Publié le 14 Novembre 2014
Georges Higgs, agriculteur, charpentier et Bluesman !
disciple de Sonny Terry et Peg Leg Sam, mort à l'age de 82 ans en 2013
Donnez moi la vie que j'aime le long de ma route un ruisseau donnez moi le ciel joyeux et le chemin de traverse ...
Publié le 14 Novembre 2014
Georges Higgs, agriculteur, charpentier et Bluesman !
disciple de Sonny Terry et Peg Leg Sam, mort à l'age de 82 ans en 2013
Publié le 12 Novembre 2014
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La minéralité expliquée aux cailloux
Avec ce Onze novembre se termine l'oeuvre de notre camarade Roger Colombier sur la grande guerre. Une année pour commémorer en fait, s'est peu quand on songe au sacrifice consenti par le peuple. Mais c'est mieux qu'une journée. Retrouvez également en bas de cet article le lien de la version intégrale de La grande guerre.
Saoulés de mensonges, ils partirent à la guerre, Fleuris, enrubannés
http://cocomagnanville.over-blog.com/2014/11/la-mineralite-expliquee-aux-cailloux-3.html
Publié le 11 Novembre 2014
Les Mutins de 1917
Vous n'êtes pas aux Monuments aux Morts
Vous n'êtes même plus dans les mémoires
Comme vos compagnons de la Mer Noire :
Vous êtes morts et deux fois morts.
A vos petits enfants l'on ne répète
Jamais comment finit leur grand-papa :
Il y a des chos's dont on ne parle pas,
Mutins de mil neuf cent dix-sept
Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle
Faisaient carrièr' dans les états-majors,
Leur humeur décidait de votre sort :
Aujourd'hui qui se le rappelle ?
Au lieu de s'emmerder en garnison,
Au lieu de piétiner au même grade,
C'était le temps béni de l'empoignade,
Vous parlez d'un' belle occasion...
Vous aviez fait tant d'assauts inutiles,
Juste pour corser le communiqué,
Vous vous sentiez tellement cocufiés,
Telle'ment pris pour des imbéciles,
Que vous avez voulu que ça s'arrête,
Cet abattoir tenu par la patrie,
Cette nationale charcuterie,
Mutins de mil neuf cent dix-sept
Avant l'attaque arrivaient les cercueils
Et vous coupiez votre pain sur leurs planches,
Tout juste si le crêpe à votre manche
N'annonçait votre propre deuil.
Par malheur, la France n'était pas prête,
Se révolter lui paraissait énorme,
Ell' bavait encore devant l'uniforme,
Mutins de mil neuf cent dix-sept
L'Histoir' vous a jetés dans ses égouts,
Cachant sous les flots de ses Marseillaises
Qu'un' bonne moitié de l'armée française
Brûlait de faire comme vous.
Un jour, sortirez-vous des oubliettes ?
Un jour verrons-nous gagner votre cause ?
J'en doute, à voir le train où vont les choses
Mutins de mil neuf cent dix-sept,
Mutins de mil neuf cent dix-sept
Paroles et musique de Jacques Debronckart 1967
Publié le 2 Novembre 2014
Entre berceuse et ballade, en compagnie des bergers et des troupeaux à travers le monde ...
Parfois ils nous arrivent avec leurs grands chapeaux
Et leurs manteaux de laine que suivent leurs troupeaux
Les bergers
Ils montent du printemps quand s´allongent les jours
Ou brûlés par l´été descendent vers les bourgs
Les bergers
Quand leurs bêtes s´arrêtent pour nous boire de l´eau
Se mettent à danser à l´ombre d´un pipeau
Les bergers
Entre eux l´en est de vieux, entre eux l´en est de sages
Qui appellent au puits tous les vieux du village
Les bergers
Ceux-là ont des histoires à nous faire telles peurs
Que pour trois nuits au moins nous rêvons des frayeurs
Des bergers
Ils ont les mêmes rides et les mêmes compagnes
Et les mêmes senteurs que leurs vieilles montagnes
Les bergers
Entre eux l´en est de jeunes, entre eux l´en est de beaux
Qui appellent les filles à faire le gros dos
Les bergers
Ceux-là ont des sourires qu´on dirait une fleur
Et des éclats de rire à faire jaillir de l´eau
Les bergers
Ceux-là ont des regards à vous brûler la peau
A vous défiancer, à vous clouer le cœur
Les bergers
Mais tous ils nous bousculent, qu´on soit filles ou garçons
Les garçons dans leurs rêves, les filles dans leurs frissons
Les bergers
Alors nous partageons le vin et le fromage
Et nous croyons une heure faire partie du voyage
Des bergers
C´est un peu comme Noël, Noël et ses trésors
Qui s´arrêteraient chez nous aux équinoxes d´or
Les bergers
Après ça ils s´en vont avec leurs grands chapeaux
Et leurs manteaux de laine que suivent leurs troupeaux
Les bergers
Ils montent du printemps quand s´allongent les jours
Ou brûlés par l´été descendent vers les bourgs
Les bergers
Quand leurs bêtes ont fini de nous boire notre eau
Se remettent en route à l´ombre d´un pipeau
Les bergers, les bergers, les bergers
Les tourbillons dansent dans la poussière
Le soleil joue dans l’éclat des pierres
Et, fasciné par la magie des chemins
Va le berger, va le berger
Son poncho dans le vent est un drapeau de brume
Les flûtes de la lande le saluent
Avec fierté, sur le sentier des collines
Les peines et les vachettes
S’en vont par le même sentier
Les peines sont à nous
Les vachettes sont à d’autres
Le crépuscule lui offre un soleil égorgé
Les lumières du pierrier se sont endormies
Entrainant le troupeau. Allez ! Allez !!
Va le berger, va le berger
Ah ! Si la nuit m’apportait le souvenir
Qui rendrait moins pesante ma solitude
Comme une ombre dans l’ombre de ces collines
Va le berger, va le berger
Les peines et les vachettes
S’en vont par le même sentier
Les peines sont à nous
Les vachettes sont à d’autres
Et, fasciné par la magie des chemins
Va le berger, va le berger
Comme j’étais à cheval, un matin, pour le plaisir,
J'ai remarqué un jeune cow-boy à cheval.
Son chapeau était jeté en arrière et ses éperons faisaient des cliquetis,
Et tout en chevauchant, il chantait cette chanson.
Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;
C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.
Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons
Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.
Quand le printemps arrive, nous regroupons les taurillons,
Nous les marquons et nous leur nouons la queue,
Nous ramenons les égarés, pour compter le troupeau,
Et dès le lendemain, nous sortons sur la piste.
Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;
C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.
Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons
Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.
Nous montons dans les prairies, traversant les larges rivières
Et à travers les plaines où il n'y a jamais de ville.
Nos chevaux sont las, nous sommes fatigués et nous avons faim;
Ne bougés plus taurillons, arrêtez de musarder.
Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;
C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.
Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons
Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.
La nuit est venue et les taurillons sont désorientés.
Ils sont loin de chez eux que ce qu'ils ont été.
Allez, ptits taurillons, il est temps de rouler.
Lorsque nous arriverons au Wyoming, nous ne roulerons plus.
Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;
C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.
Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons
Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.
Merci Anne-Marie !
Un bâton à la main
Une herbe entre les dents
Un vieux reste de foin
Dans ses cheveux tout blancs
Il est redescendu
Parmi les étrangers
Il est redescendu
Hier, le vieux berger
Il nous a demandé
Et du pain et de l'eau
Mais il a refusé
De lire les journaux
Il a dit «Les étoiles
M'aident à m'endormir
Gardez votre journal
Ça peut toujours servir»
Quelqu'un lui dit alors
«Le temps doit être long
Prenez ce transistor
Pour la morte saison
Vous verrez, la musique
Ça fait passer le temps»
Il a dit «Magnifique !
Moi, j'écoute le vent»
«Berger, si vous aviez
Une petite auto
Plus vite vous iriez
Rejoindre le troupeau»
Mais lui, dans un grand rire
Puissant comme la mer
«Je ne veux pas finir
Si vite au cimetière»
On lui parla crédit
Gadgets et standing
De la mode maxi
Et même du bowling
Il écoutait tout ça
En plissant ses yeux bleus
La tête dans les bras
Le regard malicieux
Ses deux pains sous le bras
Sa cruche sur le dos
Les ayant plantés là
Il grimpa le plateau
Chacun se répandit:
«Mon Dieu, qu'il a changé !»
Seul un enfant a dit
«Moi, je serai berger»
Publié le 31 Octobre 2014
Né dans le Mississippi en 1915, il émigrera dans les années 1940 à Chicago. C'est un proche compagnon de Robert Johnson : Il était là le jour où Robert avala le whisky empoisonné qui entraîna sa mort. Il a accompagné Charlie Patton, Son House… Ses premiers enregistrements sont dus à John et Alan Lomax en 1941, dans la plantation où il travaille. Il tente ensuite sa chance au Texas, à Memphis et enfin à Chicago, où il enregistre quelques titres pour Sun. Il accompagnera également Fleetwood Mac et fera quelques enregistrements pour Chess Records. Il acquerra une certaine notoriété seulement dans les années 1970 où il enregistrera abondamment. Edwards continue de jouer et est l'un des derniers survivants des premiers musiciens du Delta blues (en 2009). Il apparait dans son propre rôle dans le film Walk Hard - L'Histoire de Dewey Cox. Il a donné sa dernière tournée à l'étranger en mai juin 2008 au Royaume-Uni. Il meurt à Chicago en 2011.
Publié le 30 Octobre 2014
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La minéralité expliquée aux cailloux
Encore un très beau texte de Roger sur cette grande guerre :
image Ils remirent à Dieu la clé de la bataille Et redevinrent des civils comme autrefois. Plus gauches cependant en ces habits qui baillent, Tant avaient rognés les corps, la guerre et le froid...
http://cocomagnanville.over-blog.com/2014/10/la-mineralite-expliquee-aux-cailloux-3.html
Publié le 26 Octobre 2014
Inspiré par les Black Panthers et Ernesto "Che" Guevara, formé en 1969, Las Negras Gorras (Les bérets noirs) étaient un groupe multi-ethnique qui a lutté pour la transformation sociale au milieu des mouvements de droits civils au Nouveau-Mexique. En 1972, après que deux de ses membres, Antonio Córdova et Rito Canales, ont été mystérieusement assassinés sur la West Mesa de Albuquerque, Nouveau-Mexique, Roberto Martínez, leader de Nuevo Mexicano mariachi Los Reyes de Alburquerque (Les Rois de Albuquerque) et corridista (compositeur de ballade), composé "El Corrido de Córdova y Canales" afin de réviser les rapports apparemment artificiels de l'incident et à honorer les bérets noirs tués.
La ballade de Córdova et Canales
Le vingt-neuvième jour de Janvier
Tôt le samedi matin
Au rythme de quinze balles
Leur sang a été versé.
Córdova a été tué le premièr
Canales a commencé à courir
Voilà ce que les fonctionnaires ont déclaré
Même si ils étaient déjà en train de mourir.
Leurs parents et amis
se souviennent avec une grande tristesse
Ils ont été laissés pendant neuf heures
Etendus sur la Mesa.
Un journaliste écrit
dans un éditorial lucide,
«Ils étaient seulement des bérets noirs.
Qui va les pleurer? "
Un groupe de notre peuple
alla lui répondre,
« regarde, pauvre malheureux,
nous sommes ceux qui vont pleurer pour eux! "
Jouer, jouer mes guitares
pleurer, pleurer mes violons
Et rappelez-vous la tragédie
de Córdova et Canales.
Publié le 23 Octobre 2014
Publié le 20 Octobre 2014
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La minéralité expliquée aux cailloux
La mémoire reste vive et sait trouver dans la pierre ou dans son coeur les restes d'un passé qui fut destiné à forger l'avenir sur la forge de la poésie.
ALBERT Les pierres dévorent elles toujours les âmes inquiètes ? Quand dans leurs yeux résonne l'éternelle question Comme dans l'éphémère d'une vie résonne le magma Tes yeux matin de Burle ...
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Publié le 17 Octobre 2014
Nehemiah « Skip » James est né dans une plantation près de Bentonia dans le Mississippi en juin 1902 . Élevé au sein de la plantation, il s'intéresse très tôt à la musique et apprend la guitare dès l'âge de huit ans. Il apprend également le piano à l'école qu'il abandonne rapidement pour se produire dans les bars et aux abords des églises (son père était un pasteur baptiste). Il travaille ensuite comme ouvrier dans la construction de routes et la maçonnerie