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Publié le 25 Octobre 2012




 Lu sur : http://mouvementsansterre.wordpress.com/

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Nous – 50 hommes, 50 femmes, 70 enfants -, communautés Guarani-Kaiowá originaires de Tekoha Pyelito kue/Mbrakay, nous voulons exposer par cette lettre notre situation historique et notre décision définitive, face à l’ordre de notre expulsion ordonnée par la Justice Fédérale de Navirai- Mato Grosso du Sud, dossier nº 0000032-87.2012.4.03.6006, daté du 29/09/2012.

 

Nous avons reçu l’information que nous, les communautés, allons être attaquées et expulsées par la force des rives du fleuve, par la propre Justice Fédérale de Navirai- Mato Grosso du Sud. Ainsi, il est évident pour nous que l’action même de la Justice Fédérale génère et augmente les violences contre nos vies, ignorant nos droits de survivre sur les rives d’un fleuve, à proximité de notre territoire traditionnel Pyelito Kue/Mbarakay.

 

Ainsi, nous comprenons clairement que cette décision de la Justice Fédérale de Navirai- Mato Grosso du Sud est une partie du génocide historique du peuple indigène natif de Mato Grosso du Sud /Brésil, c’est-à-dire que la propre action de la Justice Fédérale viole et extermine nos vies. Nous voulons manifester au Gouvernement et à la Justice Fédérale que nous avons perdu l’espoir de survivre dignement et sans violence sur notre territoire ancestral et que nous ne croyons plus dans la Justice du Brésil.

 

A qui allons-nous dénoncer les violences pratiquées contre nos vies ? A quelle justice du Brésil ? Si la Justice Fédérale elle-même génère et alimente des violences contre nous ? Nous avons évalué notre situation actuelle et nous avons conclu que nous allons tous mourir dans peu de temps, nous n’avons pas et nous n’aurons pas de perspective de vivre justement et dignement tant sur la rive du fleuve que loin d’ici. Nous campons ici à 50 mètres du fleuve Hovy où ont déjà été tuées 4 personnes, deux par suicide, deux sous les coups et la torture d’hommes armés au service des grands propriétaires. Nous vivons sur les rives de ce fleuve Hovy depuis plus d’un an, nous ne recevons aucune assistance, nous sommes isolés, encerclés par les hommes armés et nous avons résisté jusqu’à aujourd’hui. Nous ne mangeons qu’une fois par jour. Tout cela nous le subissons quotidiennement pour récupérer notre territoire ancestral Pyleito Kue/Mbarakay.

 

En réalité nous savons très bien qu’au centre de notre territoire ancestral sont enterrés plusieurs de nos aïeux et aïeules, bisaïeux et bisaïeules. Ici est le cimetière de tous nos ancêtres. Conscients de ce fait historique nous allons et nous voulons être tués et enterrés aux côtés de nos ancêtres ici même où nous sommes aujourd’hui. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et à la Justice Fédérale de ne pas décréter l’ordre de nous expulser mais de décréter notre mort collective et de nous enterrer tous ici. Nous demandons, une fois pour toutes, de décréter notre extermination totale, en plus d’envoyer des tracteurs pour creuser une grande fosse pour y jeter et enterrer nos corps. Telle est la demande que nous les Guarani et Kaiowa de Pyelito Kue/Mbarakay, faisons aux juges fédéraux.

 

Nous avons tous décidé de ne pas partir d’ici, sachant qu’il ne nous est plus possible de survivre dignement sur notre territoire ancestral, nous avons déjà beaucoup souffert et déjà nous sommes massacrés et nous mourons à un rythme rapide. Nous savons que nous serons expulsés d’ici, des rives du fleuve, par la justice, mais nous n’allons pas quitter les rives du fleuve. En tant que peuple indigène historique, nous décidons simplement d’être tués collectivement ici. Nous n’avons pas d’autre option, telle est notre dernière décision unanime face à la décision de la Justice Fédérale de Navirai- Mato Grosso du Sud.

 

Source : http://www.mst.org.br/node/14003

 

Traduction du portugais : Thierry Deronne


Si vous avez envie de pleurer tapez 1
Si vous avez envie de hurler tapez 2
Si vous avez envie de mettre une bombe  FAITES LE !!!


Tristes Tropiques !!!

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 20 Octobre 2012

 

 

Venez

 

le plus nombreux possible

 

le 23 octobre 2012

 

à 14h30

 

devant la prison de Lannemezan

 

pour soutenir notre camarade Georges Abdallah


La procédure judiciaire concernant la 8e demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah suit son cours...

La date choisie est-elle un hasard ? Le lendemain, 24 octobre 2012, date anniversaire de son arrestation en 1984, marquera l'entrée de Georges dans sa 29e année de détention...

Pour mémoire, suite à un passage de six semaines au Centre national d'évaluation de Fresnes, où Georges Abdallah a subi des entretiens sensés évaluer la dangerosité de son engagement politique, la commission pluridisciplinaire a émis un avis négatif à sa demande de libération.

Selon un arrêté du 3 novembre 2008 (loi sur la rétention de sûreté ), dans le cadre de la libération conditionnelle des condamnés à perpétuité, un avis consultatif de la commission pluridisciplinaire est obligatoire, les juridictions ne pouvant accorder une libération conditionnelle sans l'avoir préalablement recueilli.

(http://www.textes.justice.gouv.fr/dossiers-thematiques-10083/loi-du-250208-sur-la-retention-de-surete-11142/les-commissions-pluridisciplinaires-des-mesures-de-surete-16212.html)

En ces temps de commémoration du massacre de milliers de Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila en 1982, massacre dont les responsables ne sont toujours pas pénalement condamnés, le refus jusqu'à ce jour de libérer un résistant libanais apparaît tout simplement scandaleux.

Georges est un résistant à l'impérialisme, un militant de la cause palestinienne, un communiste révolutionnaire qui n'a jamais renié son engagement politique tout au long de ses 28 ans d'incarcération.

Son procès est un procès politique. Il est de notre responsabilité politique collective d'exiger sa libération.


pochoir couleur georges ibrahim

 

 

 

 

Source : http://liberonsgeorges.over-blog.com/article-audience-judiciaire-pour-georges-abdallah-le-23-octobre-2012-110785103.html

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 9 Octobre 2012










J'aime la poèsie lorsqu'elle est simple et sincère, lorsqu'elle est aussi belle que la profondeur du ressenti qu'elle exprime. Voici un poème lu sur le site Le cercle des poètes détenus,  http://lecercledespoetesdetenus.org/ . Un endroit oû il fait bon vagabonder, qui remet les idées en place, et oû ceux qui le désirent pourront entrtenir un dialogue avec des détenus...  La poèsie c'est la Liberté !


S’ENVOLER
 
 
Dans cet univers de silence
Emergé dans le chao
D’un brouhaha intense
A l’enfer placebo,
La télévision n’est plus une télévision
Une lettre n’est plus une simple lettre
C’est l’accès à un tas visions
Et c’est l’espoir d’une belle fête.
La projection vous propulse
Vers de plus nobles scènes
Là où rien ne vous révulse
Là où disparaissent les peines.
Alors la solitude recule
Le sourire revient
L’on gesticule
Et l’on se souvient:
Le grand air et les vastes espaces
Où d’aller et de venir étaient un plaisir
Où nos pas ne laissaient pas de traces
Lorsqu’on assouvissait nos désirs.
Les amis étaient au rendez-vous
Partageant la chaleur d’être aimé
Et toutes ces fêtes entre nous
Au cœur de tous les étés.
L’amour aussi caressait l’âme
C’était plus facile à deux
Il n’y avait pas encore de drames
Dans cette vie d’amoureux.
C’est un peu là où se pose le bilan
Réflexion et remises en question
Et sans se prendre pour un milan
S’envoler en soi très loin des prisons.
 
Jean Pierre Gueye


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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 5 Octobre 2012




ARRETEZ LES RIVIERES
 
arrêtez les rivières pour que vienne la mer
c'en est fait du retard pris sur les équinoxes
je sens grandir en moi un monde inachevé
où la vigne grandit jusqu'au sertao rouge
 
car je n'ai pas fini de naître
tous mes yeux sont en cendre mon sang
est noir de monde
mais j'ai ouvert le feu ma chair est insurgée
et ce n'est qu'un début
des milliers de brasiers avancent par le monde
partout la marée monte
partout les poings se lèvent
voici que toutes choses vont devenir nouvelles
 
ARRETEZ LES RIVIERES
ne bercez plus vos enfants morts
il est grand temps d'ouvrir les digues
à cette terre en marche dans nos rêves
 
ne bercez plus vos enfants morts
l'eau venait à manquer dans vos maisons
imaginaires
mais voici une terre capable de pluies justes
et puis voici qu'il neige à la pointe des blés
des chevaux gris déjà s'abreuvent dans la mer
et les moissons déferlent dans l'or
des avalanches
 
ARRETEZ LES RIVIERES
la colonne était vide qui marchait devant vous
mais les feux de la plaine
ouvrent au monde qui vient le chemins des eaux
libres
et ce sera la fin des évidences présentes
 
VOUS ! VOUS TOUS !
 
vous qui courbez la tête accroupis dans vos temples
sortez !
levez vos têtes millénaires
vous ne devez plus rien
votre regard est matinal
déjà les chaînes tombent de vos actes anciens
les routes insoumises ont la peau
des Communes
 
Il vous viendra des bras si vous prenez
les armes
et des champs de sang libre
à chaque meurtre nécessaire !
 
alors c'en sera fait de vivre sous la terre
et de vivre emmurés dans la paix des usines
de ses nuques ployées sur des champs
étrangers de ces mains enchaînées
au rythmes des cadences
de ces hommes couchés sur des croix
passagères
le peuple marchera sur les plus hautes routes
 
alors les oiseaux morts quitteront mon regard
et tous mes yeux pourront s'ouvrir
j'aurais assez de terre pour y creuser un puits
avec toutes les chances qu'on y vienne s'asseoir
et sous la cendre chaude du pain multiplié
 
alors je briserai les tables de la loi
j'irai en titubant sur la montagne sainte
le corps à découvert et les armes à la main
ma tête éclatera de la gloire interdite
et le torse troué de paroles futures
je verrai dans le feu les vautours s'abattre !
 
ce n'était donc que ça !
le feu en qui je parle ne se consume pas
mais qui m'appellera de ce buisson
de cendres ?
 
TRISTAN CABRAL






 
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 3 Octobre 2012






A tous les reconduits
 
 
Fils des murailles
Nous avons transporté les bosses du désert
Jusqu’aux portes du refus
La terre sous nos pieds déroulait ses frontières
Hissait des barbelés
Et refusait nos mains de pèlerins
Les passeurs cassaient nos âmes
Nos corps marqués au fer du soleil
Nos langues sèches de barbares errants
Et froidement tétaient l’argent de nos exils
 
C’est l’heure d’une folie douce
Nos genoux ont balisé l’enfer
Notre faim a mangé la poussière
Et nos silences ont grimpé la tour de Babel
C’est l’heure d’une folie douce
Là-bas
La ville amarre la misère
Le visage de l’épouse allume une feuille morte
L’enfant qui naît enjambe l’avenir
Là-bas la mort embarque les jours
Et les nuits dévorent la chair des étoiles
 
Nous sommes d’un long voyage
Un voyage d’ancêtres au cœur maigre
Un voyage de sauterelles affamées
Un voyage de pays sous perfusion
Un voyage d’ombres sans corps
 
Nous sommes de ce voyage
Où les nuits font contrebande de chair
Où les jours ont honte de leur soleil
Où les hommes quémandent le droit de respirer
 
Nous sommes de ce voyage
Nos yeux chavirent comme des pirogues blessées
Nos mains dénouent le nombril des vents
Et nul arbre n’accueille l’ombre de nos rêves
 
Partir n’est pas partir
Quand les murs sont vivants
Partir n’est pas partir
Quand l’oiseau est sans nid
Partir n’est pas partir
Quand la terre se cloisonne
Dans la peur des peuples
 
Nos pas effraient la tour Eiffel
Les capitales repues du sel des colonies
Les usines à chômage
Les bourreaux d’arc-en-ciel
Les bourses mondialisées
Et les marchands de peau
Nos pas dérangent la marche du monde
Nos pas vont en fraude supplier l’horizon
Ils ne savent pas ouvrir les monnaies de l’accueil
Et ils s’en retournent humiliés
D’avoir à retourner
Au seuil de nous-mêmes
 
Est-ce la peau qui refoule
Est-ce l’homme qui dit non
Nous sommes les arpenteurs du refus
Les déserteurs sans papiers
Les capitales ont tissé nos douleurs
Et leurs lumières sont des flocons de sang
Des feux rouges sans paupières
Des enseignes interdites
 
Insectes saisonniers
Nous jouons
A recoudre l’espace
Derrière l’incendie
Nous jouons des jeux de prisonniers
Le monde entier est notre prison
Et nous jouons nos vies
Au casino des riches
 
Voici venue la saison des fleuves vides
Voici venue la saison des barbelés
Voici venue la saison des marées humaines
Voici venue la saison des esclaves volontaires
Même le village a mangé son midi
Et nos villes drapées dans la poussière
Sortent des seins maigres comme des aiguilles
 
Ô pays !
 
Nous avions rendez-vous avec les pays du rêve
Avec une autre géographie
Avec les grandes puissances de l’or et de l’euro
Leurs villes sont des vallées de miel
Des cornes d’abondance
Et leur pain quotidien récite sa prière
A l’ombre des cathédrales
 
Nous n’avons rien à déclarer sinon la faim
la faim n’a pas de passeport
Nous n’avons rien à déclarer sinon la vie
la vie n’est pas une marchandise
Nous n’avons rien à déclarer sinon l’humanité
L’humanité n’est pas une nationalité
La misère ne passe pas
Passager clandestin
Elle retourne au pays
 
Nos sandales ont usé les nuits
Nos pieds nus ont écorché les dunes
La rosée pleurait une terre inhumaine
Et nos mains mendiaient une autre main
Les drapeaux ont peur de leurs promesses
Ils se sont enroulés comme des scolopendres
Notre soif est retournée au feu de notre gorge
Et la vie nous a tourné son dos
 
Tout homme qui s’en va défie l’entour
Dessouche une nation
Et lézarde une étoile
Et dans ses yeux grésillent une autre vie
Son feuillage est d’outre-mer
Quand tout au loin luit son désastre
Il fait troupeau vers les quatre saisons
Il fait tombeau aux bornages
 
O nègres marrons !
 
Ce sont forêts de béton et d’arbres chauves
Souviens-toi de l’enfant mort d’atterrir
En un seul bloc de froidure
Dessous le ventre de l’avion
Souviens-toi de sa mort d’oiseau gelé
Souviens-toi
 
Et toi reconduit
Econduit
Déviré
Jeté par-dessus bord
Taureau d’herbe sèche
Regarde toi passer sur ta terre
Les yeux baissés
Et sur la joue le crachat des nations
 
 
Ils ont faim du soleil
Mais le soleil a faim aussi
(Parole de poète)
Demande-toi où est ton lieu
Ton seul lieu d’accueil
Tu inventeras ta terre


Ernest Pépin










 






 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 18 Septembre 2012



Lu sur Bella Ciao

Roms : la commune humanité bafouée

mardi 18 septembre 2012 - 10h20

 

Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien : la politique d’expulsion des camps de « Roms » étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne : le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.

 Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur.

 Manuel Valls renoue en effet avec une rhétorique qui avait mené un de ses prédécesseurs à la présidence de la République, et la République au bord de l’abîme. Or combien sont-ils, ceux qu’on veut expulser ? 12 000 ? 15 000 tout au plus ? Sont-ils à ce point une menace pour l’ordre public qu’il faille impitoyablement les déloger sans solution de rechange ?

 Si les nouveaux responsables invoquent autant la sécurité que les anciens, ils revendiquent (à l’instar de François Hollande pendant la campagne) un juste milieu entre « fermeté » et « humanité ». Mais qui peut croire que c’est pour leur bien qu’on détruit le lieu de vie de ces migrants ? En tout cas, pas les premiers intéressés. Car ils l’ont vite compris : si l’on se souciait tant de leur bien être, on ne les abandonnerait pas ensuite à leur sort, en oubliant de les reloger. Ils ne font qu’aller un peu plus loin. S’ils parviennent à se cacher, c’est au risque d’être encore plus abandonnés à eux-mêmes et privés des droits sociaux les plus élémentaires. Déplacer ainsi les gens, c’est bien sûr redoubler leur précarité, et faire obstacle à la scolarisation de leurs enfants.

 Certes, Jean-Marc Ayrault préconise la concertation. Mais sur le terrain (faut-il s’en étonner ?), ces engagements ne sont pas respectés. Des centaines de familles se retrouvent dans des situations inextricables. À Lyon comme à Lille ou à Marseille ou en région parisienne, le travail des associations de bénévoles a été ruiné en quelques heures. En Essonne, plusieurs expulsions de bidonvilles ont eu lieu sur arrêtés municipaux, sans solution de relogement réel. Dans de nombreux départements, trop de communes tentent de ne pas scolariser les enfants Roms.

 La majorité gouvernementale croit-elle donc qu’en agitant les peurs sécuritaires, elle échappera au reproche de « laxisme » ? C’est tout le contraire : dans ce domaine, elle n’ira jamais assez loin. La droite, en attendant peut-être l’extrême-droite, fera toujours mieux, c’est-à-dire pire. La gauche gouvernementale le paiera donc cher, y compris dans les urnes. En tout cas, les sondages suggèrent déjà qu’elle n’y gagne rien – pas plus qu’hier la droite au pouvoir. Seul le Front national pourra récolter les fruits de cette politique.

 En outre, les concessions au populisme identitaire et sécuritaire ne feront pas avancer le pays dans sa mobilisation citoyenne face à la dictature des marchés et aux destructions d’emploi, bien au contraire. S’en prendre aux Roms ne suffira donc nullement à gagner les suffrages populaires. Cela ne peut que diviser, affaiblir là où il faut rassembler, agir. Singer la droite ? C’est décidément un mauvais calcul.

 Il ne suffira pas davantage de renvoyer cette réalité migratoire à son origine – en l’occurrence la Roumanie, ainsi que la Bulgarie. Comme dans de nombreux pays de l’Europe de l’Est, la violence ordinaire vis-à-vis des « Tsiganes » se poursuit et risque de s’intensifier à mesure que la situation économique se dégrade. En même temps, la légitimation par l’État français de leur caractère indésirable ne peut que renforcer ce racisme.

 Surtout, plutôt que de faire peser cette migration sur les gouvernements nationaux d’origine, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur, il faut faire valoir une responsabilité de l’Union au lieu de mettre en péril l’idéal européen en la réduisant aux politiques néolibérales sans même la caution des droits de l’homme. Bref, il faut que Viviane Reding, commissaire européenne aux Droits fondamentaux, parle haut et fort comme en 2010, et non qu’elle soit réduite au silence face à l’État français.

 Nous ne ressentons pas moins d’indignation qu’alors ; en revanche, notre colère est plus grande. Pourquoi changer de Président, sinon pour changer de politique ? Or plus ça change, plus c’est la même chose : les Roms sont encore et toujours pris pour boucs émissaires. Au lieu de jouer à son tour sur les peurs et les ressentiments, ce gouvernement aurait pu faire le pari des valeurs démocratiques : la liberté et l’égalité, pour les Roms aussi. Nous en sommes loin. Après l’éviction de la droite éhontée, on assiste à l’avènement d’une gauche honteuse.

 Aujourd’hui, nous voulons donc interpeller la majorité gouvernementale : Rien ne vous oblige à ce choix. Il est contraire aux principes que vous revendiquez ; pour autant, il n’est pas davantage dans vos intérêts. Votre responsabilité n’en est que plus grande. Nous vous tenons donc comptables aujourd’hui, comme l’histoire vous tiendra comptables demain, de cette banalisation de la xénophobie et du racisme par l’État français, au mépris des leçons du passé et des menaces qui pèsent sur l’avenir.

 

Signer la pétition : http://www.labandepassante.org/petition/signer.php



Voir les signataires : http://www.labandepassante.org/petition/signataires.php

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 10 Septembre 2012

 
 
Je rage
 
Je rage
Je rage
Je rage contre
Les dieux qui ont laissé le monde échapper à tout contrôle
Je rage contre le système qui nous trompe
Je rage contre ces rouages qui nous broient
Huilés par le silence du peuple
L’acquiescement
L’apathie
Et la tromperie
Je rage parce qu’il nous faut rager
Et non être matés
Ni pacifiés
Ni traités avec condescendance
Je rage contre le système qui contemple avec jubilation
Comment nous nous entre-déchirons
Devenons des monstres qui hurlent à la lune
Montrant les crocs
Et des griffes d’acier
Je rage parce que le silence tue
Je rage parce qu’un vote signifie parfois
Un arrêt de mort
Pour quelqu’un quelque part
Je rage
Je rage
Je rage parce que nos instruments de paix
Sont récupérés
Biaisés
Injustes
Et loin d’être pacifiques
Je rage parce que nous avons ressuscité Rome d’entre les morts
Et lui avons donné sa puissance
Pour tuer
Mutiler
Créer le chaos
Pour dire non à la paix
Et faire de nous des bêtes assoiffées de sang
Je rage parce que c’est la couleur de ma peau
Qui détermine si je suis triste
Ou ignoré
Ou accusé
De ma propre misère et de ma propre mort
Je rage en silence
Je rage au grand jour
Je rage avec ma plume
Je rage avec mes pensées
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage parce que nous avons de la pitié pour l’empereur
Et aucune pour les victimes
Qui jonchent les champs
Mutilées
Meurtries
Je rage parce que nous sommes délibérément aveugles
Consciemment sourds
Et notre tristesse sélective
Je rage de notre hypocrisie
Et de nos fausses valeurs
De notre double langage
Et de l’éternel
Inconditionnel
Amour de Rome
L’amour de l’empereur
L’amour de l’esclave pour le maître
L’amour du fouet
Et l’amour de notre propre humiliation
Dégradation
Et descente dans la bestialité
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage parce que des enfants meurent
Que les balles sifflent
Que nous disons adieu à notre bon sens
Parce que les politiciens renient
Et que les veuves pleurent
Des reflets de diamants dans chaque œil
Devrais-je me croiser les bras et gémir
Non
Non
Non
Non
Non
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage parce que je le dois
Je rage parce que l’histoire
Ne se modifie pas avec des hommes soumis
Ni des hommes silencieux
Mais avec des hommes en colère
Qui ragent contre l’injustice
Et crachent à la figure des oppresseurs
Et sont prêts à défendre leurs vérités
Pareils à des montagnes
Déterminés
Résolus
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Jusqu’à ce que je me révolte
Et que je brûle palais et cachots
Viens Frère
Sœur
Mère
Fille
Camarade
Ami
Donne-moi la main
Rage avec moi
Le silence est assourdissant
L’apathie tue
Plus insidieusement que les balles
Battons le tambour
De la justice
Vibre au plus profond de toi-même
Laisse ton sang bouillir comme la lave
Et ta colère comme les flammes
Fais exploser le soleil
Eclipse-le
Réduis-le
De telle façon
Que les temples de la vanité
Soient réduits en cendre
Et la puissance détruite
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Jusqu’à ce que justice soit faite
Et l’avenir de l’enfant assuré
Jusqu’à ce que la paix soit comme l’air que nous respirons
Et que dans les champs lèvent des fleurs de joie
Pas des os blanchis
Jusqu’à ce que les collines de Palestine
Retournent à leurs légitimes propriétaires
Et que les oliviers chantent sous la brise
Les symphonies des feuilles et des oiseaux
Lettres de paix
Pour un peuple las de la guerre
En grand besoin de répit
Jusqu’à ce que tout oppresseur
Soit happé
Craigne la rage
Du peuple
Jusque-là je dois rager
Tu dois rager
Nous devons rager
Car c’est peut-être par la rage
Qu’un monde meilleur verra le jour
 Rassool Snyman  -  poète sud-africain







( paroles , traductions et explications : http://www.lacoccinelle.net/247809.html )

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 5 Septembre 2012

Lu sur : http://www.franceinfo.fr/monde/mireille-mathieu-juge-sacrilege-la-priere-punk-des-pussy-riot-729181-2012-09-05
 
 
"Une église n'est pas un lieu pour mener une action politique, on peut manifester autrement. Une église est un lieu de recueillement" a affirmé Mireille Mathieu sur TV-Tsentr avant de juger que l'action des Pussy Riot était un "sacrilège".
 
Extrêmement populaire en Russie, Mireille Mathieu, a donné cette interview à l'occasion de sa venue à Moscou pour participer à une festival international de musique militaire.
 
 
Ben voyons ma Mimi !

"pas un lieu pour mener une action politique"

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"un lieu de recueillement"

sine cure

  




   


Mireille, ta chanson ne compte plus désormais que 99 997 colombes, Ton wladimir adoré vient d'en jeter trois en camp de travail ! 
Mais comme je suis pas rancunier, je te dédie cette chanson que tu pourras écouter en te tripotant le chapelet



Comme disait Desproges : "Dieu est éternel, mais pas autant que la connerie humaine"
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 2 Septembre 2012

 

Madame,

 

  Je tiens tout d'abord à vous remercier de l'attention que vous avez bien voulue porter à mon courrier et d'avoir pris la peine de me répondre.

 

  Je suis conscient des efforts éffectués par l'équipe municipale de Vénissieux, la votre comme celles de vos prédécesseurs, Marcel Houel et André Gerin. Vénissieux est depuis longtemps le parent pauvre de l'agglomération Lyonnaise. Je me souviens  des années soixante dix, de la construction des Minguettes. L'arrivée d'une population immigrée, l'intégration qui se faisait tant bien que mal. Et petit à petit de cette explosion démographique qui a abouti à un phénomène de Ghetto avec pour point d'orgue les évènements du début des années 80, orchestrés par les médias qui stygmatisaient la mairie communiste, les journalistes qui glissaient un billet aux gamins pour qu'ils mettent le feu aux voitures, de cette image médiatique dont Vénissieux a mis longtemps à se débarrasser. Et pourtant, petit à petit, la municipalité a redressé la barre, en faisant preuve d'une politique volontaire, et d'une lutte quotidienne avec peu de moyens. Je me souviens aussi des premiers arretés municipaux contre les expulsions locatives, de l'opposition de la préfecture. des efforts incessants de la municipalité pour sauvegarder l'emploi au sein de la commune. Mais je me souviens aussi de ces bons riverains de Parilly comme d'autres quartiers pour qui les Roms sont les Bougnoules d'aujourd'hui. La mendicité agressive (bel oxymore aux accents de langue de bois) est le reflet d'une délinquance qui ne peut qu'exister dans un milieu social défavorisé. Je ne dis pas que la tâche de la municipalité est aisée, et il n'a pas à Vénissieux que des habitants qui soutiennent le Maire.

Vous avez déclaré le 10 novembre 2011 :

"Depuis 2 ans, je demande l’organisation d’une table ronde, placée sous l’égide du Préfet, avec toutes les villes de l’agglomération, le Conseil général et le Grand Lyon, afin d’apporter aux 800 personnes Roms, en errance dans l’agglomération, une réponse décente et digne. Aujourd’hui se renvoyer la patate chaude ne sert à rien, ne sert personne, ni les associations, ni les villes, ni l’État et encore moins ces familles."

Le problème, c'est que tout le monde dit exactement la même chose et personne ne fait rien. Donc les démantèlements de campements et autres squats ne servent à rien. On prend alors pour prétexte l'hygiène et la sécurité et on envoi la police. Ce que je voulais vous dire, et peut être n'avez vous pas saisi le sens profond de ma lettre, c'est que cette abberation n'est pas digne d'un Communiste. Je ne veux pas vous donner de leçon d'humanisme, mais simplement vous sensibiliser sur le fait qu'une expulsion constitue un remède pire que le mal !  Vous pourrez en prendre conscience en lisant ce tweet envoyé à Valèrie Trierweiller par un petit garçon rom de 7 ans : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article129416 , dont voici un extrait :

 

"Mardi matin, j’ai été expulsé « d’un campement insalubre » en application d’une décision de justice. Je ne sais pas pourquoi cette expulsion a eut lieu au mois d’août. Le jugement et le commandement de quitter les lieux ont été notifiés au mois de mai.

De mauvaises langues disent que monsieur Valls à attendu le milieu de l’été pour expulser tout le monde en même temps dans l’espoir que cela passerait inaperçu.

 

Toute la journée, nous avons dû marcher parce que la police nous empêchait de nous reposer et de poser nos affaires. « Ce sont les ordres » disait le chef de la police. Une voiture de policiers en civil nous a suivis partout. On s’est sentis traqués comme des bêtes.

Le soir, nous avons trouvé un endroit au milieu de nulle part. Il y avait déjà des Roms qui venaient d’un autre campement expulsé. Nous avons construit des abris de fortune avec des bouts de bois et des branches. La nuit je n’ai pas dormi. J’avais peur. Il y avait beaucoup de bruits étranges. Avant nous, il y avait d’autres animaux qui occupaient cet endroit. Ils ne devaient pas être très contents que nous soyons ici. Plus personne ne veut de nous.

 

Le lendemain matin, des policiers en civil sont venus nous dire de partir. Nous avons dit que nous avions le droit de rester parce que les premières personnes étaient arrivées ici il y a une semaine. Le chef de la police à appelé quelqu’un au téléphone et puis au bout d’une heure, il nous a dit que non, qu’il fallait partir tout de suite ou alors qu’il appellerait des renforts.

Nous avons refusé. Des dizaines de CRS sont arrivés. Ils nous criaient dessus : « Dégage », « Retourne dans ton pays », « Si ça ne tenait qu’à moi, je les mettrais tous dans un train et direction, la Roumanie ». Je ne comprends pas pourquoi ils nous parlent comme ça. Mon pays c’est la France, je vais à l’école, je parle français et je n’ai jamais mis les pieds en Roumanie."

 

Ce que je ne considère pas comme "Un combat Communiste, combat pour une digne vie" J'ajouterai que la seule façon d'intègrer cette population réside dans la scolarisation des enfants, chose irréalisable dans de telles conditions.

 

Je ne veux pas rejetter sur vous la responsabilité de cette situation. Il est évident que dans cette affaire, le gouvernement ne tient pas ses promesses électorales et que l'union Européenne néglige le problème. Est ce pour autant que les collectivités locales doivent fuir certaines responsabilités ? Vous avez mis à disposition des bungalows dans le cadre du plan grand froid; N'y a t'il pas quelques budgets à amputer pour une mise à disposition plus longue (en attendant mieux) ? Vous avez aussi un droit de réquisition de logements ou d'entrepots. Même s'il faut passer devant une commission, même si la réquisition concerne les personnes en situation régulière ( les roms ne sont pas tous en situation irrégulière) .  Vous avez aussi la possibilité de réquisitionner du matériel ( de btp en particulier). Cela n'empèche pas dans un même temps d'organiser une manifestation regroupant les populations locales solidaires et volontaires ( Lyon et agglo) le roms, les associations et d'investir le siège de la région, la préfecture ou le siège de la Courly ( le Grand Lyon comme on dit maintenant) . Vous réclamez une table ronde, peut être faut il que ce soit le peuple qui l'exige ! Ce sont peut être des solutions toutes faites, mais si de vraies solutions doivent être trouvées, elles ne peuvent l'être qu'avec un peu de volonté, en réveillant notre conscience humaine.

 

Fraternellement

 

Serge

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 30 Août 2012

Voici la réponse, recue par mail, de Michèle Picard Maire de Vénissieux à ma lettre ouverte ...

 

Monsieur,

 

 

 

A vous lire, je constate que vous parlez d’une situation que vous ne connaissez pas. D’une part, celle du squat qui a été démantelé à la demande d’un propriétaire privé, situé à proximité de la place Grand Clément (Parilly) à Vénissieux, de leurs occupants et des riverains, et d’autre part, celle qui concerne l’investissement du Maire et des services de la ville sur cette question.

 

 

 

Vénissieux mène, dans ce domaine, une politique volontaire et cohérente, dans la limite de ses compétences. Elle est la seule commune à avoir mis en place un dispositif pour prévenir les risques et mettre en sécurité les occupants de squats et les riverains. En 2010, nous avons eu un incendie à l’intérieur d’un squat avec, à proximité, des bouteilles de gaz qui aurait pu engendrer un drame. Dorénavant, les services municipaux font le tour quotidiennement des squats, le service communal d’hygiène et de santé, assure un suivi médical sur chaque site, en relai avec la Protection Maternelle Infantile et Médecins du monde, et les enfants sont vaccinés. Le service éducation veille à la scolarisation des enfants dans les différents groupes scolaires. Nous travaillons en lien avec les associations d’aide à ces populations. Quand les conduites d’eau ont gelées cet hiver, nous avons fourni aux occupants des bouteilles d’eau, répondant ainsi à l’urgence. Quand la ville a été sollicitée par le Préfet pour l’installation de mobil homes sur la commune dans le cadre du dispositif Grand froid, nous avons été une des premières communes à accepter et nous avons largement communiqué pour faire savoir que ce dispositif concernait également les Roms.

 

Nous traitons la question des squats, à notre niveau, avec humanité. L’Etat et l’Union européenne laissent les collectivités gérer seules les problèmes d’hygiène, de sécurité et les risques sanitaires encourus par les conditions de vies précaires de ces populations. L’errance des Roms est une question nationale qui doit être traitée au bon niveau, sinon nous en serons réduits à mettre des pansements sur une jambe de bois (+ de 1000 Roms errent sur l’agglomération). J’ai plusieurs fois alerté le Préfet et demander une table ronde avec tous les acteurs pour traiter avec dignité et décence ces populations.

 

 

 

Chaque squat a ses propres problématiques. Nous avons eu à gérer en même temps sur la ville jusqu’à cinq squats. Jamais nous n’avions connu autant de nuisances que celui de Parilly. Les agents de la ville ou du Grand Lyon se faisaient agresser lorsqu’ils géraient l’évacuation des déchets (15 mètres cubes étaient évacués par semaine). Les habitants et les voisins étaient confrontés à une mendicité agressive que nous n’avions connue sur aucun autre squat. Le trouble à l’ordre public à proximité du squat était permanent et la population était exaspérée. Le maire ne peut pas faire la sourde oreille et se doit de l’entendre. Il faut à la fois tout tenir, le droit à une vie digne pour ces populations et la sécurité et à la tranquillité pour les habitants. Je me refuse à accepter des bidonvilles et la misère, c’est le sens de mon engagement sur ma ville. Vénissieux comporte plus de 53 % de logements sociaux et nous sommes confrontés chaque jour aux difficultés de vie de nos administrés : difficultés à se loger, à se nourrir, à se soigner. La dernière étude Compas a révélé que Vénissieux se trouvait à la 14ème place sur cent communes, avec un taux de pauvreté de 32 %. Ce n’est pas une surprise pour nous qui voyons chaque jour l’aggravation du niveau de vie des vénissians (3912 foyers touche le RSA sur la ville). Si vous consultiez mon site, vous verriez toutes les actions, initiatives que je mène pour lutter contre la pauvreté sur la ville. Je pense notamment aux arrêtés contre les expulsions locatives, les coupures d’eau et d’énergie, à la commission de lutte contre la grande pauvreté pour une vie digne, mise en place en 2008 et qui travaille avec les associations pour répondre à l’urgence sociale et au travail considérable des services sociaux de la ville (l’aide sociale a progressé de 20 % en un an, les réductions de cantine dans la même proportion). Mais accompagner la misère ne suffit pas, il faut aussi la combattre. C’est ce que je fais au quotidien, en dénonçant et en alertant sur une situation qui ne cesse de s’aggraver. Je n’ai donc en matière d’humanisme aucune leçon à recevoir.

 

 

 

Vous proposez un centre, un local pour installer des populations Roms et vous avez une solution toute faite : annuler des projets de la ville, des actions culturelles. Sachez que les vénissians ont élu l’équipe municipale sur un programme et que nous veillons à respecter cet engagement. Les vénissians ont aussi droit au « beau », à des équipements, à la culture…tant il est vrai que l’éducation la culture, le sport participent à la lutte contre l’exclusion et favorisent l’intégration. Dans un contexte où les budgets des collectivités sont restreints (dotations et subventions en baisse, transfert de charges sans contreparties financières), bien que nous soyons souvent confrontés à des choix cornéliens, nous gardons, à Vénissieux, le cap d’une politique sociale forte et ambitieuse.

 

 

 

Vous faites référence au communisme et à ses valeurs, il est évident que les Roms sont aussi des victimes du capitalisme. Mais le vrai sujet n’est pas de laisser les maires seuls gérer ces situations sur leurs territoires, mais bien de porter politiquement le débat au niveau national et européen, une union européenne ultra libérale plus soucieuse des capitaux que des peuples qui la compose. Dénoncer, agir, c’est le rôle du parti communiste et des forces de gauche. En tant que militante, je porte aussi ce débat dans mon parti. Il n’y a pas de fatalité à la misère. Le combat communiste, c’est le combat pour une vie digne.

 

 

 

J’espère que ces éléments vous permettront d’être un peu plus objectif sur l’action de la ville de Vénissieux et de son maire.

 

 

 

Recevez Monsieur mes salutations.

 

 

 

Michèle Picard

 

Maire de Vénissieux

 

 

 

 

 

http://www.michele-picard.com

Hôtel de Ville

5 avenue Marcel-Houël - 69200 VENISSIEUX

Tel : 04.72.21.45.20

Fax : 04.72.2145.15

 

 

Michèle, je vous remercie de l'attention que vous avez porté à mon courrier, je vais prendre le temps de vous répondre, car il y a deux trois ptites choses qui me turlupinent. Je souhaite le faire dans un état d'esprit constructif, tout simplement.

Amicalement

Serge

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté