Publié le 28 Décembre 2012




Voyage au confluent du Mali et du Mississippi ... les racines du Blues














 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 27 Décembre 2012




 Propos du vieux du Restelo à l’astronaute

 

Ici sur la terre la faim continue

La misère, le deuil et encore la faim.

 

On allume des cigarettes aux flammes du napalm

Et on dit amour sans trop savoir ce que c’est.

Nous avons fait de toi une démonstration de richesse

Ou peut-être de pauvreté, et puis encore de faim

Et nous avons trouvé en toi réponse à je ne sais quel désir

De plus élevé que nous, de meilleur, de plus pur.

 

Dans le journal, de nos yeux tendus nous lisons

Des merveilles d’espace et de vertige.

D’océans salés qui entourent

Des îles mortes où dit-on il ne pleut pas.

 

Mais la terre, astronaute, est une bonne table

(Et les bombes au napalm sont des gadgets)

Où en jouant, seule mange la faim

Seule la faim, astronaute, seule la faim.

 

 

José Saramago (1922-2010) – Les Poèmes possibles (1966)




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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 26 Décembre 2012





L’oud de Gaza
 
 
 
Lorsque les prédateurs inhumains assiègent la ville
L’oud de Gaza prend les sonorités du violon de Varsovie
Berçant les rêves égorgés des enfants aux yeux bouclés d’espoir
Dont les pleurs se déversent au travers des serrures infâmes
 
Cachés dans les gravats, tapis dans les égouts
Une mélodie de sang implore un ciel aux horizons amputés
L’amour osera-t-il encore féconder cette terre aride
Brûlée par notre indifférence aux oreilles stériles ?
 
Saccageant leur berceau, les dieux arrachent l’ombilic minéral
Qui unissait le dattier aux doigts de lumière et le mont des oliviers
Servis par la bête immonde et leurs prêtres éteigneurs d’étoiles
Ils ensemencent de haine les cœurs purs de la chair de leur chair
 
Mais il est une brindille qui pousse dans les regards
Un filament qui vibre au plus profond des hommes
Héritage millénaire par la terre engendré
Qui irrigue d’amour et de paix les âmes libérées
 
 
Ce chromosome universel est une arme invincible
L’humanité des hommes doit être ravivée
Les enfants de Gaza doivent être épargnés
Pour ceux de Varsovie qui en ont réchappé
 
 
Hobo-Lullaby









  
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 25 Décembre 2012









Nous vaincrons, nous vaincrons

Nous vaincrons un jour

au fond de mon cœur, je crois

que nous vaincrons un jour

Et nous marcherons main dans la main, nous marcherons main dans la main

Nous marcherons main dans la main un jour

Au fond dans mon coeur, je crois

que nous allons marcher main dans la main un jour

Et nous allons abattre les murs de la prison, nous allons abattre ces murs de la prison

Ensemble, nous allons le démolir, les murs de la prison, ce jour-là

plus profond de mon cœur, je crois

Ouais nous ferons tomber tous ces murs de la prison ce jour-là

au fond de mon cœur, je crois

, nous ferons tomber tous ces murs de la prison ce jour-là

et la vérité nous libérera, la vérité nous gratuit

La vérité nous rendra tous libres ce jour-là

Et au fond de mon cœur, je crois

que la vérité va tous nous libérer ce jour-là

Et nous vaincrons ce jour-là




 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 23 Décembre 2012



Allez, c'est les fêtes, un ptit feu d'artifice autour de Chopin pour Fanfan et tout les autres, chacun y trouvera le sien ...














































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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 22 Décembre 2012





HERITAGE
 
 
 
Pédagogues de tous les pays,
 
Fermez vos gueules !
 
Qui vous fera la charité de vous entendre ?
 
Au nom de quel exemple, au nom de quelle sagesse ?
 
Dans l’état déplorable où l’époque se trouve,
 
Qu’avons-nous à léguer qui en vaille le coup ?
 
 
 
Des vieux fous comme moi sont-ils encore crédibles ?
 
Les chroniques du temps dégoulinent de sang.
 
