Articles avec #liberte tag

Publié le 14 Mai 2015

Daniel, boulanger hors des sentiers battus

Plus d'info : http://www.side-ways.net/episode8/

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Publié le 30 Avril 2015

Si Freddie Gray n'avait pas été assassiné par le police, on aurait pu lui demander son avis ...

Baltimore 1968

Baltimore 1968

Baltimore 2015

Baltimore 2015

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté, #Répression

Publié le 14 Avril 2015

Avec la rage au cœur

Femmes arméniennes d'autodéfense pendant les massacres hamidiens, 1894-96

 

 

 

 

 

Avec la rage au cœur

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

C'est ma manière d'avoir du cœur à revendre

C'est ma manière d'avoir raison des douleurs

C'est ma manière de faire flamber des cendres

A force de coups de cœur à force de rage

La seule façon loyale qui me ménage

Une route réfléchie au bord du naufrage

Avec son pesant d'or de joie et de détresse

Ces lèvres de ta bouche ma double richesse

 

A fond de cale à fleur de peau à l'abordage

Ma science se déroule comme des cordages

Judicieux où l'acier brûle ces méduses

Secrètes que j'ai draguées au fin fond du large

Là où le ciel aigu coupe au rasoir la terre

 

Là où les hommes nus n'ont plus besoin d'excuses

Pour rire déployés sous un ciel tortionnaire

Ils m'ont dit des paroles à rentrer sous terre

Mais je n'en tairai rien car il y a mieux à faire

Que de fermer les yeux quand on ouvre son ventre

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

Avec la rage au cœur aimer comme on se bat

Je suis impitoyable comme un cerveau neuf

Qui sait se satisfaire de ses certitudes

Dans la main que je prends je ne vois que la main

Dont la poignée ne vaut pas plus cher que la mienne

C'est bien suffisant pour que j'en aie gratitude

De quel droit exiger par exemple du jasmin

Qu'il soit plus que parfum étoile plus que fleur

De quel droit exiger que le corps qui m'étreint

Plante en moi sa douceur à jamais à jamais

Et que je te sois chère parce que je t'aimais

Plus souvent qu'a mon tour parce que je suis jeune

Je jette l'ancre dans ma mémoire et j'ai peur

Quand de mes amis l'ombre me descend au cœur

Quand de mes amis absents je vois le visage

Qui s'ouvre à la place de mes yeux - je suis jeune

Ce qui n'est pas une excuse mais un devoir

Exigeant un devoir poignant à ne pas croire

Qu'il fasse si doux ce soir au bord de la plage

Prise au défaut de ton épaule - à ne pas croire...

 

Dressée comme un roseau dans ma langue les cris

De mes amis coupent la quiétude meurtrie

Pour toujours - dans ma langue et dans tous les replis

De la nuit luisante - je ne sais plus aimer

Qu'avec cette plaie au cœur qu'avec cette plaie

Dans ma mémoire rassemblée comme un filet

 

Grenade désamorcée la nuit lourde roule

Sous ses lauriers-roses là où la mer fermente

Avec des odeurs de goudron chaud dans la houle

Je pense aux amis morts sans qu'on les ait aimés

Eux que l'on a jugés avant de les entendre

Je pense aux amis qui furent assassinés

A cause de l'amour qu'ils savaient prodiguer

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

 

A la saignée des bras les oiseaux viennent boire

 

ANNA GREKI

 

 

 

Kobané 2015

Kobané 2015

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Liberté

Publié le 17 Janvier 2015

Jean-Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, réalisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agro-écologie et changement de paradigme. Ils partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d'échange et seule richesse des semences paysannes. 

 

 

 

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Publié le 1 Janvier 2015

Publié le 24 Décembre 2014

Myriam,

 

En ce jour, 24 décembre 2014, notre chère patrie unie et indivisible s’apprête à célébré Noël. Noël et sa couronne accrochée sur la porte, « Soyez les bienvenus chez nous », Noël et cette majorité de nos chers compatriotes qui s’apprêtent à célébrer dans l’abondance la naissance d’un homme qui disait « Aimez-vous les uns les autres », en s’offrant au passage le derniers CD des enfoirés pour se donner bonne conscience. Ils évoqueront avec nostalgie devant leurs enfants ce jour magique oû enfants eux-mêmes, ils ont franchi pour la première fois la grande porte de cette école au fronton de laquelle il est gravé dans la pierre cette devise de la république « LIBERTE EGALITE FRATERNITE »

Myriam, la décision de justice concernant les accusés du DAL33, m’a révolté, mais j’ai aussi lu dans Sud-ouest, la réaction de certains lecteurs et cela m’a écoeuré. Ecoeuré, car ce sont les mêmes qui vont ce soir fêter leur égoïsme en se cachant derrière un sapin joliment décoré. Révolté parce que les juges agissent en leur âme et conscience. Oû sont les âmes, oû sont les consciences, quand l’esprit de propriété devient plus fort que la fraternité, quand on en arrive à faire passer la propriété avant la mort potentiel d’un sans-abri ?

Alors, non Myriam, se révolter n’est pas un crime, la désobéissance civile n’est pas un problème. Le véritable criminel est celui qui est coupable de non-assistance à être humain en danger, et le véritable problème est notre obéissance.

Alors en ce jour, pour te témoigner mon soutien, pour te dire que la lutte continue, je t’offre ce poème que Bobby Sands a écrit en prison :

 

Il est une chose inhérente à chaque être humain

Connais-tu cette chose mon ami ?

 Elle a enduré les coups durant des millions d'années

 et résistera jusqu'à la fin des temps.

 

 Elle est apparue quand le temps n'avait pas de nom

 Elle a pris vie et grandeur

 tranchant les liens du mal

 d'un couteau à la lame acérée, impitoyable.

 

 Depuis le début des temps

 Elle a allumé des feux quand le feu n'existait pas

 brûlant les esprits des hommes

 et trempant en acier leurs coeurs lourds comme le plomb.

 

 Elle a versé des larmes sur les rives de Babylone

 et poussé un cri d'agonie et de colère

 quand tous les hommes furent perdus.

 Elle a saigné sur la Croix.

 

 Par le lion et l'épée

 elle périt à Rome

 sur la Voie Appienne,

 revêtue d'une armure de cruauté et de défi ,

 aux côtés de Spartacus

 quand le mot d'ordre était la mort.

 

 Elle marcha avec les plus miséreux

 gravée dans leurs regards

 où étincelait la mort comme vivante,

 effrayant Seigneurs et Rois.

 

 Elle a souri en toute innocence

 face aux anciens conquistadors

 docile, soumise et si inconsciente

 du pouvoir mortel de l'or.

 

 Elle explosa dans les rues misérables de Paris

 et prit d'assaut la vieille Bastille.

 Elle écrasa à coups de talons la tête des serpents.

 

 Elle est morte dans le sang des plaines de Buffalo

 Elle est morte de faim sous la lune et la pluie

 son Coeur fut enterré à Wounded Knee

 mais un beau jour elle renaîtra.

 

 Genoux à terre elle a hurlé de toutes ses forces

 près des lacs de Kerry.

 Elle est morte fièrement, emplie de défi

 alors qu'ils l'assassinaient froidement.

 

 On la trouve dans chaque lueur d'espoir

 Elle ne connaît ni entraves ni limites

 Elle a grandi dans le coeur des rouges, des noirs et des blancs

 Elle est dans toutes les races.

 

 Elle repose dans les coeurs des Héros morts

 Elle brille dans les yeux des tyrans

 Elle a atteint des sommets aussi élevés que les plus hautes montagnes.

 Tel l'éclair elle déchire les cieux.

 

ELLE ILLUMINE LES MURS DE CETTE CELLULE

 

Elle exprime sa puissance en tonnant.

 

 Cette chose est un sentiment inébranlable mon ami

 qui te fait dire "JE SUIS DANS LE VRAI"

 

 

 

Avec amour et Fraternité

 

Serge

Lettre ouverte à Myriam et aux accusés du DAL33

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Publié le 2 Décembre 2014

 

Révolte

Je déteste ce soir les timides nuances,
Le ton mineur des voix, les airs désabusés.
Je voudrais, de l'éclair d'un cri strident, percer
L'étoffe grise et flasque et lourde du silence.

Je voudrais déchirer et mordre entre mes dents
Le sourire obstiné qui suinte à ma bouche,
Étouffer ma douceur entre deux bras farouches,
Lever ma veulerie aux pointes d'un trident.

Je voudrais revêtir mon corps de rouges loques
Dont la barbare odeur grise mon coeur dolent,
Et sentir là-dessous que les rêves sanglants
Et somptueux entre mes côtés s'entrechoquent;

Descendre dans la rue ainsi qu'un spadassin
En rasant la muraille et le poing à la lance,
Entendre se briser les carreaux du silence
Et la nuit qu'on égorge hurler : À l'assassin!

 

Marie Le Franc - 1923

 

 

Révolte

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Liberté

Publié le 1 Décembre 2014

Maître Charles Merlen / Lille - France
1er prix, grand prix de la Ville de Caen et du Mémorial de Caen

concours de plaidoiries des avocats 2013

Bradley Manning a été condamné à 35 ans de prison en 2013

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 23 Novembre 2014

Le massacre de Tlatelolco a eu lieu dans l'après-midi et la nuit du 2 octobre 1968 sur la place des Trois Cultures à Tlatelolco au Mexique, dix jours avant la célébration des Jeux olympiques d'été de Mexico.

 

Source Wikipédia ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Tlatelolco

 

 

 

Judith Reyes

Le deux octobre est arrivé tout pacifiquement

Lors d'un rassemblement à Tlatelolco

Ils étaient quinze mille

Dans cette année soixante-huit

Dont je me souviens à peine

La place était bondée

Vers six heures

Des groupes de travailleurs sont arrivés

Et les étudiants de l'enseignement conscient

Avaient atteint un beau contingent. 

Tout à coup le ciel se raya de quatres feux de Bengale

Apparurent de nombreux visage de gant blanc

Et de mauvais hommes faisaient bourdonner les balles meurtrières

La panique se propagea rapidement

Cherchant  refuge dans la foule

Levant les yeux au ciel

Ils virent un hélicoptère

Puis sur Tlatelolco

S’abattit  une forte pluie de feu

Et une marée de chars

Armant les militaires

Désarmant les civils

Un gamin de douze ans

Tomba mort à mes côté

Et le ventre d’une femme enceinte

Fut pénétré d’une bayonette

Ils blessèrent Oriana Fallaci

Voix de la presse étrangère

parce qu'elle a rencontré la culture

Qui gouvernement cette terre.

Elle a bien vu que nous sommes unis

Les étudiants avec le peuple

Contre un système corrompu

Et la tromperie d'un gouvernement.

Que sanglante fut cette tuerie

Toutes ces belles créatures

Qui s’égouttèrent comme le sang

Sur la Place des Trois Cultures

Et parce qu'ils sont morts pour cela

Ces femmes et Ces hommes du peuple

Le président l'augmentera

Le salaire de l’armée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tlatelolco 68

Il y a longtemps que l'histoire s'est passée,

Les gens qu'on ne peut pas oublier

Dans le sang de Tlatelolco

Reliant avocats qui savaient la vérité.

Et l'injustice envers le pays secoué,

Mais personne ne pourrait l'en empêcher

Les forces armées et  le gouvernement

Contrôlent directement l'ordre de tirer pour tuer.

Ils étaient des avocats

Appelant à la justice pour tous

Qui se sont battus pour un idéal,

Mais le gouvernement a toujours été injuste

Et assassina la protestation. 

Trois lumières rouges ont traversé le ciel

Portant  la mort derrière elles

Les mains couvertes de gants blancs

Se démarquant pour commencer à tuer. 

Le massacre s’est passé à Tlatelolco

Hommes et femmes tués par gouvernement,

Les illusions et les attentes de l'homme son vaines,

Il ont été tués et leur idéal a été perdu.

Ils étaient des avocats

Appelant à la justice pour tous

Qui se sont battus pour un idéal,

Mais le gouvernement a toujours été injuste

Et assassina la protestation. 

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #Liberté

Publié le 11 Novembre 2014

 

Les Mutins de 1917

 

Vous n'êtes pas aux Monuments aux Morts
Vous n'êtes même plus dans les mémoires
Comme vos compagnons de la Mer Noire :
Vous êtes morts et deux fois morts.
A vos petits enfants l'on ne répète
Jamais comment finit leur grand-papa :
Il y a des chos's dont on ne parle pas,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle
Faisaient carrièr' dans les états-majors,
Leur humeur décidait de votre sort :
Aujourd'hui qui se le rappelle ?
Au lieu de s'emmerder en garnison,
Au lieu de piétiner au même grade,
C'était le temps béni de l'empoignade,
Vous parlez d'un' belle occasion...

Vous aviez fait tant d'assauts inutiles,
Juste pour corser le communiqué,
Vous vous sentiez tellement cocufiés,
Telle'ment pris pour des imbéciles,
Que vous avez voulu que ça s'arrête,
Cet abattoir tenu par la patrie,
Cette nationale charcuterie,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Avant l'attaque arrivaient les cercueils
Et vous coupiez votre pain sur leurs planches,
Tout juste si le crêpe à votre manche
N'annonçait votre propre deuil.
Par malheur, la France n'était pas prête,
Se révolter lui paraissait énorme,
Ell' bavait encore devant l'uniforme,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

L'Histoir' vous a jetés dans ses égouts,
Cachant sous les flots de ses Marseillaises
Qu'un' bonne moitié de l'armée française
Brûlait de faire comme vous.
Un jour, sortirez-vous des oubliettes ?
Un jour verrons-nous gagner votre cause ?
J'en doute, à voir le train où vont les choses
Mutins de mil neuf cent dix-sept,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

 

Paroles et musique de Jacques Debronckart  1967

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté, #musique