Articles avec #liberte tag

Publié le 23 Novembre 2014

Le massacre de Tlatelolco a eu lieu dans l'après-midi et la nuit du 2 octobre 1968 sur la place des Trois Cultures à Tlatelolco au Mexique, dix jours avant la célébration des Jeux olympiques d'été de Mexico.

 

Source Wikipédia ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Tlatelolco

 

 

 

Judith Reyes

Le deux octobre est arrivé tout pacifiquement

Lors d'un rassemblement à Tlatelolco

Ils étaient quinze mille

Dans cette année soixante-huit

Dont je me souviens à peine

La place était bondée

Vers six heures

Des groupes de travailleurs sont arrivés

Et les étudiants de l'enseignement conscient

Avaient atteint un beau contingent. 

Tout à coup le ciel se raya de quatres feux de Bengale

Apparurent de nombreux visage de gant blanc

Et de mauvais hommes faisaient bourdonner les balles meurtrières

La panique se propagea rapidement

Cherchant  refuge dans la foule

Levant les yeux au ciel

Ils virent un hélicoptère

Puis sur Tlatelolco

S’abattit  une forte pluie de feu

Et une marée de chars

Armant les militaires

Désarmant les civils

Un gamin de douze ans

Tomba mort à mes côté

Et le ventre d’une femme enceinte

Fut pénétré d’une bayonette

Ils blessèrent Oriana Fallaci

Voix de la presse étrangère

parce qu'elle a rencontré la culture

Qui gouvernement cette terre.

Elle a bien vu que nous sommes unis

Les étudiants avec le peuple

Contre un système corrompu

Et la tromperie d'un gouvernement.

Que sanglante fut cette tuerie

Toutes ces belles créatures

Qui s’égouttèrent comme le sang

Sur la Place des Trois Cultures

Et parce qu'ils sont morts pour cela

Ces femmes et Ces hommes du peuple

Le président l'augmentera

Le salaire de l’armée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tlatelolco 68

Il y a longtemps que l'histoire s'est passée,

Les gens qu'on ne peut pas oublier

Dans le sang de Tlatelolco

Reliant avocats qui savaient la vérité.

Et l'injustice envers le pays secoué,

Mais personne ne pourrait l'en empêcher

Les forces armées et  le gouvernement

Contrôlent directement l'ordre de tirer pour tuer.

Ils étaient des avocats

Appelant à la justice pour tous

Qui se sont battus pour un idéal,

Mais le gouvernement a toujours été injuste

Et assassina la protestation. 

Trois lumières rouges ont traversé le ciel

Portant  la mort derrière elles

Les mains couvertes de gants blancs

Se démarquant pour commencer à tuer. 

Le massacre s’est passé à Tlatelolco

Hommes et femmes tués par gouvernement,

Les illusions et les attentes de l'homme son vaines,

Il ont été tués et leur idéal a été perdu.

Ils étaient des avocats

Appelant à la justice pour tous

Qui se sont battus pour un idéal,

Mais le gouvernement a toujours été injuste

Et assassina la protestation. 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #Liberté

Publié le 11 Novembre 2014

 

Les Mutins de 1917

 

Vous n'êtes pas aux Monuments aux Morts
Vous n'êtes même plus dans les mémoires
Comme vos compagnons de la Mer Noire :
Vous êtes morts et deux fois morts.
A vos petits enfants l'on ne répète
Jamais comment finit leur grand-papa :
Il y a des chos's dont on ne parle pas,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle
Faisaient carrièr' dans les états-majors,
Leur humeur décidait de votre sort :
Aujourd'hui qui se le rappelle ?
Au lieu de s'emmerder en garnison,
Au lieu de piétiner au même grade,
C'était le temps béni de l'empoignade,
Vous parlez d'un' belle occasion...

