Publié le 15 Avril 2015
Enfin !!!
Sortie nationale du film "Howard Zinn, une histoire populaire Américaine"
le 29 avril 2015 !
Donnez moi la vie que j'aime le long de ma route un ruisseau donnez moi le ciel joyeux et le chemin de traverse ...
Publié le 15 Avril 2015
Enfin !!!
Sortie nationale du film "Howard Zinn, une histoire populaire Américaine"
le 29 avril 2015 !
Publié le 14 Avril 2015
Avec la rage au cœur
Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur
C'est ma manière d'avoir du cœur à revendre
C'est ma manière d'avoir raison des douleurs
C'est ma manière de faire flamber des cendres
A force de coups de cœur à force de rage
La seule façon loyale qui me ménage
Une route réfléchie au bord du naufrage
Avec son pesant d'or de joie et de détresse
Ces lèvres de ta bouche ma double richesse
A fond de cale à fleur de peau à l'abordage
Ma science se déroule comme des cordages
Judicieux où l'acier brûle ces méduses
Secrètes que j'ai draguées au fin fond du large
Là où le ciel aigu coupe au rasoir la terre
Là où les hommes nus n'ont plus besoin d'excuses
Pour rire déployés sous un ciel tortionnaire
Ils m'ont dit des paroles à rentrer sous terre
Mais je n'en tairai rien car il y a mieux à faire
Que de fermer les yeux quand on ouvre son ventre
Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur
Avec la rage au cœur aimer comme on se bat
Je suis impitoyable comme un cerveau neuf
Qui sait se satisfaire de ses certitudes
Dans la main que je prends je ne vois que la main
Dont la poignée ne vaut pas plus cher que la mienne
C'est bien suffisant pour que j'en aie gratitude
De quel droit exiger par exemple du jasmin
Qu'il soit plus que parfum étoile plus que fleur
De quel droit exiger que le corps qui m'étreint
Plante en moi sa douceur à jamais à jamais
Et que je te sois chère parce que je t'aimais
Plus souvent qu'a mon tour parce que je suis jeune
Je jette l'ancre dans ma mémoire et j'ai peur
Quand de mes amis l'ombre me descend au cœur
Quand de mes amis absents je vois le visage
Qui s'ouvre à la place de mes yeux - je suis jeune
Ce qui n'est pas une excuse mais un devoir
Exigeant un devoir poignant à ne pas croire
Qu'il fasse si doux ce soir au bord de la plage
Prise au défaut de ton épaule - à ne pas croire...
Dressée comme un roseau dans ma langue les cris
De mes amis coupent la quiétude meurtrie
Pour toujours - dans ma langue et dans tous les replis
De la nuit luisante - je ne sais plus aimer
Qu'avec cette plaie au cœur qu'avec cette plaie
Dans ma mémoire rassemblée comme un filet
Grenade désamorcée la nuit lourde roule
Sous ses lauriers-roses là où la mer fermente
Avec des odeurs de goudron chaud dans la houle
Je pense aux amis morts sans qu'on les ait aimés
Eux que l'on a jugés avant de les entendre
Je pense aux amis qui furent assassinés
A cause de l'amour qu'ils savaient prodiguer
Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur
A la saignée des bras les oiseaux viennent boire
ANNA GREKI
Publié le 13 Avril 2015
Le futur Crieur public de la Guillotière, qui va naître ce printemps, appelle à tous les cris. Cris du cœur, petits cris du quotidien, cris de colère et de révolte, cris pour s’amuser, cris pour s’organiser ou au moins déjà, se rencontrer : apportez-lui vos cris !
Cette année, le printemps va nous apporter un Crieur public, préposé au réveil des êtres sensibles. Il s’agit d’un tout petit réveil, infime, intime, mais potentiellement grand, puissant et indomptable. Il ne s’agit pas de « nous parler », il ne s’agit pas de « vivre ensemble », il ne s’agit pas de « mixité sociale » ou de « diversité ». Il s’agit de faire peuple ici, à la Guillotière. Il s’agit de cesser de construire des autres pour partir à la recherche du multiple, du foisonnant, de la folie qui nous traverse et qui nous constitue. Il s’agit de faire confiance à notre grand rire intérieur, d’ouvrir nos portes et qui sait, peut-être de succomber au bonheur incandescent d’une véritable rencontre ?
Pour cela, le Crieur nous invite à jaillir hors de nous-mêmes et à pousser de beaux cris. Le Crieur veut lire et faire entendre nos grands cris du cœur comme nos petits cris du quotidien. Nos cris en désordre, cris du Désordre : les petits et grands soleils qui nous illuminent, ou l’absence de soleil, nos poésies, nos blagues, nos colères, les grondements de nos batailles, le fracas des portes que nous ouvrons, quelques mots pour extirper la grisaille, nos petites annonces parce qu’il n’y a pas de raison que le Crieur ne soit pas utile de temps à autres, nos recettes de cuisine, nos conseils de jardinage, nos déclarations d’amour, de guerre, d’indépendance ou même d’impôts. Et tout le reste aussi bien sûr.
Pour un Bulletin collectif de nouvelles populaires
Selon le proverbe, la dictature c’est « ferme ta gueule », et la démocratie c’est « cause toujours ». Le Crieur, lui, nous invite à faire s’élever nos voix plutôt que de les laisser s’envoler. A nous répondre d’une criée sur l’autre, d’une semaine sur l’autre, à partager les nouvelles qui nous touchent, à annoncer le temps qu’il fait, à commémorer les dates qui nous importent, à parler du très proche et du très lointain pour prendre part au Monde que nous avons envie de voir grandir. A construire, chaque semaine, un Bulletin collectif de nouvelles populaires, crié sur la place publique pour éloigner la terrifiante « actualité » qu’on nous assène à longueur d’écran et de papier gratuits.
Enfin, pourquoi ne pas replonger dans l’enfance, au moins pour un instant ? Le Crieur veut par-dessus tout nous faire entendre des contes. Quoi de mieux pour réveiller nos êtres sensibles et ouvrir nos portes ? Quoi de mieux pour invoquer le désordre rieur, insouciant et généreux de la vie, partout sur Terre et en nous-mêmes ? Le Crieur viendra avec les contes qui nichent déjà sur son épaule. Mais il invite chacun et chacune à apporter « ses » histoires, histoires de la Guillotière, de Lyon, d’ailleurs et de toutes parts. Ainsi, le Crieur s’apprête à conter, et le conteur s’apprête à crier. Non pas avec la prétention de changer le monde gris qui nous harcèle, mais pour que ce monde-là, lui, ne nous change pas. En un mot ? Il espère nous emporter avec lui.
LE CRIEUR PUBLIC DE LA GUILLOTIÈRE
PLACE DU JARDIN ORANGE (MAZAGRAN)
TOUS LES JEUDIS À 18H DÈS LE DÉBUT DU PRINTEMPS
Envie de crier ? Les boîtes à cris sont dispersées dans le quartier !
Pour tout renseignement, contacter le Secrétariat du Ministère : genereuxdesordre [at] riseup.net
Publié le 12 Avril 2015
Joe Hill, né Joel Emmanuel Hägglund le 7 octobre 1879 à Gävle, et aussi connu sous le nom de Joseph Hillström, mort le 19 novembre 1915, est un syndicaliste, membre du syndicat américain IWW (Industrial Workers of the World) et auteur de quelques textes de chansons. Exécuté pour meurtre après un procès controversé, il est devenu une figure des luttes sociales.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, c'est ici : http://poiesique.lautre.net/
Avant son exécution, il écrivit ces simples mots :
"Ne perdez pas de temps dans le deuil. Organisez-vous !
I dreamed I saw Joe Hill last night,
J'ai rêvé avoir vue Joe Hill la nuit derniere,
Alive as you and me.
Vivant comme vous et moi.
Says I "But Joe, you're ten years dead"
J'ai dit " Mais Joe, tu es mort il y a dix ans"
"I never died" said he" (x2)
" Je ne suis jamais mort " A-t-il repondu
"The Copper Bosses killed you Joe,
J'ai dit"Les Copper Bosses vous ont tué,
They shot you Joe" says I.
Ils t'ont tiré dessus" Ai-je dis
"Takes more than guns to kill a man"
"Il faut plus que des armes pour tuer un homme"
Says Joe "I didn't die"(x2)
Joe a dit " Je ne suis pas mort "
And standing there as big as life
Se tenant là, comme plein de vie
And smiling with his eyes.
Et souriant avec ses yeux
Says Joe "What they can never kill
Joe a dit" ce qu'ils ne pourront jamais tuer
Went on to organize" (x2)
A continué à s'organiser"
From San Diego up to Maine,
De San Diego jusque dans le Maine
In every mine and mill,
Dans toutes les mines et les usines
Where working-men defend there rights,
Ou des hommes travailleurs defendent leurs droits
It's there you find Joe Hill. (x2)
C'est là que vous trouverez Joe Hill
I dreamed I saw Joe Hill last night,
J'ai rêvé avoir vue Joe Hill la nuit derniere,
Alive as you and me.
Vivant comme vous et moi.
Says I "But Joe, you're ten years dead"
J'ai dit " Mais Joe, tu es mort il y a dix ans"
"I never died" said he (x2)
" Je ne suis jamais mort " A-t-il dit
En 1968, Phil Ochs lui rendra hommage en reprenant la musique de la Ballade de Tom Joad de Woody Guthrie ...
En 2000, c'est au tour de Fred Alpi de nous rappeler qu'on ne peut pas tuer les chansons ...
Oui, c'est en Suède que Joe Hill est né
Avant de vivre aux USA
Où la misère s'appelle Liberté
Elle l'a attrapé dans ses bras
Joe a choisi d'être apatride
Car il était de ceux
Qui ne possèdent que leurs rides
Une fois qu'ils sont vieux
On peut fusiller un chanteur
Personne ne peut tuer des chansons
Il n'existe aucun projectile
Capable d'arrêter Joe Hill
Joe Hill chantait le noir de la colère
Avec le rouge de son sang
Même les jours où la soupe est bien claire
Tant qu'on chante on est vivant
C'est le feu de la révolution
Qui réchauffait le cœur
Des camarades de l'Association
Internationale des Travailleurs
On peut fusiller un chanteur
Personne ne peut tuer des chansons
Il n'existe aucun projectile
Capable d'arrêter Joe Hill
Parce que Joe Hill n'a pas voulu trahir
L'état l'a jeté en prison
Puis a tenté d'effacer son sourire
Avec quelques grammes de plomb
Ses cendres ont vaincu la laideur
En se dispersant
Elles ont aidé quelques fleurs
À éclore au printemps
On peut fusiller un chanteur
Personne ne peut tuer des chansons
Il n'existe aucun projectile
Capable d'arrêter Joe Hill
Publié le 9 Avril 2015
Quand on a que …
J’aurais tant aimé être un fasciste
Ou peut-être même un journaliste
Faire croire que je renie mon père
Quand mes actionnaires se désespèrent
J’aurais tant voulu cracher ma haine
Que mon hypocrisie ne soit pas vaine
Faire croire aux gens quand ils espèrent
Que l’amour est une vipère
Mais c’est foutu que voulez-vous
Je pisse sur la propagande
Les nazis et leur sarabande
Et puis le buzz et tout et tout
Je tends mon cœur aux feuilles mortes
Car elles ne m’ont jamais trahi
Mes yeux ne seront jamais ébahis
Par le manque que la foule exhorte
Hobo-Lullaby
Publié le 20 Mars 2015
Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Louis Aragon
En 1957, Big Bill Broonzy enregistre "Hollerin' and cryin' the Blues", (brailler et pleurer le Blues)
Le morceau qui ne devait durer qu'environ trois minutes, en fera dix. Pris par une émotion de plus en plus forte, le chanteur s'interrompt brutalement dans un sanglot, et refusera de recommencer l'enregistrement ...
La guitare
fait pleurer les songes.
Le sanglot des âmes
perdues
s'échappe par sa bouche
ronde.
Federico Garcia Lorca
I got a letter this morning
Made me sad and blue
Said my woman's in trouble
You know I'm in trouble too
That's why I'm so lonesome
Lord and I stay blue all the time
Ah but that's all right
I will overcome some day
I couldn't do nothing
'Cause I was sad and blue
I know there's some' wrong with my baby
And it hurts me too
That's why I'm so lonesome
And I stay blue all the time
Yeah but that's all right
I will overcome some day
Nights are so lonesome
Days are so blue
Just sittin' here rubbin' my hands baby
Wonderin' what happened to you
That's why I'm so lonesome
Lord and I stay blue all the time
Yeah but that's all right
I will overcome some day
Publié le 17 Mars 2015
Cet article est reposté depuis L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A.
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Le 16 mars 2015 Yep ! Voilà comme chaque année le retour pour mémoire de cette date où la gueule de m. a fini en compote, frappée par des policiers au zèle toujours remarquable. Six ans. Et comme rien de tout cela n’a cessé, ni avant, ni après, ni ici, ni ailleurs, comme elle ne fut qu’un point parmi tant d’autres, il convient de nous rafraîchir et de continuer à dénoncer ces viol
http://opa-infos.over-blog.com/2015/03/veterante-clip-o-p-a.html
Publié le 15 Mars 2015
Une musique qui sort des sentiers battus
Qui ne revêt ni conformisme, ni commémoration
La lignée des fleurs vient de l'envol, vous comprenez ?
SEULE LA VOIX DEMEURE
Pourquoi je devrais m’arrêter, pourquoi ?
Les oiseaux ont filé vers les côtes bleues
L’horizon est vertical
L’horizon est vertical, et le mouvement une eau jaillie
Aux limites de la vision tournent les planètes lumineuses
La terre dans les hauteurs se répète
Les puits d’air se métamorphosent en tunnels communicants
Et le jour est une étendue qui dépasse les idées du ver à journal
Pourquoi je devrais m’arrêter ?
Le chemin traverse les vaisseaux de la vie
L’environnement au creux de l’utérus de la lune
Tuera les cellules contaminées
Et dans l’espace chimique de l’aube
Seule la voix demeure
Seule la voix attirera les particules du temps
Pourquoi je devrais m’arrêter ?
Qu’est-ce qu’un marécage
Sinon une frayère d’insectes corrompus
Des têtes gonflées des cadavres sortent les pensées de la morgue
Le lâche dissimule sa lâcheté dans le noir
Et quand c’est le cafard qui parle pourquoi je devrais m’arrêter ?
L’œuvre des lettres en plomb est vaine
Elle ne sauvera pas de la médiocrité
Je viens des arbres
Respirer l’air vicié me rend malade
L’oiseau qui mourait m’a laissé un conseil
Me souvenir de l’envol
Le but de toute force
Est de fusionner avec l’essence du soleil
De se couler dans l’intelligence de la lumière
Les moulins à vent se détraquent en toute logique
Pourquoi je devrais m’arrêter ?
Mes seins nourrissent les grappes vertes du blé
La voix, seule la voix demeure
La voix du désir limpide de l’eau à couler
La voix de l’étoile dans sa profusion lumineuse
Sur la paroi féminine de la terre
La voix concevant l’embryon du sens
Et l’expansion du partage de l’amour
La voix, la voix, seule la voix demeure
Au pays des nains
La mesure tourne toujours
Dans l’orbite du zéro
Pourquoi je devrais m’arrêter ?
J’obéis aux quatre éléments
Et le gouvernement local des aveugles
N’a pas à dicter le règlement de mon cœur
Que gémisse sans fin la sauvagerie
Dans le sexe de l’animal me laisse indifférente
Que remue sans valeur le ver
dans le vide de la chair me laisse indifférente
J’ai la lignée des fleurs dans le sang qui m’exhorte à vivre
La lignée des fleurs, vous comprenez ?
Forough Farrokhzad (1935-1967, Iran)
Avec beaucoup d'amour pour .... tout ceux qui donnent leur amour
Ceux qui combattent les silences
qui tendent les mains au quotidien
à ceux qui ont loupé un train
à ceux qui embrasse les lendemains
à ceux qui souffrent de ce mal incurable
à ceux qui font l'amour avec l'espoir ..
Publié le 1 Mars 2015
Publié le 28 Février 2015