Publié le 21 Mai 2014
Cette semaine, la minéralité expliquée aux cailloux se souvient d'il y a 20 ans au Rwanda
Prends ta machette
Et coupes-leur la tête.
J’ai du sang sur les mains
Mais de remords aucuns !
la suite : http://caro.hobo.over-blog.com/
Donnez moi la vie que j'aime le long de ma route un ruisseau donnez moi le ciel joyeux et le chemin de traverse ...
Publié le 21 Mai 2014
Cette semaine, la minéralité expliquée aux cailloux se souvient d'il y a 20 ans au Rwanda
Prends ta machette
Et coupes-leur la tête.
J’ai du sang sur les mains
Mais de remords aucuns !
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Publié le 18 Mai 2014
Jorge Antonio Cafrune (né à Jujuy, Argentine, le 8 août 1937 - mort à Tigre, Argentine, le 1er février 1978), surnommé El Turco (Le Turc), fut un des chanteurs du folklore argentin les plus populaires de son époque, ainsi qu'un infatigable chercheur et compilateur de la culture de son pays. Jorge Cafrune est né au sein d'une famille d'origine arabe puisque ses grands-parents étaient originaires de Syrie et du Liban. C'est la raison pour laquelle il a été surnommé Le Turc, surnom donné habituellement en Argentine aux descendants de familles arabes. Dans les années 1970, Jorge Cafrune passe plusieurs années en Espagne où il épouse Lourdes López Garzón. Il retourne en Argentine en 1977, alors que le pays est gouverné par le dictateur Jorge Rafael Videla. Lors du festival de Cosquín (janvier 1978), son public lui demande une chanson alors interdite (Zamba de mi esperanza). Cafrune accepte de l'interpréter, en affirmant que "si son peuple lui demande cette chanson, il la lui chante". Teresa Celia Meschiati affirme que cela déplut au régime militaire en place. Le lieutenant Carlos Enrique Villanueva affirme qu'il fallait supprimer Cafrune "comme exemple pour les autres". Le 31 janvier 1978, voulant rendre hommage à José de San Martín, Cafrune entreprit une traversée à cheval pour se rendre à Yapeyú, lieu de naissance du libérateur. Cette nuit-là, il fut renversé près de Benavídez par une camionnette conduite par un jeune homme de 19 ou 20 ans, Héctor Emilio Díaz. Cafrune mourut quelques heures plus tard. Bien que cela n'ait jamais été prouvé, cet accident est en général considéré comme un attentat dû au régime militaire de l'époque.
Source : WIKIPEDIA
Milonga del fusilado
( Traduction libre de Franck Conroy )
Ne me demandez pas qui je suis
Ni si vous m’avez connu.
Les idéaux que j'ai chéris
Grandiront bien que je ne sois plus.
Parti au loin, je demeure
En compagnie de nos rêves.
Et d'autres qui de combattre n’ont de trêves,
Verront naitre d’autres roses ...
Au nom de toutes ces choses
Mon nom sera le seul qui ne meure.
Ne me rappeler pas le visage,
Qui fut mon masque de guerre,
Alors que pourrissait sur ma terre,
La violence et les outrages.
La tête haute je monte au ciel
Et je le vois s’éclaircir
Bien peu m’ont entendu rire
Je pars avec un rire ignoré...
Vous le verrez à l’orée
Du nouveau jour qui se lève.
Ne demandez pas mon âge
Je porte les années de mes frères,
J’ai choisi à ma manière
D’être plus vieux que mon âge.
Si ma jeunesse vous touche,
Rangez mes ans et mes cartouches.
Je renais dans tout martyr,
Dans tout mon cœur du peloton de tir
Je renais alors dans les années
De l’enfant que j’ai libéré.
Ne cherchez pas une tombe
Non plus qu’un cimetière ou m’enterrer
Mes mains ont rejoint les poings serrés,
Ma voix, celles qui grondent
Mes rêves, ceux qui restent entiers,
Sachez que je ne meure vraiment,
Que si vous levez un drapeau blanc,
Car mort dans la fusillade
Je revis dans chaque camarade
Je possede tout
(Horacio Guarani)
Je possède tout;
Mais jamais je n’ai rien.
Je fais la lumière, je fais feu
Je fais du vent et de l'eau.
Mes mains travaillent le bois
Lui font faire des merveilles.
Je suis celui qui trempe l'acier
Et qui jette la semence.
Je fais la chaise et la table
Et toujours rien pour m'asseoir.
En somme, je n’ai plus
Que le droit de suer.
Je fais le palais, et mes enfants
Dorment dans des ranchs en ferraille.
Je suis le marteau, la hache, la tenaille,
La pince, la cuillère et la houe.
Je possède tout;
Mais jamais je n’ai rien..
Le jour où je serai fatigué,
Bruleront les flammes!
Publié le 3 Mai 2014
Speak white (en français : « Parlez blanc ») est une injure proférée aux Canadiens français par les Canadiens anglais lorsqu'ils parlaient français en public
L'insulte speak white est une injonction raciste permettant d'agresser ceux qui appartiennent à un groupe minoritaire, et qui se permettent de parler une autre langue que l'anglais dans un lieu public. Dans le contexte colonial du Canada et des traites négrières de l'époque, l'injure signifie qu'un esclave ne peut parler sa langue et doit adopter celle de ses maîtres. Au Québec, l'usage de cette insulte a continué jusque dans les années 1960, moment où elle a diminué avec la prise de conscience qui a accompagné la Révolution tranquille.
Source : wikipédia
Speak white
Speak white
il est si beau de vous entendre
parler de Paradise Lost
ou du profil gracieux et anonyme qui tremble dans les sonnets de Shakespeare
nous sommes un peuple inculte et bègue
mais ne sommes pas sourds au génie d'une langue
parlez avec l'accent de Milton et Byron et Shelley et Keats
speak white
et pardonnez-nous de n'avoir pour réponse
que les chants rauques de nos ancêtres
et le chagrin de Nelligan
speak white
parlez de choses et d'autres
parlez-nous de la Grande Charte
ou du monument à Lincoln
du charme gris de la Tamise
de l'eau rose du Potomac
parlez-nous de vos traditions
nous sommes un peuple peu brillant
mais fort capable d'apprécier
toute l'importance des crumpets
ou du Boston Tea Party
mais quand vous really speak white
quand vous get down to brass tacks
pour parler du gracious living
et parler du standard de vie
et de la Grande Société
un peu plus fort alors speak white
haussez vos voix de contremaîtres
nous sommes un peu durs d'oreille
nous vivons trop près des machines
et n'entendons que notre souffle au-dessus des outils
speak white and loud
qu'on vous entende
de Saint-Henri à Saint-Domingue
oui quelle admirable langue
pour embaucher
donner des ordres
fixer l'heure de la mort à l'ouvrage
et de la pause qui rafraîchit
et ravigote le dollar
speak white
tell us that God is a great big shot
and that we're paid to trust him
speak white
parlez-nous production profits et pourcentages
speak white
c'est une langue riche
pour acheter
mais pour se vendre
mais pour se vendre à perte d'âme
mais pour se vendre
ah !
speak white
big deal
mais pour vous dire
l'éternité d'un jour de grève
pour raconter
une vie de peuple-concierge
mais pour rentrer chez nous le soir
à l'heure où le soleil s'en vient crever au-dessus des ruelles
mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
chaque jour de nos vies à l'est de vos empires
rien ne vaut une langue à jurons
notre parlure pas très propre
tachée de cambouis et d'huile
speak white
soyez à l'aise dans vos mots
nous sommes un peuple rancunier
mais ne reprochons à personne
d'avoir le monopole
de la correction de langage
dans la langue douce de Shakespeare
avec l'accent de Longfellow
parlez un français pur et atrocement blanc
comme au Viêt-Nam au Congo
parlez un allemand impeccable
une étoile jaune entre les dents
parlez russe parlez rappel à l'ordre parlez répression
speak white
c'est une langue universelle
nous sommes nés pour la comprendre
avec ses mots lacrymogènes
avec ses mots matraques
speak white
tell us again about Freedom and Democracy
nous savons que liberté est un mot noir
comme la misère est nègre
et comme le sang se mêle à la poussière des rues d'Alger ou de Little Rock
speak white
de Westminster à Washington relayez-vous
speak white comme à Wall Street
white comme à Watts
be civilized
et comprenez notre parler de circonstance
quand vous nous demandez poliment
how do you do
et nous entendez vous répondre
we're doing all right
we're doing fine
we
are not alone
nous savons
que nous ne sommes pas seuls.
Michèle Lalonde
Publié le 2 Mai 2014
Une fois n'est pas coutume, je vous renvois aujourd'hui sur une interview donné à Article 11 par Pascal, Guitariste du groupe Combo Quilombo et animateur de l'émission Le blues des Canuts, sur Radio Canut (la plus rebelle des radios)
Mais le blues le plus virulent que j’ai trouvé est celui de Pleasant Joe, « Saw mill man blues ». Il y lance ces mots très forts : « I didn’t built this world / But I sure can tear it down » (Ce n’est pas moi qui ai construit ce monde / Mais je vous garantis que je suis capable de le foutre en l’air).
Lintégralité, ici : http://www.article11.info/?I-didn-t-built-this-world-But-I
Publié le 1 Mai 2014
Poème-manifeste
Nous ne voulons plus de leçons de morale
de pas cadencés de bals décadents
de mascarades de la Saint-Jean
de drapeaux qui flottent joyeusement sur la flicaille
de populace acclamant ses exploiteurs
d’exploiteurs qui triomphent devant la populace
nous ne voulons plus de toi Louis XVI
nous te l’avons déjà signifié très clairement
en des termes plutôt tranchants
de toi non plus pape nous ne voulons plus
vieille baderne vieil épouvantail d’un autre temps
vieux crabe qui brandis le jugement de Dieu
tremble qu’il ne s’abatte sur ta tiare de riche
pour ces millions d’enfants qui crèvent de ta bêtise
parce que des malheureux te prennent pour un dieu
nous ne voulons plus de lois de contraintes de règlements
nous n’avons pas besoin de cloisons pour survivre
seulement du respect de la vie de la mort
toute loi uniformise tout uniforme est roi
assez de lois de flics de gratte-papiers de soldats
nous ne voulons plus de vous législateurs
renvoyez vos exécuteurs et vos jurismenteurs
à présent nous avons des montres nous savons l’heure
nous ne voulons plus des dynasties des grandes fortunes
des privilèges de l’or des surjouissances de naissance
nous ne tolérons plus que les uns se privent pour que d’autres se gavent
nous ne voulons plus d’emplois nous ne voulons plus d’argent
l’or n’est plus qu’un métal le papier du papier
et tout redevient cendre épée cuiller ou clé
nous voulons notre temps nous voulons notre espace
nous voulons avancer vouloir savoir aimer
nous ne voulons plus de pensées profondes d’idées creuses
de mots qui font le vide
de slogans de publicités d’élections
de promesses d’avenirs meilleurs de bonheurs de paradis d’amour infini
c’est maintenant que nous sommes c’est aujourd’hui que nous voulons
assez de chefs de curés de leaders de guides de patrons
assez de dictateurs de tireurs embusqués d’attentions empressées
assez de sang de rêves préfabriqués de songes et de mensonges
nous ne voulons plus de vous conquérants de nos tombes
héroïques bouchers médaillés et maculés de gloire
vampires enivrés d’une planète exsangue qui meurt sous nos pieds
nous ne voulons plus de pays de patries de nations
nous n’avons plus foi en la démesure nous voulons
des quartiers des villages des communes des îles
nous ne voulons plus de vous pantins de la démence
présidents ministres planificateurs cadres encadrés banquiers
que de temps d’énergie de vies perdues brûlées pour le progrès des ventes
valeurs fictives conventions unanimes
nous ne voulons plus vivre dépossédés de nos vies mêmes
toujours contraints de reporter de différer d’attendre
nous ne voulons plus être raisonnables dans la déraison
compréhensifs devant l’incompréhension
nous voulons notre part de soleil et d’eau douce
d’amours de vins de nourritures de saisons
nous ne voulons plus de toi démocratie traîtresse
gouvernement du peuple exploité par le peuple
condamné qu’on enivre et qui choisit ses bourreaux
gouverner c’est dominer diriger c’est mener
cette folie nous mène tout droit en enfer
nous ne voulons plus de députés de délégués de décideurs
nous voulons décider nous-mêmes de notre sort
nous voulons notre temps nous voulons notre espace
nous voulons nous trouver nous prendre nous donner
nous ne voulons plus apprendre les bonnes manières
comment s’habiller manger maigrir s’entraîner jouir réussir
nous savons nos limites nous les revendiquons
nous ne voulons plus nous astreindre aux tâches inutiles
qui flattent l’orgueil de sous-chefs imbéciles
nous refusons de gaspiller nos vies si courtes pour des futilités
nous avons déjà tant semé tant et tant espéré
nous ne regardons plus le parquet d’une bourse sans rire de tous ces agités
nous ne voulons plus de ce théâtre de la cruauté où les victimes sont bien réelles
assez de savants procédés pour nous piller nous enchaîner
on n’a jamais vu le mortel à qui la terre fut donnée
la planète ne vit que par la vie des êtres qui l’habitent
nous ne voulons plus de ceux qui l’assassinent
nous voulons de l’espoir pour nos enfants à naître.
© Pascale (Alain) Cormier, septembre 1996
Un très bel entretien avec cette poètesse transsexuelle québécoise :
http://lunefunambule.com/2012/11/25/poesie-et-transsexualite-deuxieme-partie-pascale-cormier/
Publié le 27 Avril 2014
Déjà trois ans qu'il nous a quitté ...
Soldier (Soldat)
Je ne suis qu'une personne
Je ne prétends pas n'appartenir à aucun pays
Seulement, je n'ai pas besoin de drapeau
Pour dire qui je suis
Eh bien, je suis né d'une mère
Comme toi et les tiens
Ce monde est le tien
Il est tout entier dans tes mains
Je ne suis qu'un soldat
Qui combat la tristesse
Qui relève la tête
Qui ne veut pas mendier, voler ou emprunter
Et si ce n'est pas aujourd'hui
Si ce n'est pas aujourd'hui - si ce n'est pas aujourd'hui
Alors ce sera peut-être demain
Je suis juste humain
Donc je présente mes excuses
Mais il y a une chose que je sais
Une chose que je peux voir
Il est peut-être trop tard
Pour transformer l'endroit où nous allons
Mais dans ton esprit
Tu peux être libre à jamais
Je ne suis qu'un soldat
Qui combat la tristesse
Qui relève la tête
Qui ne veut pas mendier, voler ou emprunter
Et si ce n'est pas aujourd'hui
Si ce n'est pas aujourd'hui - si ce n'est pas aujourd'hui
Alors ce sera peut-être demain
Peut-être demain
Crossroads (Carrefours)
Je me tiens au carrefour
Il y a beaucoup de routes à prendre
Mais je me tient ici tellement silencieux
Par crainte d'une erreur
Un chemin mène au paradis
Un chemin mène à la peine
Un chemin mène à la liberté
Ils se ressemblent tous
J'ai traversé beaucoup de routes
Mais aucunes d'elles étaient bonnes
Les stupides m'ont plus enseignées
Que les plus sages ont pu
Un chemin mène au sacrifice
Un chemin mène à la honte
Un chemin mène à la liberté
Ils se ressemblent tous
Il y avait tellement de routes que je n'ai jamais traversé
Il y avait tellement de routes que je n'ai pas prise
Il y avait tellement de mystères que je n'ai pu résoudre
Te quitter était ma seule erreur
Donc, je me tient au carrefour
Prisonnier de ce doute
Comme si ne rien faire
Je pourrais trouver ma sortie
Un chemin mène au paradis
Un chemin mène à la peine
Un chemin mène à la liberté
Mais ils se ressemblent tous
Il y avait tellement de routes que je n'ai jamais traversé
Il y avait tellement de routes que je n'avais pas prise
Il y avait tellement de mystères que j'ai arrêté de résoudre
Te quitter était ma seule erreur
Publié le 26 Avril 2014
"L'humour est au mal de vivre ce que la rampe est à l'escalier"
Grégoire Lacroix
Vu chez Cathy Garcia : http://delitdepoesie.hautetfort.com/
l'Eglise de la Très Sainte Consommation" : http://amentonpeze.org
L'autre site, celui du film, avec toutes les dates, infos... c'est :
http://nevivonspluscommedesesclaves.net
Publié le 18 Avril 2014
Franck Frost (1936 - 1999)
Publié le 16 Avril 2014
Le député de la première circonscription des Français de l'étranger (Amérique du Nord) précise dans un communiqué que plus d'un Français sur deux possède un animal de compagnie. Il rappelle qu'un article de la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature dispose que "tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce".
L'ancien ministre fait valoir qu'il n'existe pas en France de droits de l'animal de compagnie et que les textes relatifs à ce sujet sont répartis dans le code pénal, le code rural, le code civil, le code de la santé publique, le code général des collectivités territoriales et le code de la route.
Frédéric Lefebvre demande qu'une concertation soit organisée sous l'égide de la ministre de la Justice en relation avec les ministres de l'Écologie et de l'Agriculture afin "d'établir un statut juridique de l'animal de compagnie".
Avril 2014
Pétition 30 millions d'amis
À l'attention de Christiane Taubira, ministre de la Justice Le pays des Droits de l’Homme ne serait-il pas assez éclairé pour reconnaître les droits des êtres vivants doués de sensibilité ? Nos concitoyens sont parmi les plus favorables au respect du bien-être animal : pour 90% d’entre eux, il fait même partie intégrante de la famille (Ipsos, 2004). Plus de 200 ans après sa rédaction en 1804, notre Code civil n'a toujours pas évolué et considère encore les animaux comme des "biens meubles" (art. 528). Il accuse donc un décalage certain avec la mentalité contemporaine qu'il est grand temps de combler. Aujourd’hui, l'animal est devenu une préoccupation sociale suffisamment forte pour que le législateur s'interroge sur une nouvelle définition de son régime juridique, comme l'a déjà fait la plupart de nos voisins européens. Je m'associe donc à la demande de la Fondation 30 Millions d'Amis de faire évoluer le régime juridique des animaux et demande au législateur de retirer l’animal du droit des biens et de créer dans le Code civil, à côté des “Personnes” et des “Biens” une troisième catégorie pour les “Animaux”. En ce sens, je soutiens la proposition visant à modifier l’intitulé du Livre II du Code civil comme suit : “Des animaux, des biens et des différentes modifications de la propriété” avec un Titre 1er “Des animaux” où il devra être spécifié que l’animal est un être vivant et sensible.
678258 signature à ce jour
Avril 2014
Une note interne au commissariat parisien du VIe arrondissement préconise «d'évincer systématiquement» les Roms de l'arrondissement.
QUI A VRAIMENT ORDONNÉ de « recenser et évincer les Roms avec ou sans enfants, avec ou sans animaux » ? Qui est derrière cette note interne qui n'aurait jamais dû sortir du commissariat du VI e arrondissement de Paris, mais que nous avons pu consulter ?
Difficile d'obtenir des réponses claires de l'administration.
Il faut dire que le contenu de la note, rédigée vendredi dernier au commissariat de la rue Bonaparte, est particulièrement sensible. Cibler une population sur des critères ethniques est interdit en France (lire ci-dessous). Le document est rédigé par un officier de police, « sur instruction de la commissaire centrale ». Cette note demande « dès à présent et jusqu'à nouvel ordre, pour les effectifs du VI e arrondissement, de jour et de nuit, de localiser les familles roms vivant dans la rue et de les évincer systématiquement » . Parmi les gradés de la police parisienne, le document ne laisse pas indifférent. « C'est violent et surtout illégal ! » commente sous couvert d'anonymat un haut fonctionnaire de la préfecture de police, « choqué ». Si ce fonctionnaire rappelle qu'il est illégal de mendier avec un enfant de moins de 6 ans, il estime néanmoins que « cette consigne maladroite et inadmissible stigmatise une population. Et de quel droit les évincer ? » poursuit-il.
L'article complet : http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-la-police-veut-evincer-les-roms-des-beaux-quartiers-15-04-2014-3769603.php
ça ne vous choque pas ? Moi si !
Publié le 15 Avril 2014
"L'enfermement à l'isolement est un dispositif pensé scientifiquement et médicalement. Il est conçu avec la coopération des forces de répression, politiciens et psychologues, au niveau international. Il s'agit de détruire la personnalité du détenu, en utilisant la privation sensorielle, la torture blanche. Tout est mis en oeuvre pour répondre à cette question : comment massacrer quelqu'un sans lui taper dessus ?"
"En juin 2008, un module d'isolement ouvrait dans la prison de Bruges, Belgique. C'était la réponse de l'État face aux multiples rébellions, évasions et émeutes qui avaient echauffée bien des coeurs à l'intérieur qu'à l'extérieur de la prison. Le quartier de haute sécurité (QHS) : dix cellules individuelles contenant le strict minimum, deux cachots, une quarantaine de matons et des 'blouses blanches' — médecins, psychiatres, psychologues, infirmiers. Le but : briser les détenus récalcitrants. L'État y impose un régime sévère, utilisant la torture physique et mentale, administrant drogues légales et injections. Les détenus y sont enfermés de quelques mois à un an (voire plus) pour briser tout esprit rebelle, faire avaler les fables du 'bon chemin' et de la bonne conduite et éviter les rébellions possiblement contagieuses en écartant les soi-disant meneurs. Nous voulons rappeler la résistance de l'intérieur que ce lieu infect a connu depuis ses débuts et, à la fois, encourager une lutte contre l'isolement, partie intégrante d'une lutte plus globale contre la prison et les différentes formes d'oppression et de privation de liberté. Une lutte qui ne se réduit pas à demander des améliorations du régime pénitentiaire, qui ne demande rien à un État mettant tout en oeuvre pour maintenir les rapports sociaux d'oppression et éteindre les feux de la révolte. Aujourd'hui, la résistance dans les prisons se situe toujours sur le fil du rasoir. Le désir de liberté ne se laisse pas facilement contrecarrer. Des évasions toujours plus violentes sont la réponse aux mesures de sécurité croissantes, la violence contre les matons répond à l'arrogance de ceux qui se cachent derrière la toute-puissance de leurs syndicats. Une violence qui se dirige clairement contre l'oppresseur et qui reste, après tout, relative dans le contexte de l'enfermement et des humiliations quotidiennes. Le court-métrage esquisse le module d'isolement dans la prison de Bruges, dans le contexte de la révolte à l'intérieur et à l'extérieur des prisons."
Source : http://larmurerie.wordpress.com/