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Publié le 27 Juin 2014

 Matilda Powell alias Mississippi Mathilda travaillait adolescente  dans une plantation de tabac du Sud américain, quand elle enregistre quatre pièces, qu'on peut juger très, très différentes de la norme des chanteuses du blues de cette époque (années 30) ...

 

 

 

 

Je travaille fort nuit et jour pour mon Blanc,

qui ne me considère pas.

Je suis une femme qui travaille dur,

et je travaille dur tout le temps

Mais si vous entendez mon chéri,

il n'est tout simplement pas convaincu que je dois aller à mon travail ,

entre le jour et la nuit

je ne pense pas que mon chéri pourrait me traiter de cette façon ,

je suis une femme qui travaille dur,

mais je deviens une pierre qui roule

Et la façon dont mon bébé me traite,

Seigneur, je ne vais pas rester ici  longtemps

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 15 Juin 2014

Modeste hommage à  Camera Silens, groupe Bordelais ( clin d'oeil à OPA, au passage ) des années 80.

 

La torture blanche

En prison, les militants de la RAF subissent un traitement spécial scientifiquement établi pour leur destruction: isolement, promenade les mains liées pendant des années, des mois de sections silencieuses, des anesthésies de force. Cette torture blanche est issue d'un programme de recherche nommé 'camera silens': le prisonnier est dans une cellule sans fenêtre ni lumière du jour, la lumière artificielle s'allume de telle manière à briser le cycle du sommeil du prisonnier, les murs sont blancs afin de briser la vue, la cellule est totalement insonorisée. Ulrike Meinhof tentera d'expliquer les sensations produites par la torture blanche: 'le sentiment que ta tête explose', 'on ne peut pas expliquer si l'on tremble de fièvre ou de froid - on gèle', 'on ne peut plus identifier la signification des mots, seulement deviner - l'utilisation de lettres en sch (ch,. ss, z, s) est absolument insupportable', 'la construction de la phrase, la grammaire, la syntaxe, on ne contrôle plus rien', 'le sentiment qu'on t'a enlevé la peau'.

 

 

 

J 'entends mon sang couler
Je crève lentement et sans bruit
Je ne sais même plus
Ce que je vis, ce que je suis
Counter Insurgency
J 'entends ma cervelle penser
Qu'j'suis en train de crever
Je ne sais même plus
Où je vais, ce que je sais
Counter Insurgency

Mais jamais elle n'aura ma peau... Camera Silens
Je vois la mort de si haut. . . . . . . . Camera Silens
Mourir en vidéo.. . . . . . . . .. . . . . . . . . Camera Silens

Et pour ça vous allez payer le prix de ma démence

J'entends mon sang couler
Ma tète prête à  exploser
Trouver la force
De me décanaliser
Counter insurgency
Je n'attends plus rien
Des lendemains...
... Drôle de destin.                

 

 

 

 

 

Ils parlaient souvent de l'Espagne
De corridas, d'espoir déçus
Et d'une révolution morte
Avant d'avoir vécu

Souvent ils fermaient les paupières
Au fond de leurs yeux la lumière

Ils parlaient aussi de leur terre
Balayée par le vent
Quand le feu avait ravagé
Leurs rêves de liberté

Souvent ils fermaient les paupières
Au fond de leurs yeux la lumière

Ils avaient crus qu'en se levant
Du haut de leurs quinze ans
Le soleil sécherait le sang
Ce fut l'exil pourtant

Souvent ils fermaient les paupières
Au fond de leurs yeux la lumière

Et quand les roses ont repoussé
Au-delà  des Pyrénées
Ils étaient trop vieux pour repartir
Alors ils sont restés

Souvent ils fermaient les paupières
Au fond de leurs yeux la lumière

Ils parlaient souvent de l'Espagne
De corridas, d'espoir déçus
Ils parlaient aussi de leur terre
Balayée par le vent

Souvent ils fermaient les paupières
Au fond de leurs yeux la lumière

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 6 Juin 2014

Deux versions de "Rolled and Tumbled" et une chanson de Boubakar Traoré, qui démontrent les racines Africaines du Blues ...

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 2 Mai 2014

Une fois n'est pas coutume, je vous renvois aujourd'hui sur une interview donné à Article 11 par Pascal, Guitariste du groupe Combo Quilombo et animateur de l'émission Le blues des Canuts, sur Radio Canut (la plus rebelle des radios)

Mais le blues le plus virulent que j’ai trouvé est celui de Pleasant Joe, « Saw mill man blues ». Il y lance ces mots très forts : « I didn’t built this world / But I sure can tear it down » (Ce n’est pas moi qui ai construit ce monde / Mais je vous garantis que je suis capable de le foutre en l’air).

Friday Blues

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 27 Avril 2014

Déjà trois ans qu'il nous a quitté ...

Soldier (Soldat)

 

Je ne suis qu'une personne

Je ne prétends pas n'appartenir à aucun pays

Seulement, je n'ai pas besoin de drapeau

Pour dire qui je suis

Eh bien, je suis né d'une mère

Comme toi et les tiens

Ce monde est le tien

Il est tout entier dans tes mains

 

Je ne suis qu'un soldat

Qui combat la tristesse

Qui relève la tête

Qui ne veut pas mendier, voler ou emprunter

Et si ce n'est pas aujourd'hui

Si ce n'est pas aujourd'hui - si ce n'est pas aujourd'hui

Alors ce sera peut-être demain

 

Je suis juste humain

 

Donc je présente mes excuses

Mais il y a une chose que je sais

Une chose que je peux voir

Il est peut-être trop tard

Pour transformer l'endroit où nous allons

Mais dans ton esprit

Tu peux être libre à jamais

 

Je ne suis qu'un soldat

Qui combat la tristesse

Qui relève la tête

Qui ne veut pas mendier, voler ou emprunter

Et si ce n'est pas aujourd'hui

Si ce n'est pas aujourd'hui - si ce n'est pas aujourd'hui

Alors ce sera peut-être demain

Peut-être demain

Crossroads (Carrefours)

 

Je me tiens au carrefour

Il y a beaucoup de routes à prendre

Mais je me tient ici tellement silencieux

Par crainte d'une erreur

 

Un chemin mène au paradis

Un chemin mène à la peine

Un chemin mène à la liberté

Ils se ressemblent tous

 

J'ai traversé beaucoup de routes

Mais aucunes d'elles étaient bonnes

Les stupides m'ont plus enseignées

Que les plus sages ont pu

 

Un chemin mène au sacrifice

Un chemin mène à la honte

Un chemin mène à la liberté

Ils se ressemblent tous

 

Il y avait tellement de routes que je n'ai jamais traversé

Il y avait tellement de routes que je n'ai pas prise

Il y avait tellement de mystères que je n'ai pu résoudre

Te quitter était ma seule erreur

 

Donc, je me tient au carrefour

Prisonnier de ce doute

Comme si ne rien faire

Je pourrais trouver ma sortie

 

Un chemin mène au paradis

Un chemin mène à la peine

Un chemin mène à la liberté

Mais ils se ressemblent tous

 

Il y avait tellement de routes que je n'ai jamais traversé

Il y avait tellement de routes que je n'avais pas prise

Il y avait tellement de mystères que j'ai arrêté de résoudre

Te quitter était ma seule erreur

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique