Publié le 25 Juin 2012
En ce triste anniversaire, une pensée pour cet homme épris de liberté
Donnez moi la vie que j'aime le long de ma route un ruisseau donnez moi le ciel joyeux et le chemin de traverse ...
Publié le 25 Juin 2012
En ce triste anniversaire, une pensée pour cet homme épris de liberté
Publié le 24 Juin 2012
Le N°5 de La Voix des Autres est sorti depuis le mois de mars.
Vous trouverez le sommaire et des extraits ainsi qu'un lien pour vous le procurer ici :
http://poesiedanger.blogspot.fr/2012/04/extraits-du-n5-de-la-voix-des-autres.html
Dans le cahier consacré à Angye Gaona, vous trouverez un recit poignant de son emprisonnement :
"La plupart des prisons du monde sont faites pour dégrader millimètre par millimètre la dignité des êtres qui s'y trouvent"
La poète Colombienne, toujours en attente de jugement répond également aux questions de Chistina Castello.
Il ressort de cette interview une force et une sérénité que l'on ne rencontre que chez les êtres d'exception.
"Parce que je sais que révolutionner notre relation avec le monde et retrouver l'autre dans sa dimension de générosité est à notre portée. Parce qu'ainsi, nous atteindrons le bonheur que signifie de travailler pour la joie et le plaisir de tous"
"Parce que je suis innocente la poèsie ne m'abandonne pas"
Il y a du Léonard Peltier et du Nazim Hikmet chez cette femme qui fait parler les volcans :
"Les questions retentissent,
claquements dans les tympans officiels.
S’éveillent les noms harcelés,
les écartelés sans sépulture,
occultés sous la fange impunie.
Les noms se raniment dans les voix ;
les murs des prisons peuvent s’effondrer,
les trônes peuvent être pris,
les frontières se diluent,
si on invoque ces noms.
Aucune arme, aucun affront, rien,
ne devra répliquer à ces noms calcinants."
Angye Gaona
Extrait du poème Le volcan parle
Traduction française de Pedro Vianna
Dans ce numéro, André Chenet vous fera découvrir un loup blanc qui voit loin, très loin ...
Kader Rabia vous offrira ses traductions d'un choix de poèmes de Mahmoud Darwich...
Il vous offira un verre de vin du Bled ...
Rodrigo Verdugo Pizarro viendra du Chili faire quelques annonces ...
Chistina Castello vous peindra une poèsie en forme de U ...
Vous découvrirez bien d'autres poètes dans cette arche de mots, d'amour et de Liberté.
Merci à André Chenet et Christina Castello pour ces mots qui m'ont touchés
Les yeux clos je vois des plénitudes
les mouvements amoureux de l'univers
Publié le 10 Juin 2012
Howard Zinn est né en 1922, à Brooklyn, dans une famille d’immigrés. Il est mort le 27 janvier 2010, laissant derrière lui de nombreux ouvrages importants dont l’incontournable Histoire populaire des Etats-Unis, de 1492 à nos jours (éditions Agone). Howard Zinn a traversé le XXème siècle sans se contenter de l’observer.
Formé à la lutte des classes dans les rues du New York de la grande dépression des années 30, jeune ouvrier d’un chantier naval, il s’est ensuite engagé dans la Seconde Guerre mondiale comme bombardier dans l’US Air Force, pour combattre le fascisme en Europe. Bouleversé par le bombardement (inutile) de Royan au napalm et par les conséquences de Hiroshima, il va s’engager toute sa vie contre la logique de guerre américaine.
Dans l’ambiance du maccarthysme d’après-guerre, Howard Zinn décide de se lancer dans des études universitaires d’Histoire, auxquelles il a accès gratuitement en tant que vétéran. Son premier poste de professeur, il l’obtient dans un collège d’étudiantes afro-américaines du sud des Etats-Unis. Il prend alors part activement dans les mouvements pour les droits civiques des noirs américains, contre la ségrégation raciale. Il prend part à la résistance non-violente des étudiants, les manifestations, les sit-in, les freedoms rides, les procès... La pratique de la désobéissance civile traverse les Etats-Unis des années 50 et 60 et marquent énormément la pensée de Howard Zinn.
Renvoyé pour "insubordination", il rejoint l’Université de Boston en 1964, au moment où la guerre du Vietnam éclate et s’engage immédiatement dans les mouvements anti-guerre, au début encore très marginaux. En tant que vétéran, Howard Zinn va jouer un rôle important dans la libération de soldats américains prisonniers, tout en donnant encore plus d’écho aux opposants à la guerre.
Howard Zinn apparait aussi comme témoin dans l’affaire des Pentagone Papers (l’ancêtre de wikileaks en quelque sorte...) qui a donné le coup de grâce à la propagande de guerre dans l’opinion publique américaine de l’époque.
Toujours attentif à s’exprimer pour le plus grand nombre, il est l’auteur de pièces de théâtre à succès : "Emma" (sur la militante libertaire Emma Goldman) et Marx in Soho (traduit en français par Karl Marx, le retour).
De ses souvenirs d’enfant de la « classe laborieuse » dans le New York des années 30 à l’élection de Barack Obama, l’oeuvre de Howard Zinn mêle sa propre expérience et l’histoire populaire, une mémoire qui met sur le devant de la scène les acteurs oubliés de l’Histoire officielle et qui restera comme un modèle de référence pour les générations futures.
source : http://www.lesmutins.org/Howard-Zinn-Une-histoire-populaire.html
Publié le 3 Juin 2012
Publié le 26 Mai 2012
United we stand, divided we fall
Let’s make this land safe for one and all
I’ve got a message and you know it’s right
Black and white together, unite and fight!
