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Publié le 11 Décembre 2015

Howlin' Wolf, le loup hurlant (1910 - 1976)

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 30 Novembre 2015

 

 

Ne parle pas aux soleils gris

 

Ne parle pas d’amour

aux oiseaux des murs

 

Tiens-toi tranquille

ne dérange pas l’horizon du silence

 

Sois secret comme l’île

peuplée de totems et de lances

 

Retiens ce qu’il reste de nuit

sous tes paupières

 

En cas de détresse danse

danse danse

 

Jusqu’à ce que Mère Terre

écoute ta blessure

 

Danse jusqu’à ce que tes dents

blanches rient

 

Mais ne parle pas d’avenir infini

aux soleils gris

aux lunes de tristesse et d’errance.

 

***

 

André Laude (1936-1995) – Feux, cris et diamants (1993)

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #musique

Publié le 27 Novembre 2015

James Son Thomas, né le 14 Octobre 1926, il gagna sa vie comme marchand de meuble, fossoyeur, mais reste un bluesman hors pair et un sculpteur renommé !

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 20 Novembre 2015

Ballade pour Anne-Marie

La ville s’est endormie

Le ciel ne brule plus

Te souviens-tu mon jacques

Nous aimions le bâton

Ça revigore l’âme

Rend triste les lumignons

Te souviens-tu grand Jacques

Quand nous n’avions pas peur

Vendions à la sauvette

Quelques bras d’honneurs

Sur les parvis en fuite

Nous agrippions les brettelles du printemps

Complices aux défroqués

Tu parfumais l’amour

Pour les oiseaux perdus

Et offrais toutes tes dents

A notre liberté

Hobo-Lullaby

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #musique

Publié le 14 Novembre 2015

Publié le 13 Novembre 2015

On the other hand Baby, chanson écrite en 1961 par Ray Charles

 

La version originale :

 

 

 

 

 

Et sa sublime reprise Par Etta Baker ;

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 11 Novembre 2015

CLOUÉ AUX VIEUX BARBELÉS

Si tu cherches le général
moi je sais où il est
moi je sais où il est
moi je sais où il est
si tu cherches le général

Moi je sais où il est
en train de se coller une autre medaille à la poitrine
je l'ai vu, je l'ai vu
en se collant une autre medaille à la poitrine
en se collant une autre medaille à la poitrine

Si tu cherches le colonel
moi je sais où il est
moi je sais où il est
moi je sais où il est
si tu cherches le colonel

Moi je sais où il est
assis confortablement en se goinfrant son ventre de merde
je l'ai vu, je l'ai vu
assis confortablement en se goinfrant son ventre de merde
assis confortablement en se goinfrant son ventre de merde

Si tu cherches le sergent
moi je sais où il est
moi je sais où il est
moi je sais où il est
si tu cherches le sergent

Moi je sais où il est
en train de se taper tout le rum de la compagnie
je l'ai vu, je l'ai vu
en se tapant tout le rum de la compagnie
en se tapant tout le rum de la compagnie

Si tu cherches le soldat
moi je sais où il est
moi je sais où il est
moi je sais où il est
si tu cherches le soldat

Moi je sais où il est
cloué aux vieux barbelés
je l'ai vu, je l'ai vu
cloué aux vieux barbelés
cloué aux vieux barbelés.

 

 

 

 

 

 

 

CHAIR À CANON

Dans ma rue, deux noms et deux fleurs ont un désir :
Oublier la traînée de l'injustice, faire naître une nouvelle pensée.
Chair à canon nous sommes, l'armée des manipulés
Sous l'effet de la grandeur des baratineurs bien entraînés.
Pour satisfaire l'envie des grands de conquérir sans retenue,
Nous avons souillé le champ de rouge et usé tout compromis.
Ils nous ont vendu pain et promesses en première ligne avec leur faux idéal,
Chaque fois envoyés au feu, abattus à peu à peu.

