Articles avec #liberte tag

Publié le 19 Février 2014

 

Relayé depuis Le Jura Libertaire : http://juralib.noblogs.org/

 

 

BAS LES PATTES SUR LE JURA LIBERTAIRE !

Le Jura Libertaire poursuivi par le ministère de l’Intérieur pour « diffamation » envers la Police.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/02/01.png

TÉLÉCHARGER L’AFFICHE – TÉLÉCHARGER LE FLYER

À l’été 2010, Brice Hortefeux porte plainte contre les sites web Indymedia Grenoble et Le Jura Libertaire, désignés comme « hostiles à la police » pour avoir relaté les exactions policières perpétrées dans le quartier populaire de la Villeneuve (banlieue de Grenoble). Après trois ans d’enquête, le plaignant est maintenant Manuel Valls et le procès du Jura Libertaire fixé au 14 novembre 2014.

Les ministres de l’Intérieur font leur travail, en protégeant « l’honneur » de leurs bandes armées. Quant à nous, nous défendrons dans les faits la liberté d’expression ainsi que la révolte des classes dangereuses contre la mafia capitaliste qui nous exploite et nous réprime. La CNT-Jura organise la solidarité avec Le Jura Libertaire.

Première soirée de soutien lors du week-end national de commémoration des victimes de crimes policiers, vendredi 14 mars à Hauteville-Lompnes (Haut-Bugey).

Que 1000 Jura Lib’ et Indy Grenoble fleurissent !

Autodéfense des médias libres ! Police hors de nos vies !

CNT JURA – BP 98, 39140 BLETTERANS CC

 

 

article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 (résolution sans valeur contraignante)  :

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »

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Publié le 2 Janvier 2014

Cette semaine, La minéralité expliquée aux cailloux apporte son soutien et sa solidarité fraternelle à Georges Ibrahim Abdallah ...

Elle avait mérité

de se consumer enfin sur ses terres

au milieu des figuiers parfumés

et des jasmins de la patience

qui attendaient son retour

comme on attend

celui du feu prodigue.

La suite : ici

La minéralité expliquée aux cailloux

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Liberté

Publié le 2 Janvier 2014

chronologie ...

 

 

LE JUGE ACCORDE LA LIBERATION DE COMPASSION A LYNNE

31 décembre 2013

DE NEW YORK TIMES:

Juge ordonne la libération de mourir Avocat

Par BENJAMIN Poignée
31 Décembre, 2013
Un juge fédéral de Manhattan a ordonné une "libération de compassion", le mardi pour Lynne F. Stewart, l'ancien avocat de la défense reconnu coupable d'aider le terrorisme qui est en train de mourir d'un cancer dans une prison fédérale du Texas.

Mme Stewart, 74 ans, qui a été condamné en 2005, a demandé la libération en 2013 en vertu d'un Bureau de programme des prisons pour les détenus malades en phase terminale, mais l'a fait sans le soutien du bureau. Le juge, John G. Koeltl de la Cour de district des États-Unis, a rejeté la demande en Août, mais a indiqué qu'il serait favorable à une telle action si le Bureau des prisons se fait une telle motion.

La demande au juge Koeltl mardi est venu du directeur du Bureau des prisons à travers le bureau de Preet Bharara, le procureur des États-Unis pour le district sud de New York. Le dépôt a déclaré Mme Stewart qualifié pour la libération de compassion parce qu'elle avait un diagnostic d'un terminal, d'une maladie incurable avec une espérance de vie de moins de 18 mois et en raison du risque relativement limité de la récidive et de danger pour la communauté si elle était libérée.

«Condition médicale borne de la défenderesse et l'espérance de vie très limitée constituent des raisons extraordinaires et impérieuses qui justifient la réduction demandée" à peine de temps passé, l'ordonnance du juge.

Mme Stewart est de vivre avec son fils, un avocat, à Brooklyn.

Mme Stewart est surtout connu pour sa défense du Cheikh Omar Abdel Rahman, le religieux égyptien aveugle qui a été condamné en 1995 d'avoir comploté pour faire sauter les sites d'intérêt à New York City. Elle a ensuite été jugé et reconnu coupable de trafic de messages de M. Abdel Rahman en prison pour ses partisans violents en Egypte, et a été condamné à 10 ans de prison. Elle a été au service de sa peine à la Federal Medical Center Carswell, à Fort Worth.

Mme Stewart a été constaté en 2005 d'avoir un cancer du sein, en 2012, les médecins ont déterminé que son cancer s'était propagé à ses poumons, le système lymphatique et les os, un dépôt au tribunal spectacles.

Son avocat, Jill R. Shellow, a déclaré plus tôt mardi, avant la décision de la juge, qu'elle avait informé son client de la demande du gouvernement, et que Mme Stewart a hâte d'être avec sa famille.

"Il restaure ma foi dans le ministère de la Justice à faire la bonne chose», a déclaré Mme Shellow. Plus tard, après que le juge a rendu son ordonnance Koeltl, Mme Shellow ajouté, "l'exercice par le juge de la miséricorde sur la Saint-Sylvestre montre sa compassion pour Lynne et la profondeur de son engagement de voir que justice soit faite."

Mme Stewart, en 12 pages lettre manuscrite au juge pendant l'été, a dit qu'elle ne voulait pas mourir en prison ", un lieu étrange et sans amour», comme elle disait. «Je veux être là où tout est familier - en un mot, à la maison."

L'ordonnance du juge Koeltl dit que Mme Stewart est libérée "dès que son état de santé le permet, le plan de libération est mis en œuvre, et les arrangements de voyage peut être fait."

Mme Shellow dit Mme Stewart pourrait être libéré dès mardi soir, et sera accueillie par son mari.

 

 

 

Message de Lynne

31 décembre 2013 31/12/12 15:24

 

Mes chers amis: Eh bien, l'impossible prend un peu plus longtemps!!!!!!!! Nous avons appris ce matin que le bureau du procureur des États-Unis a fait la proposition de ma libération de compassion et que l'ordonnance était sur le bureau du juge Koeltl. Depuis le dernier tour de table, il a déclaré à la Cour qu'il serait traiter "favorable", nous sommes maintenant juste attendons avec impatience. La chose merveilleuse est que Ralph est ici à Fort Worth pour une visite et me ramener à New York avec lui. Nous ne savons pas quand, mais les règles d'indiquer que le directeur a 2 jours pour me laisser aller après, il reçoit l'ordre de sorte qu'il pourrait être dès vendredi ou quelques jours plus. Quoi qu'il en soit, je ne peux pas m'arrêter de pleurer des larmes de joie! Je ne peux pas m'empêcher de penser à toutes les personnes merveilleuses à travers le monde qui ont fait cela se produise .. vous savez parce que chacun d'entre vous a joué un rôle essentiel. Ma fille Z est déjà la queue Sloan Kettering et nous devrons voir si il ya une qualification de probation attaché à l'ordre et comment il va me toucher. Après que Ralph va commencer à faire des arrangements pour louer Yankee Stadium pour la Welcome Home ... Smile Donc, si cela vous arrive avant minuit ce soir élever un verre de champagne à la joie de nous tous que la vieille fille est DEHORS!

Amour Lutte,

Lynne

 

 

 

 

 

1er janvier 2014 : Lynne arrive à New York!

 

 

Lynne Stewart LIBRE !

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 1 Janvier 2014

 

 

 

Meilleurs voeux à tout les Utopistes

Et des pensées solidaires et fraternelles pour ceux qui souffrent

ou qui croupissent en taule

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 31 Décembre 2013


 

 

Epopée du thym de Palestine

 

 

J'embaumais collines et plaines
Nourri de l'éclat de la lumière
Et tenais compagnie aux pas des errants
Dans le sacré de la terre
Tous ces dômes clochers et temples
Offrandes pour mille prières

Cette pluie soudaine pour mêler
Mes fragraances à l'endurance des pierres
Toujours aux aguets des fissures béantes
Les roches retenant mes chutes
Au crépuscule des siècles qui se couchent
Dans la fosse de l'Histoire

Je t'aimais rumeur de la mer si près
Qui consolait me frémissements
Alliés aux flûtes bercées par les oliviers solaires
Ils sont venus de nuit avec leurs chars
Reptiles aux chenilles aiguisées raser mes brins
Piliers du songe bâti comme une rivière

Et je n'oublie pas la course du vent
Pour éteindre vos torches sans génie
Dans la farine les fusées dans la cuisine
Quand les lits sont éventrés sur les corps
Endormis les seuil souillés par l'infamie

Comment ne pas vous voir chauves-souris
Dans la cécité de la nuit
Bottes conquérantes qui marchent sur mes étés
Lavés de citronniers séculaires
Comment ne pas vous reconnaître corbeaux
Dans les drones sans cerveaux

Et l'hiver couvert par les pleurs des sirènes
Les maisons comme des tombes sans sépultures
Parmi les cris sombres parmi les décombres
Je consolais les étoiles réveillées en sursaut
Affolées par les traînées de vos poudres
Mes feuilles tendres martyres de vos incendiaires

Je vous le dis le thym c'est pour parfumer
Le pain à l'huile d'olive pétri de mes feux
Non pour allumer les brasiers
Ni le romarin compagnon de mes cyprès
Ni l'eau détournée de sa source
Ne pardonneront à votre mémoire ses trous

Je vous le dis le thym c'est pour les chemins
Augustes et fiers non pour les vautours
Le thym c'est pour le repos des oiseaux
Libérés de leur peur et de leur détresse
Non pour affamer les arbres et les nids
Non pour punir les mères et leurs berceaux

Je vous défie hyènes et vous casques
Le thym même cerne par le Mur
Percera la mer le ciel et la terre
Tant d'armées pour une herbe
Ne pourront empêcher mes arômes
D'être dédiés aux humains à bras ouverts

 

Tahar Bekri

Publié dans  Salam Gaza - carnets. Editions Elyzad, Tunis. 2010

 

 

 

Epopée du thym de Palestine

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Liberté

Publié le 30 Décembre 2013

Publié le 12 Novembre 2013

 

 

 

"La plus grande partie de chaque journée interminable à laquelle je me confronte est faite de pensées. Je n’ai rien d’autre pour faire passer le temps pendant les longues heures sans fin. L’ennui et la solitude sont des choses terribles, constantes et sans merci. Je n’ai qu’une arme unique pour les surmonter : mes propres pensées.

Pour passer le temps et maintenir ma température, je fais les cent pas. Parfois je reste devant la fenêtre de ma cellule à regarder les barbelés gris, ou alors je m’assieds sur mon matelas humide et sale, posé à même le sol dans le coin de ma tombe-donjon. Mais, toujours, je pense à quelque chose, à quelqu’un ou à quelque part. Parfois ce sont des pensées sérieuses et profondes, et parfois des rêveries pour échapper à la réalité de ma situation de cauchemar.

Parfois – en fait, le plus souvent – je m’inquiète de ce qui se passe autour de moi ou de ce qui m’attend. Nous sommes tous les jours confrontés, mes camarades et moi, à une lutte psychologique de survie. C’est une bataille très intense et l’ennemi est impitoyable.

Pour quelqu’un de satisfait, ou sans souci, qui mène une vie appelée banale, vous trouverez peut-être que ma situation psychologique est difficile à comprendre. Il y a deux raisons à cela : d’abord, mon incapacité à décrire la lutte psychologique que nous menons, moi et mes trois cent cinquante camarades; ensuite, c’est très dur, sinon impossible, de concevoir dans son imagination la douleur et le stress de la torture psychologique ou de connaître toutes ses formes, ou de comprendre ses effets variés.

Imaginez ce que vous ressentiriez si on vous enfermait nus en isolement total, vingt-quatre heures par jour, et qu’on vous privait de tout, pas seulement des choses de tous les jours, mais des besoins vitaux comme les habits, l’air frais et l’exercice, la compagnie d’autres êtres humains.

Bref, imaginez que vous vous retrouviez dans une tombe, nu et seul, une journée entière. Pouvez-vous imagnier cela, et pendant vingt terribles mois?

Maintenant, gardez tout cela en tête et essayez d’imaginer la même situation dans un endroit qui ressemble à une porcherie, et vous êtes accroupis nu dans un coin, complètement gelé, entouré d’ordures pourrissantes et puantes, avec des asticots blancs grouillant partout, des mouches énormes venant harceler votre corps nu, le silence qui rend fou, la tête en émoi.

Vous êtes là, assis à attendre que les matons viennent vous tirer brutalement de votre cellule pour vous traîner vers le bain forcé. Vous avez déjà vu l’effet horrible que çà fait sur de nombreux camarades à la Messe. Vous savez très bien ce que çà signifie : la peau sera arrachée de votre corps à coups de brosse à chiendent. Les matons vous ont dit que c’était à votre tour. Vous attendez toute la journée, à y penser. Votre esprit est démoli. Ils ont peut-être oublié, essayez-vous de vous dire; mais vous savez bien qu’ils n’oublient jamais.

Ils ne viennent pas. Le lendemain c’est pareil, et le jour après, et le jour après. Vous êtes de plus en plus déprimé. Depuis quelques jours, vous n’avez qu’une chose en tête : la peur, la peur de ce qui vous attend.

Imaginez cette peur, mais tous les jours! Savoir qu’on va vous tabasser jusqu’à deux doigts de la mort, vous baigner de force, vous immobiliser pendant qu’on vous fouille l’anus. C’est le quotidien des blocs H.

Il est impossible de concevoir ce que vit un jeune de dix-huit ans quand une douzaine de matons lui sautent dessus et le tabassent à coups de bâtons, de pieds et de poings, tout en le traînant par les cheveux le long du couloir, ou quand ils lui serrent les parties jusqu’à ce qu’il s’évanouisse, ou quand ils jettent de l’eau bouillante sur son corps nu. C’est tout aussi impossible pour moi de décrire – et pour vous, d’imaginer – notre état d’esprit quand on attend que tout ceci nous arrive. Je peux dire que cette torture physique et psychologique des blocs H a conduit beaucoup d’hommes au seuil de la folie.

Nous sommes dans une situation très, très mauvaise maintenant. Que serons-nous à la fin de la journée ou dans les années à venir? Mon esprit est profondément marqué. C’est une pensée tellement inquiétante que nous finirons peut-être incapables même de penser. Avec cela en tête, je vais vous laisser. Réfléchissez-y mais ne faites pas que cela."

Bobby Sands – Un jour dans ma vie, écrits de prison

 

 

Lutte pour la survie

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 7 Octobre 2013

Lu sur Rebellyon.info

 

 

L’expulsion et l’éloignement des familles rroms empêchent la scolarisation

 

 

 

 

                                                        

 

 

L’association C.L.A.S.S.E.S accompagne les familles vivant dans des cabanes, des tentes, des squats, sous des ponts, dans des jardins publics, qui souhaitent que leurs enfants aillent à l’école comme ils en ont le droit et l’obligation. Les formalités administratives ne sont pas simples lorsqu’on ne parle pas français, qu’on ne sait pas lire et surtout lorsqu’on ne peut pas présenter une quittance de loyer ou une facture EDF. Une fois les enfants inscrits nous nous efforçons de soutenir leur assiduité.

L’action de C.L.A.S.S.E.S a démarré il y a main­te­nant 7 ans et les béné­vo­les de l’asso­cia­tion connais­sent bien des famil­les vivant sur le ter­ri­toire du Grand Lyon, démé­na­geant au gré des expul­sions, évacuations, incen­dies, héber­ge­ments tem­po­rai­res.
Au 30 avril der­nier, 261 enfants suivis par C.L.A.S.S.E.S étaient ins­crits à l’école ce qui ne signi­fie pas qu’ils y étaient tous pré­sents car leurs condi­tions de vie per­tur­bent sou­vent la fré­quen­ta­tion sco­laire. Une cen­taine d’autres enfants, connus de C.L.A.S.S.E.S, n’étaient pas encore ins­crits, ou étaient en cours d’ins­crip­tion.

Qu’en est-il à cette ren­trée sco­laire ?

La majo­rité des enfants sco­la­ri­sés l’an der­nier ou en attente de sco­la­ri­sa­tion auraient dû faire leur ren­trée nor­ma­le­ment, en même temps que les autres enfants, soit envi­ron 350 enfants. Malheureusement ce n’est pas le cas.

Entre temps, les famil­les héber­gées dans le cadre du Plan Froid ont été mises à la rue. Les famil­les d’un grand squat de Saint-Priest ont dû partir ; beau­coup sont allées rejoin­dre le ter­rain de la rue Salengro à Vaulx-en-Velin. Lorsque qu’une partie de celui-ci a brûlé, puis que la tota­lité du ter­rain a été évacuée, les famil­les se sont une nou­velle fois dis­per­sées : cer­tai­nes sont allées gros­sir le ter­rain de Saint-Fons, d’autres errent encore dans l’agglo­mé­ra­tion, dor­mant dehors, une nuit ici, une nuit là. Celles héber­gées par la Préfecture l’ont été par­fois dans des hôtels isolés, à proxi­mité des auto­rou­tes, loin des écoles et des asso­cia­tions pou­vant leur venir en aide. Les famil­les d’un squat de Vaise dont nous avions réussi à sco­la­ri­ser à peu près tous les enfants, grâce à la coo­pé­ra­tion avec la mairie du 9e ont elles aussi été mises dehors sans solu­tion. Plusieurs d’entre elles se trou­vent en squat à Villeurbanne.

Ces mises à la rue, ces évacuations, ces dépla­ce­ments de popu­la­tion ont des consé­quen­ces néga­ti­ves évidentes sur la sco­la­ri­sa­tion : des enfants sco­la­ri­sés à Villeurbanne-nord vivent main­te­nant à St Fons ; des enfants sco­la­ri­sés à Givors se retrou­vent sous tente à Vénissieux, après un mois d’errance. Des enfants sco­la­ri­sés à Vaise ont été retrou­vés à Villeurbanne, et il faut cher­cher de nou­vel­les écoles pour les accueillir. Ceux-là ne seront sans doute pas dés­co­la­ri­sés, mais ils vont perdre un mois d’école, ils auront perdu leurs copains, leurs repè­res. D’autres, trop loin d’un établissement sco­laire ne pour­ront pas retour­ner à l’école.

Deux semai­nes après la ren­trée il est dif­fi­cile d’avan­cer des chif­fres précis, mais nous esti­mons que, pas plus de 70 à 80 des enfants suivis par C.L.A.S.S.E.S l’an der­nier ont fait leur ren­trée nor­ma­le­ment. Quel gâchis !

A contra­rio, on peut citer le ter­rain de La Feyssine, stable depuis main­te­nant 2 ans et demi, malgré des aler­tes pério­di­ques qui ali­men­tent l’inquié­tude. La ren­trée sco­laire a pu y être pré­pa­rée cor­rec­te­ment : 3 filles sont au col­lège, 15 enfants vont à l’école élémentaire, 8 enfants sont ins­crits à l’école mater­nelle. Ne sont pas sco­la­ri­sés : les petits de 3 et 4 ans et les jeunes de plus de 14 ans, non sco­la­ri­sés en pri­maire et qui n’ont pas trouvé de place en col­lège.

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Dans le même temps tous les poli­ti­ques répè­tent que la sco­la­ri­sa­tion des enfants est un impé­ra­tif, et que la « ges­tion » des bidon­vil­les doit en tenir compte et la faci­li­ter.
La seule avan­cée que nous cons­ta­tons cette année se trouve du côté de l’Education natio­nale : 3 clas­ses ont été ouver­tes en col­lège pour des enfants ne maî­tri­sant pas le fran­çais et ne sachant pas lire, c’est un pro­grès. Par ailleurs sur le ter­rain de Saint-Fons qui a consi­dé­ra­ble­ment grossi, l’Education natio­nale se préoc­cupe de repé­rer les enfants qui ne sont pas sco­la­ri­sés pour, nous l’espé­rons, leur trou­ver des solu­tions rapi­de­ment.

Le droit à l’éducation est un droit fon­da­men­tal pour chacun ; il ne suffit pas de le décla­rer, il faut pren­dre les mesu­res néces­sai­res pour le mettre en œuvre effec­ti­ve­ment. C’est ce que demande l’asso­cia­tion C.L.A.S.S.E.S au Préfet, repré­sen­tant de l’Etat sur notre ter­ri­toire.

A Lyon le 16 sep­tem­bre 2013
C.L.A.S.S.E.S

Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien aux Enfants des Squats
clas­ses069-at-gmail.com

P.-S.

Photos : Jean-Philippe Ksiazek

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 3 Octobre 2013

Manuel, souviens-t-en...

Lu sur L'humanité :

"Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.» Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

La tribune:

Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc « vocation », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort (1), Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient «vocation» à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces «étrangers, et nos frères pourtant»…

Manuel, «on» a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour devenir ou être membre de l’Union européenne: le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien «aggravée». Et ils ont «vocation» à rester dans leurs pays ou à y revenir? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas? Fuir son pays, tu ne comprends pas? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a «vocation» à rester ou revenir dans son pays? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot «race» va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.»

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour «ça»?

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus «ces étrangers, et nos frères pourtant».

(1) En 1953

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Rédigé par hobo-lullaby

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Publié le 1 Octobre 2013

Quelques mots d'André Laude qui vont si bien à m ...

 

 

 

si j’écris c’est pour que ma voix vous parvienne
voix de chaux et sang voix d’ailes et de fureurs
goutte de soleil ou d’ombre dans laquelle palpitent nos sentiments

si j’écris c’est pour que ma voix vous arrache
au grabat des solitaires, aux cauchemars des murs
aux durs travaux des mains nageant dans la lumière jaune du désespoir

si j’écris c’est pour que ma voix où roulent souvent des torrents de blessures
s’enracine dans vos paumes vivantes, couvre les poitrines d’une fraîcheur de jardin
balaie dans les villes les fantômes sans progéniture

si j’écris c’est pour que ma voix d’un bond d’amour
atteigne les visages détruits par la longue peine le sel de la fatigue
c’est pour mieux frapper l’ennemi qui a plusieurs noms.

In Œuvre poétique, Vers le matin des cerises, p.267

 

 

 

Quelques mots pour  m ...

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Liberté