Publié le 18 Mars 2012
Publié le 5 Mars 2012
Publié le 18 Février 2012
Comme quoi, dans les sociètés injustes, la désobéissance est un guide vers la Liberté !
Publié le 13 Février 2012
Tu es comme le scorpion
Dans une nuit d’épouvante.
Comme le moineau, mon frère,
Tu es comme le moineau,
Dans ses menues inquiétudes.
Comme la moule, mon frère,
Tu es comme la moule
Enfermée et tranquille.
Tu es terrifiant, mon frère,
Comme la bouche d’un volcan éteint.
Et tu n’es pas, hélas,
Tu n’es pas cinq,
Tu es des millions.
Tu es comme le mouton, mon frère,
Quand le bourreau habillé de ta peau
Quand l’équarisseur lève son bâton
Tu te hâtes de rentrer dans le troupeau
Et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier.
Tu es la plus étrange des créatures, en somme,
Plus drôle que le poisson
Qui vit dans la mer sans savoir la mer.
Et s’il y a tant de misère sur terre
C’est grâce à toi, mon frère,
Si nous sommes affamés, épuisés,
Si nous sommes écorchés jusqu’au sang,
Pressés comme la grappe pour donner notre vin,
Irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute, non,
Mais tu y es pour beaucoup, mon frère.
Publié le 9 Février 2012
Publié le 7 Février 2012
Publié le 6 Février 2012
Publié le 29 Janvier 2012
Publié le 29 Janvier 2012
Communiste révolutionnaire Libanais
Militant pour une Palestine libre et démocratique
Détenu en France depuis 1984 ...
... Libérable depuis 1999 !
Ancien patron de la DST et ancien député UDF, le préfet Yves Bonnet réclame la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique de France, détenu à Lannemezan. Il dénonce une « vengeance d'état ». Interview.
"Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatilah dont les coupables n'ont jamais été punis. Et aujourd'hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu'elle a libéré Maurice Papon ? J'aimerais rappeler aussi qu'on a remis en liberté l'assassin de Chapour Baktiar, qui lui, sur ordre de l'Iran, avait décapité l'ancien Premier ministre au couteau et lui avait coupé les mains. Ce type-là, qui a commis un crime atroce, a été libéré moins de 20 après les faits. Georges Ibrahim Abdallah, lui, est plus mal traité qu'un serial killer alors qu'il a commis des actes politiques.
S'agit-il alors d'une vengeance d'état, contre Georges Ibrahim Abdallah ?
Je pense que oui et c'est absolument lamentable, d'autant plus qu'il a déjà eu un avis favorable de libération localement. C'est Paris qui refuse par rapport à ses alliés. Je demande à ce que la justice m'entende dans ce dossier."
Lire la suite :
Georges Ibrahim Abdallah a déposé une nouvelle demande de libération il y a une dizaine de jours
Souhaitons que celle ci (la neuvième) soit la bonne !
Tout les détails sur le site de son comité de soutien : http://liberonsgeorges.over-blog.com/articles-blog.html
Et pour ceux qui veulent manifester leur soutien, une pétition en ligne émise par le Rassemblement des démocrates Libanais et Amis du Liban : http://www.petitionpublique.fr/?pi=cauchy49
Publié le 29 Janvier 2012
Jugez par-vous même, car vous jugerez la Poésie si jamais le mot « condamnation » a un sens. Avec cette grammaire nous allons chaque jour à notre travail, en marchant entre les lignes de cette langue nommant abymes et atavismes deuils et misères.
Nous sommes de ceux qui pensent que le monde a aussi été crée pour la célébration de la vie et pour la vie, nous, nous pensons en d’autres termes, dans une réalité autrement définie, dans une autre écriture, dans une autre société où les rêves sont encore possibles. Et avec Angye nous invoquons d’autres mots qui ouvrent des fenêtres sur l’obscurité de notre monde et qui conjurent l’obscure grammaire de la haine et de la peur. En un chœur désobéissant, avec Angye nous, nous disons « mer » et nous disons « plaine », nous disons « sable », « montagne » et « cordillère » et nous nous rebellons contre les mots de la nuit ; nous n'acceptons pas cette nuit imposée. Et nous écrivons des phrases issues d’un monde caché, comme Angye qui écrit « ce que j’apporte c'est la mer », et elle écrit « lisière lumineuse » et d’autres expressions douloureuses telle que « le soleil thésaurise dans les voûtes», «le chemin du sternum ». Peu importe que l’on comprenne ou non, on le dit. Et ne comprend on pas qu’une poète de sa trempe s’efforce d’arracher des étincelles à la lumière là où il n’y a que de la nuit ? Puis nous nous rebellons contre la nuit, et nous disons Soleil des voûtes, tu n’es pas notre soleil ! Soleil des cendres, nous te voulons dehors, libre des prisons qui s’érigent pour cacher le jour aux yeux des humains !
LIBERTE POUR ANGYE GAONA