Articles avec #poesie tag

Publié le 18 Avril 2015

  Réveillez-vous, réveillez-vous, ô égarés !

 

    Vos religions sont subterfuges des Anciens.

 

    Ils disent que le Temps mourra bientôt,

 

    Que les jours sont à bout de souffle.

 

    Ils ont menti – ils ignorent son échéance.

 

    N’écoutez pas ces champions de fourberie.

 

    Les gens voudraient qu’un imam se lève

 

    Et prenne la parole devant une foule muette.

 

    Illusion trompeuse – il n’est d’imam que la raison,

 

    Notre guide de jour comme de nuit.

 

    Peut-être dans les temples se trouvent-ils des gens

 

    qui procurent la terreur à l'aide de versets,

 

    Comme d'autres dans les tavernes

 

    Procurent le plaisir.

 

    Les lois divines ont semé parmi nous la rancune

 

    Et nous ont apporté toutes sortes de malheurs,

 

    Les corps vont à la poussière.

 

    Aucun savant ne sait où va l'âme.

 

    Malgré moi, je suis sorti en ce bas monde,

 

    Et mon voyage est pour un monde ailleurs.

 

    Cela malgré moi aussi, et Dieu m'en est témoin !

 

    Suis-je prédestiné, entre ces deux mondes,

 

    A accomplir une tâche,

 

    Ou suis-je libre de mes choix ?

 

    Raison - demeures laissées à l'abandon

 

    Ignorance - solides demeures habitées.

 

    La religion - commerce de morts.

 

    Pour cette raison, c'est un objet invendable

 

    parmi les vivants.

 

    L' égaré appelle impie celui qui ne partage pas sa foi.

 

    Malheur à lui ! Quel homme n'a pas connu l'impiété ?

 

    Le Livre est devenu trompettes des égarés,

 

    Et les versets, mélodies.

 

    Ils en ont joué, puis, dans leur infamie,

 

    Les ont agitées comme des épées

 

    Sur l'homme paisible qui veille

 

    Au clair de lune.

 

    Je ne blâme pas l'athée?

 

    Mais plutôt celui qui, craignant l'enfer,

 

    Persiste dans sa furie.

 

    La raison ne peut que s'étonner des lois,

 

    Qu'elles soient païennes, musulmanes,

 

    juives ou chrétiennes.

 

    Vos temples et vos bordels se valent.

 

    Loin de moi, Ô genre humain!

 

    Puissé-je rester sous terre et ne pas me lever

 

    Quand Dieu vous appellera à la résurrection!

 

    Quant à la certitude, elle n'existe pas.

 

    L'apogée de mes efforts se trouve

 

    Dans l'intuition et les pressentiments.

 

    J'ai poussé loin mes recherches

 

    Et mes investigations.

 

    J'affirme, malgré cela,

 

    Que je suis perdu et ignorant.

 

    Le mensonge a détruit

 

    Les habitants de la terre.

 

    Leurs descendants se sont groupés en sectes

 

    Qui ne peuvent fraterniser.

 

    Si l'inimitié n'avait été dans leur nature,

 

    Dès l'origine,

 

    Mosquée, église et synagogue

 

    N'auraient fait qu'une.

 

    La vérité est soleil recouvert de ténèbres -

 

    Elle n'a pas d'aube dans les yeux des humains.

 

    La raison, pour le genre humain

 

    Est un spectre qui passe son chemin.

 

    Foi, incroyance, rumeurs colportées,

 

    Coran, Torah, Évangile

 

    Prescrivant leurs lois ...

 

    A toute génération ses mensonges

 

    Que l’on s’empresse de croire et consigner.

 

    Une génération se distinguera-t-elle, un jour,

 

    En suivant la vérité ?

 

    Deux sortes de gens sur la terre :

 

    Ceux qui ont la raison sans religion,

 

    Et ceux qui ont la religion et manquent de raison.

 

    Tous les hommes se hâtent vers la décomposition,

 

    Toutes les religions se valent dans l'égarement.

 

    Si on me demande quelle est ma doctrine,

 

    Elles est claire :

 

    Ne suis-je pas, comme les autres,

Un imbécile ?

 

Abu-l-Ala al-Maari Poète Syrien  973 – 1057

 

Les rets d'éternité

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 14 Avril 2015

Avec la rage au cœur

Femmes arméniennes d'autodéfense pendant les massacres hamidiens, 1894-96

 

 

 

 

 

Avec la rage au cœur

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

C'est ma manière d'avoir du cœur à revendre

C'est ma manière d'avoir raison des douleurs

C'est ma manière de faire flamber des cendres

A force de coups de cœur à force de rage

La seule façon loyale qui me ménage

Une route réfléchie au bord du naufrage

Avec son pesant d'or de joie et de détresse

Ces lèvres de ta bouche ma double richesse

 

A fond de cale à fleur de peau à l'abordage

Ma science se déroule comme des cordages

Judicieux où l'acier brûle ces méduses

Secrètes que j'ai draguées au fin fond du large

Là où le ciel aigu coupe au rasoir la terre

 

Là où les hommes nus n'ont plus besoin d'excuses

Pour rire déployés sous un ciel tortionnaire

Ils m'ont dit des paroles à rentrer sous terre

Mais je n'en tairai rien car il y a mieux à faire

Que de fermer les yeux quand on ouvre son ventre

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

Avec la rage au cœur aimer comme on se bat

Je suis impitoyable comme un cerveau neuf

Qui sait se satisfaire de ses certitudes

Dans la main que je prends je ne vois que la main

Dont la poignée ne vaut pas plus cher que la mienne

C'est bien suffisant pour que j'en aie gratitude

De quel droit exiger par exemple du jasmin

Qu'il soit plus que parfum étoile plus que fleur

De quel droit exiger que le corps qui m'étreint

Plante en moi sa douceur à jamais à jamais

Et que je te sois chère parce que je t'aimais

Plus souvent qu'a mon tour parce que je suis jeune

Je jette l'ancre dans ma mémoire et j'ai peur

Quand de mes amis l'ombre me descend au cœur

Quand de mes amis absents je vois le visage

Qui s'ouvre à la place de mes yeux - je suis jeune

Ce qui n'est pas une excuse mais un devoir

Exigeant un devoir poignant à ne pas croire

Qu'il fasse si doux ce soir au bord de la plage

Prise au défaut de ton épaule - à ne pas croire...

 

Dressée comme un roseau dans ma langue les cris

De mes amis coupent la quiétude meurtrie

Pour toujours - dans ma langue et dans tous les replis

De la nuit luisante - je ne sais plus aimer

Qu'avec cette plaie au cœur qu'avec cette plaie

Dans ma mémoire rassemblée comme un filet

 

Grenade désamorcée la nuit lourde roule

Sous ses lauriers-roses là où la mer fermente

Avec des odeurs de goudron chaud dans la houle

Je pense aux amis morts sans qu'on les ait aimés

Eux que l'on a jugés avant de les entendre

Je pense aux amis qui furent assassinés

A cause de l'amour qu'ils savaient prodiguer

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

 

A la saignée des bras les oiseaux viennent boire

 

ANNA GREKI

 

 

 

Kobané 2015

Kobané 2015

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Liberté

Publié le 9 Avril 2015

 

 

Quand on a que

 

J’aurais tant aimé être un fasciste

Ou peut-être même un journaliste

Faire croire que je renie mon père

Quand mes actionnaires se désespèrent

 

J’aurais tant voulu cracher ma haine

Que mon hypocrisie ne soit pas vaine

Faire croire aux gens quand ils espèrent

Que l’amour est une vipère

 

Mais c’est foutu que voulez-vous

Je pisse sur la propagande

Les nazis et leur sarabande

Et puis le buzz et tout et tout

 

Je tends mon cœur aux feuilles mortes

Car elles ne m’ont jamais trahi

Mes yeux ne seront jamais ébahis

Par le manque que la foule exhorte

 

 

Hobo-Lullaby

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #musique

Publié le 15 Mars 2015

Une musique qui sort des sentiers battus

Qui ne revêt ni conformisme, ni commémoration

La lignée des fleurs vient de l'envol, vous comprenez ?

SEULE LA VOIX DEMEURE

 

Pourquoi je devrais m’arrêter, pourquoi ?

