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Publié le 22 Avril 2012

 Déclaration de Georges Moustaki lue sur  : http://www.huffingtonpost.fr
 
La Grèce est mon pays d'origine. Je l'ai connue à 30 ans, et j'en suis tombé amoureux. Mes deux parents étaient grecs. Ils vivaient à Alexandrie, ville grecque, fondée par Alexandre le Grand. Alexandrie abritait aussi une école de philosophie qui en faisait la rivale d'Athènes. Mes parents étaient des fils d'immigrés. Mon grand-père paternel était tailleur, il confectionnait des gilets, des pièces uniques. Il a trouvé l'Égypte accueillante, il s'y est donc installé. Mon grand-père maternel, resté en Grèce, a subi des persécutions qui l'ont contraint à s'exiler, lui aussi.
 
J'ai attendu l'âge de 30 ans pour me rendre en Grèce. Je ne souhaitais pas faire mon service militaire auquel j'étais astreint si j'y allais. Chaque fois que je renouvelais mon passeport au consulat de Grèce, on me demandait "Et votre service? C'est pour bientôt? Quand vous rendrez-vous en Grèce?" Je leur répondais: "Envoyez-moi une demande officielle, j'y répondrai". Mais, je n'ai jamais rien reçu. À l'ambassade parisienne, la secrétaire me répétait: "Méfie-toi, si tu vas en Grèce, tu risques de te faire attraper..."
 
Après toutes ces mises en garde, j'ai fini par mettre un pied en Grèce, mais à reculons, même si j'avais passé l'âge du service. Et finalement j'ai fait un voyage merveilleux qui jusqu'à aujourd'hui me laisse des traces affectives très fortes.
 
La Grèce, je ne peux pas en parler avec une grande rigueur politique. Aujourd'hui, quand mes amis m'appellent pour me raconter leur situation, mon cœur se serre. Ce ne sont pas les plus pauvres, mais la crise a chamboulé tous leurs projets. Ils font partie de la bourgeoisie, ils ont fait des études, tout comme leurs enfants. Pourtant certains ont dû s'expatrier pour échapper à l'ouragan de la crise. Ceux qui sont restés et que l'on pensait à l'abri de tout commencent à connaître la misère.
 
Bien sûr, les plus riches, les grosses fortunes, les armateurs dont les bateaux battent pavillon maltais, s'en sortent toujours.
 
Ce que je vais dire maintenant n'est pas politiquement correct, mais à l'heure où la Grèce entrait dans l'Europe, les Grecs ont lentement glissé vers une caricature du modèle européen qu'ils enviaient, ouvrant moult boîtes et restaurants ostensiblement chics. Ils avaient un complexe, celui de croire que chez eux, c'était le tiers-monde et qu'il fallait faire aussi bien que les pays nantis. Ils auraient mieux fait de se réapproprier le mot "Europe" et de recréer un nouveau modèle, à leur sauce, plus enraciné dans leur culture. Après tout, l'Europe est un mot grec, qui signifie "celle qui voit bien".
 
Aujourd'hui, je suis heureux de voir que les Grecs sont très combatifs. Ils participent aux manifestations, signent des pétitions, lisent des déclarations. J'ai su que mon ami Theodorakis me disait que les Grecs essayaient d'imposer la voix du peuple à leur gouvernement, pour ne pas donner raison aux intérêts financiers de la communauté européenne.
 
J'espère que la Grèce va foutre le bordel. Ma sympathie va à cette attitude de contestation parce que ce n'est pas le peuple qui a créé la crise. Or, on lui fait en porter le poids. Finalement, c'est lui qui a le sens civique le plus développé, pas ceux qui veulent se conformer aux directives bruxelloises. Que le gouvernement grec ouvre grand ses yeux et ses oreilles.
 
Les Grecs sont très politisés. Avant la dictature des colonels, tout était sujet à discussion; ils commentaient à tour de bras les événements politiques. À l'époque, j'admirais beaucoup le fait que les Grecs ne discutaient pas l'un contre l'autre, mais l'un avec l'autre. Comme s'ils avaient passé une sorte de pacte tacite, pour le bien commun.
 
