Free Mumia Abu Jamal
Publié le 21 Janvier 2012
Lu sur http://www.mumiabujamal.com
A l'évidence, les autorités de Pennsylvanie ne supportent pas la défaite imposée par la Cour Suprême des Etats-Unis, cette dernière jugeant anti-constitutionnelle la sentence de mort qui frappait
Mumia Abu-Jamal. Depuis son transfert à la prison de Frackville, les nouvelles conditions d'incarcération de Mumia se traduisent en effet par des interdits, des contraintes et des humiliations
qui s'apparentent à une opération de vengeance manifeste, dépassant les normes internationales qui définissent la torture : isolement total de la population de la prison, lumière permanente dans
sa cellule, contacts hebdomadaire avec l'extérieur limités à une visite et un droit d'appels téléphoniques réduit à un quart d'heure cumulé, enchaîné et menotté dès qu'il sort de sa cellule (y
compris pour prendre une douche ou lors des visites alors que l'intervention de Desmond Tutu avait mis un terme à cette pratique), sans radio, télé et machine à écrire (papier, enveloppes et
timbres contingentés à quelques exemplaires), privation de ses effets personnels et de livres ... Et la sortie du mitard serait conditionnée à l'obligation de couper ses cheveux (dreadlocks) à la
dimension réglementaire et sécuritaire ! Tout est mis en oeuvre avec sadisme pour lui imposer l'abaissement identitaire et le renoncement, ce qu'il refuse avec courage et véhémence. Sachez enfin
que, faute de nourriture suffisante et correcte, Mumia a perdu plus de dix kilos en cinq semaines.
Sa défense et ses soutiens aux Etats-Unis appellent à la mobilisation pour mettre en demeure les autorités de Pennsylvanie et fédérales d'en finir avec ces pratiques illégales au regard du droit
international et de la Constitution des Etats-Unis, et ce en exigeant la fermeture de toutes les unités carcérales du type de celle où se trouve Mumia.
Vous pouvez signer une pétition en ligne sur : http://www.freemumia.com/?p=867
Lame de mon esprit
Je n’ai pas de présent
Je n’ai qu’un passé
Et, peut-être, un futur.
On m’a pris mon présent.
On me laisse dans un espace vide
Dont je sculpte l’obscurité de la lame de mon esprit.
Je doit me refaçonner
Depuis le néant de l’espace barbelé.
Je connaîtrai l’extase
Mais aussi la douleur
De la liberté.
Redevenir ordinaire.
Oui, ordinaire,
Cette situation terrifiante,
Où tout est possible,
Où la réalité du présent doit être affrontée.
LEONARD PELTIER
« Tant qu'il reste un homme en prison, je ne suis pas libre. »
Eugene Debs