Articles avec #musique tag

Publié le 22 Mai 2015

Modeste hommage à BB King décédé vendredi dernier à 90 ans, et à sa Guitare Lucille

B. B. King raconte qu'en 1949, il jouait dans un « dance hall » de Twist, Arkansas lorsqu'une bagarre éclata entre deux hommes. Elle fut tellement violente qu'un poêle qui chauffait la pièce fut renversé et le bar prit feu. Paniqué, tout le monde prit la fuite tandis que les deux hommes essayaient d'éteindre les flammes, mais arrivé dehors, King se rendit compte qu'il avait laissé sa guitare à l'intérieur. Sachant qu'il lui faudrait plusieurs mois pour réunir les 300 dollars nécessaires pour la remplacer, le futur roi du blues retourna dans le bar en flammes pour retrouver sa guitare et en ressortit in extremis. Il apprit par la suite que la bagarre avait été déclenchée à cause d'une fille prénommée Lucille et que les deux hommes avaient été retrouvés morts le lendemain dans les décombres. Il décida alors d'appeler sa guitare Lucille afin de toujours se souvenir de ne pas agir stupidement dans la vie. Un album de 1968, Lucille, porte le nom de sa guitare.

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 21 Mai 2015

Sécheresse

 

Cette année est difficile,

L'automne ne nous a rien promis,

Nous n'avons pas attendu les messagers

Et la sécheresse est telle qu'en elle-même : une terre souffrante

Et un ciel doré.

Que mon corps soit mon temple.

 

...À toi d'atteindre le pain de mon âme

Pour te connaître toi-même. Et je suis sans limites,

Si je le désire :

Avec un épi, j'agrandis mon champ.

Et j'élargis cet espace avec une tourterelle.

Que mon corps soit mon pays.

 

La sécheresse scrute le fleuve,

regarde les palmiers,

Mais elle ne remarque pas mon puits profond.

Et par toi je suis infini...

L'automne, le ciel est authentique.

 

Imagine-toi, ne serait-ce qu'une fois, femme,

Et tu verras ce que je vois.

Mon corps est mon maître.

 

La sécheresse est toujours là. Chaque fois

Qu'une idée tarit, fleurit le chœur

Des flatteurs : Que d'eau, que d'eau!

Qu'ai-je besoin de la prophétie ? Alors que les anges

Bons sont les hôtes du nuage des rêveurs ?

Qu'ai-je besoin de ton livre, quand ce qui est en toi est en moi ?

Mon corps éclôt dans mon corps.

 

Et la sécheresse fait ses adieux aux années maigres.

Il faudra une trêve dans la ville,

Des chèvres qui broutent l'herbe

Dans les livres des Babyloniens ou des autres

Pour que le ciel devienne authentique...

Éclaire donc de ton vin mon obscurité et mon sang

Et élis demeure avec moi dans mon corps !

 

Mahmoud Darwich - La terre nous est étroite et autres poèmes, 1966-1999

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le 18 Mai 2015

 

 

 Credo 

Je crois en l’homme, cette ordure

Je crois en l’homme, ce fumier,

Ce sable mouvant, cette eau morte.

Je crois en l’homme, ce tordu,

Cette vessie de vanité.

Je crois en l’homme, cette pommade,
Ce grelot, cette plume au vent,

Ce boute-feu, ce fouille-merde.

Je crois en l’homme, ce lèche-sang.



Malgré tout ce qu’il a pu faire

De mortel et d’irréparable.

Je crois en lui

Pour la sûreté de sa main,

Pour son goût de la liberté,

Pour le jeu de sa fantaisie.



Pour son vertige devant l’étoile,

Je crois en lui

Pour le sel de son amitié,

Pour l’eau de ses yeux, pour son rire,

Pour son élan et ses faiblesses.

Je crois à tout jamais en lui

Pour une main qui s’est tendue.

Pour un regard qui s’est offert.

Et puis surtout et avant tout

Pour le simple accueil d’un berger.

        Lucien Jacques 
        (extrait de « Florilège poétique » -Éditions Les Cahiers de l’Artisan)

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #musique

Publié le 17 Mai 2015

Les Bhale Bacce Crew (les gentils enfants en hindi), sont membres de l'association chartraine Onsfoudkilao

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 15 Mai 2015

 

 

Elmon Mickle, dit Driftin Slim ou encore Model T Slim  ( 1919 - 1977 )

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 10 Mai 2015

 

 

 

Ils peuvent même faire mouche
Mais nous pouvons aussi
Les voir s’enfuir
Ces histoires sans beauté
Où l’esprit se consume

Peuple
J’entends d’ici ta plainte
Ainsi que tes paroles
Toi qui frappe du pied comme un enfant
Toi qui te prends pour ta propre légende
Allons à compter de ce jour
Porter quelque chose de nouveau

Attendre était mon chant
Je n’ai rien fait pour l’abolir
Aujourd’hui une musique inconnue
Peut bien suffire
A faire s’enfuir les rois

Ecrits
Lois
Croyance en la toute puissance des rois
Revenons faire quelque chose
Avec une autre lumière

Il faut créer pour l’homme
Un chant de haute renommée
Un chant jamais entendu
Mais connu de tous
Un chant qui par lui-même chante
Sans besoin de grelots
Et autre fanfreluches

Nous verrons
Je vous l’assure
Flamber les châteaux
Et les casquettes galonnées
Voici que coule ce matin
La fontaine 
Indomptée

 

Norbert Paganelli  -  Discours, extrait de "Canta à i sarri" (Chants aux crêtes)

 

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #musique

Publié le 8 Mai 2015

Willie Mae « Big Mama » Thornton (1926-1984)

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 1 Mai 2015

ça vous dirait un petit tout sur les autoroutes du Blues ?

Highway 13 (en duo avec John Hammond jr)

Highway 49

highway 51

highway 61

n° complémentaire : lonesome

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 19 Avril 2015

Sunday Music

 

Liza Kalverage était une activiste, qui a eu en particulier un grand investissement contre la guerre du Vietnam. Le 25 mai 1965, avec deux autres amies, elle avait bloqué le départ d’un navire qui devait livrer quelques tonnes de Napalm à l’armée américaine. Dans leurs plus beaux habits du dimanche, elles s’étaient tenues sur la plateforme menant au bateau, refusant d’en bouger. Il avait fallu les emmener de force, et elles avaient été arrêtées.

À son procès, elle avait raconté son histoire, et ce sont de ses propres mots que Pete Seeger a tiré magnifique chanson ici proposée. Elle avait expliqué à ses juges comment elle avait été amenée à prendre conscience des questions de responsabilité individuelle et collective. Née en 1923 à Nurenberg, elle avait grandi dans l’Allemagne nazie. Toute jeune, à la fin de la guerre, elle avait rencontré un militaire américain qui se trouvait là en garnison, et qui devait devenir le compagnon de toute une vie, Bernie Kalverage. Mais épouser un militaire américain, en 1945, pour une jeune allemande, n’allait pas de soi : elle avait été longuement interrogée sur son attitude passée à l’époque nazie. Elle n’était qu’une enfant, puis une adolescente quand ce système avait été mis en place. On lui avait alors demandé ce qu’avait été l’attitude de ses parents, et c’est là une question à laquelle elle ne savait pas répondre.

Devenue américaine, elle n’avait pas oublié la leçon. Elle savait qu’on ne doit pas assister sans réagir aux crimes qui se commettent. Elle savait qu’à défaut, on encourrait une responsabilité collective. Et que ses enfants sauraient quoi répondre lorsqu’on leur demanderait ce que faisait leur mère lorsque…

Liza Kalverage est décédée le 8 mars 2009, toujours militante. Cinq enfants, six petits-enfants, deux arrière-petits-enfants sauront répondre à la question.

 

 

 

 

 

 

Mon nom est Lisa Kalvelage

 

 

Mon nom est Lisa Kalvelage, je suis né à Nuremberg

Et quand les procès se sont tenus là il y a dix-neuf ans

Il m'a semblé ridicule de tenir toute une nation responsable

Pour les horreurs que le monde a  subies

Quelques temps plus tard quand j’ai voulu épouser un G.I.

Un fonctionnaire du consulat américain m'a interrogé

Il a refusé mon permis de sortie, a dit que mes réponses n'ont pas montré

Que j'avais tiré ma leçon de la responsabilité.

 

Ainsi soudainement j'ai été forcé de commencer à penser sur ce thème

Et quand plus tard on m'a permis d'émigrer

On doit m'avoir demandé cent fois où j'étais et ce que j'ai fait

Dans ces années où Hitler a gouverné notre état

J'ai dit que j'étais un enfant ou au maximum un adolescent

Mais cela a seulement prolongé l'interrogation

Ils demanderaient, où étaient mes parents, mon père, ma mère

Et à tout ceci je ne pourrais rien répondre

 

La graine plantée là à Nuremberg en 1947

Commença à germer et grandir

Progressivement j'ai compris ce que ce verdict m'a signifié

Quand il y a des crimes que je peux voir et que je peux savoir

Et maintenant je sais aussi ce qu'il en est de la culpabilité massive

Une fois dans une vie c’est assez pour moi

Non, je ne pouvais le prendre  une deuxième fois

Et c'est pourquoi je suis ici aujourd'hui.

 

Les événements du 25 mai, le jour de notre protestation,

Je mets un petit contrepoids de l'autre côté

Espérant qu'un jour ma contribution à la paix

Aidera juste un peu à renverser  la marée

Et peut-être pourrais-je  dire à mes six enfants

Et plus tard leurs propres enfants

Que finalement leur avenir ne doit pas être silencieux

Quand on leur demandera, Où était votre mère, alors ?

 

 

Pete Seeger

 

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique