Publié le 3 Décembre 2012
Silvano Agosti
Donnez moi la vie que j'aime le long de ma route un ruisseau donnez moi le ciel joyeux et le chemin de traverse ...
Publié le 3 Décembre 2012
Publié le 2 Décembre 2012
Kill The Poor (Tuer Les Pauvres)
L'efficacité et le progrès sont une fois de plus à nous
Maintenant que nous avons la bombe Neutron
C'est joli, rapide et propre et efficace
Débarassé de l'excédent d'ennemis
Mais pas moins de valeur sur la propriété
Aucun sens à la guerre mais un sens parfait à la maison
Le soleil rayonne sur un jour nouveau
Plus de taxes pour l'assistance publique à payer
Les quartiers pauvres et laids ont explosés en un éclair
Des millions de chomeurs emportés
Au moins nous avons plus de place pour jouer
Tous les systèmes vont tuer les pauvres ce soir
Nous allons
Tuer Tuer Tuer Tuer Tuer les pauvres : ce soir
Derrière les bulles de champagne
Le taux criminel s'est envolé
On se sent à nouveau libre
Ô que la vie est un rêve avec vous, Mademoiselle Lily White
Jane Fonda est à l'écran aujourd'hui
A convaincre les libéraux que tout est ok
Alors habillons nous et dansons toute la nuit
Pendant qu'ils :
Tuent Tuent Tuent Tuent Tuent les pauvres ce soir
Jello Biaffra
Publié le 18 Novembre 2012
Merci à André Chenet qui a mis en ligne sur son site un sublime poème, brulant d'actualité et de solidarité.
Je suis pour le terrorisme est un poéme, un chant Palestinien écrit par Nizar Qabbani (1923 - 1998 ) Poète syrien, dont voici un extrait :
On nous accuse de terrorisme
Quand nous refusons la mort
Sous les bulldozers d’Israël
Qui dévastent notre terre, notre histoire, nos Évangiles
Notre Coran
Les reliques de nos prophètes
Si c'est là notre crime
Que le terrorisme est beau !
On nous accuse de terrorisme
Si nous refusons notre extinction
par les Mongols, les Juifs, les Barbares
Si nous lançons des pierres
Sur les vitres
Du Conseil de Sécurité
Aux mains des Tsars de notre temps
On nous accuse de terrorisme
Si nous refusons
De tendre notre main à
L’Amérique
Ennemie des cultures humaines
Elle-même sans culture,
Ennemie des civilisations humaines
Elle-même sans civilisation
L'Amérique, bâtisse géante
Sans murs.
On nous accuse de terrorisme
Si nous refusons une époque où l’Amérique
est devenue suffisante, riche, puissante
Traductrice assermentée
de l’hébreu.
On nous accuse de terrorisme
Si nous lançons une rose
Vers Jérusalem
Vers Al Khalil
Vers Gaza
Vers Nazareth
Si nous livrons du pain et de l’eau
Aux Troyens assiégés.
On nous accuse de terrorisme
Si nous élevons la voix
Contre les dominateurs qui veulent nous isoler
Contre tous ceux qui ont changé de selle
Et d’unionistes sont devenus laquais.
On nous accuse de terrorisme
Si nous faisons profession de culture
Si nous lisons un livre de juridiction ou de politique
Si nous en appelons à notre Dieu
Si nous la lisons la Sourate Al Fatah
Et écoutons le prêche du Vendredi
Nous commettons là un acte terroriste.
On nous accuse de terrorisme
Si nous défendons notre pays
Et la dignité de son sol
Si nous nous révoltions contre l’extorsion de notre peuple
Notre propre extorsion
Si nous protégeons le dernier palmier de notre désert
Et la dernière étoile de notre ciel
Et les dernières lettres de nos noms
Et la dernière goutte de lait du sein de notre mère
Si tel est notre crime
Que le terrorisme est magnifique !
L'intégralité de ce superbe chant sur le site d'André Chenet ( Danger Poèsie) : http://poesiedanger.blogspot.fr/

Publié le 18 Novembre 2012
Publié le 15 Novembre 2012
Publié le 12 Novembre 2012
Occupant la cellule de Mumia
Je chante pour Mumia
brillant et fort
et sur la captivité
dont quelques hommes noirs s'évadent
s’ils sont aussi libres
qu’il l'est devenu.
