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Publié le 1 Juin 2015

1 74 09 99 192.168.0.1

[Soutien à Iaata.info] 1 74 09 99 192.168.0.1 en procès pour lire et soutenir la presse libre

 
 


Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1. Je risque 5 ans de prison et 40 000 euros d’amende parce que je suis lecteur et solidaire de la presse libre…
Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1.Parce que ce sont des traces numériques que le grand filet de la surveillance a relevées, des traces d’appareils électroniques.
Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1.Parce que je suis un parmi d’autre, des femmes et des hommes, qui ont plus à craindre qu’à espérer de l’action de l’Etat. 
Je suis celui qui « faisait l’apologie de la violence » [1], qui rédige le « vade-mecum du parfait casseur » [2].Pour les 755 000 lecteurs et lectrices de la Dépêche je serai toujours« un homme de 40 ans, qui avait incité sur un site internet à commettre davantage de casses… » [3].Et ce au mépris d’un certain nombre de règles légales, la présomption d’innocence par exemple. Mais combien cela me coûterait-il de porter plainte ? Pourquel résultat au final ? Est-ce que cette justice qui m’attaque est capable de me défendre ? J’en doute.
Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1. La police est venue me chercher à 6h30 du matin. J’ai passé 10 heures dans une geôle qui sentait l’urine, ils ont menacé de venir chercher mon fils au lycée,de m’inculper pour apologie de terrorisme… Parce que je lis et que je soutiens la presse libre.
Presse libre parce que libérée des intérêts marchands. Presse libre parce que diverse et déterminée, ancrée localement au plus près des luttes. Une presse qui ne me dit pas quoi penser mais qui me donne à voir, à comprendre, en prenant clairement position.

L’espace médiatique est la grande scène où se situent les scènes principales de la vie collective ; elle lescompose et elle les reflète. [4]

Sans ces sites internet, ces radios libres, ces journaux il y a tout un tas de choses que je n’aurais sans doute jamais sues. Quelques exemples : Bilal Nzohabonayo tué par la police et qui a été présenté tout d’abord comme djiadiste, c’est grâce au travail du site le Rotative.info que la version policière sera démentie ; les circonstances réelles de la mort de Rémi F. sont révélées dans leur intégralité par Reporterre avant que cela soit admis officiellement ; la grève de Radio France en février qui annonçait la plus longue grève de la radio publique de son histoire a été relayée sur Canal Sud et d’une manière générale, ce sont des medias libres qui relaient les paroles des personnes qui luttent. La richesse et la diversité de cette presse est incommensurable. Si je n’ai plus la presse libre je deviens à moitié aveugle. Mon monde n’est plus exprimé que par des artistes et des journalistes, des économistes et des experts, avec qui j’ai, socialement, peu de chose à voir. Cette presse là, ne me donne pas de prise sur le monde qui m’entoure. Au contraire, cette information me le rend distancié, flou, parce que sans correspondance avec ma vie et mes préoccupations. Comme si ce que je vivais n’avait pas de consistance collective. Le monde semble vivre à mille lieux de mon expérience concrète, du chômage, de la précarité, de l’injustice que je constate autour de moi.

À la façon des lunettes, les journaux fabriquent des non-vu à partir duquel le monde est vu [5].

Ces derniers mois ont eu lieu de nombreuses manifestations à Toulouse. Systématiquement la presse locale et nationale a titré sur les « violences », le verre brisé, les courses poursuites. Ça manquait cruellement de certains détails. J’ai vu 500 policiers pour 300 manifestant.e.s, j’ai vu la violence et le mépris vis à vis de tout ce qui ne portait pas d’uniforme. J’ai vu des hommes cagoulés, armés, bloquer des rues. J’ai vu des citadin.ne.s gazé.e.s sans distinction. J’ai vu les condamnations judiciaires pleuvoir sur des personnes arrêtées au hasard. J’ai vu les entorses à la procédure. J’ai vu la violence du maintien de l’ordre.
Je n’ai rien lu de tout cela dans la presse dominante [6]. Il n’y a que la presse libre qui s’en est fait le relais.. C’est seulement là que j’ai perçu que je n’étais pas seul à être scandalisé et en colère. Au bout de ces mois d’occupation policière et de procès expéditif, comme si cela ne suffisait pas, je me retrouve moi aussi pris dans la machine judiciaire.

Je sais que mon cas n’est pas isolé. Je sais que beaucoup, qui comme moi, luttent pour un monde débarrassé de l’exploitation et des dominations, connaissent la prison, les vexations, les mutilations… Je sais que beaucoup, parcequ’ilelles sont au mauvais endroit au mauvais moment, parce qu’ilelles ont la "mauvaise" couleur de peau, le mauvais passeport, parce qu’ilelles sont pauvres, connaissent aussi la prison, les vexations, les mutilations…
Je sais que ce système repose sur une part non négligeable de violence légale. Je le sais parce que je le vis, mais aussi parce que je peux connaître des cas semblables, savoir ce que beaucoup vivent. Parce que je lis la presse libre.

Est-il donc absolument impossible d’opposer aux puissances de l’élimination l’organisation des éliminés ? [7]

Ces sites, ces radios, ces journaux sont une organisation concrète des éliminé.e.s, des exploité.e.s, des dominé.e.s, des opprimé.e.s. Et c’est pour ça qu’on les attaque, qu’on veut les faire taire.
Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1. Je risque 5 ans de prison et 40 000 euros d’amende pour faire taire la solidarité et la presse libre !

Quelques exemples de presse libre :
RebellyonParis-Luttes.infoBrest-InfoRenverse.chla RotativeReims médias libres,IAATA ; Rennes Infole Jura libertaire« Article 11 »Soyons sauvagesEspoir ChiapasCollectif Bon pied bon oeilAtelier médias libresCourant AlternatifEditions AcratiePanthères enragéesPrimitiviéditions Albache« Jef Klak »le Numéro ZéroLa Brique« La Lettre à Lulu »Révolte numériqueRadio Zinzinezad.nadir.orgContre-faits,collectif Ciné 2000l’Actu des luttes (FPP)Journal Résister (Nancy)Revue LutopikLe collectif Contre Les Abus Policiers - C.L.A.P33L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre O.P.A.L’Envolée pour en finir avec toutes les prisonsLundi MatinRadio CanutLignes de forceDemain le Grand SoirArchyvesRevue « Z »Le Canard sauvageIndymedia NantesHors Sol Confusionnisme.infoMille BabordsIacam« La Gazette de Gouzy »,« le Monde libertaire »Regarde à Vueradio Canal SudLa Horde, radio La Locale (Ariège), le collectif deInfoautéditions Entremondeéditions Libertalia,Acrimedradio Bartas (Lozère), la plate-forme Antifa-net.fr,Les Morback VénèresCQFD journalIndymedia Lille

Notes

[1La dépêche du vendredi 8 mai 2015 page 21

[220 minutess.fr en ligne le 07 mai 2015

[3La dépêche op.cit.

[4Georges Balandier, Le pouvoir sur scènes, Paris, Fayard, 2006, p. 163.

[5Patrick Champagne, Faire l’opinion  : lenouveau jeu politique, Paris, les Éd. de Minuit, coll. « Le Senscommun », 1990, p. 244

[6Avec quelques exceptions notables le plus souvent des tribunes ou des blogs périphériques (le monde, médiapart)… Finalement des points de vue qui ne rentre pas dans la catégorie « information ».

[7B. Brecht Théorie de la radio 1932 La radio appareil de communication. Discourssur la fonction de la radio

 

 

Source : REBELLYON INFO

 

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Publié le 27 Mai 2015

Publié le 14 Mai 2015

Daniel, boulanger hors des sentiers battus

Plus d'info : http://www.side-ways.net/episode8/

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Publié le 30 Avril 2015

Si Freddie Gray n'avait pas été assassiné par le police, on aurait pu lui demander son avis ...

