Publié le 16 Novembre 2012
The blues are the roots
The rest are the fruits.
Donnez moi la vie que j'aime le long de ma route un ruisseau donnez moi le ciel joyeux et le chemin de traverse ...
Publié le 16 Novembre 2012
The blues are the roots
The rest are the fruits.
Publié le 15 Novembre 2012
Publié le 12 Novembre 2012
Occupant la cellule de Mumia
Je chante pour Mumia
brillant et fort
et sur la captivité
dont quelques hommes noirs s'évadent
s’ils sont aussi libres
qu’il l'est devenu.
Quel professeur, il est pour nous tous.
Près de trente ans de réclusion
et toujours,
Lui-même.
Il va mourir lui-même.
Un homme noir;
que beaucoup considèrent comme
un musulman, quoique ce ne soit pas
ce à quoi se résume
la croisée des sentiers oû son âme chemine.
Peut-être qu'il est plus simple de l'appeler
un amoureux de la vérité
qui refuse de se taire.
Y a-t-il quelque chose de plus persécuté
En ce pays ?
Aucune botte ne sera autorisée
bien sûr
de sorte qu'il mourra
pieds nus;
mais il y aura toujours les bottes
de la pensée et de l'esprit
et du cœur et de l'âme.
Les siennes seront noires et brillantes
(Ou peut-être couleur arc en ciel)
et elles lui donneront des ailes.
Mumia, ils ont décidé enfin
De ne pas te tuer
en espérant que le sang ne
tache les mains du tribunal populaire
mais pour te permettre de continuer à
mourir lentement
en créant et chantant
tes propres chansons au rythme solitaire
parfois terrorisé,
des décennies de longues nuits
dans la petite cage de ta cellule.
Nous déplorons notre impuissance: car nous avons échoué
pour te sortir de là.
Ta crinière majestueuse est peut-être amoindrie
comme nos verrous , ces drapeaux de souveraineté,
ont peut-être même disparu;
attendant la fin de cette sentence injuste,
jusqu'à ce que nous soyons, comme toi, devenus vieux.
Pourtant, si tu le veux : acceptes notre gratitude
que tu te tiennes , déchaussé,
sur tes pieds. Nous voyons
que peu de ceux qui nous entourent,
bien chaussés et marchant,même en s’appropriant les rues
sont libérés.
Comme tu l’as été d’une certaine manière.
Assez pour nous rappeler
L’infernal amour de la Liberté
Et son inéradicable graine
Quelle magnifique lion
Tu as été toutes ces
Désastreuses années
Passées te présentes
Alice Walker
Source : http://www.freemumia.com/
Publié le 11 Novembre 2012
Publié le 10 Novembre 2012
A Pair Of Brown Eyes
(Une paire d'yeux bruns)
Un soir d'été complètement ivre
Je me tenais là presque sans vie
Un vieil homme dans un coin chantait
Où poussent les water lilies
Et à côté du jukebox johnny chantait
A propos de quelque chose appelé l'amour
Et c'est comment va tu mon gars et quel est ton nom
Et comment diable pourrais tu le savoir ?
Dans le sang et la mort au milieu d'un ciel hurlant
Je m'allonge sur le sol
Et les bras et les jambes des autres hommes
Étaient éparpillés tout autour
Certains maudissaient, certains priaient, certains priaient puis maudissaient
Puis priaient et saignaient un peu plus
Et la seule chose que j'ai pu voir
Était une paire d'yeux bruns qui m'observaient
Mais quand nous sommes revenus, sautant de la première partie à la troisième
Il n'y avait pas de paire d'yeux bruns qui m'attendait
Et en errant, en errant, en errant j'irais
A la recherche d'une paire d'yeux bruns
Je l'ai regardé et il m'a regardé
Tout ce que je pouvais faire c'était le haïr
Pendant que Ray et Philomena chantaient
Dans mon insaisissable rêve
J'ai vu les flots, les paysages vallonnés
Où ses yeux bruns attendaient
Et j'ai pensé à cette paire d'yeux bruns
Qui une fois m'avaient attendus
Alors complètement ivre j'ai quitté cet endroit
Parfois en nageant parfois en marchant
Un son affamé a retenti à travers la brise
Alors j'ai parlé aux murs
Et j'ai entendu un son de temps anciens
Provenant du vieux canal
Et les oiseaux chantaient dans les arbres
Où le vent riait gentiment
Et en errant, en errant, en errant j'irais
A la recherche d'une paire d'yeux bruns
Publié le 9 Novembre 2012
Publié le 7 Novembre 2012
Publié le 6 Novembre 2012
Aurore
C’est pour nous révéler toute sa cruauté
Après avoir brûlé les roulottes
Machiavelant l’hiver
Qu’il acharne sa haine sur
les racines de l’Arbre de Guernica
Faisant parler la fourberie dans un sourire
Complice au Cerbère de Carabanchel
Le Vandale de Beauvau chasse
Dans l’Iraty et la vallée des Aldudes
La faune de l’Adour qui ose lui résister
Brandissant fièrement son bâton de néflier
C’est pour les faire plier que d’un geste brutal
A l’hirondelle des rochers, il a coupé les ailes
Jetant dans un puits de silence
Cet oiseau que l’on aimait tant
Les lueurs du matin n’illuminent plus
La rosée de Lapurdi
Hobo-Lullaby
Publié le 5 Novembre 2012
Publié le 4 Novembre 2012