On ne passera plus à pied par la banquise
 
Et c’est dans un zoo qu’on verra l’ours blanc.
 
Les bateaux franchiront les glaces par le nord ;
 
Cependant que des terres connaîtront leur déluge.
 
 
 
J’ai la vague impression que le destin du monde
 
Se joue à la roulette, dans un grand casino.
 
J’avais une autre idée de ce qu’il fallait faire…
 
A la table de jeu je vais passer la main.
 
Bon courage aux suivants qui prendront la relève …
 
S’il s’en trouve !
 
 
 
P.SELOS
 
Paris, Décembre 2012



Source : http://www.mouvementautonome.com/

 
 
 










  
 

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Publié le 19 Décembre 2012





 

Je serai le porte-parole

De vos vérités assassinées

Derrière les barreaux du mensonge

Portant comme une croix

Le drapeau déchiré

De vos causes perdues

Et je vous rejoindrai partout

Dans vos lits de défaite

Vos grabats de misère

Vos matelas violés

Par la sueur des hommes…

 

Dites-moi le nom de vos exils

La couleur de vos peines

Les murs de ces prisons

Où l’on supplicie l’âme

Dites-moi la noirceur

Des trottoirs

Où vous brisez vos rêves

Et ces doigts pointés sur vous

Comme des mitraillettes…

 

Dites-moi ce chemin miné

Sur la page de vos vies

Cette marge dessinée

Par l’incompréhension

Cette marge

Où vous tremblez vos coeurs

Jusqu’à la déchirure...

Dites-moi tout

Vos douleurs sont les miennes

Vos doutes me taraudent

On vous a volé le monde

Fantômes de la nuit

Qui souffrez sous ma plume

A saigner chaque page…

 

Dites-moi tout

Je serai votre messagère

Et j’écrirai sur le mur rougi

De vos illusions

Des mots arrachés au néant

Des mots à crucifier

Les consciences fermées

Il y en aura tant

Que vous les verrez flamber

Vos horizons

Tels des étoiles

Incandescentes

Constellant vos regards…

 

Adriana EVANGELIZT


Source : http://r-sistons.over-blog.com/




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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 18 Décembre 2012



















Sans commentaires ... (ça vaut mieux !)





 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 17 Décembre 2012



Deux poèmes de Bertolt Brecht qui plus que nécessaires deviennent indispensables ...



Le poème aux jeunes
Je vécus dans les villes au temps des désordres et de la famine
Je vécus parmi les hommes au temps de la révolte
Et je m’insurgeais avec eux
Ainsi passa le temps qui me fut donné sur la Terre
Je mangeais en pleine bataille
Je me couchais parmi des assassins
Négligemment je faisais l’amour et je dédaignais la nature
Ainsi passa le temps qui me fut donné sur la Terre
De mon temps les rues conduisaient aux marécages
La parole me livra aux bourreaux
J’étais bien faible mais je gênais les puissants
Ou du moins je le crus
Ainsi passa le temps qui me fut donné sur la Terre
Les forces étaient comptées
Le but se trouvait bien loin il était visible pourtant
Mais je ne pouvais pas en approcher
Ainsi passa le temps qui me fut donné sur la Terre
Vous qui surgirez du torrent où nous nous sommes noyés
Songez quand vous parlez de nos faiblesses
A la sombre époque dont vous êtes sortis
Nous traversions les luttes de classes
Changeant de pays plus souvent que de souliers
Désespérés que la révolte ne mît pas fin à l’injustice
Nous le savons bien
La haine de la misère creuse les rides
La colère de l’injustice rend la voix rauque
Ô nous qui voulions préparer le terrain de l’amitié
Nous ne sûmes pas devenir des amis
Mais vous quand l’heure viendra où l’homme aide l’homme
Pensez à nous avec indulgence
Pour ceux qui souhaitent la version intégrale :
A ceux qui viendront après nous.
I
Vraiment, je vis en de sombre temps ! Un langage sans malice est signe De sottise, un front lisse D’insensibilité. Celui qui rit N’a pas encore reçu la terrible nouvelle.
Que sont donc ces temps, où Parler des arbres est presque un crime Puisque c’est faire silence sur tant de forfaits ! Celui qui là-bas traverse tranquillement la rue N’est-il donc plus accessible à ses amis Qui sont dans la détresse ?
C’est vrai : je gagne encore de quoi vivre. Mais croyez-moi : c’est pur hasard. Manger à ma faim, Rien de ce que je fais ne m’en donne le droit. Par hasard je suis épargné. (Que ma chance me quitte et je suis perdu.)
On me dit : mange, toi, et bois ! Sois heureux d’avoir ce que tu as ! Mais comment puis-je manger et boire, alors Que j’enlève ce que je mange à l’affamé, Que mon verre d’eau manque à celui qui meurt de soif ? Et pourtant je mange et je bois.
J’aimerais aussi être un sage. Dans les livres anciens il est dit ce qu’est la sagesse : Se tenir à l’écart des querelles du monde Et sans crainte passer son peu de temps sur terre. Aller son chemin sans violence Rendre le bien pour le mal Ne pas satisfaire ses désirs mais les oublier Est aussi tenu pour sage. Tout cela m’est impossible : Vraiment, je vis en de sombre temps !
II
Je vins dans les villes au temps du désordre Quand la famine y régnait. Je vins parmi les hommes au temps de l’émeute Et je m’insurgeai avec eux. Ainsi se passa le temps Qui me fut donné sur terre.
Mon pain, je le mangeais entre les batailles, Pour dormir je m’étendais parmi les assassins. L’amour, je m’y adonnais sans plus d’égards Et devant la nature j’étais sans indulgence. Ainsi se passa le temps Qui me fut donné sur terre.
De mon temps, les rues menaient au marécage. Le langage me dénonçait au bourreau. Je n’avais que peu de pouvoir. Mais celui des maîtres Etait sans moi plus assuré, du moins je l’espérais. Ainsi se passa le temps Qui me fut donné sur terre.
Les forces étaient limitées. Le but Restait dans le lointain. Nettement visible, bien que pour moi Presque hors d’atteinte. Ainsi se passa le temps Qui me fut donné sur terre.
III
Vous, qui émergerez du flot Où nous avons sombré Pensez Quand vous parlez de nos faiblesses Au sombre temps aussi Dont vous êtes saufs.
Nous allions, changeant de pays plus souvent que de souliers, A travers les guerres de classes, désespérés Là où il n’y avait qu’injustice et pas de révolte.
Nous le savons : La haine contre la bassesse, elle aussi Tord les traits. La colère contre l’injustice Rend rauque la voix. Hélas, nous Qui voulions préparer le terrain à l’amitié Nous ne pouvions être nous-mêmes amicaux.
Mais vous, quand le temps sera venu Où l’homme aide l’homme, Pensez à nous Avec indulgence.




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Nos défaites ne prouvent rien
 
Quand ceux qui luttent contre l’injustice
Montrent leurs visages meurtris
Grande est l’impatience de ceux
Qui vivent en sécurité.
 
De quoi vous plaignez-vous ? demandent-ils
Vous avez lutté contre l’injustice !
C’est elle qui a eu le dessus,
Alors taisez-vous
 
Qui lutte doit savoir perdre !
Qui cherche querelle s’expose au danger !
Qui professe la violence
N’a pas le droit d’accuser la violence !
 
Ah ! Mes amis
Vous qui êtes à l’abri
Pourquoi cette hostilité ? Sommes-nous
Vos ennemis, nous qui sommes les ennemis de l’injustice ?
 
Quand ceux qui luttent contre l’injustice sont vaincus
L’injustice passera-t-elle pour justice ?
Nos défaites, voyez-vous,
Ne prouvent rien, sinon
Que nous sommes trop peu nombreux
À lutter contre l’infamie,
Et nous attendons de ceux qui regardent
Qu’ils éprouvent au moins quelque honte.



Et quelques accords d'harmonica par Woody Guthrie ( le blues de la lutte ), parce que l'ensemble forme un tout !








 



 
 

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