Lorsque les Colonels sont arrivés au pouvoir, ma conscience politique s'est réveillée. Avant, je ne faisais que des chansons d'amour ou d'humour. Depuis, je n'ai eu de cesse de donner une tournure engagée à mes textes.
 
 
On l'espère avec toi, Georges, avec en prime une belle grosse contagion !
 
 
 
 
 
 
 
Αλληλεγγύη με τους Έλληνες

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 5 Avril 2012

 Je relaie ici un article et un appel lu sur : "Info en Français sur le mouvement des travailleurs sans terre du Brésil" :

 

 

De Carajas à Pernambuco, contre l’impunité des assassins de travailleurs sans terre au Brésil. Appel aux amis du monde entier.

5 avril 2012, 2:00
Filed under: Lutte, Appel à mobilisation, Solidarité internationale, Histoire, Occupation de grandes propriétés et mise en production, répression de l´Etat, Entraves judiciaires et politiques

Cher(e)S ami(e)s

Le 17 avril 2012 nous réaliserons diverses actions pour protester contre 16 ans d’injustices et contre l’impunité persistante des responsables du massacre de Carajas, au cours duquel 19 compagnons de lutte ont été assassinés.

mst1A la suite d’un recours des coupables condamnés lors du premier jugement, le procès dort dans les tiroirs du tribunal Suprême fédéral. Les policiers sont toujours en liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Pour appuyer cette mobilisation nous vous proposons de réaliser une action de solidarité dans vos pays, auprès de l’ambassade du Brésil, et d’envoyer des messages :

- au Président du Tribunal Suprême Fédéral, le Ministre Carlos Pelusso.carlak@stf.gov.br

- au Secrétaire spécial des Droits de l’Homme du gouvernement fédéral, la Ministre Maria do Rosario, Brasilia.c/o pedro.pontual@sdh.gov.br

- et aux familles des travailleurs vivant actuellement dans l’unité de production “ASENTAMENTO 17 DE ABRIL, municipalité d’Eldorado dos carajas. État de Pará; c/o Ayala Ferreira. ayalaferreira@hotmail.com  

 

Un fraternel abrazo à toutes et à tous

pour le secrétariat national,

Joao Paulo Rodrigues

Janaina Strnozake

Joao Pedro Stedile

 mst2.jpg

Rappel : Le massacre d’Eldorado dos Carajas

Le 17 avril 1996, à environ 15 heures, la police militaire a débarqué dans un campement de 1.500 travailleurs sans terre au lieu dit de la “Courbe en S» entre Eldorado dos Carajas et Maraba. Sous le commandement du major José Maria de Oliveira, commandant du CIPM 10/1 CIPOMA, deux bus et un camion en provenance de la ville de Parauapebas, avec à bord 68 hommes armés de deux carabines, quatre mitrailleuses, cinquante fusils et de revolvers.

Dans l’autre sens de la route sont arrivés trois autobus de plus. Sous le commandement du colonel Mario Pantoja Colares, commandant du bataillon de police militaire, ont débarqué 200 hommes équipés de mitrailleuses et de revolvers. Aucun des policiers ne portait d’identification appropriée. Ils avaient retiré et laissé dans la caserne la bande de tissu brodé qui les identifie.
Le bataillon de Maraba, commandé par le colonel Pantoja, a fait irruption en lançant des gaz lacrymogènes. Initialement, les travailleurs ont résisté avec des bâtons et des jets de pierres. En entendant les premiers coups de feu, ils ont tenté de s’échapper et de se protéger. Le massacre a duré environ une heure. Dix-neuf travailleurs ont été tués et 69 autres ont été blessés.

Les travailleurs assassinés sont Altamiro Ricardo da Silva (42 ans), Antonio Costa Dias (27 ans), Raimundo Lopes Pereira (20 ans), Leonardo Batista de Almeida (46 ans), José Ribamar de Souza (22 ans), Oziel Alvez Pereira (17 ans), Manoel Alvez de Souza (49 ans) Lourival da Costa Santana (26 ans), Antonio Alves da Cruz (59 ans), Abílio Alves Rabelo (57 años), João Carneiro da Silva, Antonio “Irmão”, José Alves da Silva (65 ans), Robson Vitor Sobrino (25 ans), Amâncio dos Santos Silva (42 ans), Valdemir Ferreira da Silva, Joaquin Pereira Veras (32 ans) et João Rodrigues Araujo.

Deux des blessés sont morts peu après : Francisco Divino da Silva et João Batista Penha.

Avril 2012. Les assassinats de Sans Terre continuent au Brésil.

 mst3.jpg

Ces derniers jours quatres travailleurs sans terre ont été assassinés au Brésil.

Le 23 mars dernier, Antônio Tiningo a été assassiné dans une embuscade alors qu’il se dirigeait vers le campement de l’hacienda Açucena, municipalité de Jataúba, dans une zone rurale de l’Éat de Pernambuco.

Tiningo était un des coordinateurs du campement installé sur le grand domaine de l’hacienda Ramada, occupé il y a plus de trois ans. A la fin de 2011, bien que mise en production par les Travailleurs Sans Terre, cette hacienda a été rachetée par un entrepreneur du secteur de la confection et de la spéculation immobilière, connu comme Brecha Maia. Après l’achat des terres, ce grand propriétaire – qui possède d’autres haciendas dans la région – a expulsé illégalement des familles sans aucun mandat de justice ni présence de la police.

Les familles paysannes ont réoccupé la terre en février 2012 et depuis lors le propriétaire a menacé de les expulser par la force, menaçant personnellement plusieurs leaders régionaux dont Antonio Tiningo.

La semaine passée, Brecha Maia avait déclaré qu’il procèderait de gré ou de force à l’expulsion des familles et que cela se ferait le vendredi 23 au plus tard, jour de l’assassinat de Tinigo.

L’assassinat d’Antonio Tiningo est une conséquence de plus de l’inaction de l’État face à la violence et à l’impunité qui règnent dans l’état de Pernambuco. Vu que dans cette région les pouvoirs publics entretiennent des liens étroits avec les grands propriétaires terriens, le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (MST, www.mst.org.br) exige que soit nommé un délégué spécial pour traiter rapidement cette affaire.

La direction du MST a également exigé la présence de l’Ombusdman Agraire National, Dr. Gercino Filho, pour qu’il visite la région afin de dialoguer et de trouver des solutions aux fréquents conflits agraires dans cette zone.

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Rassemblement du 2 avril 2012 en mémoire de João Pedro Teixeira, leader paysan assassiné par des hommes de main du grand propriétaire terrien, le 2 avril 1982, sur l'autoroute de Café do Vento, Sapé.

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Elizabeth Teixeira, veuve du leader paysan assassiné : “bien que je porte le poids de mes presque 90 ans je lutterai toujours pour la réforme agraire au Brésil, qui n'a pas encore été réalisée"

Traduction : Thierry Deronne

Pour soutenir concrètement le MST dans sa lutte, on peut écrire à Salete Carollo, prointer@mst.org.br

Pour une information continue en français sur les activités du MST : http://mouvementsansterre.wordpress.com/

 

 

 

 

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Publié le 18 Mars 2012

 
 
Juste quelques questions
 
 
Un jour j'ai demandé:
"Grand-père, où est Dieu?
Il me regarda d'un oeil triste
Et ne me répondit rien.
 
Mon grand-père mourut dans les montagnes,
Sans prières, ni confession,
Et c'est les indiens qui l'enterrèrent,
Flûte indienne et tambour.
 
Un autre jour, j'ai demandé:
"Père, qu'est-ce vous savez de Dieu?
Il me regarda d'un oeil triste,
Et ne me répondit rien.
 
Mon père mourut dans les mines,
Sans prières ni confession.
Couleur de sang de mineur,
Voilà la couleur de l'or du patron!
 
Mon frère vit dans les montagnes,
Et ne connaît pas la fleur.
Sueur, serpent et malaria,
C'est la vie du bûcheron.
 
Et que personne ne le demande,
S'il sait où est Dieu:
Par sa maison n'est pas passé
De monsieur aussi distingué...!
 
Je chante par les chemins,
Et quand je suis en prison,
J'entends la voix du peuple,
Qui chante mieux que moi.
 
Il y a une chose dans la vie,
Plus importante que Dieu:
C'est que personne ne crache du sang
Pour qu'un autre vive mieux.
 
Que Dieu aide les pauvres?...
Peut-être que si..., ou peut-être que non...,
Mais il est certain qu'il déjeune
À la table du patron!
 
 
Atahualpa Yupanqui
 
 
 
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 18 Février 2012

 
 
 
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Harriet Tubman est née esclave dans le Comté de Dorchester dans le Maryland autour de 1820
À l'âge de cinq ou six ans, elle fut louée à une femme nommée "Miss Susan" chez laquelle elle fut quotidiennement victime de mauvais traitements. Sa mission consistait à veiller sur un bébé pendant son sommeil ; lorsqu’il s'éveillait en pleurant, elle était fouettée, ce qui produisit un jour cinq fois avant le petit déjeuner. Un autre jour, menacée pour avoir volé un morceau de sucre, Tubman se cacha dans la porcherie d'un voisin pendant cinq jours, se battant avec les animaux pour les restes de nourriture. Affamée, elle dut retourner chez Miss Susan où elle fut lourdement frappée. Elle porta les cicatrices de ces sévices pour le restant de sa vie.
  
  
 
  
LE BLUES DU DÉSESPOIR
[THE WEARY BLUES]
 
Fredonnant un air syncopé et nonchalant,
Balançant d'avant en arrière avec son chant moelleux,
J'écoutais un Nègre jouer.
En descendant la Lenox Avenue l'autre nuit
A la lueur pâle et maussade d'une vieille lampe à gaz
Il se balançait indolent...
Il se balançait indolent...
Pour jouer cet air, ce Blues du Désespoir.
Avec ses mains d'ébène sur chaque touche d'ivoire
Il amenait son pauvre piano à pleurer sa mélodie.
O Blues !
Se balançant sur son tabouret bancal
Il jouait cet air triste et rugueux comme un fou,
Tendre Blues !
Jailli de l'âme d'un Noir
O Blues !
 
D'une voix profonde au timbre mélancolique
J'écoutais ce Nègre chanter, ce vieux piano pleurer –
« J'n'ai personne en ce monde,
J'n'ai personne à part moi.
J'veux en finir avec les soucis
J'veux mettre mes tracas au rancart. »
Tamp, tamp, tamp ; faisait son pied sur le plancher.
Il joua quelques accords et continua de chanter –
« J'ai le Blues du Désespoir
Rien ne peut me satisfaire.
J'n'aurai plus de joie
Et je voudrais être mort. »
Et tard dans la nuit il fredonnait cet air.
Les étoiles disparurent et la lune à son tour.
Le chanteur s'arrêta de jouer et rentra dormir
Tandis que dans sa tête le Blues du Désespoir résonnait.
Il dormit comme un roc ou comme un homme qui serait mort.
 
 Langston Hughes
 
 
 
 
Après des années de traitements inhumains, Harriet Tubman réussit à s'échapper.
Elle fut assistée dans sa fuite par des sympathisants Quakers et d’autres membres du mouvement abolitionniste, Noirs comme Blancs, qui avaient organisé à un vaste réseau d’évasion connu sous le nom de Chemin de fer clandestin (Underground Railroad).
On croit que le début de cette activité remonte à 1787, lorsque Isaac T. Hopper, un quaker, commença à monter une organisation pour cacher et aider les fuyards. Les opposants à l'esclavage mettaient leur domicile, appelé Station, à la disposition des fugitifs. Ils y trouvaient abri, de quoi se restaurer et un peu d'argent pour poursuivre leur route. Les différentes routes traversaient quatorze états du Nord et du Canada. On estime que vers 1850, environ 3000 personnes travaillaient pour l'Underground Railroad.
 
 
Les propriétaires des plantations étaient contrariés par le grand nombre d'esclaves qui avaient réussi à s'échapper vers le Nord. Aussi, Firent-ils pression pour faire passer la loi sur les fugitifs (1850). Dans le futur, tout marshall fédéral qui n'appréhenderait pas un fugitif serait passible de 1000 dollars d'amende. Toute personne fournissant aide à un fugitif, soit en l'abritant, soit en lui pourvoyant de la nourriture ou quelque forme que ce soit d'assistance, serait pénalisé par 6 mois d'emprisonnement et 1000 dollards d'amende.
 
 
 
 
Parmis les "conducteurs", Harriet Tubman, est certainement la plus réputée, elle effectua 19 périples secrets dans le Sud au cours desquels elle mena plus de 300 esclaves vers la liberté. Harriet Tubman était percue comme une telle menace par les esclavagistes que les propriétaires des plantations avaient offert 40000 dollars de récompense pour sa capture.
Décèdée en 1913, elle est désormais inscrite au National Women's Hall of Fame.

 

 

 

 

 

 

 Comme quoi, dans les sociètés injustes, la désobéissance est un guide vers la Liberté !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 29 Janvier 2012

 

Communiste révolutionnaire Libanais

Militant pour une Palestine libre et démocratique

Détenu en France depuis 1984 ...

 

georges ibrahim abdallah

 

                         ... Libérable depuis 1999 !

 

   

  Ancien patron de la DST et ancien député UDF, le préfet Yves Bonnet réclame la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique de France, détenu à Lannemezan. Il dénonce une « vengeance d'état ».    Interview.

 

"Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatilah dont les coupables n'ont jamais été punis. Et aujourd'hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu'elle a libéré Maurice Papon ? J'aimerais rappeler aussi qu'on a remis en liberté l'assassin de Chapour Baktiar, qui lui, sur ordre de l'Iran, avait décapité l'ancien Premier ministre au couteau et lui avait coupé les mains. Ce type-là, qui a commis un crime atroce, a été libéré moins de 20 après les faits. Georges Ibrahim Abdallah, lui, est plus mal traité qu'un serial killer alors qu'il a commis des actes politiques.

 

S'agit-il alors d'une vengeance d'état, contre Georges Ibrahim Abdallah ?

 

Je pense que oui et c'est absolument lamentable, d'autant plus qu'il a déjà eu un avis favorable de libération localement. C'est Paris qui refuse par rapport à ses alliés. Je demande à ce que la justice m'entende dans ce dossier."

       

Lire la suite :

 

http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/07/1255561-yves-bonnet-raconte-les-dessous-de-l-affaire-abdallah.html

 

 

  Georges Ibrahim Abdallah a déposé une nouvelle demande de libération il y a une dizaine de jours

Souhaitons que celle ci (la neuvième) soit la bonne !

 

Tout les détails sur le site de son comité de soutien  :   http://liberonsgeorges.over-blog.com/articles-blog.html

 

 

Et pour ceux qui veulent manifester leur soutien, une pétition en ligne émise par le Rassemblement des démocrates Libanais et Amis du Liban  : http://www.petitionpublique.fr/?pi=cauchy49

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 29 Janvier 2012

 
 
Le procès d'Angye Gaona a débuté le 23 Janvier.
 
 
 
Lettre à un juge qui inculpe la poésie
 
« Trafiquante de mots »
 
Monsieur le juge de la « trafiquante de mots » Angye Gaona.
 
Soyez bien conscient que Angye s’adonne au trafic des mots. Peut-être elle est fatiguée des mots qu’on entend tous les jours. En Colombie, les mots les plus fréquents sont « inculpé, » « victime », « déplacé », « disparu », « exilé », « arrêté », « emprisonné », «justiciable», « armée », « condamnation », «  mort », « juge », « police », «  persécution », « assassinat », «embuscade », « attentat » et tant d’autres âpres termes que désignent notre temps obscur : là, où le mot « prison » a été écrit, Angye a écrit le mot « oiseau ».
        Jugez par-vous même, car vous jugerez la Poésie si jamais le mot « condamnation » a un sens. Avec cette grammaire nous allons chaque jour à notre travail, en marchant entre les lignes de cette langue nommant abymes et atavismes deuils et misères.
 
Là où était le mot barreau Angye écrivit le mot rêve, et ce jour-là a commencé son procès.
Nous sommes de ceux qui pensent que le monde a aussi été crée pour la célébration de la vie et pour la vie, nous, nous pensons en d’autres termes, dans une réalité autrement définie, dans une autre écriture, dans une autre société où les rêves sont encore possibles. Et avec Angye nous invoquons d’autres mots qui ouvrent des fenêtres sur l’obscurité de notre monde et qui conjurent l’obscure grammaire de la haine et de la peur. En un chœur désobéissant, avec Angye nous, nous disons « mer » et nous disons « plaine », nous disons « sable », « montagne » et « cordillère » et nous nous rebellons contre les mots de la nuit ; nous n'acceptons pas cette nuit imposée. Et nous écrivons des phrases issues d’un monde caché, comme Angye qui écrit « ce que j’apporte c'est la mer », et elle écrit « lisière lumineuse » et d’autres expressions douloureuses telle que « le soleil thésaurise dans les voûtes», «le chemin du sternum ». Peu importe que l’on comprenne ou non, on le dit. Et ne comprend on pas qu’une poète de sa trempe s’efforce d’arracher des étincelles à la lumière là où il n’y a que de la nuit ? Puis nous nous rebellons contre la nuit, et nous disons Soleil des voûtes, tu n’es pas notre soleil ! Soleil des cendres, nous te voulons dehors, libre des prisons qui s’érigent pour cacher le jour aux yeux des humains !
 
Qu’on veuille remettre Angye en geôle ? Vous ne comprenez pas, les oiseaux de la nuit ne connaissent pas le vol léger des oiseaux du jour.
 
Monsieur le Juge, il n’est pas possible d’emprisonner la rébellion du vent.
 
Álvaro Marín
 
Écrivain, poète, essayiste
 
Traduction française : Cristina Castello
Révisée par André Chenet
 
 Pour plus d'informations suivre :  http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/
 
 
liberté d'expression
 
 
les oiseaux dans leurs cris de détresse empruntent à la violence musicale. Les plus beaux chants sont des chants de revendication. Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations. A l'école de la poésie, on n'apprend pas: on se bat.
 
Place à la poésie, hommes traqués! Mettez des tapis sous ses pas meurtris, accordez vos cordes cassées à son diapason lunaire, donnez-lui un bol de riz, un verre d'eau, un sourire, ouvrez les portes sur ce no man's land où les chiens n'ont plus de muselière, les chevaux de licol, ni les hommes de salaires.
N'oubliez jamais que le rire n'est pas le propre de l'homme, mais qu'il est le propre de la Société. L'homme seul ne rit pas; il lui arrive quelquefois de pleurer.
N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la morale, c'est que c'est toujours la morale des autres.
Je voudrais que ces quelques vers constituent un manifeste du désespoir, je voudrais que ces quelques vers constituent pour les hommes libres qui demeurent mes frères un manifeste de l'espoir.
 
Léo Ferré
 
 


 
 
 
 
"Les questions retentissent,
claquements dans les tympans officiels.
S’éveillent les noms harcelés,
les écartelés sans sépulture,
occultés sous la fange impunie.
Les noms se raniment dans les voix ;
les murs des prisons peuvent s’effondrer,
les trônes peuvent être pris,
les frontières se diluent,
si on invoque ces noms.
Aucune arme, aucun affront, rien,
ne devra répliquer à ces noms calcinants."
 
Angye Gaona
Extrait du poème Le volcan parle
Traduction française de Pedro Vianna
 
  angye-gaona-2.jpg
 

 

                             LIBERTE POUR ANGYE GAONA

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 21 Janvier 2012

 
 
 
A l'évidence, les autorités de Pennsylvanie ne supportent pas la défaite imposée par la Cour Suprême des Etats-Unis, cette dernière jugeant anti-constitutionnelle la sentence de mort qui frappait Mumia Abu-Jamal. Depuis son transfert à la prison de Frackville, les nouvelles conditions d'incarcération de Mumia se traduisent en effet par des interdits, des contraintes et des humiliations qui s'apparentent à une opération de vengeance manifeste, dépassant les normes internationales qui définissent la torture : isolement total de la population de la prison, lumière permanente dans sa cellule, contacts hebdomadaire avec l'extérieur limités à une visite et un droit d'appels téléphoniques réduit à un quart d'heure cumulé, enchaîné et menotté dès qu'il sort de sa cellule (y compris pour prendre une douche ou lors des visites alors que l'intervention de Desmond Tutu avait mis un terme à cette pratique), sans radio, télé et machine à écrire (papier, enveloppes et timbres contingentés à quelques exemplaires), privation de ses effets personnels et de livres ... Et la sortie du mitard serait conditionnée à l'obligation de couper ses cheveux (dreadlocks) à la dimension réglementaire et sécuritaire ! Tout est mis en oeuvre avec sadisme pour lui imposer l'abaissement identitaire et le renoncement, ce qu'il refuse avec courage et véhémence. Sachez enfin que, faute de nourriture suffisante et correcte, Mumia a perdu plus de dix kilos en cinq semaines.
Sa défense et ses soutiens aux Etats-Unis appellent à la mobilisation pour mettre en demeure les autorités de Pennsylvanie et fédérales d'en finir avec ces pratiques illégales au regard du droit international et de la Constitution des Etats-Unis, et ce en exigeant la fermeture de toutes les unités carcérales du type de celle où se trouve Mumia.
 
Vous pouvez signer une pétition en ligne sur :   http://www.freemumia.com/?p=867
 
Lame de mon esprit
 
Je n’ai pas de présent
Je n’ai qu’un passé
Et, peut-être, un futur.
On m’a pris mon présent.
On me laisse dans un espace vide
Dont je sculpte l’obscurité de la lame de mon esprit.
Je doit me refaçonner
Depuis le néant de l’espace barbelé.
Je connaîtrai l’extase
Mais aussi la douleur
De la liberté.
Redevenir ordinaire.
Oui, ordinaire,
Cette situation terrifiante,
Où tout est possible,
Où la réalité du présent doit être affrontée.
 
LEONARD PELTIER
 
 

 

« Tant qu'il reste un homme en prison, je ne suis pas libre. »

 Eugene Debs


 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 2 Janvier 2012

 

 

 

 

Une pensée et des voeux de liberté pour Angye Gaona, poéte Colombienne, dont le procès dèbutera le 23 janvier 2011

Son crime : Avoir eu le courage de témoigner pour dénoncer un génocide dans cette Colombie oû le seul fait  de penser est déjà un délit !

 

Angye Gaona66

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"Toma este pan,           "Prends ce pain
toma esta vida,           prends cette vie
toma la Tierra             prends la Terre
que es tuya."              qui est à toi"


Angye Gaona

 

Quelques mots d'Eluard pour nous rappeler l'importance du prisme poétique

"La poésie véritable est incluse dans tout ce qui n'est pas conforme à cette morale, qui, pour maintenir son ordre, son prestige, ne sait construire que des banques, des casernes, des prisons, des églises, des bordels. La poésie véritable est incluse dans tout ce qui affranchit l'homme de ce bien épouvantable qui a le visage de la mort...Paul Éluard in "La poésie inséparable de la révolution" - 1936

 

Et petite traduction personnelle d'un poème d'Angye Gaona qui donne envie de crier, et qui montre non seulement le talent  de cette femme, mais aussi son engagement et sa détermination ...

 

 

Muettes poitrines

 

Je te le dis avec calme et sagesse, muette poitrine

Tu ne peux contenir toute l’eau des mers

Prends quelques onces de vagues sauvages

De mousse rebelle

Laisse s’agiter en toi

Tel  un cheval intrépide

Cette eau avide et lancinante façonnée par le temps

Respire et prépares toi, muette poitrine

N’essayes pas de contenir tout l’air de la terre

Prends seulement une faible inspiration

Caresse d’un instant, murmure d’un dernier soupir

Et laisses aller aussi libre que ton désir

Ce vaste et immense instinct

Souffle fort ce qui te reste,

N’avales plus de larmes, muette poitrine

Et si un enfant prisonnier pleure, tu le diras

Et si un homme est torturé, tu le diras

Il n’est plus temps de garder ta colère, te dis-je

Il est temps de forger et de faire luire le tranchant

 

Angye Gaona

 

 

Political-Prisoners

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 22 Décembre 2011

 
 
Si nous le voulons

« Nous serons un peuple, si nous le voulons, lorsque nous saurons que nous ne sommes pas des anges et que le mal n’est pas l’apanage des autres.
Nous serons un peuple lorsque nous ne dirons pas une prière d’action de grâces à la patrie sacrée chaque fois que le pauvre aura trouvé de quoi dîner.
Nous serons un peuple lorsque nous insulterons le sultan et le chambellan du sultan sans être jugés.
Nous serons un peuple lorsque le poète pourra faire une description érotique du ventre de la danseuse.
Nous serons un peuple lorsque nous oublierons ce que nous dit la tribu..., que l’individu s’attachera aux petits détails.
Nous serons un peuple lorsque l’écrivain regardera les étoiles sans dire : notre patrie est encore plus élevée... et plus belle !
Nous serons un peuple lorsque la police des mœurs protégera la prostituée et la femme adultère contre les bastonnades dans les rues.
Nous serons un peuple lorsque le Palestinien ne se souviendra de son drapeau que sur les stades, dans les concours de beauté et lors des commémorations de la Nakba. Seulement.
Nous serons un peuple lorsque le chanteur sera autorisé à psalmodier un verset de la sourate du Rahmân dans un mariage mixte.
Nous serons un peuple lorsque nous respecterons la justesse et que nous respecterons l’erreur. »
Mahmoud Darwich
 
 Et lorsque le monde du partage remplacera le partage du monde ...
 
 
 
 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 10 Décembre 2011

 
 
Depuis  1976, Léonard Peltier est incarcéré sous le matricule n° 89637 - 132
 
 Condamné à perpétuité suite à un procès politiquement manipulé ...
... Un communiqué de presse d'Amnesty International sur ce lien :  link    
 
 et un documentaire :
 
résument très bien l'affaire
 
 
leonard-peltier-1.jpg
 
Son seul crime est d'être un défenseur de la cause Indienne et membre de l'Américan Indian Movement.
Alors pour ne pas l'oublier ni lui ni sa cause ...
 
 !
 
Ceux qui désirent adresser une pétition au Prix Nobel de la Paix et néanmoins Président des Etats unis d'Amérique, Monsieur Obama, peuvent le faire ici : link
Suivant le droit Américain, Barack Obama est en effet le seul à pouvoir débloquer la situation en accordant la grâce présidentielle !
Comment ce poême écrit en prison par Léonard Peltier ne fait pas prendre conscience à un Prix Nobel de la Paix, noir américain ( avec tout les souvenirs douloureux que cela évoque )  que la cause Indienne est juste et que de maintenir Peltier en prison est non seulement un acte barbare, mais ne grandit pas ni ne sert les Etats Unis ... Bien au contraire !

 

 

Péché« aboriginel »

Nous naissons tous innocents.
Nous devenons tous coupables.
Dans cette vie tu deviens coupable d’être toi.
Être soi-même, c’est ça le Péché « aboriginel »,
Le pire de tous les péchés.
C’est un péché que l’on ne te pardonnera jamais.
Nous les Indiens sommes tous coupables,
Coupables d’être nous-mêmes.
On nous enseigne cette culpabilité dès la naissance.
Nous l’apprenons consciencieusement.
A chacun de mes frères et à chacune de mes sœurs
Je dis,
Sois fier de cette culpabilité.
Tu n’es coupable que de ton innocence,
D’être toi-même,
D’être indien,
D’être humain.
Être coupable te rend sacré.

Leonard Peltier
    
 
  Aors Barack, si tu nous lis ...

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