Quel professeur, il est pour nous tous.
Près de trente ans de réclusion
et toujours,
Lui-même.
Il va mourir lui-même.
Un homme noir;
que beaucoup considèrent comme
un musulman, quoique ce ne soit pas
ce à quoi se résume
la croisée des sentiers oû son âme chemine.
Peut-être qu'il est plus simple de l'appeler
un amoureux de la vérité
qui refuse de se taire.
Y a-t-il quelque chose de plus persécuté
En ce pays ?
Aucune botte ne sera autorisée
bien sûr
de sorte qu'il mourra
pieds nus;
mais il y aura toujours les bottes
de la pensée et de l'esprit
et du cœur et de l'âme.
Les siennes seront noires et brillantes
(Ou peut-être couleur arc en ciel)
et elles lui donneront des ailes.
Mumia, ils ont décidé enfin
De ne pas te tuer
en espérant que le sang ne
tache les mains du tribunal populaire
mais pour te permettre de continuer à
mourir lentement
en créant et chantant
tes propres chansons au rythme solitaire
parfois terrorisé,
des décennies de longues nuits
dans la petite cage de ta cellule.
Nous déplorons notre impuissance: car nous avons échoué
pour te sortir de là.
Ta crinière majestueuse est peut-être amoindrie
comme nos verrous , ces drapeaux de souveraineté,
ont peut-être même disparu;
attendant la fin de cette sentence injuste,
jusqu'à ce que nous soyons, comme toi, devenus vieux.
Pourtant, si tu le veux : acceptes notre gratitude
que tu te tiennes , déchaussé,
sur tes pieds. Nous voyons
que peu de ceux qui nous entourent,
bien chaussés et marchant,même en s’appropriant les rues
sont libérés.
Comme tu l’as été d’une certaine manière.
Assez pour nous rappeler
L’infernal amour de la Liberté
Et son inéradicable graine
Quelle magnifique lion
Tu as été toutes ces
Désastreuses années
Passées te présentes
Alice Walker
Source : http://www.freemumia.com/
Publié le 6 Novembre 2012
Aurore
C’est pour nous révéler toute sa cruauté
Après avoir brûlé les roulottes
Machiavelant l’hiver
Qu’il acharne sa haine sur
les racines de l’Arbre de Guernica
Faisant parler la fourberie dans un sourire
Complice au Cerbère de Carabanchel
Le Vandale de Beauvau chasse
Dans l’Iraty et la vallée des Aldudes
La faune de l’Adour qui ose lui résister
Brandissant fièrement son bâton de néflier
C’est pour les faire plier que d’un geste brutal
A l’hirondelle des rochers, il a coupé les ailes
Jetant dans un puits de silence
Cet oiseau que l’on aimait tant
Les lueurs du matin n’illuminent plus
La rosée de Lapurdi
Hobo-Lullaby
Publié le 3 Novembre 2012

Publié le 29 Octobre 2012
Enfermés dans une salle blanche, sous une lumière crue
Toutes les 5 minutes, ils me demandent si je vais bien
Enfermés dans une salle blanche nu comme le jour où je naquis
24 lumière aveuglante, 24 tout seul
Ce que j'ai fait prouve une certaine vérité au travailleur
Ce que j'ai fait est le coup de sifflet qui annonce le début du jeu
Dites la vérité et il vous rendra libre
C'est ce qu'ils m'ont appris comme à un enfant
Mais comment rester silencieux après tout ce que j'ai vu et fait
24 lumière aveuglante Je suis presque disparu, presque disparu
Enfermés dans une salle blanche, mourant d'envie de communiquer
Essayer de tenir bon sous pendant cette attente écrasante
Enfermés dans une salle blanche, jefais toujours face au temps
24 lumière aveuglante 24 sur toute la ligne
Ce que j'ai fait prouve une certaine vérité au travailleur
Ce que j'ai fait est le coup de sifflet qui annonce le début du jeu
Mais j'ai d’abord fait mon devoir envers mon pays
C'est ce qu'ils m'ont enseigné comme à un homme
Mais comment rester silencieux après tout ce que j'ai vu et fait
24 lumière aveuglante je suis presque disparu, presque disparu
(Traitez-moi comme un être humain, traitez moi comme un homme)
Graham Nash & James Raymond
Publié le 27 Octobre 2012