Baltimore 1968

Baltimore 1968

Baltimore 2015

Baltimore 2015

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté, #Répression

Publié le 14 Avril 2015

Avec la rage au cœur

Femmes arméniennes d'autodéfense pendant les massacres hamidiens, 1894-96

 

 

 

 

 

Avec la rage au cœur

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

C'est ma manière d'avoir du cœur à revendre

C'est ma manière d'avoir raison des douleurs

C'est ma manière de faire flamber des cendres

A force de coups de cœur à force de rage

La seule façon loyale qui me ménage

Une route réfléchie au bord du naufrage

Avec son pesant d'or de joie et de détresse

Ces lèvres de ta bouche ma double richesse

 

A fond de cale à fleur de peau à l'abordage

Ma science se déroule comme des cordages

Judicieux où l'acier brûle ces méduses

Secrètes que j'ai draguées au fin fond du large

Là où le ciel aigu coupe au rasoir la terre

 

Là où les hommes nus n'ont plus besoin d'excuses

Pour rire déployés sous un ciel tortionnaire

Ils m'ont dit des paroles à rentrer sous terre

Mais je n'en tairai rien car il y a mieux à faire

Que de fermer les yeux quand on ouvre son ventre

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

Avec la rage au cœur aimer comme on se bat

Je suis impitoyable comme un cerveau neuf

Qui sait se satisfaire de ses certitudes

Dans la main que je prends je ne vois que la main

Dont la poignée ne vaut pas plus cher que la mienne

C'est bien suffisant pour que j'en aie gratitude

De quel droit exiger par exemple du jasmin

Qu'il soit plus que parfum étoile plus que fleur

De quel droit exiger que le corps qui m'étreint

Plante en moi sa douceur à jamais à jamais

Et que je te sois chère parce que je t'aimais

Plus souvent qu'a mon tour parce que je suis jeune

Je jette l'ancre dans ma mémoire et j'ai peur

Quand de mes amis l'ombre me descend au cœur

Quand de mes amis absents je vois le visage

Qui s'ouvre à la place de mes yeux - je suis jeune

Ce qui n'est pas une excuse mais un devoir

Exigeant un devoir poignant à ne pas croire

Qu'il fasse si doux ce soir au bord de la plage

Prise au défaut de ton épaule - à ne pas croire...

 

Dressée comme un roseau dans ma langue les cris

De mes amis coupent la quiétude meurtrie

Pour toujours - dans ma langue et dans tous les replis

De la nuit luisante - je ne sais plus aimer

Qu'avec cette plaie au cœur qu'avec cette plaie

Dans ma mémoire rassemblée comme un filet

 

Grenade désamorcée la nuit lourde roule

Sous ses lauriers-roses là où la mer fermente

Avec des odeurs de goudron chaud dans la houle

Je pense aux amis morts sans qu'on les ait aimés

Eux que l'on a jugés avant de les entendre

Je pense aux amis qui furent assassinés

A cause de l'amour qu'ils savaient prodiguer

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

 

A la saignée des bras les oiseaux viennent boire

 

ANNA GREKI

 

 

 

Kobané 2015

Kobané 2015

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Liberté

Publié le 17 Janvier 2015

Jean-Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, réalisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agro-écologie et changement de paradigme. Ils partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d'échange et seule richesse des semences paysannes. 

 

 

 

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Publié le 1 Janvier 2015

Publié le 24 Décembre 2014

Myriam,

 

En ce jour, 24 décembre 2014, notre chère patrie unie et indivisible s’apprête à célébré Noël. Noël et sa couronne accrochée sur la porte, « Soyez les bienvenus chez nous », Noël et cette majorité de nos chers compatriotes qui s’apprêtent à célébrer dans l’abondance la naissance d’un homme qui disait « Aimez-vous les uns les autres », en s’offrant au passage le derniers CD des enfoirés pour se donner bonne conscience. Ils évoqueront avec nostalgie devant leurs enfants ce jour magique oû enfants eux-mêmes, ils ont franchi pour la première fois la grande porte de cette école au fronton de laquelle il est gravé dans la pierre cette devise de la république « LIBERTE EGALITE FRATERNITE »

Myriam, la décision de justice concernant les accusés du DAL33, m’a révolté, mais j’ai aussi lu dans Sud-ouest, la réaction de certains lecteurs et cela m’a écoeuré. Ecoeuré, car ce sont les mêmes qui vont ce soir fêter leur égoïsme en se cachant derrière un sapin joliment décoré. Révolté parce que les juges agissent en leur âme et conscience. Oû sont les âmes, oû sont les consciences, quand l’esprit de propriété devient plus fort que la fraternité, quand on en arrive à faire passer la propriété avant la mort potentiel d’un sans-abri ?

Alors, non Myriam, se révolter n’est pas un crime, la désobéissance civile n’est pas un problème. Le véritable criminel est celui qui est coupable de non-assistance à être humain en danger, et le véritable problème est notre obéissance.

Alors en ce jour, pour te témoigner mon soutien, pour te dire que la lutte continue, je t’offre ce poème que Bobby Sands a écrit en prison :

 

Il est une chose inhérente à chaque être humain

Connais-tu cette chose mon ami ?

 Elle a enduré les coups durant des millions d'années

 et résistera jusqu'à la fin des temps.

 

 Elle est apparue quand le temps n'avait pas de nom

 Elle a pris vie et grandeur

 tranchant les liens du mal

 d'un couteau à la lame acérée, impitoyable.

 

 Depuis le début des temps

 Elle a allumé des feux quand le feu n'existait pas

 brûlant les esprits des hommes

 et trempant en acier leurs coeurs lourds comme le plomb.

 

 Elle a versé des larmes sur les rives de Babylone

 et poussé un cri d'agonie et de colère

 quand tous les hommes furent perdus.

 Elle a saigné sur la Croix.

 

 Par le lion et l'épée

 elle périt à Rome

 sur la Voie Appienne,

 revêtue d'une armure de cruauté et de défi ,

 aux côtés de Spartacus

 quand le mot d'ordre était la mort.

 

 Elle marcha avec les plus miséreux

 gravée dans leurs regards

 où étincelait la mort comme vivante,

 effrayant Seigneurs et Rois.

 

 Elle a souri en toute innocence

 face aux anciens conquistadors

 docile, soumise et si inconsciente

 du pouvoir mortel de l'or.

 

 Elle explosa dans les rues misérables de Paris

 et prit d'assaut la vieille Bastille.

 Elle écrasa à coups de talons la tête des serpents.

 

 Elle est morte dans le sang des plaines de Buffalo

 Elle est morte de faim sous la lune et la pluie

 son Coeur fut enterré à Wounded Knee

 mais un beau jour elle renaîtra.

 

 Genoux à terre elle a hurlé de toutes ses forces

 près des lacs de Kerry.

 Elle est morte fièrement, emplie de défi

 alors qu'ils l'assassinaient froidement.

 

 On la trouve dans chaque lueur d'espoir

 Elle ne connaît ni entraves ni limites

 Elle a grandi dans le coeur des rouges, des noirs et des blancs

 Elle est dans toutes les races.

 

 Elle repose dans les coeurs des Héros morts

 Elle brille dans les yeux des tyrans

 Elle a atteint des sommets aussi élevés que les plus hautes montagnes.

 Tel l'éclair elle déchire les cieux.

 

ELLE ILLUMINE LES MURS DE CETTE CELLULE

 

Elle exprime sa puissance en tonnant.

 

 Cette chose est un sentiment inébranlable mon ami

 qui te fait dire "JE SUIS DANS LE VRAI"

 

 

 

Avec amour et Fraternité

 

Serge

Lettre ouverte à Myriam et aux accusés du DAL33

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Publié le 2 Décembre 2014

 

Révolte

Je déteste ce soir les timides nuances,
Le ton mineur des voix, les airs désabusés.
Je voudrais, de l'éclair d'un cri strident, percer
L'étoffe grise et flasque et lourde du silence.

Je voudrais déchirer et mordre entre mes dents
Le sourire obstiné qui suinte à ma bouche,
Étouffer ma douceur entre deux bras farouches,
Lever ma veulerie aux pointes d'un trident.

Je voudrais revêtir mon corps de rouges loques
Dont la barbare odeur grise mon coeur dolent,
Et sentir là-dessous que les rêves sanglants
Et somptueux entre mes côtés s'entrechoquent;

Descendre dans la rue ainsi qu'un spadassin
En rasant la muraille et le poing à la lance,
Entendre se briser les carreaux du silence
Et la nuit qu'on égorge hurler : À l'assassin!

 

Marie Le Franc - 1923

 

 

Révolte

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Liberté

Publié le 1 Décembre 2014

Maître Charles Merlen / Lille - France
1er prix, grand prix de la Ville de Caen et du Mémorial de Caen

concours de plaidoiries des avocats 2013

Bradley Manning a été condamné à 35 ans de prison en 2013

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté