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Publié le 21 Janvier 2013



Poème ecrit par René Balme, maire de Grigny (rhône), un élu qui cumule deux mandats : maire et humain !


Je t’ai croisé Pablo...


Nous ne sommes pas de ce monde,
Nous qui marchons devant
Sans autres oriflammes
Que le soc de nos chairs offertes dans le vent.
 
La pluie nous a fardé de détresse et de gloire
Sur des chemins de cœur où soufflait la misère.
Et nous allions, face au vent des remords
Et des haines faciles.
 
Sur les plateaux des Andes j’ai croisé Neruda
Ce n’était que sa voix, son murmure, son cri,
Enveloppés des brumes du matin qui s’ouvrait.
Il y avait la mer, aussi, plus forte que jamais,
Et l’espérance d’un nouveau jour qui point.
 
Ce chant inachevé qui porte les douleurs
Des frères oubliés, du Chili ou d’ailleurs,
Se répand sur les déserts encore,
Plus à l’Est, où les dieux ont parait-il vécu.
Je voudrais croire en Dieu pour ne douter de rien.
 
Mais nous sommes d’un autre monde,
D’une autre nuit, d’une autre destinée.
Nous étions endormis au fond des océans
Regardant passer la coque des grands bateaux
Par le dessous avant qu’ils ne viennent à nous.
 
Et nous revoilà sur la terre ferme et face au vice
Des guerriers sans cerveau, des assassins sans âme.
La mort ne fait plus peur aux enfants de la rue.
Ils la portent sur eux enfermée dans leur boîte
Qui leur sert de jouet pour les récréations.
 
Tout devient si facile quand le cerveau se vide
Que l’habitude prend le pas sur la raison.
Alors la mort n’est plus qu’un passe-temps de plus
Et le déchirement des chairs un spectacle en solo.
La petite lueur d’innocence à jamais s’est éteinte.
 
Alors que les soldats et l’aube saignent
Aux caniveaux béants de la folie des hommes,
Je remonte le temps pour écouter encore
La caresse du sable au désert sec d’Atacama.
 
Nous sommes d’un autre monde, d’une autre destinée.
Et nous gravons la nuit pour que rien ne s’efface.
 
René Balme
Le 29 décembre 2012

Le site de René Balme : http://www.rene-balme.org/24h00/








 
 

Merci à André et Cristina

http://poesiedanger.blogspot.fr/

http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 17 Janvier 2013






Montréjeau. À 86 ans on lui coupe le gaz

 

 

Gérard Cayrol le logeur de Jeanne Fajardeau ne décolère pas. Le mardi 8 janvier les services du gaz sont venus au 48 rue Nationale à Montréjeau pour couper le gaz laissant Jeanne Fajardeau sans chauffage. La cliente n'a pu payer le montant de sa facture qui s'élève à 1 423€.

Âgée de 86 ans Jeanne Fajardeau est aveugle, diabétique et malentendante. Sans famille elle est accompagnée par une aide ménagère. Il semblerait que le montant élevé de la facture soit dû à un réajustement de relevé de gaz correspondant à 3 000 m3.

Ce réajustement ferait suite au changement de fournisseur de gaz, nous indique Gérard Cayrol.

Alerté, le propriétaire est venu apporter un chauffage d'appoint. «N'ayant pu trouver d'assistante sociale j'ai fait appel mercredi 9 janvier au service du conseil général pour signaler les faits», expliquet Gérard Cayrol. Le conseil général devait rappeler depuis plus rien.

Éric Miquel le maire de Montréjeau a été également alerté, il doit faire agir les services sociaux de la commune, vraisemblablement qu'une partie de la facture sera payée. Souhaitons que très rapidement le gaz soit rétabli. La vielle dame habite un logement composé de quatre pièces, rez-de-chaussée et étage. Son chauffage central est récent, la chaudière à moins de 3 ans.

Le maire réagit

Éric Miquel maire de Montréjeau que nous avons rencontré, nous a affirmé avoir pris contact avec les services concernés du conseil général et de Gaz de France dès qu'il a été alerté vendredi.

«Le CCAS de Montréjeau est saisi du dossier, une solution sera rapidement trouvée. Jeanne Fajardeau n'a jamais fait parler d'elle, effectivement elle est âgée et endure divers handicaps, une solution d'accompagnement serait peut-être souhaitable», indique le maire. «Je suis en rapport avec le propriétaire du logement, tout le monde est mobilisé pour trouver une solution rapide» précise ce dernier.


 Source : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/15/1535981-montrejeau-a-86-ans-on-lui-coupe-le-gaz.html

Via : http://nidieuxnimaitrenpoitou.wordpress.com/


Les températures en haute Garonne ce jour : entre -2 et 5 °C !

La dolce vita selon GDF SUEZ (slogan : être utile aux hommes ! )

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 15 Janvier 2013




 

Saint-Fons : la police gaze des enfants et saccage un camp de roms

 

 

Mardi 8 janvier, en fin d’après midi plusieurs dizaines de policiers font une descente dans un des plus grands squats de roms de l’agglomération lyonnaise à Saint-Fons. Tout y est : tenues anti-émeute, casques, boucliers, flash-ball, grenades lacrymogènes, taser, chiens d’attaque. Pendant une heure, ils vont gazer les habitants et saccager le bidonville pour se venger.

 

Un peu plus tôt dans l’après-midi, selon cer­tains roms, des enfants auraient jeté des cailloux sur une voi­ture de police qui s’était intro­duite sur le par­king du ter­rain privé qu’ils occu­pent. Voici donc nos braves poli­ciers en tenue de guerre bien déci­dés à en décou­dre avec les enfants.

Les poli­ciers débar­quent au beau milieu d’un anni­ver­saire

 

Une petite fille fête ses 3 ans et de nom­breux enfants sont autour d’une table et d’un grand gâteau. Ils dan­sent au son de la musi­que tzi­gane, vêtus de leurs plus beaux habits. Estimant pro­ba­ble­ment qu’il s’agit là d’un rituel rom dan­ge­reux et inconnu, les poli­ciers don­nent des coups de pied dans la table et balayent tout ce qui se trouve dessus : bou­teilles de soda, gâteau, tout y passe. L’anni­ver­saire, c’est comme le chan­ge­ment, ce n’est pas pour main­te­nant.

 

Les poli­ciers ordon­nent ensuite à toutes les per­son­nes pré­sen­tes de ren­trer dans leurs caba­nes et com­men­cent à y péné­trer une à une. Il s’ensuit de véri­ta­bles scènes de guerre. « Même dans les films, on n’a jamais vu ça », sou­li­gne un habi­tant.

 

Marinella est cou­chée avec ses enfants lors­que deux poli­ciers cas­qués ren­trent dans sa maison. L’un d’entre eux tient dans sa main un bou­clier et dans l’autre une bou­teille de gaz lacry­mo­gène qu’il vide en asper­geant l’ensem­ble de la pièce. La maman va se pré­ci­pi­ter sur un linge pour cou­vrir ses enfants. Elle suf­fo­que, ses enfants, eux, étouffent, impos­si­ble de res­pi­rer et de rester là. Elle se pré­ci­pite dehors avec eux. Les poli­ciers sont déjà passés à la cabane sui­vante.

 

Roberto, 12 ans, raconte : « un poli­cier est arrivé avec un fusil et une lumière sur le fusil. Il a dit : on va reve­nir vous casser les couilles tous les soirs. En par­tant, un autre a mis du gaz avec une bou­teille blan­che. Ca piquait beau­coup la gorge et les yeux, avec mes frères et sœurs on est tous partis dehors, il y avait plein de poli­ciers en noir avec des cas­ques et des bou­cliers et aussi des chiens. »

 

Claudia a 18 ans. Elle tient son bébé de 18 mois dans les bras quand un poli­cier arrive vers elle et l’apos­tro­phe vio­lem­ment : « Il est où celui qui a jeté des pier­res sur la voi­ture ? » Comme tous les habi­tants, Claudia n’est abso­lu­ment pas au cou­rant de ce qui s’est passé quel­ques heures aupa­ra­vant. Elle jure qu’elle n’en sait rien. La suite est incroya­ble : « le poli­cier a pris un bidon rem­plit d’eau et il l’a jeté sur moi et mon bébé en m’insul­tant. J’étais toute mouillée ».

 

Le com­por­te­ment de la police rap­pelle ensuite des moments biens som­bres de notre his­toire. Sandu, est seul dans sa cabane. « J’étais en train de ma laver. Un poli­cer est rentré, quand il m’a vu, il a lancé du gaz lacry­mo­gène à hau­teur de mon visage et il a refermé la porte. Quand j’ai voulu sortir, je n’ai pas pu. Il blo­quait la porte et m’empê­chait de sortir. J’ai cru que j’allais mourir. »

 

Le ter­rain de Saint Fons est vaste. Après avoir passé en revue toutes les caba­nes, réveillant les per­son­nes qui dor­ment déjà, insul­tant celles qui ne dor­ment pas et gazant une bonne partie d’entre elles, les poli­ciers atta­quent l’autre partie du ter­rain avec une sau­va­ge­rie incroya­ble.

 

Ils se met­tent à casser les vitres de toutes les caba­nes, métho­di­que­ment, une à une.

 

Quand ils arri­vent à hau­teur d’une voi­ture, ils cas­sent la lunette arrière. Sacha, 10 ans raconte : « il y avait un gros pro­jec­teur qui éclairait tout. Il y avait du bruit et j’ai regardé par la fenê­tre. J’ai vu un poli­cier tout en noir qui cas­sait la voi­ture avec son bâton. Ensuite, des poli­ciers ont regardé par la fenê­tre avec une lampe. Je me suis vite caché sous les cou­ver­tu­res avec ma maman, j’avais peur. Un poli­cier qui avait un casque a mis du gaz par la fenê­tre. On ne pou­vait plus res­pi­rer. Ma maman vou­lait sortir, mais j’avais trop peur. On a attendu qu’ils par­tent. »



La suite : http://rebellyon.info/Saint-Fons-la-police-gaze-des.html



 

 Aujourd'hui, il neige sur Lyon et son agglomération, la température est au alentours de 0°C, l'article 214-1 du code rural reste inchangé : "Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce."
Le mot "humain" fait toujours parti du dictionnaire ...



    

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 1 Janvier 2013




lettre de janvier à Obama

 

 

 

 

Monsieur le Président Obama

 

The White House

 

1600 Pennsylvania Avenue N.W.

 

Washington DC 20500

 

Monsieur le Président,

 

La Statue de la Liberté à l’entrée du port de New-York tourne le dos aux Etats-Unis. Si sa torche avait éclairé votre pays, Monsieur le Président, les cinq cubains Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino, et René González seraient déjà à Cuba auprès des êtres qui leur sont chers, et Alan Gross serait auprès de son épouse aux Etats-Unis.

 

Pour marquer la nouvelle année, je vous envoie ce poème écrit le 20 décembre dernier par Antonio Guerrero, l’un des Cinq.

 

Pour la liberté

 

« Pour la liberté

 

Je saigne, je me bats, et je persiste à vivre. »

 

Miguel Hernández


 

Pour la liberté

 

Je persiste à vivre, je saigne et je me bats.

 

Pour la liberté

 

Le cœur à nu.

 

Pour la liberté

 

Avec le peu que j’ai, j’ai beaucoup.

 

Pour la liberté

 

Ce qui est mien est tien.

 

Pour la liberté

 

Je pointe mes yeux vers le soleil `

 

Et mes pupilles reflètent

 

Toute la lumière du monde.

 

Pour la liberté

 

La poitrine comme un mur

 

Les mains comme des ailes,

 

La bouche comme des poings.

 

Pour la liberté

 

L’essence du crépuscule,

 

La cohésion du rêve,

 

L’histoire du lendemain.

 

Pour la liberté,

 

D’un présage confus

 

Un vers qui se réveille

 

Par un cri dans la nuit.

 

Pour la liberté,

 

Dans un tunnel obscur

 

Savoir reconnaître

 

Et défendre ce qui est juste.

 

Nous attendons avec impatience, Monsieur le président, d’autres relations entre Cuba et les Etats-Unis, et espérons le dénouement heureux de cette interminable saga des Cinq. II est entre vos mains.

 

Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.

 

Jacqueline Roussie

 

Copies envoyées à : Mesdames Michelle Obama, Nancy Pelosi, Kathryn Ruemmler, Janet Napolitano, à Messieurs. John F. Kerry, Harry Reid, Eric Holder, Pete Rouse, Rick Scott, et Charles Rivkin, ambassadeur des Etats-Unis en France.

 

Source : http://bellaciao.org/fr/


les-cinq.JPG




 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 1 Janvier 2013





L’injustice aujourd’hui s’avance d’un pas sûr.

 

Les oppresseurs dressent leurs plans pour dix mille ans.

 

La force affirme: les choses resteront ce qu’elles sont.

 

Pas une voix, hormis la voix de ceux qui règnent,

 

Et sur tous les marchés l’exploitation proclame: c’est maintenant que je commence.

 

Mais chez les opprimés beaucoup disent maintenant :

 

Ce que nous voulons ne viendra jamais.

 

 

 

Celui qui vit encore ne doit pas dire : jamais!

 

Ce qui est assuré n’est pas sûr.

 

Les choses ne restent pas ce qu’elles sont.

 

Quand ceux qui règnent auront parlé,

 

Ceux sur qui ils régnaient parleront.

 

Qui donc ose dire: jamais ?

 

De qui dépend que l’oppression demeure? De nous.

 

De qui dépend qu’elle soit brisée? De nous.

 

Celui qui s’écroule abattu, qu’il se dresse!

 

Celui qui est perdu, qu’il lutte !

 

Celui qui a compris pourquoi il en est là, comment le retenir?

 

Les vaincus d’aujourd’hui sont demain les vainqueurs

 

Et jamais devient: aujourd’hui.

 

.

 

BERTHOLD BRECHT  extrait de Eloge de la dialectique

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 25 Décembre 2012









Nous vaincrons, nous vaincrons

Nous vaincrons un jour

au fond de mon cœur, je crois

que nous vaincrons un jour

Et nous marcherons main dans la main, nous marcherons main dans la main

Nous marcherons main dans la main un jour

Au fond dans mon coeur, je crois

que nous allons marcher main dans la main un jour

Et nous allons abattre les murs de la prison, nous allons abattre ces murs de la prison

Ensemble, nous allons le démolir, les murs de la prison, ce jour-là

plus profond de mon cœur, je crois

Ouais nous ferons tomber tous ces murs de la prison ce jour-là

au fond de mon cœur, je crois

, nous ferons tomber tous ces murs de la prison ce jour-là

et la vérité nous libérera, la vérité nous gratuit

La vérité nous rendra tous libres ce jour-là

Et au fond de mon cœur, je crois

que la vérité va tous nous libérer ce jour-là

Et nous vaincrons ce jour-là




 

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 18 Décembre 2012



















Sans commentaires ... (ça vaut mieux !)





 

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 13 Décembre 2012




Communiqué à mes parents

 

Je sais que je vous dois beaucoup. Vous m’avez donné naissance, vous m’avez nourrie et abreuvée, et vous m’avez élevée. Vous m’avez même aimée. Ou plutôt vous dites que vous m’avez aimée. Car la réalité est un peu différente.

 Vous m’avez amenée dans un monde où vous étiez forcés de me laisser quelque part chaque jour, et de partir à vos occupations et votre travail. Vous m’avez mise au monde, puis vous avez toujours cherché un endroit où me jeter. Vous m’avez amenée à l’école et, comme si ce n’était pas suffisant, vous m’avez fait suivre toute une série de cours de soutien, et m’avez inculqué l’anxiété pour mon avenir incertain. Si mon futur est si incertain, si vous avez fait de cette planète un endroit si dangereux où vivre, pourquoi alors m’avoir amenée dans ce monde ? En quoi consiste ma vie ? Deux heures par jour de télé et de jeux vidéo ?

 Je veux découvrir le monde, ouvrir mes ailes, m’envoler et tout observer en l’espace d’un instant. Je veux sortir et rencontrer des gens, jouer et m’amuser, me sentir heureuse et ne pas me soucier de si j’ai cours demain et que je n’ai pas fait mes devoirs. Je veux rêver d’un monde où ils ne chercheront pas de lieu où me stocker, où ils n’auront pas à travailler en permanence, où l’on ne craindrait pas de rencontrer de nouvelles personnes, où le futur ne m’effraiera pas, et où il n’y aura ni maîtres ni esclaves.

 Je vois votre misère mais je ne m’y suis pas habituée, et je ne veux pas m’y habituer. Vous ne me ferez pas baisser les bras juste parce que vous avez baissé les vôtres. Je ne veux être ni l’esclave ni le chef de personne. Je veux que vous me laissiez tranquille.

 Je n’ai pas peur de ces chiens de garde en uniforme dont vous avez peur. Vous voyez de l’ordre et de la sécurité en eux. Cessez de vous moquer de moi, car je sais très bien que cet ordre n’est qu’hypocrisie ; quant à la sécurité publique, eux-mêmes sont le plus grand des dangers.

 Ils sont des symboles du Pouvoir, de votre propre autorité, de l’autorité des profs, des politiciens, de tous les adultes qui vivent ainsi. Vous êtes ceux qui ont appris à vivre ainsi, pas moi. S’ils veulent me chercher des noises, ils vont voir. Ils n’ont aucune chance face à moi, qu’ils gardent bien ça en tête. Je suis en colère et dangereuse. Et nous sommes nombreux, nous somme partout, on peut même nous trouver dans les foyers des meurtriers. Partout où ils sont, ils ne peuvent pas se cacher de nous. D’une façon ou d’une autre nous sommes ceux qui resteront debout, pas eux.

 Ne soyez pas fâchés contre moi, je fais seulement ce que vous m’avez appris. Vous dîtes que cette révolte n’est que désordre et destruction. Et maintenant que je grandis, désordre et destruction sont tout ce que vous obtiendrez de moi.

 Je vous aime. À ma façon toute particulière, mais je vous aime vraiment.

 Mais je dois construire mon propre monde afin de vivre une vie libre, et pour cela je dois détruire le votre. C’est la chose la plus importante à mes yeux. Pour le dire avec vos mots : c’est mon travail.


texte écrit par une lycéenne durant les émeutes de décembre 2008


Source  :  http://fr.contrainfo.espiv.net/


 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 10 Décembre 2012



Lu sur Bella Ciao

 

 

Libérez Aurore !

 

Aurore Martin "est maintenant en Espagne et relève de la justice espagnole. L’Espagne est une démocratie et j’ai confiance dans sa justice", a ajouté le chef de l’Etat, qui a insisté sur sa volonté de respecter "l’indépendance" de la justice. F. Hollande. 23 novembre 2012.

 

Le Président de la Ligue des droits de l’Homme, Pierre Tartakowsky, a demandé au ministre de la Justice, Christiane Taubira, "les mesures que le gouvernement entend prendre pour faire valoir, auprès de son homologue espagnol, le respect des décisions de la justice française", dans le cadre de l’extradition d’Aurore Martin.

 

L’Audiencie nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a décidé de maintenir en détention Aurore Martin sans retirer les faits pour lesquels la justice française n’avait pas autorisé sa remise aux autorités espagnoles, notamment des réunions publiques tenues à Bayonne et Ustaritz, malgré un recours intenté par son avocate.

 

"Les juges espagnols ne s’estiment pas liés par la décision de la chambre de l’instruction près la cour d’appel de Pau" qui avait limité, en novembre 2010, son autorisation de remettre Aurore Martin aux autorités espagnoles aux seuls faits commis en Espagne, et non aux faits commis en France, dénonce Pierre Tartakowsky dans une lettre adressée ce 4 décembre à Christiane Taubira.

 

"Ceci revient à ignorer totalement le principe de spécialité, sans même s’attarder sur le désaveu infligé aux autorités judiciaires françaises," ajoute le président de la LDH. "Ceci confirme aussi l’arbitraire et l’absurdité d’une situation qui voit la France livrer une de ses ressortissantes à une juridiction d’exception étrangère pour des faits non punissables en France, et pour lesquels Aurore Martin encourt des années de prison en Espagne."

 

Selon la LDH, le cas d’Aurore Martin est "un cas évident de violation de la liberté individuelle d’une personne".

 

La Ligue des droits de l’Homme demande au ministre "les mesures que le gouvernement entend prendre pour faire valoir, auprès de son homologue espagnol, le respect des décisions de la justice française". Par ailleurs, elle voudrait savoir aussi "les initiatives que le gouvernement entend prendre pour, au niveau européen, modifier en profondeur" le système du mandat d’arrêt européen, un "système déplorable pour les libertés individuelles, mais aussi pour l’image que l’Union européenne donne du respect dû à ses citoyens".

 

Fin novembre, la LDH et de nombreuses personnalités ont également demandé à François Hollande et au gouvernement français d’intervenir auprès de Madrid pour obtenir la remise en liberté d’Aurore Martin et de s’impliquer davantage dans le processus de paix au Pays Basque

 

http://www.google.fr/url?sa=t&r...

 

Par ailleurs, tous les témoignages concordent pour indiquer le caractère particulièrement déplorable de ses conditions de détention : isolement complet, 2h de promenade par jour, parloir autorisé aux seuls personnes ayant des liens familiaux directs, entretiens avec l’avocate filmés, traitement réservé aux militants basques, à quoi s’ajoute le fait que ceux-ci n’étant pas regroupés en Euskadi par décision politique du gouvernement celle-ci est emprisonnée en Espagne ne parlant, elle, que le français et le basque…

 

Pour conclure, en guise de courrier, la « justice démocratique », ainsi définie par Hollande, lui remettrait une bonne partie d’enveloppes… ouvertes et vides…

 

Raison de plus pour continuer à lui écrire pour continuer la pression :

 

Mlle Aurore MARTIN

C. P. MADRID V

SOTO DEL REAL

Ctra. Comarcal 611, km. 37,6

28770 - Soto del Real

MADRID

 

La mobilisation devrait être relancée en janvier puisque c’est à cette période que l’avocate déposera une demande de liberté conditionnelle.

 

On ne l’oublie pas : Aurore Askatu !

Et on ne les oublie pas : Hollande et Valls la Honte.


Aurore Askatu

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 6 Décembre 2012




On dit que les hommes ne pleurent pas

Je ne pleure pas parce que je n’en suis pas un

Je suis un animal sauvage à l’intérieur d’une cage

Parce que l’autorité fait que des murailles et des barreaux existent

Et tant qu’elle restera ainsi ce sera comme ça

Mais même si elle existe nous sommes là :

Les anti-autoritaires qui ne voulons pas perdre ;

Qui ne voulons pas ne pas pleurer ;

Dans la prison de dehors ou de dedans nous sommes libres,

Parce qu’à l’intérieur de nous survit un cœur sauvage,

Une âme rebelle qui détruit n’importe quel antagonisme.

Nous avons des sensations différentes :

Nous pleurons de joie, de tristesse, de rage, mais pas de peur,

Nous faisons face à la peur.

 

Nous sommes les incontrôlables sauvages

Qui envoyons et recevons de beaux gestes de solidarité.

On poursuit mes frères/sœurs et compagnon(ne)s,

On les emprisonne et on essaie de les extraire de leurs vies dignes ;

Nous contaminons la normalité partout,

Fermes, rebelles, sauvages et fortement conséquents.

 

Que les Belles Eaux suivent leur cours rebelle,

Que les tiens soient bientôt avec toi,

Que toutes la force que tu envoies te revienne

Chargée d’autant de force que tu en envoies.

 

Aujourd’hui je vole vers l’inconnu, dans l’obscurité,

Je retourne vers l’anonymat même si le pouvoir m’a sorti de là,

Aujourd’hui je me lève avec l’envie de revenir,

De revenir à la montagne sauvage d’où je viens,

Au lieu où je n’ai pas de nom mais une identité oui.

Toi tu prends ton nom parce que tu es toi,

Pas ce que les autres veulent que tu sois.

Tu es une indomptable qui refuse l’autorité,

Jamais ton noble cœur ne permettra qu’ils ne te vainquent.

 

Le pouvoir ou ceux qui te critiquent sans se connaître eux-même ne t’effaceront jamais,

Jamais ton nom ne sera un de plus dans notre histoire

Parce que tu l’as décidé ainsi, tu fais le nécessaire,

C’est pour ça qu’aujourd’hui nous pleurons de joie ensemble,

Parce que ces mots sont l’équivalent d’une grosse bise.


Source : http://vivalaanarquia.espivblogs.net/?p=14550

 


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