Publié le 23 Mai 2012
Aujourd’hui dans le monde, environ 215 millions d’enfants travaillent, souvent à plein-temps. Ils ne vont pas à l’école et n’ont pas ou peu de temps pour jouer. Ils ne reçoivent souvent pas l’alimentation ni les soins qui leur conviennent. On les prive de leur enfance. Plus de la moitié de ces enfants sont exposés aux pires formes de travail des enfants: conditions de travail dangereuses, esclavage, ou autres formes de travail forcé; activités illicites, y compris le trafic de drogue et la prostitution; enrôlement dans un conflit armé.
Guidé par les principes inscrits dans la convention (n° 138) de l’OIT sur l’âge minimum et dans la convention (n° 182) sur les pires formes de travail des enfants, le Programme focal de l’OIT pour l’abolition du travail des enfants (IPEC) s’emploie à obtenir l’éradication effective du travail des enfants
12 JUIN 2012
Cette année, la Journée mondiale contre le travail des enfants mettra en lumière le droit de tous les enfants d’être protégés contre le travail des enfants et contre toutes violations des droits de l’homme fondamentaux. En 2010, la communauté internationale a adopté une Feuille de route en vue de l’élimination des pires formes de travail des enfants d’ici 2016, laquelle souligne que le travail des enfants constitue une entrave aux droits de l’enfant et un obstacle au développement. La Journée mondiale de 2012 mettra l’accent sur le chemin qui reste à parcourir pour faire de la Feuille de route une réalité.
Source : http://www.ilo.org/global/lang--fr/index.htm
La convention sur les droits de l'enfant est claire :
"Les enfants ne doivent être astreints à aucun travail comportant des risques ou susceptibles de compromettre leur éducation ou de nuire à leur développement."
Par ailleurs, le 29 mai à 20h45, sera diffusé sur Arte, un documentaire de Hubert Dubois : "Enfants forçats"
Dans ce film, Hubert Dubois recueille avec pudeur leurs témoignages, leurs espoirs — l’accès à l’éducation, la possibilité d’un travail —, soulignant leur lucidité, lorsque, interrogés sur la raison de leur embauche, ils répondent : « nous coûtons moins cher ».
Enlevés, vendus, ces enfants corvéables à merci et payés chichement sont les victimes de patrons mafieux et d’entreprises « non concernées » travaillant pour des marques telles que Calvin Klein, Kohinoor… L’unique issue hors du cycle de l’esclavage, pour cette enfance prise en otage, repose sur le concours d’organisations non gouvernementales (ONG) comme Global March Against Child Labour, dirigée par Kailash Satyarthi, fondateur de l’ONG indienne Bba, un des principaux leaders de la responsabilisation de grandes marques internationales qui est à l’initiative d’actions choc menées pour venir au secours de jeunes séquestrés par leurs employeurs. Ces interventions d’une rare violence, Hubert Dubois les a filmées en Inde : les activistes y sont lynchés à mort alors qu’ils tentent de soustraire les enfants à leurs patrons. « Chaque jour est important, dans la vie d’un enfant », précise Satyarthi : « Si on ne les libère pas, c’est autant de jours perdus dans leur vie. »
D’autres ONG, comme l’association Anape, au Burkina Faso, vont à la rencontre d’adolescents pour leur proposer une alternative au travail sur les sites aurifères ou à la mendicité. Ainsi ce petit Touareg, contraint de mendier dans les rues de Ouagadougou pour subvenir aux besoins de sa famille, et qui part de chez lui chaque matin comme s’il allait travailler : « Je gagne deux euros par jour. Mais parfois rien. » A la question : « Aimerais tu étudier ? », il répond : « Oui ! Mais cela n’est possible que si mes parents sont aidés ». Ou tel autre, âgé de dix ans, déclarant gagner huit euros par an à piler de la terre sur une mine d’orpaillage.
Source : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-05-15-Enfants-forcats
Un extrait saisissant sur ce lien : http://vimeo.com/38158523
Certains enfants sont astreints, parfois dès l’âge de 5 ans, à des tâches au-delà de leurs forces, compromettant leur santé et leur développement, et les exposant même à la mort. Ils constituent une main d’œuvre docile, exploitée à l’extrême et privée de tous ses droits. Certains sont enchaînés par une dette perpétuelle qui lie leurs parents à des employeurs véreux. D’autres, exclus de l’école par la pauvreté, n’ont d’autres solutions que de vendre leurs bras pour assurer leur survie ou celle de leur famille.
Pourtant la quasi-totalité des Etats en ratifiant la convention 182 du BIT se sont donné comme objectif d’éradiquer ce fléau d’ici 2016. Des progrès ont été réalisés, mais ils sont aujourd’hui compromis par la crise économique. Dans la continuité de «L’Enfance Enchaînée »qu’il réalisa en 1992 Hubert Dubois a mené une enquête dans plusieurs pays afin de mesurer le chemin qu’il reste à parcourir.
Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/enfants-forcats,250844-note-97858
Publié le 12 Mai 2012
Publié le 1 Mai 2012
Quelques mots de Paul Eluard pour dire à Angye Gaona que nous ne l'oublions pas !
Dit de la force de l’amour
Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre mon désespoir et la raison de vivre
Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre il y a ma colère
Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir
Pour tous les innocents qui haïssent le mal
La lumière toujours est tout près de s’éteindre
La vie toujours s’apprête à devenir fumier
Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini
Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe
Et la chaleur aura raison des égoïstes
Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas
J’entends le feu parler en riant de tiédeur
J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert
Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.
Paul Eluard
http://angyegaona.blogspot.fr/
Publié le 23 Avril 2012
Dsk ? Hollande ? Sarko ? ou Marine ?
Pour plus de reflexion ... un lien salvateur : http://www.pierrecarles.org/
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Publié le 22 Avril 2012