Les oiseaux ont filé vers les côtes bleues

L’horizon est vertical

L’horizon est vertical, et le mouvement une eau jaillie

Aux limites de la vision tournent les planètes lumineuses

La terre dans les hauteurs se répète

Les puits d’air se métamorphosent en tunnels communicants

Et le jour est une étendue qui dépasse les idées du ver à journal

 

Pourquoi je devrais m’arrêter ?

Le chemin traverse les vaisseaux de la vie

L’environnement au creux de l’utérus de la lune

Tuera les cellules contaminées

Et dans l’espace chimique de l’aube

Seule la voix demeure

Seule la voix attirera les particules du temps

Pourquoi je devrais m’arrêter ?

 

Qu’est-ce qu’un marécage

Sinon une frayère d’insectes corrompus

Des têtes gonflées des cadavres sortent les pensées de la morgue

Le lâche dissimule sa lâcheté dans le noir

Et quand c’est le cafard qui parle pourquoi je devrais m’arrêter ?

L’œuvre des lettres en plomb est vaine

Elle ne sauvera pas de la médiocrité

Je viens des arbres

Respirer l’air vicié me rend malade

L’oiseau qui mourait m’a laissé un conseil

Me souvenir de l’envol

 

Le but de toute force

Est de fusionner avec l’essence du soleil

De se couler dans l’intelligence de la lumière

Les moulins à vent se détraquent en toute logique

Pourquoi je devrais m’arrêter ?

Mes seins nourrissent les grappes vertes du blé

La voix, seule la voix demeure

La voix du désir limpide de l’eau à couler

La voix de l’étoile dans sa profusion lumineuse

Sur la paroi féminine de la terre

La voix concevant l’embryon du sens

Et l’expansion du partage de l’amour

La voix, la voix, seule la voix demeure

 

Au pays des nains

La mesure tourne toujours

Dans l’orbite du zéro

Pourquoi je devrais m’arrêter ?

J’obéis aux quatre éléments

Et le gouvernement local des aveugles

N’a pas à dicter le règlement de mon cœur

 

Que gémisse sans fin la sauvagerie

Dans le sexe de l’animal me laisse indifférente

Que remue sans valeur le ver

dans le vide de la chair me laisse indifférente

J’ai la lignée des fleurs dans le sang qui m’exhorte à vivre

La lignée des fleurs, vous comprenez ?

 

 

 

Forough Farrokhzad (1935-1967, Iran)

Avec beaucoup d'amour pour .... tout ceux qui donnent leur amour

Ceux qui combattent les silences

qui tendent les mains au quotidien

à ceux qui ont loupé un train

à ceux qui embrasse les lendemains

à ceux qui souffrent de ce mal incurable

à ceux qui font l'amour avec l'espoir ..

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 1 Février 2015

TOUT LE SANG DU MONDE

Tu m'as à peine frappé, 
Au fond, c'est ton métier 
Et tu en as reçu l'ordre... 
Et moi, j'ai fabriqué comme un pauvre couillon
Ces lois inouïes, 
Ma prison 
Car je suis noir, 
Je suis arabe –n'est-ce pas.
Tout le sang du monde 
Mais pas l'italien.. 
Car je suis noir, 
Je suis arabe – n'est-ce pas.
Tout le sang du monde 
Mais pas l'italien. 

Et toi, le magistrat, 
Tu m'as condamné plus 
Pour faire un exemple 
Que pour mon délit... 
Et je cuis ton pain
Et je presse ton vin 
Pas tout seul, c'est certain
Je ne suis qu'un pantin
Et puis je suis noir, 
Je suis arabe – n'est-ce pas.
Tout le sang du monde mais pas l'italien.. 
Et puis je suis noir, 
Je suis arabe – n'est-ce pas.
Tout le sang du monde 
Mais pas l'italien.

Et toi ma bonne dame, 
Tu peux m'insulter, 
Tu as acheté le droit de blesser et d'humilier.. 
Et je paie l'amour si je ne peux pas faire sans 
Dans cette ruelle qui est moins sale 
C'est certain que ta conscience
Car je suis noir, 
Je suis arabe – n'est-ce pas.
Tout le sang du monde 
Mais pas l'italien.. 
Je suis noir, 
Je suis arabe – n'est-ce pas.
Tout le sang du monde 
Mais pas l'italien..

