Ombre maudite
Publié le 18 Novembre 2015
Ombre maudite
Je suis sorti de mon corps
Après l’éclair
Je suis sorti de mon corps
Les oiseaux se sont tus
Coupure de son
J’étais sourd, même au sifflement du vent
L’image était aérienne
Toujours intacte
Comme gravée
Seulement les pleurs de ma mère
Les larmes de ceux que j’aimais
Seulement mes compagnons
Immobiles dans le sang
Puis retentit l’ombre des vautours
L’ombre des propagandes
L’ombre de la haine
L’ombre des vengeances
Cette ombre assourdissante
Qui détruit les boussoles
Je ne savais plus oû j’étais
Bagdad, Paris, Santiago, New York ou Gaza ?
Qu’importe, ce n’est plus mon affaire
Et puis qui s’en soucie ?
La peur sera toujours l’eau
Et le pouvoir un moulin
Hobo-Lullaby