Publié le 22 Avril 2012
Articles avec #liberte tag
Publié le 5 Avril 2012
Je relaie ici un article et un appel lu sur : "Info en Français sur le mouvement des travailleurs sans terre du Brésil" :
5 avril 2012, 2:00
Filed under: Lutte, Appel à mobilisation, Solidarité internationale, Histoire, Occupation de grandes propriétés et mise en production, répression de l´Etat, Entraves judiciaires et politiques
Cher(e)S ami(e)s
Le 17 avril 2012 nous réaliserons diverses actions pour protester contre 16 ans d’injustices et contre l’impunité persistante des responsables du massacre de Carajas, au cours duquel 19 compagnons de lutte ont été assassinés.
A la suite d’un recours des coupables condamnés lors du premier jugement, le
procès dort dans les tiroirs du tribunal Suprême fédéral. Les policiers sont toujours en liberté.
Pour appuyer cette mobilisation nous vous proposons de réaliser une action de solidarité dans vos pays, auprès de l’ambassade du Brésil, et d’envoyer des messages :
- au Président du Tribunal Suprême Fédéral, le Ministre Carlos Pelusso.carlak@stf.gov.br
- au Secrétaire spécial des Droits de l’Homme du gouvernement fédéral, la Ministre Maria do Rosario, Brasilia.c/o pedro.pontual@sdh.gov.br
- et aux familles des travailleurs vivant actuellement dans l’unité de production “ASENTAMENTO 17 DE ABRIL, municipalité d’Eldorado dos carajas. État de Pará; c/o Ayala Ferreira. ayalaferreira@hotmail.com
Un fraternel abrazo à toutes et à tous
pour le secrétariat national,
Joao Paulo Rodrigues
Janaina Strnozake
Joao Pedro Stedile
Rappel : Le massacre d’Eldorado dos Carajas
Le 17 avril 1996, à environ 15 heures, la police militaire a débarqué dans un campement de 1.500 travailleurs sans terre au lieu dit de la “Courbe en S» entre Eldorado dos Carajas et Maraba. Sous le commandement du major José Maria de Oliveira, commandant du CIPM 10/1 CIPOMA, deux bus et un camion en provenance de la ville de Parauapebas, avec à bord 68 hommes armés de deux carabines, quatre mitrailleuses, cinquante fusils et de revolvers.
Dans l’autre sens de la route sont arrivés trois autobus de plus. Sous le commandement du colonel Mario Pantoja Colares, commandant du bataillon de police militaire, ont débarqué 200 hommes
équipés de mitrailleuses et de revolvers. Aucun des policiers ne portait d’identification appropriée. Ils avaient retiré et laissé dans la caserne la bande de tissu brodé qui les identifie.
Le bataillon de Maraba, commandé par le colonel Pantoja, a fait irruption en lançant des gaz lacrymogènes. Initialement, les travailleurs ont résisté avec des bâtons et des jets de pierres. En
entendant les premiers coups de feu, ils ont tenté de s’échapper et de se protéger. Le massacre a duré environ une heure. Dix-neuf travailleurs ont été tués et 69 autres ont été blessés.
Les travailleurs assassinés sont Altamiro Ricardo da Silva (42 ans), Antonio Costa Dias (27 ans), Raimundo Lopes Pereira (20 ans), Leonardo Batista de Almeida (46 ans), José Ribamar de Souza (22 ans), Oziel Alvez Pereira (17 ans), Manoel Alvez de Souza (49 ans) Lourival da Costa Santana (26 ans), Antonio Alves da Cruz (59 ans), Abílio Alves Rabelo (57 años), João Carneiro da Silva, Antonio “Irmão”, José Alves da Silva (65 ans), Robson Vitor Sobrino (25 ans), Amâncio dos Santos Silva (42 ans), Valdemir Ferreira da Silva, Joaquin Pereira Veras (32 ans) et João Rodrigues Araujo.
Deux des blessés sont morts peu après : Francisco Divino da Silva et João Batista Penha.
Avril 2012. Les assassinats de Sans Terre continuent au Brésil.
Ces derniers jours quatres travailleurs sans terre ont été assassinés au Brésil.
Le 23 mars dernier, Antônio Tiningo a été assassiné dans une embuscade alors qu’il se dirigeait vers le campement de l’hacienda Açucena, municipalité de Jataúba, dans une zone rurale de l’Éat de Pernambuco.
Tiningo était un des coordinateurs du campement installé sur le grand domaine de l’hacienda Ramada, occupé il y a plus de trois ans. A la fin de 2011, bien que mise en production par les Travailleurs Sans Terre, cette hacienda a été rachetée par un entrepreneur du secteur de la confection et de la spéculation immobilière, connu comme Brecha Maia. Après l’achat des terres, ce grand propriétaire – qui possède d’autres haciendas dans la région – a expulsé illégalement des familles sans aucun mandat de justice ni présence de la police.
