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Publié le 29 Octobre 2012






Bradley Manning est toujours en prison pour avoir dit la vérité sur les crimes de l'arméee Américaine. 

En soutien à Bradley Manning,  Graham Nash & James Raymond ont ecrit une chanson :


Presque parti  (The Ballad of Bradley Manning)

 

 

Enfermés dans une salle blanche, sous une lumière crue 
Toutes les 5 minutes, ils me demandent si je vais bien 
Enfermés dans une salle blanche nu comme le jour où je naquis 
24 lumière  aveuglante, 24 tout seul

Ce que j'ai fait prouve une certaine vérité au travailleur 
Ce que j'ai fait  est le coup de sifflet qui annonce le début du jeu

Dites la vérité et il vous rendra libre
C'est ce qu'ils m'ont appris comme à un enfant
Mais comment rester silencieux après tout ce que j'ai vu et fait 
24 lumière aveuglante Je suis presque disparu, presque disparu

Enfermés dans une salle blanche, mourant d'envie de communiquer 
Essayer de tenir bon sous pendant cette attente écrasante
Enfermés dans une salle blanche, jefais toujours  face au temps 
24 lumière  aveuglante  24 sur toute la ligne

Ce que j'ai fait prouve une certaine vérité au travailleur 
Ce que j'ai fait  est le coup de sifflet qui annonce le début du jeu

Mais j'ai d’abord  fait mon devoir envers mon pays
C'est ce qu'ils m'ont enseigné comme à un homme 

Mais comment rester silencieux après tout ce que j'ai vu et fait 

24 lumière  aveuglante je suis presque disparu, presque disparu 
(Traitez-moi comme un être humain,  traitez moi  comme un homme)

 

Graham Nash & James Raymond








FREE BRADLEY MANNING !!

bradley manning

http://www.bradleymanning.org/


  

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 27 Octobre 2012



LA SOLITUDE, LA FAIM LANCINANTE
 
Je ne suis pas intéressé, pas intéressé
par une poésie
qui ne se mêle pas, qui n’est pas partie sanglante
des frustations
des atroces souffrances
de millions et de millions d’hommes
contraints au silence
enfermé en prison
tués.
Je ne suis pas intéressé
par une poésie
aux sons agréables
divagations, abstractions de merde.
Je dois rejoindre
la solitude, la faim lancinante
du paysan d’Amérique du Sud.
Je dois recueillir toujours
plus profondément
la lutte créatrice acharnée
de tous les ouvriers de la terre.
Dans l’isolement, dans la douleur méprisée
de mes compagnons noirs
dans leur dure angoisse quotidienne
dans leur mort
mon cœur et mon action se sont plantés.
 
Ferruccio Brugnaro (Traduction de Béatrice Gaudy)





 



RENCONTRE AVEC UN VIEIL OUVRIER
 
J’ai vu un vieil ouvrier, aujourd’hui,
un ami cher ; appuyé
à un réservoir énorme
il regardait le ciel et il regardait
ses mains.
Il arborait un large sourire
dans ses yeux rougis par le froid
intense de la neige, brillants
telles des écorces mouillées.
Il me dit, avec un calme doux,
qu’il serait temps pour lui
que vînt la mort : d’autant
qu’il ne dérangerait personne
pour cette circonstance.
Et il continuait à regarder le ciel, le soleil
qui exhalait des mouettes tendres sur la mer.
Son visage semblait une pierre
multiséculaire gravées de hiéroglyphes extraite
des sables.
 
 Ferruccio Brugnaro        (Traduction de Béatrice Gaudy)
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 25 Octobre 2012




 Lu sur : http://mouvementsansterre.wordpress.com/

 guaranis.jpg

 

 

Nous – 50 hommes, 50 femmes, 70 enfants -, communautés Guarani-Kaiowá originaires de Tekoha Pyelito kue/Mbrakay, nous voulons exposer par cette lettre notre situation historique et notre décision définitive, face à l’ordre de notre expulsion ordonnée par la Justice Fédérale de Navirai- Mato Grosso du Sud, dossier nº 0000032-87.2012.4.03.6006, daté du 29/09/2012.

 

Nous avons reçu l’information que nous, les communautés, allons être attaquées et expulsées par la force des rives du fleuve, par la propre Justice Fédérale de Navirai- Mato Grosso du Sud. Ainsi, il est évident pour nous que l’action même de la Justice Fédérale génère et augmente les violences contre nos vies, ignorant nos droits de survivre sur les rives d’un fleuve, à proximité de notre territoire traditionnel Pyelito Kue/Mbarakay.

 

Ainsi, nous comprenons clairement que cette décision de la Justice Fédérale de Navirai- Mato Grosso du Sud est une partie du génocide historique du peuple indigène natif de Mato Grosso du Sud /Brésil, c’est-à-dire que la propre action de la Justice Fédérale viole et extermine nos vies. Nous voulons manifester au Gouvernement et à la Justice Fédérale que nous avons perdu l’espoir de survivre dignement et sans violence sur notre territoire ancestral et que nous ne croyons plus dans la Justice du Brésil.

 

A qui allons-nous dénoncer les violences pratiquées contre nos vies ? A quelle justice du Brésil ? Si la Justice Fédérale elle-même génère et alimente des violences contre nous ? Nous avons évalué notre situation actuelle et nous avons conclu que nous allons tous mourir dans peu de temps, nous n’avons pas et nous n’aurons pas de perspective de vivre justement et dignement tant sur la rive du fleuve que loin d’ici. Nous campons ici à 50 mètres du fleuve Hovy où ont déjà été tuées 4 personnes, deux par suicide, deux sous les coups et la torture d’hommes armés au service des grands propriétaires. Nous vivons sur les rives de ce fleuve Hovy depuis plus d’un an, nous ne recevons aucune assistance, nous sommes isolés, encerclés par les hommes armés et nous avons résisté jusqu’à aujourd’hui. Nous ne mangeons qu’une fois par jour. Tout cela nous le subissons quotidiennement pour récupérer notre territoire ancestral Pyleito Kue/Mbarakay.

 

En réalité nous savons très bien qu’au centre de notre territoire ancestral sont enterrés plusieurs de nos aïeux et aïeules, bisaïeux et bisaïeules. Ici est le cimetière de tous nos ancêtres. Conscients de ce fait historique nous allons et nous voulons être tués et enterrés aux côtés de nos ancêtres ici même où nous sommes aujourd’hui. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et à la Justice Fédérale de ne pas décréter l’ordre de nous expulser mais de décréter notre mort collective et de nous enterrer tous ici. Nous demandons, une fois pour toutes, de décréter notre extermination totale, en plus d’envoyer des tracteurs pour creuser une grande fosse pour y jeter et enterrer nos corps. Telle est la demande que nous les Guarani et Kaiowa de Pyelito Kue/Mbarakay, faisons aux juges fédéraux.

 

Nous avons tous décidé de ne pas partir d’ici, sachant qu’il ne nous est plus possible de survivre dignement sur notre territoire ancestral, nous avons déjà beaucoup souffert et déjà nous sommes massacrés et nous mourons à un rythme rapide. Nous savons que nous serons expulsés d’ici, des rives du fleuve, par la justice, mais nous n’allons pas quitter les rives du fleuve. En tant que peuple indigène historique, nous décidons simplement d’être tués collectivement ici. Nous n’avons pas d’autre option, telle est notre dernière décision unanime face à la décision de la Justice Fédérale de Navirai- Mato Grosso du Sud.

 

Source : http://www.mst.org.br/node/14003

 

Traduction du portugais : Thierry Deronne


Si vous avez envie de pleurer tapez 1
Si vous avez envie de hurler tapez 2
Si vous avez envie de mettre une bombe  FAITES LE !!!


Tristes Tropiques !!!

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 20 Octobre 2012

 

 

Venez

 

le plus nombreux possible

 

le 23 octobre 2012

 

à 14h30

 

devant la prison de Lannemezan

 

pour soutenir notre camarade Georges Abdallah


La procédure judiciaire concernant la 8e demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah suit son cours...

La date choisie est-elle un hasard ? Le lendemain, 24 octobre 2012, date anniversaire de son arrestation en 1984, marquera l'entrée de Georges dans sa 29e année de détention...

Pour mémoire, suite à un passage de six semaines au Centre national d'évaluation de Fresnes, où Georges Abdallah a subi des entretiens sensés évaluer la dangerosité de son engagement politique, la commission pluridisciplinaire a émis un avis négatif à sa demande de libération.

Selon un arrêté du 3 novembre 2008 (loi sur la rétention de sûreté ), dans le cadre de la libération conditionnelle des condamnés à perpétuité, un avis consultatif de la commission pluridisciplinaire est obligatoire, les juridictions ne pouvant accorder une libération conditionnelle sans l'avoir préalablement recueilli.

(http://www.textes.justice.gouv.fr/dossiers-thematiques-10083/loi-du-250208-sur-la-retention-de-surete-11142/les-commissions-pluridisciplinaires-des-mesures-de-surete-16212.html)

En ces temps de commémoration du massacre de milliers de Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila en 1982, massacre dont les responsables ne sont toujours pas pénalement condamnés, le refus jusqu'à ce jour de libérer un résistant libanais apparaît tout simplement scandaleux.

Georges est un résistant à l'impérialisme, un militant de la cause palestinienne, un communiste révolutionnaire qui n'a jamais renié son engagement politique tout au long de ses 28 ans d'incarcération.

Son procès est un procès politique. Il est de notre responsabilité politique collective d'exiger sa libération.


pochoir couleur georges ibrahim

 

 

 

 

Source : http://liberonsgeorges.over-blog.com/article-audience-judiciaire-pour-georges-abdallah-le-23-octobre-2012-110785103.html

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 9 Octobre 2012










J'aime la poèsie lorsqu'elle est simple et sincère, lorsqu'elle est aussi belle que la profondeur du ressenti qu'elle exprime. Voici un poème lu sur le site Le cercle des poètes détenus,  http://lecercledespoetesdetenus.org/ . Un endroit oû il fait bon vagabonder, qui remet les idées en place, et oû ceux qui le désirent pourront entrtenir un dialogue avec des détenus...  La poèsie c'est la Liberté !


S’ENVOLER
 
 
Dans cet univers de silence
Emergé dans le chao
D’un brouhaha intense
A l’enfer placebo,
La télévision n’est plus une télévision
Une lettre n’est plus une simple lettre
C’est l’accès à un tas visions
Et c’est l’espoir d’une belle fête.
La projection vous propulse
Vers de plus nobles scènes
Là où rien ne vous révulse
Là où disparaissent les peines.
Alors la solitude recule
Le sourire revient
L’on gesticule
Et l’on se souvient:
Le grand air et les vastes espaces
Où d’aller et de venir étaient un plaisir
Où nos pas ne laissaient pas de traces
Lorsqu’on assouvissait nos désirs.
Les amis étaient au rendez-vous
Partageant la chaleur d’être aimé
Et toutes ces fêtes entre nous
Au cœur de tous les étés.
L’amour aussi caressait l’âme
C’était plus facile à deux
Il n’y avait pas encore de drames
Dans cette vie d’amoureux.
C’est un peu là où se pose le bilan
Réflexion et remises en question
Et sans se prendre pour un milan
S’envoler en soi très loin des prisons.
 
Jean Pierre Gueye


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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 5 Octobre 2012




ARRETEZ LES RIVIERES
 
arrêtez les rivières pour que vienne la mer
c'en est fait du retard pris sur les équinoxes
je sens grandir en moi un monde inachevé
où la vigne grandit jusqu'au sertao rouge
 
car je n'ai pas fini de naître
tous mes yeux sont en cendre mon sang
est noir de monde
mais j'ai ouvert le feu ma chair est insurgée
et ce n'est qu'un début
des milliers de brasiers avancent par le monde
partout la marée monte
partout les poings se lèvent
voici que toutes choses vont devenir nouvelles
 
ARRETEZ LES RIVIERES
ne bercez plus vos enfants morts
il est grand temps d'ouvrir les digues
à cette terre en marche dans nos rêves
 
ne bercez plus vos enfants morts
l'eau venait à manquer dans vos maisons
imaginaires
mais voici une terre capable de pluies justes
et puis voici qu'il neige à la pointe des blés
des chevaux gris déjà s'abreuvent dans la mer
et les moissons déferlent dans l'or
des avalanches
 
ARRETEZ LES RIVIERES
la colonne était vide qui marchait devant vous
mais les feux de la plaine
ouvrent au monde qui vient le chemins des eaux
libres
et ce sera la fin des évidences présentes
 
VOUS ! VOUS TOUS !
 
vous qui courbez la tête accroupis dans vos temples
sortez !
levez vos têtes millénaires
vous ne devez plus rien
votre regard est matinal
déjà les chaînes tombent de vos actes anciens
les routes insoumises ont la peau
des Communes
 
Il vous viendra des bras si vous prenez
les armes
et des champs de sang libre
à chaque meurtre nécessaire !
 
alors c'en sera fait de vivre sous la terre
et de vivre emmurés dans la paix des usines
de ses nuques ployées sur des champs
étrangers de ces mains enchaînées
au rythmes des cadences
de ces hommes couchés sur des croix
passagères
le peuple marchera sur les plus hautes routes
 
alors les oiseaux morts quitteront mon regard
et tous mes yeux pourront s'ouvrir
j'aurais assez de terre pour y creuser un puits
avec toutes les chances qu'on y vienne s'asseoir
et sous la cendre chaude du pain multiplié
 
alors je briserai les tables de la loi
j'irai en titubant sur la montagne sainte
le corps à découvert et les armes à la main
ma tête éclatera de la gloire interdite
et le torse troué de paroles futures
je verrai dans le feu les vautours s'abattre !
 
ce n'était donc que ça !
le feu en qui je parle ne se consume pas
mais qui m'appellera de ce buisson
de cendres ?
 
TRISTAN CABRAL






 
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 3 Octobre 2012






A tous les reconduits
 
 
Fils des murailles
Nous avons transporté les bosses du désert
Jusqu’aux portes du refus
La terre sous nos pieds déroulait ses frontières
Hissait des barbelés
Et refusait nos mains de pèlerins
Les passeurs cassaient nos âmes
Nos corps marqués au fer du soleil
Nos langues sèches de barbares errants
Et froidement tétaient l’argent de nos exils
 
C’est l’heure d’une folie douce
Nos genoux ont balisé l’enfer
Notre faim a mangé la poussière
Et nos silences ont grimpé la tour de Babel
C’est l’heure d’une folie douce
Là-bas
La ville amarre la misère
Le visage de l’épouse allume une feuille morte
L’enfant qui naît enjambe l’avenir
Là-bas la mort embarque les jours
Et les nuits dévorent la chair des étoiles
 
Nous sommes d’un long voyage
Un voyage d’ancêtres au cœur maigre
Un voyage de sauterelles affamées
Un voyage de pays sous perfusion
Un voyage d’ombres sans corps
 
Nous sommes de ce voyage
Où les nuits font contrebande de chair
Où les jours ont honte de leur soleil
Où les hommes quémandent le droit de respirer
 
Nous sommes de ce voyage
Nos yeux chavirent comme des pirogues blessées
Nos mains dénouent le nombril des vents
Et nul arbre n’accueille l’ombre de nos rêves
 
Partir n’est pas partir
Quand les murs sont vivants
Partir n’est pas partir
Quand l’oiseau est sans nid
Partir n’est pas partir
Quand la terre se cloisonne
Dans la peur des peuples
 
Nos pas effraient la tour Eiffel
Les capitales repues du sel des colonies
Les usines à chômage
Les bourreaux d’arc-en-ciel
Les bourses mondialisées
Et les marchands de peau
Nos pas dérangent la marche du monde
Nos pas vont en fraude supplier l’horizon
Ils ne savent pas ouvrir les monnaies de l’accueil
Et ils s’en retournent humiliés
D’avoir à retourner
Au seuil de nous-mêmes
 
Est-ce la peau qui refoule
Est-ce l’homme qui dit non
Nous sommes les arpenteurs du refus
Les déserteurs sans papiers
Les capitales ont tissé nos douleurs
Et leurs lumières sont des flocons de sang
Des feux rouges sans paupières
Des enseignes interdites
 
Insectes saisonniers
Nous jouons
A recoudre l’espace
Derrière l’incendie
Nous jouons des jeux de prisonniers
Le monde entier est notre prison
Et nous jouons nos vies
Au casino des riches
 
Voici venue la saison des fleuves vides
Voici venue la saison des barbelés
Voici venue la saison des marées humaines
Voici venue la saison des esclaves volontaires
Même le village a mangé son midi
Et nos villes drapées dans la poussière
Sortent des seins maigres comme des aiguilles
 
Ô pays !
 
Nous avions rendez-vous avec les pays du rêve
Avec une autre géographie
Avec les grandes puissances de l’or et de l’euro
Leurs villes sont des vallées de miel
Des cornes d’abondance
Et leur pain quotidien récite sa prière
A l’ombre des cathédrales
 
Nous n’avons rien à déclarer sinon la faim
la faim n’a pas de passeport
Nous n’avons rien à déclarer sinon la vie
la vie n’est pas une marchandise
Nous n’avons rien à déclarer sinon l’humanité
L’humanité n’est pas une nationalité
La misère ne passe pas
Passager clandestin
Elle retourne au pays
 
Nos sandales ont usé les nuits
Nos pieds nus ont écorché les dunes
La rosée pleurait une terre inhumaine
Et nos mains mendiaient une autre main
Les drapeaux ont peur de leurs promesses
Ils se sont enroulés comme des scolopendres
Notre soif est retournée au feu de notre gorge
Et la vie nous a tourné son dos
 
Tout homme qui s’en va défie l’entour
Dessouche une nation
Et lézarde une étoile
Et dans ses yeux grésillent une autre vie
Son feuillage est d’outre-mer
Quand tout au loin luit son désastre
Il fait troupeau vers les quatre saisons
Il fait tombeau aux bornages
 
O nègres marrons !
 
Ce sont forêts de béton et d’arbres chauves
Souviens-toi de l’enfant mort d’atterrir
En un seul bloc de froidure
Dessous le ventre de l’avion
Souviens-toi de sa mort d’oiseau gelé
Souviens-toi
 
Et toi reconduit
Econduit
Déviré
Jeté par-dessus bord
Taureau d’herbe sèche
Regarde toi passer sur ta terre
Les yeux baissés
Et sur la joue le crachat des nations
 
 
Ils ont faim du soleil
Mais le soleil a faim aussi
(Parole de poète)
Demande-toi où est ton lieu
Ton seul lieu d’accueil
Tu inventeras ta terre


Ernest Pépin










 






 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 18 Septembre 2012



Lu sur Bella Ciao

Roms : la commune humanité bafouée

mardi 18 septembre 2012 - 10h20

 

Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien : la politique d’expulsion des camps de « Roms » étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne : le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.

 Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur.

 Manuel Valls renoue en effet avec une rhétorique qui avait mené un de ses prédécesseurs à la présidence de la République, et la République au bord de l’abîme. Or combien sont-ils, ceux qu’on veut expulser ? 12 000 ? 15 000 tout au plus ? Sont-ils à ce point une menace pour l’ordre public qu’il faille impitoyablement les déloger sans solution de rechange ?

 Si les nouveaux responsables invoquent autant la sécurité que les anciens, ils revendiquent (à l’instar de François Hollande pendant la campagne) un juste milieu entre « fermeté » et « humanité ». Mais qui peut croire que c’est pour leur bien qu’on détruit le lieu de vie de ces migrants ? En tout cas, pas les premiers intéressés. Car ils l’ont vite compris : si l’on se souciait tant de leur bien être, on ne les abandonnerait pas ensuite à leur sort, en oubliant de les reloger. Ils ne font qu’aller un peu plus loin. S’ils parviennent à se cacher, c’est au risque d’être encore plus abandonnés à eux-mêmes et privés des droits sociaux les plus élémentaires. Déplacer ainsi les gens, c’est bien sûr redoubler leur précarité, et faire obstacle à la scolarisation de leurs enfants.

 Certes, Jean-Marc Ayrault préconise la concertation. Mais sur le terrain (faut-il s’en étonner ?), ces engagements ne sont pas respectés. Des centaines de familles se retrouvent dans des situations inextricables. À Lyon comme à Lille ou à Marseille ou en région parisienne, le travail des associations de bénévoles a été ruiné en quelques heures. En Essonne, plusieurs expulsions de bidonvilles ont eu lieu sur arrêtés municipaux, sans solution de relogement réel. Dans de nombreux départements, trop de communes tentent de ne pas scolariser les enfants Roms.

 La majorité gouvernementale croit-elle donc qu’en agitant les peurs sécuritaires, elle échappera au reproche de « laxisme » ? C’est tout le contraire : dans ce domaine, elle n’ira jamais assez loin. La droite, en attendant peut-être l’extrême-droite, fera toujours mieux, c’est-à-dire pire. La gauche gouvernementale le paiera donc cher, y compris dans les urnes. En tout cas, les sondages suggèrent déjà qu’elle n’y gagne rien – pas plus qu’hier la droite au pouvoir. Seul le Front national pourra récolter les fruits de cette politique.

 En outre, les concessions au populisme identitaire et sécuritaire ne feront pas avancer le pays dans sa mobilisation citoyenne face à la dictature des marchés et aux destructions d’emploi, bien au contraire. S’en prendre aux Roms ne suffira donc nullement à gagner les suffrages populaires. Cela ne peut que diviser, affaiblir là où il faut rassembler, agir. Singer la droite ? C’est décidément un mauvais calcul.

 Il ne suffira pas davantage de renvoyer cette réalité migratoire à son origine – en l’occurrence la Roumanie, ainsi que la Bulgarie. Comme dans de nombreux pays de l’Europe de l’Est, la violence ordinaire vis-à-vis des « Tsiganes » se poursuit et risque de s’intensifier à mesure que la situation économique se dégrade. En même temps, la légitimation par l’État français de leur caractère indésirable ne peut que renforcer ce racisme.

 Surtout, plutôt que de faire peser cette migration sur les gouvernements nationaux d’origine, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur, il faut faire valoir une responsabilité de l’Union au lieu de mettre en péril l’idéal européen en la réduisant aux politiques néolibérales sans même la caution des droits de l’homme. Bref, il faut que Viviane Reding, commissaire européenne aux Droits fondamentaux, parle haut et fort comme en 2010, et non qu’elle soit réduite au silence face à l’État français.

 Nous ne ressentons pas moins d’indignation qu’alors ; en revanche, notre colère est plus grande. Pourquoi changer de Président, sinon pour changer de politique ? Or plus ça change, plus c’est la même chose : les Roms sont encore et toujours pris pour boucs émissaires. Au lieu de jouer à son tour sur les peurs et les ressentiments, ce gouvernement aurait pu faire le pari des valeurs démocratiques : la liberté et l’égalité, pour les Roms aussi. Nous en sommes loin. Après l’éviction de la droite éhontée, on assiste à l’avènement d’une gauche honteuse.

 Aujourd’hui, nous voulons donc interpeller la majorité gouvernementale : Rien ne vous oblige à ce choix. Il est contraire aux principes que vous revendiquez ; pour autant, il n’est pas davantage dans vos intérêts. Votre responsabilité n’en est que plus grande. Nous vous tenons donc comptables aujourd’hui, comme l’histoire vous tiendra comptables demain, de cette banalisation de la xénophobie et du racisme par l’État français, au mépris des leçons du passé et des menaces qui pèsent sur l’avenir.

 

Signer la pétition : http://www.labandepassante.org/petition/signer.php



Voir les signataires : http://www.labandepassante.org/petition/signataires.php

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 10 Septembre 2012

 
 
Je rage
 
Je rage
Je rage
Je rage contre
Les dieux qui ont laissé le monde échapper à tout contrôle
Je rage contre le système qui nous trompe
Je rage contre ces rouages qui nous broient
Huilés par le silence du peuple
L’acquiescement
L’apathie
Et la tromperie
Je rage parce qu’il nous faut rager
Et non être matés
Ni pacifiés
Ni traités avec condescendance
Je rage contre le système qui contemple avec jubilation
Comment nous nous entre-déchirons
Devenons des monstres qui hurlent à la lune
Montrant les crocs
Et des griffes d’acier
Je rage parce que le silence tue
Je rage parce qu’un vote signifie parfois
Un arrêt de mort
Pour quelqu’un quelque part
Je rage
Je rage
Je rage parce que nos instruments de paix
Sont récupérés
Biaisés
Injustes
Et loin d’être pacifiques
Je rage parce que nous avons ressuscité Rome d’entre les morts
Et lui avons donné sa puissance
Pour tuer
Mutiler
Créer le chaos
Pour dire non à la paix
Et faire de nous des bêtes assoiffées de sang
Je rage parce que c’est la couleur de ma peau
Qui détermine si je suis triste
Ou ignoré
Ou accusé
De ma propre misère et de ma propre mort
Je rage en silence
Je rage au grand jour
Je rage avec ma plume
Je rage avec mes pensées
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage parce que nous avons de la pitié pour l’empereur
Et aucune pour les victimes
Qui jonchent les champs
Mutilées
Meurtries
Je rage parce que nous sommes délibérément aveugles
Consciemment sourds
Et notre tristesse sélective
Je rage de notre hypocrisie
Et de nos fausses valeurs
De notre double langage
Et de l’éternel
Inconditionnel
Amour de Rome
L’amour de l’empereur
L’amour de l’esclave pour le maître
L’amour du fouet
Et l’amour de notre propre humiliation
Dégradation
Et descente dans la bestialité
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage parce que des enfants meurent
Que les balles sifflent
Que nous disons adieu à notre bon sens
Parce que les politiciens renient
Et que les veuves pleurent
Des reflets de diamants dans chaque œil
Devrais-je me croiser les bras et gémir
Non
Non
Non
Non
Non
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage parce que je le dois
Je rage parce que l’histoire
Ne se modifie pas avec des hommes soumis
Ni des hommes silencieux
Mais avec des hommes en colère
Qui ragent contre l’injustice
Et crachent à la figure des oppresseurs
Et sont prêts à défendre leurs vérités
Pareils à des montagnes
Déterminés
Résolus
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Jusqu’à ce que je me révolte
Et que je brûle palais et cachots
Viens Frère
Sœur
Mère
Fille
Camarade
Ami
Donne-moi la main
Rage avec moi
Le silence est assourdissant
L’apathie tue
Plus insidieusement que les balles
Battons le tambour
De la justice
Vibre au plus profond de toi-même
Laisse ton sang bouillir comme la lave
Et ta colère comme les flammes
Fais exploser le soleil
Eclipse-le
Réduis-le
De telle façon
Que les temples de la vanité
Soient réduits en cendre
Et la puissance détruite
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Jusqu’à ce que justice soit faite
Et l’avenir de l’enfant assuré
Jusqu’à ce que la paix soit comme l’air que nous respirons
Et que dans les champs lèvent des fleurs de joie
Pas des os blanchis
Jusqu’à ce que les collines de Palestine
Retournent à leurs légitimes propriétaires
Et que les oliviers chantent sous la brise
Les symphonies des feuilles et des oiseaux
Lettres de paix
Pour un peuple las de la guerre
En grand besoin de répit
Jusqu’à ce que tout oppresseur
Soit happé
Craigne la rage
Du peuple
Jusque-là je dois rager
Tu dois rager
Nous devons rager
Car c’est peut-être par la rage
Qu’un monde meilleur verra le jour
 Rassool Snyman  -  poète sud-africain







( paroles , traductions et explications : http://www.lacoccinelle.net/247809.html )

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 5 Septembre 2012

Lu sur : http://www.franceinfo.fr/monde/mireille-mathieu-juge-sacrilege-la-priere-punk-des-pussy-riot-729181-2012-09-05
 
 
"Une église n'est pas un lieu pour mener une action politique, on peut manifester autrement. Une église est un lieu de recueillement" a affirmé Mireille Mathieu sur TV-Tsentr avant de juger que l'action des Pussy Riot était un "sacrilège".
 
Extrêmement populaire en Russie, Mireille Mathieu, a donné cette interview à l'occasion de sa venue à Moscou pour participer à une festival international de musique militaire.
 
 
Ben voyons ma Mimi !

"pas un lieu pour mener une action politique"

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"un lieu de recueillement"

sine cure

  




   


Mireille, ta chanson ne compte plus désormais que 99 997 colombes, Ton wladimir adoré vient d'en jeter trois en camp de travail ! 
Mais comme je suis pas rancunier, je te dédie cette chanson que tu pourras écouter en te tripotant le chapelet



Comme disait Desproges : "Dieu est éternel, mais pas autant que la connerie humaine"
 

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Rédigé par hobo-lullaby

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