Je ne serai pas au rendez-vous.
Ils peuvent toujours appeler mon nom.
Je ne serai complice de personne.
Je ne serai pas chair à canon.
Les siècles sont passés
Des gars tués sans raison.
Pour des gouvernants sans conscience,
Nous sommes chair à canon.

La justice des puissants nous a volé le printemps
Sans se soucier de notre tristesse, de notre peur et de notre misère.
Et le peuple de Dieu a stipulé un tacite accord
Que pour chaque contrat de foi soit contemplé un soldat mort. 

Bienvenus dans la tranchée où l'absurde massacre animal est perpétré.
Ils m'ont décrit l'ennemi comme un mauvais fétiche à trucider.
Mais je l'ai vu lutter dans la boue pour survivre et désespérer ;
Il avait deux yeux, deux bras, deux jambes, la même bouche pour parler.

Je ne serai pas au rendez-vous.
Ils peuvent toujours appeler mon nom.
Je ne serai complice de personne.
Je ne serai pas chair à canon.
Les siècles sont passés
Des gars tués sans raison.
Pour des gouvernants sans conscience,
Nous sommes chair à canon.

On peut nous voir voler en l'air avec peu d’envie de pardonner
Millions de voix en un grand cri, chanter dans le vent on peut nous entendre.
Le fleuve est grand, le fleuve est rouge, il tache la terre comme l'encre,
Tache la terre jusqu'à une mer emplie de voix à écouter.

Frappe la terre avec un bâton, ils peuvent toujours appeler mon nom
Frappe la terre avec un bâton, chair à canon.

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 1 Novembre 2015

Modeste hommage à Schultz qui nous manque tant ...

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 25 Octobre 2015

 

El Poeta (Le Poète)

 

Toi qui te crois si différent

Parce qu'on t'appelle poète

Et que ton monde est bien à part

Par-delà les étoiles

 

De la tant regarder la lune

Tu ne sais plus rien regarder

Te voilà devenu pareil au pauvre aveugle

Qui a perdu sa route

Et ne sait plus vers où marcher

 

Va-t-en voir les mineurs

Va voir ceux qui labourent les champs de blé

Va t’en les voir et chante-les

Ceux qui s’arrachent la peau

Pour un quignon de pain

 

Toi le poète aux rimes fières

Va faire un tour dans la forêt

Et apprends donc un peu là-bas

Du bûcheron et de ses déboires

 

Va partager la vie du peuple

Va le regarder du dedans,

Va comprendre à quel point

Il te faudra devenir homme

Avant de prétendre à

Être un poète vraiment

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #poèsie

Publié le 23 Octobre 2015

Un Blues du vendredi dédié à mon camarade Georges Ibrahim Abdallah qui entamera demain sa 32è année de prison.

 

Les cerises et les figues



Les ministres et les juges ont gravés des rayures

Dans l’oubli des cachots et ses rêves d’Antigue

Sur un cèdre courbé aux blanches tavelures

Qui chantonne le temps, les cerises et les figues



Dans les silences de Sabra et Chatila

Il est des murs à la mémoire ensanglantée

Des rues où soudain la terreur résonna

Où le fantôme d’Oradour sembla déambuler



Il n’est de résistant que celui qui se dresse

Repousse la barbarie dans une colère de larmes

Il n’est de sentiment pire que la détresse

De rempart plus terrible que de prendre les armes



Et c’est suivant le lieu, l’époque et les vainqueurs

Que vos cendres reposent tranquilles au panthéon

Et c’est suivant le vœu des grands inquisiteurs

Que vos os croupissent au fond d’une prison



La justice est un mot aux allures de mensonge

Quand l’oncle d’Amérique intime ses vassaux

Le pantin de Beauvau la souffrance prolonge

Jetant le droit des hommes au fond du caniveau



Je sais un Abdallah aux yeux pleins de fatigue

Et un Georges qui chante les cerises et les figues 
 
 
 
 

 

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