ma vie
Vous, organisés, rassemblés, marchant ensemble,
La main dans la main, vous vivez
Un chemin vide de sens
En vérité, vous êtes seul
Publié le 28 Octobre 2012
On percevait son souffle oui
Mais il n’était plus comme avant
Le ciel s’était rasséréné
L’air s’était adouci
Et un parfum d’automne s’échappait de la mousse
C’est ainsi
Même la pierre devient poussière
Chez nous
Comme ailleurs
L’eau sa cousine peut vous le dire
Allez donc le lui demander
Et ce jour qui finissait
Inondait de paix
Le grand univers
Paix pour toi ô monde obscur
Afrique de nos origines
Monde excommunié et rebaptisé
Vendu et échangé
Blanchi et rincé
Sali et nettoyé
Paix pour toi Palestinien
Ecorché de l’Histoire oublieuse
Abandonné sans habit
Dans le gel d’un feu
Sans fumée
Paix ô Juif
Marqué de loin
Ecartelé de près
Ruiné d’être ce que nous sommes
Paix pour vous traîtres et assassins
Voleurs sans mobile
Norbert Paganelli - Fatigue (extrait) tiré du Chant des Crêtes
Publié le 27 Octobre 2012

La femme qui casse des briques
La femme casse les briques assise sur un trottoir,
La femme au sari rouge casse les briques,
Sous le soleil brûlant,
La femme couleur de bronze casse les briques.
A vingt et un ans, elle en paraît plus de quarante,
Et sept enfants l’attendent là-bas, à la maison.
La femme casse les briques toute la journée,
En échange de quoi elle recevra dix takas, pas un de plus.
Dix takas ne suffisent pas à la nourrir, ni elle ni les sept autres.
Pourtant, jour après jour, la femme casse les briques.
L’homme assis près d’elle casse aussi les briques,
Abrité sous une ombrelle.
Il touche vingt takas par jour,
Vingt par jour parce que c’est un homme.
La femme a un rêve, elle rêve d’avoir une ombrelle.
Un autre de ses rêves serait, par un beau matin,
De devenir un homme.
Vingt pour les hommes, le double pour les hommes.
Elle attend que son rêve se réalise, mais rien ne la fait
Devenir un homme,
Rien ne lui fait avoir une ombrelle,
Pas même une ombrelle déglinguée.
On construit de nouvelles routes et d’immenses tours avec les
briques qu’elle a cassées, mais le toit de sa maison s’est envolé
avec la tempête l’an dernier, depuis l’eau goutte à travers une tenture,
elle meurt d’envoie d’acheter un toit en tôle.
Alors elle hurle dans tout le voisinage,
Les gens s’esclaffent, oh la la, disent qu’il lui faudrait
De l’huile pour les cheveux, de la poudre pour le visage.
Les sept enfants doivent être nourris,
La peau de la femme s’assombrit de jour en jour,
Ses doigts deviennent durs comme des briques,
La femme elle-même devient une brique.
Plus dur que les briques, le marteau peut casser une brique mais ne peut pas casser la femme.
Rien, ni la chaleur, ni le ventre vide, ni le regret de ne pas voir un toit en tôle,
Rien ne peut la briser.
Taslima Nasreen (poète du bengladesh, en exil depuis 1994) tiré de Femmes, poèmes d’amour et de combat, 2003
Publié le 27 Octobre 2012
Publié le 26 Octobre 2012