Vous aviez fait tant d'assauts inutiles,
Juste pour corser le communiqué,
Vous vous sentiez tellement cocufiés,
Telle'ment pris pour des imbéciles,
Que vous avez voulu que ça s'arrête,
Cet abattoir tenu par la patrie,
Cette nationale charcuterie,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Avant l'attaque arrivaient les cercueils
Et vous coupiez votre pain sur leurs planches,
Tout juste si le crêpe à votre manche
N'annonçait votre propre deuil.
Par malheur, la France n'était pas prête,
Se révolter lui paraissait énorme,
Ell' bavait encore devant l'uniforme,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

L'Histoir' vous a jetés dans ses égouts,
Cachant sous les flots de ses Marseillaises
Qu'un' bonne moitié de l'armée française
Brûlait de faire comme vous.
Un jour, sortirez-vous des oubliettes ?
Un jour verrons-nous gagner votre cause ?
J'en doute, à voir le train où vont les choses
Mutins de mil neuf cent dix-sept,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

 

Paroles et musique de Jacques Debronckart  1967

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté, #musique

Publié le 11 Octobre 2014

 

Barbacha - Iberbacen, en Tamazight - est une région de la petite Kabylie, autogérée par ses habitant.e.s. depuis fin 2012.
« Barbacha n'est qu'une petite mechta marginalisée de toutes les richesses de l'Algerie . C'est un bled pauvre. C'est une région montagneuse, on n'a pas de pistes, pas de routes » raconte Da Taieb, un ancien de la commune.
Comme dans d'autres régions, les paysan.ne.s et les ouvrier.e.s de Barbacha combattent quotidiennement pour une vie digne face à toutes les formes d'exploitation et d'oppression que leur imposent l'Etat et le capitalisme.
Mais à Barbacha, autre chose s'invente.

Les 27000 habitant.e.s de ces 34 villages s'auto-organisent à travers l'Assemblée Générale Ouverte de la population d'Iberbacen (AGO) mise en place dans un bâtiment qu'ils et elles occupent collectivement. « Nous à Barbacha on a créé cette maison, on a protesté contre ce système qui nous écrase sans arrêt. Le système qui nous gouverne actuellement c'est un système pourri » raconte Da Taïeb. Avec quelques autres, ils nous ont accueilli en février 2014, raconté leurs histoires et transmis des archives. Voici quelques esquisses de ces chemins tracés par le peuple de Barbacha et qui ouvrent des voies à toutes celles et ceux qui combattent pour l'émancipation partout dans le monde.

Ce film est libre et gratuit, il peut être diffusé et partagé largement pour soutenir la Commune libre de Barbacha.

 
 
 

Voir les commentaires

Publié le 26 Juillet 2014

par Salim Metref

Le combat du peuple palestinien pour recouvrer ses droits spoliés depuis l'irruption d'une anomalie de l'histoire qui l'a privé de sa terre est un combat juste et légitime. La violente agression d'Israël contre les populations civiles palestiniennes et les centaines de morts provoquées, le prétexte invoqué de l'indignation suscitée par la mort de trois adolescents , la puissance de feu utilisée et sans commune mesure avec les roquettes de fabrication artisanale lancées depuis la bande de Gaza révèlent encore une fois une réalité indiscutable, la véritable nature d'Israël dont l'existence même est fondée sur la stratégie de la tension permanente qu'il faut entretenir contre vents et marées et si nécessaire provoquer, la peur souvent feinte et simulée de l'autre, le sabordage de tous les processus de paix, le refus du droit et des injonctions de la communauté internationale y compris de celles extrêmement rares de l'eternel allié américain lui-même enchainé et ridiculisé par les puissants lobbies pro-israélien qui lui dictent sa politique étrangère et enfin le recours inconsidéré à l'usage de symboles comme le déclenchement des sirènes ou l'utilisation de masques à gaz comme pour rappeler de sombres souvenirs du passé et dire que «le ventre de la bête immonde est encore fécond ». Mais ces stratagèmes ne trompent plus personne. La bête immonde n'est pas toujours celle que l'on croit. Elle est maintenant parmi ceux qui parfois même contre l'avis de leurs propres coreligionnaires continuent d'incarner la dernière enclave de la haine qui existe sur terre, refusent la paix et exigent la soumission inconditionnelle et l'asservissement total du peuple palestinien.

Mais qu'a-ton laissé au peuple palestinien pour espérer lui faire aimer la paix et prétendre lui refuser l'ultime combat qu'il peut livrer, celui de se battre et de mourir dans l'honneur ? Car tout n'est désormais plus là. Plus de terre, plus de pays et plus de raisons d'espérer. Juste un bantoustan devenu une véritable prison à ciel ouvert avec pour seul horizon des soldats et colons qui vous enchainent, vous tuent, vous dépossèdent, nient votre existence, votre histoire et votre passé, profanent vos lieux de culte et vos tombes et viennent jusqu'à détruire vos maisons pour mieux vous exproprier et bâtir de nouvelles colonies de peuplement. Le seuil de ce que la conscience humaine peut accepter est déjà franchi et nul ne pourra prétendre un jour ne pas l'avoir su. La liquidation physique du peuple palestinien est une réalité conduite par Israël grâce au consentement de l'occident et au louvoiement de régimes arabes enchainés par leur propre illégitimité et dont le silence complice constitue désormais le meilleur allié d'Israël. Et puis cet adolescent kidnappé à l'aube et brulé vif sans doute dans un four crématoire, ces arrestations arbitraires et ces assassinats qui ont fini par provoquer l'exaspération, anéantir tout espoir de paix et libérer la seule alternative possible qui semble subsister, au détriment de ceux qui veulent la paix et la coexistence pacifique, la guerre jusqu'au bout et la confrontation jusqu'à l'ultime souffle. Et continuer dans ce contexte de violence sanglante récurrente infligée au peuple palestinien de plaider pour le dialogue et la coexistence pacifique des religions, la poursuite des efforts de paix, les droits des minorités religieuses dans les pays musulmans ressemble désormais une provocation et frise l'indécence. Et le sempiternel discours occidental sur l'universalité des droits de l'homme est inacceptable et caduc. Les centaines morts de Gaza ne resteront sans doute pas impunis. Israël a encore une fois choisi la seule voix qui a toujours été la sienne, celle de la force, de la violence et de la destruction. Cette nouvelle démonstration de force n'en est pas en réalité une. Et cette folie meurtrière qui s'abat sur un peuple sans défense est le signe précurseur d'une déroute annoncée. Israël construit désormais lui-même un nouveau cycle de son existence, celui de son inéluctable déclin et de ses conséquences.

Source : http://www.lequotidien-oran.com/?news=5200745

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Palestine, #Liberté

Publié le 25 Juillet 2014

Que reste-t-il aux fermiers palestiniens qui, du jour au lendemain, se voient expropriés de leurs terres par l'armée israélienne pour la construction du "mur de sécurité" ? Des cris, des larmes, une poignante nostalgie. Comment quitter ces oliviers et ces orangers que l'on a plantés, cultivés, comment renoncer à ce qui constituait gagne-pain et raison de vivre ? Né au cours de repérages pour un projet plastique sur le thème de l'eau, Palestine Blues est un film de confrontation physique mais aussi une méditation sur ces paysages qui changent dans la violence et sur la résistance d'hommes et femmes face à l'adversité.


Palestine/Etats-Unis - 2006 - 1 h 12 mn
Musique : Muddy Waters, Blind Willie Johnson, DAM

Voir les commentaires

Publié le 20 Juillet 2014

« La seule valeur morale pour les peuples occupés, c'est la vigueur de la résistance à l'occupation.
C'est là le seul enjeu. Gaza est tombée dans la dépendance à cette cruelle et noble valeur. Elle ne l'a pas apprise dans les livres, les écoles élémentaires, les slogans sonores scandés par les haut-parleurs, ni dans les chansons. Gaza ne l'apprise qu'à travers sa propre expérience, et un labeur qui est son image et sa gloire.

Gaza n'a pas de voix. Ce sont les pores de sa peau qui exhalent la douceur, le sang et le feu. Et donc l'ennemi lui voue une haine et une crainte mortelles, et cherche à la noyer dans la mer, le désert ou le sang. Et donc ses proches et ses amis l'aiment avec une timidité qui parfois touche à la jalousie et à la peur, car Gaza est une leçon brutale et un exemple éclatant pour ses ennemis comme ses amis.

Gaza n'est pas la plus belle des villes.

Son rivage n'est pas plus bleu que celui d'autres villes arabes.

Ses oranges ne sont pas les plus belles du bassin méditerranéen.

Gaza n'est pas la ville la plus riche.

Ce n'est ni la plus élégante, ni la plus grande, mais son histoire est à la hauteur de celle d'une véritable patrie. Car elle est la plus laide, la plus pauvre, la plus misérable et la plus vicieuse aux yeux de ses ennemis. Parce qu'elle est la plus capable d'entre nous pour troubler l'humeur et le confort de l'ennemi. Parce qu'elle est son cauchemar. Parce qu'elle est tout à la fois des oranges minées, des enfants sans enfance, des vieillards sans vieillesse et des femmes sans désirs. Parce que tout ceci réuni constitue sa plus grande beauté, pureté et richesse, parce qu'elle est infiniment digne   d'amour. »

Mahmoud Darwich

Gaza

Nous enseignons la vie, Monsieur

Aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé.
Aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé censé ne pas aller au-delà des brèves citations et des limites des mots.
Aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé censé ne pas aller au-delà des brèves citations et des limites des mots, suffisamment remplies de statistiques pour s’opposer à une riposte mesurée.
Et j’ai peaufiné mon anglais et j’ai appris mes résolutions de l’ONU.
Et pourtant, il m’a demandé : « Mademoiselle Ziadah, vous ne pensez pas que tout serait résolu si vous cessiez au moins d’enseigner toute cette haine à vos enfants ? »

Pause.

J’ai cherché en mon for intérieur la force d’être patiente, mais la patience n’est pas au bout de ma langue pendant qu’ils larguent des bombes sur Gaza.
La patience vient précisément de m’échapper.

Pause. Sourire.

Nous enseignons la vie, Monsieur.
Rafeeh, n’oublie pas de sourire.

Pause.

Nous enseignons la vie, Monsieur.
Nous, Palestiniens, enseignons la vie après qu’ils ont occupé le dernier ciel.
Nous enseignons la vie après qu’ils ont bâti leurs colonies et leurs murs de l’apartheid, au-delà des derniers cieux.
Nous enseignons la vie, Monsieur.
Mais, aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé censé ne pas aller au-delà des brèves citations et des limites des mots.
Et ne nous donnez qu’un récit, un récit humain.
Vous comprenez, ceci n’a rien de politique.
Nous voulons seulement parler aux gens de vous et de votre peuple, et faites-nous donc un récit humain.
Ne mentionnez pas ces mots : « apartheid » et « occupation ».
Ceci n’a rien de politique.
Vous devez m’aider, moi en tant que journaliste, à vous aider à raconter votre histoire qui n’a rien d’une histoire politique.
Aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé.
Que diriez-vous de nous parler de l’histoire d’une femme de Gaza qui a besoin de médicaments ?
Ou de nous parler de vous ?
Avez-vous suffisamment de membres aux os brisés pour couvrir le soleil ?
Passez-moi vos morts et donnez-moi la liste de leurs noms sans dépasser les mille deux cents mots.
Aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé censé ne pas dépasser les brèves citations et les limites des mots, mais émouvoir ceux qui sont devenus insensibles au sang terroriste.
Mais ils se sont sentis désolés.
Ils se sont sentis désolés pour le bétail à Gaza.
Et ainsi donc, je leur donne les résolutions de l’ONU et les statistiques et nous condamnons, et nous déplorons, et nous rejetons.
Et ce ne sont pas deux camps égaux : l’occupant et l’occupé.
Et cent morts, deux cents morts, et un millier de morts.
Et entre ce crime de guerre et ce massacre, je crache des mots et je souris sans « rien d’exotique », « rien de terroriste ».
Et je recompte, je recompte : cent morts, un millier de morts.
Il y a quelqu’un, là, dehors ?
Y aura-t-il quelqu’un pour écouter.
Je voudrais pouvoir pleurer sur leurs corps.
Je voudrais pouvoir courir pieds nus dans chaque camp de réfugiés et prendre à bras tous les enfants, couvrir leurs oreilles pour qu’ils ne doivent plus jamais entendre le bruit des bombes le reste de leur vie comme moi je l’entends.
Aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé
Et permettez-moi de vous dire ceci, rien que ceci. Rien, vos résolutions de l’ONU n’ont jamais rien fait, à ce propos.
Et aucune des mes brèves paroles, aucune parole que je sortirai, et qu’importe que mon anglais s’améliore, aucune parole, aucune parole, aucune parole, aucune parole ne les ramènera à la vie.
Aucune parole ne fera cela.
Nous enseignons la vie, Monsieur.
Nous enseignons la vie, Monsieur.
Nous, Palestiniens, nous éveillons chaque matin pour enseigner au reste du monde la vie.

Monsieur.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Palestine, #Liberté

Publié le 7 Juillet 2014

Voici un texte qui a été écrit en Palestine.
Les personnes qui l’ont rédigé sont des militant.e.s impliqué.e.s dans la lutte qui s’accentue ces derniers jours.
Elles ont demandé au collectif Quartiers Libres de le relayer:

 

D’ici, on peut entendre les pleurs incessants de la mère du jeune martyr, Mahmoud Abu Khdeir, kidnappé dans son quartier, à Shuafat, torturé, et brulé vif et tué par des colons qui promettent d’appliquer la loi du talion pour venger le décès de trois d’entre eux.

Foule_Décès_Palestine

D’ici, on a pu entendre la « communauté internationale » verser de chaudes larmes à l’annonce du décès des trois colons israéliens. Et la presse internationale de bannir l’utilisation du mot « colon » pour en faire de simples –et donc innocents- « adolescents ». Nous sommes ici en territoire occupé, pas à Disneyland. A 17 ans, les « adolescents » israéliens intègrent l’armée d’occupation qui tue impunément, humilie quotidiennement, détruit des maisons et en expulse leurs habitants, arrête chaque année des centaines de Palestiniens qui croupissent dans les geôles de l’occupant, y sont torturés, maltraités…

D’ici on entend l’arme fatale des sionistes : la menace à l’antisémitisme dès que l’on critique Israël ou dès qu’un acte de Résistance a lieu. Le Ministre israélien de la Défense a déclaré que les trois colons étaient « morts parce qu’ils étaient juifs »… Habituelle pirouette du gouvernement israélien qui a une fois de plus donné du baume au cœur à de fous furieux colons qui ont attaqué plusieurs Palestinien-ne-s, roulé délibérément sur une fillette, brulé des fermes, tenté de kidnapper d’autres enfants et promis la « Mort aux arabes ».

D’ici, on entend le silence assourdissant de la « communauté internationale » alors qu’Israël viole quotidiennement les lois et bafoue les droits de l’homme. Elle condamne les roquettes tirées depuis Gaza, mais n’a pas un mot sur les raids aériens menés par les israéliens. Gaza, dont la densité de population est l’une des plus élevée de la planète et où il est donc fortement probable, à chaque frappe, que des hommes, des femmes et des enfants viennent s’ajouter à la longue liste de martyrs…
Depuis 2000, 1046 enfants palestiniens ont été tués, par l’armée, ou par des colons. D’ici, on n’a entendu aucun émoi chez les « grands » dirigeants de ce monde…

D’ici, on peut entendre la révolte gronder et la jeunesse descendre dans la rue, pour balancer à la face du monde sa rage et sa détermination. On a vu l’un des symboles de la colonisation à Jérusalem (réalisé avec l’amical partenariat de l’entreprise française Alsthom), le Tramway, se faire démonter, station par station, caténaire par caténaire, rail par rail…

tram

D’ici, on peut entendre que les Palestiniens en ont assez d’être les oubliés de l’histoire. Assez aussi de voir leurs représentants s’aplatir toujours plus face aux exigences de la puissance occupante, de négocier et de toujours tendre l’autre joue. Depuis Oslo, les Palestiniens n’ont cessé de faire des sacrifices, et jamais l’occupation n’a été aussi rude et vicieuse.

D’ici, on entend aussi les prétendus alliés du peuple palestinien, de par le monde, condamner la Résistance quand celle-ci prend les armes, ou quand celle-ci porte une barbe et un drapeau vert. Vieux reflexe colonial, que de juger ce qui est bon pour un peuple qui lutte pour sa libération et qui est légitime de mener cette lutte… Pourtant, les Français le savent, pour avoir été à la fois un pays occupé et un pays occupant, aucune libération n’a été obtenue en offrant des fleurs à l’oppresseur. Que ceux qui, chaque année rendent hommage aux Résistants français, aux FTP-MOI, au groupe Manouchian, se débarrassent de leur condescendance envers les Palestiniens et de leur vision paternaliste. Vous insultez la Résistance toute entière ! Savez-vous seulement ce que c’est que de vivre sous occupation ? D’ici, on entend parler du « conflit israélo-palestinien », comme pour mettre sur un plan d’égalité l’oppresseur et l’opprimé. Non, il n’y a pas de conflit, il y a une occupation qui ronge un peuple, chaque jour, dans les moindres détails de sa vie : se déplacer, travailler, étudier, se soigner, vivre…

Palestine_Lutte

D’ici, on peut voir que le peuple palestinien est déterminé, organisé, fier, digne, et qu’il n’a besoin de quiconque pour lui dicter le chemin à prendre pour avancer vers sa propre liberté. Enfin, d’ici, on se souvient que Nelson Mandela disait :

C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense.

Source : http://quartierslibres.wordpress.com/2014/07/05/dici-en-palestine/#more-5645

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Palestine, #Liberté

Publié le 16 Avril 2014

 

Novembre 2013

 

Le député UMP Frédéric Lefebvre a déposé à l'Assemblée une proposition en vue d'instaurer un statut juridique pour les animaux de compagnie.

Le député de la première circonscription des Français de l'étranger (Amérique du Nord) précise dans un communiqué que plus d'un Français sur deux possède un animal de compagnie. Il rappelle qu'un article de la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature dispose que "tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce".

Pas encore de droits de l'animal de compagnie en France 

L'ancien ministre fait valoir qu'il n'existe pas en France de droits de l'animal de compagnie et que les textes relatifs à ce sujet sont répartis dans le code pénal, le code rural, le code civil, le code de la santé publique, le code général des collectivités territoriales et le code de la route.

Frédéric Lefebvre demande qu'une concertation soit organisée sous l'égide de la ministre de la Justice en relation avec les ministres de l'Écologie et de l'Agriculture afin "d'établir un statut juridique de l'animal de compagnie".

Avril 2014

Pétition 30 millions d'amis

À l'attention de Christiane Taubira, ministre de la Justice Le pays des Droits de l’Homme ne serait-il pas assez éclairé pour reconnaître les droits des êtres vivants doués de sensibilité ? Nos concitoyens sont parmi les plus favorables au respect du bien-être animal : pour 90% d’entre eux, il fait même partie intégrante de la famille (Ipsos, 2004). Plus de 200 ans après sa rédaction en 1804, notre Code civil n'a toujours pas évolué et considère encore les animaux comme des "biens meubles" (art. 528). Il accuse donc un décalage certain avec la mentalité contemporaine qu'il est grand temps de combler. Aujourd’hui, l'animal est devenu une préoccupation sociale suffisamment forte pour que le législateur s'interroge sur une nouvelle définition de son régime juridique, comme l'a déjà fait la plupart de nos voisins européens. Je m'associe donc à la demande de la Fondation 30 Millions d'Amis de faire évoluer le régime juridique des animaux et demande au législateur de retirer l’animal du droit des biens et de créer dans le Code civil, à côté des “Personnes” et des “Biens” une troisième catégorie pour les “Animaux”. En ce sens, je soutiens la proposition visant à modifier l’intitulé du Livre II du Code civil comme suit : “Des animaux, des biens et des différentes modifications de la propriété” avec un Titre 1er “Des animaux” où il devra être spécifié que l’animal est un être vivant et sensible.

 

678258 signature à ce jour

Avril 2014

 

Une note interne au commissariat parisien du VIe arrondissement préconise «d'évincer systématiquement» les Roms de l'arrondissement.

 

QUI A VRAIMENT ORDONNÉ de « recenser et évincer les Roms avec ou sans enfants, avec ou sans animaux » ? Qui est derrière cette note interne qui n'aurait jamais dû sortir du commissariat du VI e arrondissement de Paris, mais que nous avons pu consulter ?

Difficile d'obtenir des réponses claires de l'administration.

Il faut dire que le contenu de la note, rédigée vendredi dernier au commissariat de la rue Bonaparte, est particulièrement sensible. Cibler une population sur des critères ethniques est interdit en France (lire ci-dessous). Le document est rédigé par un officier de police, « sur instruction de la commissaire centrale ». Cette note demande « dès à présent et jusqu'à nouvel ordre, pour les effectifs du VI e arrondissement, de jour et de nuit, de localiser les familles roms vivant dans la rue et de les évincer systématiquement » . Parmi les gradés de la police parisienne, le document ne laisse pas indifférent. « C'est violent et surtout illégal ! » commente sous couvert d'anonymat un haut fonctionnaire de la préfecture de police, « choqué ». Si ce fonctionnaire rappelle qu'il est illégal de mendier avec un enfant de moins de 6 ans, il estime néanmoins que « cette consigne maladroite et inadmissible stigmatise une population. Et de quel droit les évincer ? » poursuit-il.

L'article complet : http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-la-police-veut-evincer-les-roms-des-beaux-quartiers-15-04-2014-3769603.php

 

 

 

 

ça ne vous choque pas ? Moi si !

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 15 Avril 2014

"L'enfermement à l'isolement est un dispositif pensé scientifiquement et médicalement. Il est conçu avec la coopération des forces de répression, politiciens et psychologues, au niveau international. Il s'agit de détruire la personnalité du détenu, en utilisant la privation sensorielle, la torture blanche. Tout est mis en oeuvre pour répondre à cette question : comment massacrer quelqu'un sans lui taper dessus ?"

"En juin 2008, un module d'isolement ouvrait dans la prison de Bruges, Belgique. C'était la réponse de l'État face aux multiples rébellions, évasions et émeutes qui avaient echauffée bien des coeurs à l'intérieur qu'à l'extérieur de la prison. Le quartier de haute sécurité (QHS) : dix cellules individuelles contenant le strict minimum, deux cachots, une quarantaine de matons et des 'blouses blanches' — médecins, psychiatres, psychologues, infirmiers. Le but : briser les détenus récalcitrants. L'État y impose un régime sévère, utilisant la torture physique et mentale, administrant drogues légales et injections. Les détenus y sont enfermés de quelques mois à un an (voire plus) pour briser tout esprit rebelle, faire avaler les fables du 'bon chemin' et de la bonne conduite et éviter les rébellions possiblement contagieuses en écartant les soi-disant meneurs. Nous voulons rappeler la résistance de l'intérieur que ce lieu infect a connu depuis ses débuts et, à la fois, encourager une lutte contre l'isolement, partie intégrante d'une lutte plus globale contre la prison et les différentes formes d'oppression et de privation de liberté. Une lutte qui ne se réduit pas à demander des améliorations du régime pénitentiaire, qui ne demande rien à un État mettant tout en oeuvre pour maintenir les rapports sociaux d'oppression et éteindre les feux de la révolte. Aujourd'hui, la résistance dans les prisons se situe toujours sur le fil du rasoir. Le désir de liberté ne se laisse pas facilement contrecarrer. Des évasions toujours plus violentes sont la réponse aux mesures de sécurité croissantes, la violence contre les matons répond à l'arrogance de ceux qui se cachent derrière la toute-puissance de leurs syndicats. Une violence qui se dirige clairement contre l'oppresseur et qui reste, après tout, relative dans le contexte de l'enfermement et des humiliations quotidiennes. Le court-métrage esquisse le module d'isolement dans la prison de Bruges, dans le contexte de la révolte à l'intérieur et à l'extérieur des prisons."

Source : http://larmurerie.wordpress.com/

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 25 Mars 2014

Adressée le 5 octobre 1943 à la Gestapo, avenue Foch, Paris

 

Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine,
Il m'est parvenu que de singuliers citoyens français m'ont dénoncé à vous comme n'étant pas du tout au nombre de vos approbateurs.
Je ne puis, messieurs, que confirmer ces propos et ces tristes écrits. Il est très exact que je vous désapprouve d'une désapprobation pour laquelle il n'est point de nom dans aucune des langues que je connaisse (ni même sans doute dans la langue hébraïque que vous me donnez envie d'étudier). Vous êtes des tueurs, messieurs; et j'ajouterai même (c'est un point de vue auquel je tiens beaucoup) que vous êtes des tueurs ridicules. Vous n'êtes pas sans ignorer que je me suis spécialisé dans l'écoute des radios étrangères; j'apprends ainsi de précieux détails sur vos agissements; mais, le propre des criminels étant surtout d'être ignorants, me faudra-t-il perdre du temps à vous signaler les chambres à gaz motorisées que vous faites circuler dans les villes russes? Ou les camps où, avec un art achevé, vous faites mourir des millions d'innocents en Pologne ?
Si je vous écris directement, messieurs, c’est pour remédier au manque de talent de mes dénonciateurs ; cette variété de l'espèce humaine, particulièrement fréquente sous les régimes vertueux, manque de subtilité et de perfection; je suis persuadé qu'elle ne m'a pas dénoncé à vous avec le savoir-faire qui s'impose dans cette profession. Vous avouerai-je qu'il y a dans ce manque d'achèvement quelque chose qui me choque et que je tiens à corriger? Je voudrais, par simple goût du fini, suppléer aux déficiences de ceux qui veulent ma mort.
Je suis las des menaces vagues, des dangers imprécis, des avertissements renouvelés, des inquiétudes non portées à l'extrême. Vous créez, messieurs, un monde tel qu'on ne sait plus s'il ne vaut pas mieux être immédiatement arrêté plutôt que de s'entendre dire chaque matin: « Prends garde à tes regards, prends garde à tes pas, prends garde à tes doigts, à tes épaules, à tes orteils, car tout en toi est fort dangereux!". On veut, messieurs, m'empêcher de faire le moindre pas, car, me dit-on, votre courroux s'étend au-dessus de moi; eh bien! messieurs, non seulement j'ai décidé de continuer à faire des pas, mais encore j'ai décidé de courir.
La Renommée, cette déesse présentement bien florissante, répand par toute la ville que je suis un fou. Sans doute est-ce cela qui vous retient; je voudrais détruire en vous ce scrupule qui m'est profitable; je puis vous assurer: je suis le contraire d'un fou et j'ai une conscience fort exacte de tout ce que je fais. Ce n'est pas être fou que de dire en toute circonstance la vérité; la vérité est toujours bonne à dire, et singulièrement lorsqu'elle est sûre d'être châtiée. La somme de délectation que j'éprouve à vous dire directement: « TUEURS, VOUS ÊTES DES TUEURS » dépasse les délectations que vous aurez à me tuer.
Je voudrais être menacé avec précision. Et d'autre part ce serait mal respecter l'ordre de l'assassinat, qui devient l'ordre coutumier de ces temps, que de contraindre les candidats à mon assassinat à fouiller toute la ville pour me trouver; mon adresse actuelle, messieurs, est ignorée de presque tous; la voici. Venez! Je ne m'en irai pas! Je laisserai même la porte ouverte. Vous m'y trouverez sans fatigue en ces heures très matinales où, jeannots lapins d'un nouveau genre, vous vous plaisez à commencer vos inédits ébats.   
Messieurs, vous aurez été sans doute quelque peu surpris qu'en tête de cette lettre je vous aie nommés: « Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine » ; il est peu probable que les singuliers citoyens français qui vous fréquentent soient à même de vous expliquer le sens de cette appellation; je suis enclin à croire qu'ils ne doivent guère comprendre le français; je dois donc perdre encore un peu de temps à vous préciser que cette appellation m'a été suggérée par la pesanteur bien connue de vos pas et le bruit également très connu de vos bottes.
Vous avez de singuliers arguments, messieurs, pour propager l'idée que votre race est l'excellente: ce sont des arguments de cuir.
Vous ajouterai-je, messieurs, pour me tourner enfin vers cette Allemagne que vous prétendez représenter, que je ressens tous les jours une très grande pitié pour mon frère, le travailleur allemand en uniforme. Vous avez assassiné, messieurs, mon frère, le travailleur allemand; je ne refuse pas, ainsi que vous le voyez, d'être assassiné à côté de lui.

Armand Robin

 

 


Texte inédit du vivant d'Armand Robin

1ère publication in Cahiers des saisons, N° 42, été 1965

 

Armand Robin, 1912-1961, poète méconnu, traducteur hors-norme, essayiste, homme de radio, journaliste... libertaire !

 

source : http://jlmi.eklablog.com/lettre-a-la-gestapo-armand-robin-1943-a4055808

  

Voir les commentaires

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté