Publié le 10 Mai 2015

 

 

 

Ils peuvent même faire mouche
Mais nous pouvons aussi
Les voir s’enfuir
Ces histoires sans beauté
Où l’esprit se consume

Peuple
J’entends d’ici ta plainte
Ainsi que tes paroles
Toi qui frappe du pied comme un enfant
Toi qui te prends pour ta propre légende
Allons à compter de ce jour
Porter quelque chose de nouveau

Attendre était mon chant
Je n’ai rien fait pour l’abolir
Aujourd’hui une musique inconnue
Peut bien suffire
A faire s’enfuir les rois

Ecrits
Lois
Croyance en la toute puissance des rois
Revenons faire quelque chose
Avec une autre lumière

Il faut créer pour l’homme
Un chant de haute renommée
Un chant jamais entendu
Mais connu de tous
Un chant qui par lui-même chante
Sans besoin de grelots
Et autre fanfreluches

Nous verrons
Je vous l’assure
Flamber les châteaux
Et les casquettes galonnées
Voici que coule ce matin
La fontaine 
Indomptée

 

Norbert Paganelli  -  Discours, extrait de "Canta à i sarri" (Chants aux crêtes)

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #musique

Publié le 8 Mai 2015

Willie Mae « Big Mama » Thornton (1926-1984)

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 1 Mai 2015

ça vous dirait un petit tout sur les autoroutes du Blues ?

Highway 13 (en duo avec John Hammond jr)

Highway 49

highway 51

highway 61

n° complémentaire : lonesome

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 30 Avril 2015

Si Freddie Gray n'avait pas été assassiné par le police, on aurait pu lui demander son avis ...

Baltimore 1968

Baltimore 1968

Baltimore 2015

Baltimore 2015

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté, #Répression

Publié le 27 Avril 2015

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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Publié le 19 Avril 2015

Sunday Music

 

Liza Kalverage était une activiste, qui a eu en particulier un grand investissement contre la guerre du Vietnam. Le 25 mai 1965, avec deux autres amies, elle avait bloqué le départ d’un navire qui devait livrer quelques tonnes de Napalm à l’armée américaine. Dans leurs plus beaux habits du dimanche, elles s’étaient tenues sur la plateforme menant au bateau, refusant d’en bouger. Il avait fallu les emmener de force, et elles avaient été arrêtées.

À son procès, elle avait raconté son histoire, et ce sont de ses propres mots que Pete Seeger a tiré magnifique chanson ici proposée. Elle avait expliqué à ses juges comment elle avait été amenée à prendre conscience des questions de responsabilité individuelle et collective. Née en 1923 à Nurenberg, elle avait grandi dans l’Allemagne nazie. Toute jeune, à la fin de la guerre, elle avait rencontré un militaire américain qui se trouvait là en garnison, et qui devait devenir le compagnon de toute une vie, Bernie Kalverage. Mais épouser un militaire américain, en 1945, pour une jeune allemande, n’allait pas de soi : elle avait été longuement interrogée sur son attitude passée à l’époque nazie. Elle n’était qu’une enfant, puis une adolescente quand ce système avait été mis en place. On lui avait alors demandé ce qu’avait été l’attitude de ses parents, et c’est là une question à laquelle elle ne savait pas répondre.

Devenue américaine, elle n’avait pas oublié la leçon. Elle savait qu’on ne doit pas assister sans réagir aux crimes qui se commettent. Elle savait qu’à défaut, on encourrait une responsabilité collective. Et que ses enfants sauraient quoi répondre lorsqu’on leur demanderait ce que faisait leur mère lorsque…

Liza Kalverage est décédée le 8 mars 2009, toujours militante. Cinq enfants, six petits-enfants, deux arrière-petits-enfants sauront répondre à la question.

 

 

 

 

 

 

Mon nom est Lisa Kalvelage

 

 

Mon nom est Lisa Kalvelage, je suis né à Nuremberg

Et quand les procès se sont tenus là il y a dix-neuf ans

Il m'a semblé ridicule de tenir toute une nation responsable

Pour les horreurs que le monde a  subies

Quelques temps plus tard quand j’ai voulu épouser un G.I.

Un fonctionnaire du consulat américain m'a interrogé

Il a refusé mon permis de sortie, a dit que mes réponses n'ont pas montré

Que j'avais tiré ma leçon de la responsabilité.

 

Ainsi soudainement j'ai été forcé de commencer à penser sur ce thème

Et quand plus tard on m'a permis d'émigrer

On doit m'avoir demandé cent fois où j'étais et ce que j'ai fait

Dans ces années où Hitler a gouverné notre état

J'ai dit que j'étais un enfant ou au maximum un adolescent

Mais cela a seulement prolongé l'interrogation

Ils demanderaient, où étaient mes parents, mon père, ma mère

Et à tout ceci je ne pourrais rien répondre

 

La graine plantée là à Nuremberg en 1947

Commença à germer et grandir

Progressivement j'ai compris ce que ce verdict m'a signifié

Quand il y a des crimes que je peux voir et que je peux savoir

Et maintenant je sais aussi ce qu'il en est de la culpabilité massive

Une fois dans une vie c’est assez pour moi

Non, je ne pouvais le prendre  une deuxième fois

Et c'est pourquoi je suis ici aujourd'hui.

 

Les événements du 25 mai, le jour de notre protestation,

Je mets un petit contrepoids de l'autre côté

Espérant qu'un jour ma contribution à la paix

Aidera juste un peu à renverser  la marée

Et peut-être pourrais-je  dire à mes six enfants

Et plus tard leurs propres enfants

Que finalement leur avenir ne doit pas être silencieux

Quand on leur demandera, Où était votre mère, alors ?

 

 

Pete Seeger

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 18 Avril 2015

  Réveillez-vous, réveillez-vous, ô égarés !

 

    Vos religions sont subterfuges des Anciens.

 

    Ils disent que le Temps mourra bientôt,

 

    Que les jours sont à bout de souffle.

 

    Ils ont menti – ils ignorent son échéance.

 

    N’écoutez pas ces champions de fourberie.

 

    Les gens voudraient qu’un imam se lève

 

    Et prenne la parole devant une foule muette.

 

    Illusion trompeuse – il n’est d’imam que la raison,

 

    Notre guide de jour comme de nuit.

 

    Peut-être dans les temples se trouvent-ils des gens

 

    qui procurent la terreur à l'aide de versets,

 

    Comme d'autres dans les tavernes

 

    Procurent le plaisir.

 

    Les lois divines ont semé parmi nous la rancune

 

    Et nous ont apporté toutes sortes de malheurs,

 

    Les corps vont à la poussière.

 

    Aucun savant ne sait où va l'âme.

 

    Malgré moi, je suis sorti en ce bas monde,

 

    Et mon voyage est pour un monde ailleurs.

 

    Cela malgré moi aussi, et Dieu m'en est témoin !

 

    Suis-je prédestiné, entre ces deux mondes,

 

    A accomplir une tâche,

 

    Ou suis-je libre de mes choix ?

 

    Raison - demeures laissées à l'abandon

 

    Ignorance - solides demeures habitées.

 

    La religion - commerce de morts.

 

    Pour cette raison, c'est un objet invendable

 

    parmi les vivants.

 

    L' égaré appelle impie celui qui ne partage pas sa foi.

 

    Malheur à lui ! Quel homme n'a pas connu l'impiété ?

 

    Le Livre est devenu trompettes des égarés,

 

    Et les versets, mélodies.

 

    Ils en ont joué, puis, dans leur infamie,

 

    Les ont agitées comme des épées

 

    Sur l'homme paisible qui veille

 

    Au clair de lune.

 

    Je ne blâme pas l'athée?

 

    Mais plutôt celui qui, craignant l'enfer,

 

    Persiste dans sa furie.

 

    La raison ne peut que s'étonner des lois,

 

    Qu'elles soient païennes, musulmanes,

 

    juives ou chrétiennes.

 

    Vos temples et vos bordels se valent.

 

    Loin de moi, Ô genre humain!

 

    Puissé-je rester sous terre et ne pas me lever

 

    Quand Dieu vous appellera à la résurrection!

 

    Quant à la certitude, elle n'existe pas.

 

    L'apogée de mes efforts se trouve

 

    Dans l'intuition et les pressentiments.

 

    J'ai poussé loin mes recherches

 

    Et mes investigations.

 

    J'affirme, malgré cela,

 

    Que je suis perdu et ignorant.

 

    Le mensonge a détruit

 

    Les habitants de la terre.

 

    Leurs descendants se sont groupés en sectes

 

    Qui ne peuvent fraterniser.

 

    Si l'inimitié n'avait été dans leur nature,

 

    Dès l'origine,

 

    Mosquée, église et synagogue

 

    N'auraient fait qu'une.

 

    La vérité est soleil recouvert de ténèbres -

 

    Elle n'a pas d'aube dans les yeux des humains.

 

    La raison, pour le genre humain

 

    Est un spectre qui passe son chemin.

 

    Foi, incroyance, rumeurs colportées,

 

    Coran, Torah, Évangile

 

    Prescrivant leurs lois ...

 

    A toute génération ses mensonges

 

    Que l’on s’empresse de croire et consigner.

 

    Une génération se distinguera-t-elle, un jour,

 

    En suivant la vérité ?

 

    Deux sortes de gens sur la terre :

 

    Ceux qui ont la raison sans religion,

 

    Et ceux qui ont la religion et manquent de raison.

 

    Tous les hommes se hâtent vers la décomposition,

 

    Toutes les religions se valent dans l'égarement.

 

    Si on me demande quelle est ma doctrine,

 

    Elles est claire :

 

    Ne suis-je pas, comme les autres,

Un imbécile ?

 

Abu-l-Ala al-Maari Poète Syrien  973 – 1057

 

Les rets d'éternité

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 16 Avril 2015

« Palestine en Vue » est le premier festival du cinéma palestinien en Rhône-Alpes. 
C’est un événement organisé par l’association ERAP.

Il est accueilli à Cran-Gevrier par « La Turbine » du 2 au 4 Mai et à Annecy par« Mjc-NOVEL » du 6 au 9 Mai.

 

 

Palestine en vue
Palestine en vue
Palestine en vue
Palestine en vue

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Palestine, #cinéma