Ballade vers la Liberté
Publié le 19 Août 2012
Ballade vers la liberté
Ils t’on bien modelé, toi qui te dit humain
Flanqué de ton travail et de quelques crédits
Implorant le billet, les avant bras griffés
Mais tu es sans remords, te dis civilisé
Mirage d’une conscience, tu te crois érudit
Sans terre sous les ongles, écolo sans lendemain
Lavant l’eau à coup de normes et défiant l’océan
Orgueilleux qui simule l’indignation en bêlant
Tandis qu’un Big Speaker bien docile et soumis
Répand le pesticide aux oreilles rendues aveugles
Transfusant les révoltes qui coulent dans tes veines
Drapant ton printemps d’un pyjama rayé.
Ton chant n’a plus d’odeur, ni d’amour ni
de paix
Ta plainte devient lascive, ignorante et haineuse
Ton regard amnésique de curiosité et d’envie
Condamne la différence et glorifie le clone
Jetant pierres aux roulottes, écorchant l’autre peau
Esclave d’un esthétisme qui galvaude la beauté
Ton climat est bien loin de tout réchauffement
Arraches toi les yeux pour peindre la vérité
Crèves toi les oreilles pour entendre raison
Mutiles toi les mains et effleures l’essentiel
Toi qui n’est plus humain, mais pas encore robot
Alors dans tes yeux brillera de
nouveau
L’ailleurs de cette étoile, boussole du vagabond
De cette galaxie molécule de vie
Dont la terre n’est qu’atome, et toi semblant d’infime
Tu retrouveras alors en suivant ce sentier
La verdure d’une vallée aux indiens habitée
La pureté d’une onde aux enfants partagée
Oû la chèvre des montagnes symbiose le châtaignier
Oû la nature allaite l’être humain retrouvé
Chantonnant simplement un air de Liberté
Hobo lullaby