Les familles paysannes ont réoccupé la terre en février 2012 et depuis lors le propriétaire a menacé de les expulser par la force, menaçant personnellement plusieurs leaders régionaux dont Antonio Tiningo.
La semaine passée, Brecha Maia avait déclaré qu’il procèderait de gré ou de force à l’expulsion des familles et que cela se ferait le vendredi 23 au plus tard, jour de l’assassinat de Tinigo.
L’assassinat d’Antonio Tiningo est une conséquence de plus de l’inaction de l’État face à la violence et à l’impunité qui règnent dans l’état de Pernambuco. Vu que dans cette région les pouvoirs publics entretiennent des liens étroits avec les grands propriétaires terriens, le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (MST, www.mst.org.br) exige que soit nommé un délégué spécial pour traiter rapidement cette affaire.
La direction du MST a également exigé la présence de l’Ombusdman Agraire National, Dr. Gercino Filho, pour qu’il visite la région afin de dialoguer et de trouver des solutions aux fréquents conflits agraires dans cette zone.
Rassemblement du 2 avril 2012 en mémoire de João Pedro Teixeira, leader paysan assassiné par des hommes de main du grand propriétaire terrien, le 2 avril 1982, sur l'autoroute de Café do Vento, Sapé.
Elizabeth Teixeira, veuve du leader paysan assassiné : “bien que je porte le poids de mes presque 90 ans je lutterai toujours pour la réforme agraire au Brésil, qui n'a pas encore été réalisée"
Traduction : Thierry Deronne
Pour soutenir concrètement le MST dans sa lutte, on peut écrire à Salete Carollo, prointer@mst.org.br
Pour une information continue en français sur les activités du MST : http://mouvementsansterre.wordpress.com/
Publié le 18 Mars 2012
Publié le 18 Février 2012
Comme quoi, dans les sociètés injustes, la désobéissance est un guide vers la Liberté !
Publié le 29 Janvier 2012
Communiste révolutionnaire Libanais
Militant pour une Palestine libre et démocratique
Détenu en France depuis 1984 ...
... Libérable depuis 1999 !
Ancien patron de la DST et ancien député UDF, le préfet Yves Bonnet réclame la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique de France, détenu à Lannemezan. Il dénonce une « vengeance d'état ». Interview.
"Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatilah dont les coupables n'ont jamais été punis. Et aujourd'hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu'elle a libéré Maurice Papon ? J'aimerais rappeler aussi qu'on a remis en liberté l'assassin de Chapour Baktiar, qui lui, sur ordre de l'Iran, avait décapité l'ancien Premier ministre au couteau et lui avait coupé les mains. Ce type-là, qui a commis un crime atroce, a été libéré moins de 20 après les faits. Georges Ibrahim Abdallah, lui, est plus mal traité qu'un serial killer alors qu'il a commis des actes politiques.
S'agit-il alors d'une vengeance d'état, contre Georges Ibrahim Abdallah ?
Je pense que oui et c'est absolument lamentable, d'autant plus qu'il a déjà eu un avis favorable de libération localement. C'est Paris qui refuse par rapport à ses alliés. Je demande à ce que la justice m'entende dans ce dossier."
Lire la suite :
Georges Ibrahim Abdallah a déposé une nouvelle demande de libération il y a une dizaine de jours
Souhaitons que celle ci (la neuvième) soit la bonne !
Tout les détails sur le site de son comité de soutien : http://liberonsgeorges.over-blog.com/articles-blog.html
Et pour ceux qui veulent manifester leur soutien, une pétition en ligne émise par le Rassemblement des démocrates Libanais et Amis du Liban : http://www.petitionpublique.fr/?pi=cauchy49
Publié le 29 Janvier 2012
Jugez par-vous même, car vous jugerez la Poésie si jamais le mot « condamnation » a un sens. Avec cette grammaire nous allons chaque jour à notre travail, en marchant entre les lignes de cette langue nommant abymes et atavismes deuils et misères.
Nous sommes de ceux qui pensent que le monde a aussi été crée pour la célébration de la vie et pour la vie, nous, nous pensons en d’autres termes, dans une réalité autrement définie, dans une autre écriture, dans une autre société où les rêves sont encore possibles. Et avec Angye nous invoquons d’autres mots qui ouvrent des fenêtres sur l’obscurité de notre monde et qui conjurent l’obscure grammaire de la haine et de la peur. En un chœur désobéissant, avec Angye nous, nous disons « mer » et nous disons « plaine », nous disons « sable », « montagne » et « cordillère » et nous nous rebellons contre les mots de la nuit ; nous n'acceptons pas cette nuit imposée. Et nous écrivons des phrases issues d’un monde caché, comme Angye qui écrit « ce que j’apporte c'est la mer », et elle écrit « lisière lumineuse » et d’autres expressions douloureuses telle que « le soleil thésaurise dans les voûtes», «le chemin du sternum ». Peu importe que l’on comprenne ou non, on le dit. Et ne comprend on pas qu’une poète de sa trempe s’efforce d’arracher des étincelles à la lumière là où il n’y a que de la nuit ? Puis nous nous rebellons contre la nuit, et nous disons Soleil des voûtes, tu n’es pas notre soleil ! Soleil des cendres, nous te voulons dehors, libre des prisons qui s’érigent pour cacher le jour aux yeux des humains !
LIBERTE POUR ANGYE GAONA
Publié le 21 Janvier 2012
« Tant qu'il reste un homme en prison, je ne suis pas libre. »
Eugene Debs
Publié le 2 Janvier 2012
Une pensée et des voeux de liberté pour Angye Gaona, poéte Colombienne, dont le procès dèbutera le 23 janvier 2011
Son crime : Avoir eu le courage de témoigner pour dénoncer un génocide dans cette Colombie oû le seul fait de penser est déjà un délit !
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"Toma este pan, "Prends ce pain
toma esta vida, prends cette vie
toma la Tierra prends la Terre
que es tuya." qui est à toi"
Angye Gaona
Quelques mots d'Eluard pour nous rappeler l'importance du prisme poétique
"La poésie véritable est incluse dans tout ce qui n'est pas conforme à cette morale, qui, pour maintenir son ordre, son prestige, ne sait construire que des banques, des casernes, des prisons, des églises, des bordels. La poésie véritable est incluse dans tout ce qui affranchit l'homme de ce bien épouvantable qui a le visage de la mort..." Paul Éluard in "La poésie inséparable de la révolution" - 1936
Et petite traduction personnelle d'un poème d'Angye Gaona qui donne envie de crier, et qui montre non seulement le talent de cette femme, mais aussi son engagement et sa détermination ...
Muettes poitrines
Je te le dis avec calme et sagesse, muette poitrine
Tu ne peux contenir toute l’eau des mers
Prends quelques onces de vagues sauvages
De mousse rebelle
Laisse s’agiter en toi
Tel un cheval intrépide
Cette eau avide et lancinante façonnée par le temps
Respire et prépares toi, muette poitrine
N’essayes pas de contenir tout l’air de la terre
Prends seulement une faible inspiration
Caresse d’un instant, murmure d’un dernier soupir
Et laisses aller aussi libre que ton désir
Ce vaste et immense instinct
Souffle fort ce qui te reste,
N’avales plus de larmes, muette poitrine
Et si un enfant prisonnier pleure, tu le diras
Et si un homme est torturé, tu le diras
Il n’est plus temps de garder ta colère, te dis-je
Il est temps de forger et de faire luire le tranchant
Angye Gaona
Publié le 22 Décembre 2011
« Nous serons un peuple, si nous le voulons, lorsque nous saurons que nous ne sommes pas des anges et que le mal n’est pas l’apanage des autres.
Nous serons un peuple lorsque nous ne dirons pas une prière d’action de grâces à la patrie sacrée chaque fois que le pauvre aura trouvé de quoi dîner.
Nous serons un peuple lorsque nous insulterons le sultan et le chambellan du sultan sans être jugés.
Nous serons un peuple lorsque le poète pourra faire une description érotique du ventre de la danseuse.
Nous serons un peuple lorsque nous oublierons ce que nous dit la tribu..., que l’individu s’attachera aux petits détails.
Nous serons un peuple lorsque l’écrivain regardera les étoiles sans dire : notre patrie est encore plus élevée... et plus belle !
Nous serons un peuple lorsque la police des mœurs protégera la prostituée et la femme adultère contre les bastonnades dans les rues.
Nous serons un peuple lorsque le Palestinien ne se souviendra de son drapeau que sur les stades, dans les concours de beauté et lors des commémorations de la Nakba. Seulement.
Nous serons un peuple lorsque le chanteur sera autorisé à psalmodier un verset de la sourate du Rahmân dans un mariage mixte.
Nous serons un peuple lorsque nous respecterons la justesse et que nous respecterons l’erreur. »
Publié le 10 Décembre 2011
Péché« aboriginel »
Nous naissons tous innocents.
Nous devenons tous coupables.
Dans cette vie tu deviens coupable d’être toi.
Être soi-même, c’est ça le Péché « aboriginel »,
Le pire de tous les péchés.
C’est un péché que l’on ne te pardonnera jamais.
Nous les Indiens sommes tous coupables,
Coupables d’être nous-mêmes.
On nous enseigne cette culpabilité dès la naissance.
Nous l’apprenons consciencieusement.
A chacun de mes frères et à chacune de mes sœurs
Je dis,
Sois fier de cette culpabilité.
Tu n’es coupable que de ton innocence,
D’être toi-même,
D’être indien,
D’être humain.
Être coupable te rend sacré.