Pourtant quand vous êtes venus 
Dans mon pays
Vous m'avez colonisé
Moi, je veux juste manger 
Et aujourd'hui, comme hier, 
C'est vous qui nous tuez 
Et nous qui avons laissé
Notre été pour votre hiver.
Et puis je suis noir, 
Je suis arabe – n'est-ce pas.
Tout le sang du monde mais pas l'italien.. 
Je suis noir, 
Je suis arabe – n'est-ce pas.
Tout le sang du monde 
Mais pas l'italien.

Mon pays est celui 
dont je mange le pain 
Où l'amour est un fruit que je cueille 
Quand j'ai faim 
Si j'en apprends la langue, 
Et si j'en cultive les plantes, 
Mes yeux restent 
Ceux d'un émigrant 
Car nous sommes tous noirs 
et tous nous venons d'ailleurs 
nous sommes les travailleurs 
Car nous sommes tous arabes 
Nous sommes tous des émigrés 
Nous sommes la richesse 
Nous sommes les oubliés. 
Car nous sommes tous noirs 
Et tous nous venons d'ailleurs 
Nous sommes les travailleurs 
Car nous sommes tous arabes 
Nous sommes tous des émigrés 
Nous sommes la richesse 
Nous sommes les oubliés.

 

 

 

 

 

MALATESTA

 
Dors dors Malatesta
car l’histoire continue de tourner
comme un corbeau à la lune déclinante
dors dors dans ton lit
de cette caisse en zinc
on te surveille de près
dans la nuit scellée

Dors dors Malatesta
car ici tout va bien maintenant
chaque nuit on se réveille
chaque chose avec son prix
la justice est un uniforme
on l’enfile avant de partir
l’égalité est un bien énorme
on l’a même cotée en bourse

On l’a même cotée en bourse…

Dors dors Malatesta
gratte-ciel de douleur
élevés comme des pierres
sur le cœur
de ce chaos si malade que nous appelons notre vie
dans la pensée que la joie soit l’énième blessure

Dors dors Malatesta
les dirigeants penseront à diriger la fête
à digérer jusqu’aux fragments
de la terre rude tassée essoufflée
tandis qu’un bourreau qui ne faiblit pas(1)
te garrotte encore un tour

Te garrotte un autre tour…

Dodo dodo Malatesta tu vois que tout va bien
sur le précipice du futur
l’obligation des chaînes
on ne devrait jamais y penser
celui qui en part ne revient pas
dans cette solitude ultramoderne

Réveille-toi réveille-toi Malatesta, Pietro Gori, Bakounine
au son de la trompette faites naître le matin
chefs de bonne espérance pour doubler la passion
prisonniers dans une chambre bientôt une révolution

Bientôt la révolution…

 

 

 

 

 

 

La tombe de Bakounine

Je repose à l'ombre du silence que maintenant j'entends
je repose à l'ombre du béton
je repose à l'ombre du pouvoir plus absolu
celui que j'ai toujours combattu
je repose à l'ombre de votre condition d'esclaves
qui vous a toujours agenouillés
et c'est vous les portes, et vous n'avez pas les clés
je repose à l'ombre de l'état

Pour la liberté seule
je suis né un jour et ai vécu
j'ai luté et ai perdu.
Pour la liberté seule
je suis né un jour au milieu de gens
qui ne veulent rien entendre
Pour la liberté seule
j'ai mis sur pied la révolte
sur chaque route et à chaque virage.
Pour la liberté seule.

Je repose à l'ombre de mes compagnons tués
du temps qui ensuite nous a divisés
de votre regard qui se pose sur le mien
sur quelque photo poussiéreuse.
Je repose à l'ombre de votre oubli blême
je repose toujours sans paix :
toujours des patrons et toujours quelque dieu
pour opprimer un peuple qui se tait !

Pour la liberté seule
j'ai toujours couru de par le monde
sans l'ombre d'un remords.
Pour la liberté seule
j'ai refusé maison et or
le pouvoir et le travail.
Pour la liberté seule
d'un monde qui n'en voulait pas
mais qui - enchaîné - la pleurait.
Pour la liberté seule.

Je repose à l'ombre de ceux qui croient que j'ai été
un rêveur ou un exalté
de ceux qui croient qu'aujourd'hui tout va bien :
démocratie et nouvelles chaînes.
Je repose à l'ombre de ceux qui lisent un de mes traités
au lieu d'occuper les rues
et moi qui hurle, moi qui ai couru, moi qui ai lutté
je repose dans les librairies.

Pour la liberté seule
j'ai écrit, aimé et lutté
et non pour être étudié
Pour la liberté seule
si je ne pouvais lancer des pierres
j'ai fait de nouveaux pas
Pour la liberté seule
contre toute forme de pouvoir
et pour ne pas devoir vendre
ma chère liberté...

Ma chère liberté
un haillon rouge, sanglant
d'un état plus intrigant.
Ma chère liberté
vendue comme une putain :
liberté américaine.
Ma chère liberté
devenue un mot
qui s'étrangle dans la gorge.
Pour la liberté seule.

Je repose à l'ombre, à l'ombre sombre, obscure
je repose à l'ombre et à la peur
je repose à l'ombre qui se fait toujours plus noire :
hiver sans printemps..
...pourtant il y en a encore pour lutter dans cette salle
pour demander, pour en vouloir !
Et alors un rayon lumineux d'espoir
me fait reposer au soleil...

Me fait reposer au soleil !



Taken from http://lyricstranslate.com/fr/la-tomba-di-bakunin-la-tombe-de-bakounine.html#ixzz3QPqgGQjX

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #poèsie

Publié le 1 Janvier 2015

Publié le 31 Décembre 2014

 

 

Chanson pour Howard Zinn

 

 

Dans le cœur des hommes j’ai vu,

 

Une harpe celtique se cambrer sur  la lande

Des griffes rouges et noires se tapir dans l’ombre

Des pantalons cocarde démolissant les murs

Une chèvre des montagnes secourir des moutons

Un large sombrero chevauchant les sierras

Des épis de maïs qui voulaient partager

Une steppe toute entière qui s’est mise à gronder

Et un brin de jasmin défié le Sirocco

Un peuple de criquets qui marché longtemps

Et ce chien catalan qu’on avait amputé

Ces plumes qui chantaient dans les grandes prairies

Et leur écho de pagnes qui gagnait les rivages

Des ébènes superbes aux mâchoires enchainées

Une belle rose noire s’asseyant dans un bus

Deux énormes cigares faire trembler un chapeau

Et des fourches de bois à l’assaut des donjons

Des figues qui volaient, bien plus dure que l’acier

Et de tendres cerises humilier les fusils

 

Des vagues qui roulaient perdues dans l’océan

Un peuple de marée à jamais déferlant

 

Hobo-Lullaby

 

 

 

 

 

 

"Alors j’ai voulu regarder l’histoire économique d’un point de vue différent, celui des ouvriers et dire l’histoire de leurs luttes et de la résistance qu’ils firent dans les grèves, boycotts et de la façon dont les gens faisaient face au sheriffs, à la garde nationale, parce qu’autrement, si vous ne savez rien de tout cela, vous continuez à penser que la journée de travail de huit heures est venue simplement parce que le congrès passa une loi en 1938, c’est l’histoire standard. On fait penser aux gens que Oh, ceci s’est produit parce que le congrès a soudain eu l’illumination et qu’il a pensé: “nous devons aider ces pauvres gens”, Non. Les réformes ne viennent qu’après des décennies d’âpres luttes sociales. Les huit heures par jour sont le résultat de luttes et de grèves qui ont commencées dès 1886. Alors oui, les intérêts de classes ont dominé l’histoire que je voulais raconter".

Howard Zinn

 

Source ; http://resistance71.wordpress.com/2013/11/29/lhistoire-contre-lhistoire-verite-contre-propagande-howard-zinn/

 

L'histoire est une armure protectrice contre la duperie

L'histoire est une armure protectrice contre la duperie

Voir les commentaires

Publié le 21 Décembre 2014

La maison ne reculant devant aucun sacrifice,

Deux morceaux de douceur pour un même dimanche ...

Eleggua est l’orisha (divinité Yoruba, peuple d’Afrique de l’ouest) des carrefours, maître des routes et des portes en ce monde, dieu de la chance mais aussi des accidents.

 Orisha majeur, il a les clefs du destin et ouvre les portes du bonheur ou du malheur. Il personnifie le hasard et la mort. On l’identifie avec un enfant car il est espiègle, moqueur et capricieux mais il travaille beaucoup pour aider ceux qui l’ont reçu et croient en lui.

Il a vingt-et-un coquillages (cauris) avec lesquels il parle et il a aussi vingt-et-un chemins différents. Ses couleurs sont le rouge et le noir et son chiffre est le 3. On s’occupe de lui, de préférence les lundi et les trois de chaque mois.

Source : http://www.santeria.fr/2012/05/31/le-pantheon-des-orishas-elegguaeshu/#sthash.t1ZSs0Hu.dpuf

 

Ces chants originaires d’Afrique ont traversé l’esclavage pour renaitre en Amérique 

 

 

♪ ♫ ♪♫ ♪ ♪♫ ♪♪♫ ♪ ♪♫ ♪♪♫ ♪ ♪♫ ♪♪♫ ♪ ♪♫ ♪

Réponse à la question "Le rap peut-il se sublimer ?" ...

 

L'amour, l'amour,
Nous serions le groupe jouant l'amour,
Des papillons s'envolent de moi,
J'attends patiemment, a travers portes et fenêtres
Jouer me fait croire
Alors que mes larmes coulent sur ma poitrine
Je ne pourrais pas respirer si je ne t'entendais pas
Il ni y a jamais eu un halo aussi bleu que ça
Une attitude que je ne peux qu'aimer
Rien ne peut mesurer l'amour que j'ai pour toi
Il ni a pas d'espace ou de temps compatible
Qu'est-ce que je dois faire ?
Mes amis disent que je tiens trop à toi
C'est vrai, mais il ni a rien d'autre dans ce monde que je préfèrerais faire
Il n'y a que toi
Je veux faire l'amour à ton existence
M'imprégner des couleurs de ton énergie pour les masturber dans mon esprit
Je veux me perdre en toi
Jusqu'à ce que tu me trouve, que tu me saisisses, pour la liberté de ta prison
Etre présent au même endroit, au même moment, combiné
Jusqu'à ce que tes pensées se mélangent doucement aux miennes, combinés
Jusqu'à ce que tes pensées se mélangent doucement aux miennes, combinés
Jusqu'à ce que tes pensées se mélangent doucement aux miennes, miennes
Je veux boire la sueur de ton esprit
Et voir la lumière de ta passion descendre le long de mon cou
Caresser ta présence sans aucune question
Déshabillés, nus jusqu'à l'amour, l'AMOUR PURE...
Je veux faire l'amour à mon âme sœur
Mon âme sœur
Faire l'amour à mon âme sœur
Mon âme sœur
Faire l'amour à mon âme sœur
Je me demande ce que ça fait de faire l'amour à son âme sœur
C'est comme écrire une poésie jusqu'à l'extase
Jusqu'à ce que le lieu et le temps se mélange
Et nous prenons un chemin divin, dis moi est-ce-que tu aimerais ça ?
Est-ce que tu aimerais ça ?
Dis moi est-ce-que tu aimerais ça ?
Est-ce que tu aimerais ça ?

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #poèsie

Publié le 13 Décembre 2014

                                              Odeur,

 

rebelle,

 

animale

 

                             de l’amour dans la poésie                                           

 

                   

                      des corps mêlés                                            

                   

                    au sommeil d’orage                                           

                   

                      Solidarité minérale                                           

                   

                      aux portes pleines de vents                                           

                   

                      Interroger les énigmes                                           

                   

                      de l’âge ultime                                            

                   

                      de l’âge du délabrement où tout                                            

                   

                      se lézarde,                                            

                   

                      s’effrite,                                                                  

                   

                      croule,                                                                  

                   

                      s’éboule                                                                  

                   

                      orgueil affaissé                                            

                   

                      en dormition au lit clos de la résignation                                            

                   

                      d’entrailles et d’esprit.                                           

                   

                      Retrouver le temps des horloges                                             

                   

                      les écouter confesser leur fatigue de sonner l’âge tombal                                           

                    les fatals accomplissements des utopies et des chimères                                            

             des chevaux éblouis                                           

                   

                   qui ne vont plus à la mer dans l’ombre

 

douce des chemins creux.

 

.

 

XAVIER GRALL

 

 

 

Cheval couché

Merci Erwan pour cette belle découverte

 

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie