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Publié le 4 Novembre 2013

ça se passe comme ça chez Adrexo ...

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Publié le 9 Septembre 2013

Lu sur Résistance71 :

Wesley Wessamore

5 Septembre 2013

url de l’article:

http://www.infowars.com/10-chemical-weapons-attacks-washington-doesnt-want-you-to-talk-about/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Cela manque d’autorité morale. Nous parlons d’un gouvernement ayant un historique d’utilisation d’armes chimiques contre des innocents de manière bien plus prolifique et mortelle que les quelques accusations concernant les forces du régime d’Assad, provenant d’un complexe militaro-industriel occidental à la gâchette facile et bien décidé à torpiller toute enquête supplémentaire avant de frapper. Voici une liste de 10 attaques chimiques perpétrés par le gouvernement américain ou ses proches alliés contre des populations civiles…

1. L’armée américaine a largué 80 millions de litres de produits chimiques sur le Vietnam entre 1962 et 1971

Pendant la guerre du Vietnam, l’armée arméricaine a épandu 80 millions de litres de produits chimiques, incluant l’agent orange (défoliant) très toxique, sur les forêts et les zones rurales vietnamiennes et des pays voisins, détruisant de manière délibérée les cultures vivrières, l’écologie de la jungle, ravageant les vies de centaines de milliers de civils innocents. Le Vietnam estime que le résultat de ces dix années d’attaques chimiques quelques 400 000 personnes furent tuées ou handicapées, 500 000 bébés sont nés avec des déformités et plus de 2 millions de personnes ont souffert de cancers et autres maladies induites par le contact avec les substances chimiques. En 2012, la Croix Rouge Internationale a estimé qu’un million de personnes au Vietnam ont des infirmités ou des problèmes de santé directement liés à leur exposition à l’agent orange.

2. Israël a attaqué les civils palestineins avec du phosphore blanc en 2008-2009

Le phosphore blanc est une horrible arme chimique incendiaire qui brûle la chair humaine jusqu’à l’os. En 2009, de multiples groupes humanitaires incluant Human right Watch, Amnesty International et la Croix Rouge Internationale ont rapporté que le gouvernement israélien attaquait les civils de leur propre pays avec des armes chimiques. Une équipe d’Amnesty International a déclare avoir trouvé des preuves indiscutables de l’utilisation étendue du phosphore blanc dans des zones de population civile très denses. L’armée israélienne a commencé par nier les accusations, puis a reconnu que cela était vrai.

Après cette cohorte d’accusations faites par ces ONG, l’armée israélienne attaqua même le QG de l’ONU à Gaza avec une arme chimique. Comment voyez-vous toutes ces preuves et faits avérés contre le cas de la Syrie ? Pourquoi Obama n’a t’il pas essayé de bombarder Israël ?

3. Washington a attaqué des civils irakiens avec du phospore blanc en 2004

En 2004, des journalistes intégrés avec l’armée américaine en Irak ont commencé à rapporter l’utilisation de phosphore blanc à Fallujah contre les insurgents irakiens. D’abord l’armée a menti en disant qu’elle n’utilisait le phosphore blanc que pour créer des écrans de fumée ou éclairer des cibles. Puis elle a admis utiliser des armes chimiques volatiles et des armes incendiaires. A cette époque, la RAI italienne diffusa un documentaire titré: “Falujah, le massacre caché”, incluant des vidéos atroces et des photos horribles ainsi que des entretiens avec des témoins oculaires de la ville de Fallujah et des soldats américains révélant comment le gouvernement américain arrosa de manière indiscriminée le feu blanc chimique sur la ville irakienne et fit fondre femmes et enfants.

4. La CIA a aidé Saddam Hussein à massacrer des Iraniens et des Kurdes avec des armes chimiques en 1988

Les archives de la CIA prouvent maintenant que Washington savaient que Saddam Hussein utilisait des armes chimiques (incluant le neurotoxique sarin et le gaz moutarde ypérite) dans la guerre Irak-Iran et continua à abreuver l’armée irakienne de renseignements sur les mouvements de troupes iraniens sachant pertinemment que ces informations seraient utilisées pour l’utilisation d’armes chimiques. A un moment en 1988, Washington avertit Hussein d’un mouvement de troupes iraniennes qui aurait pu mettre un terme à la guerre en la défaveur des Irakiens. En Mars, un Saddam Hussein tout pimpant de ses nouvelles alliances avec Washington attaqua un village kurde tuant 5000 personnes et en blessant 10 000 autres, la vaste majorité étant des civils. Des milliers moururent les annés suivantes des complications, de maladies et de difformités de naissance.

5. L’armée américaine a testé des produits chimiques sur les résidents de banlieues pauvres de la ville de St Louis dans les années 1950

Au début des années 50, l’armée mit en place des diffuseurs motorisés au sommet de hauts bâtiments des banlieues à bas revenus de la ville de St Louis, essentiellement les banlieues pauvres noires et ce incluant des zones urbaines où 70% de la population étaient des enfants de moins de 12 ans. Le gouvernement expliqua alors qu’il expérimentait avec des diffuseurs d’écrans de fumée pour tromper les Russes dans leurs attaques, mais en fait cela diffusait de l’air contaminé avec des centaines de kilos de zinc dadmium sulfide. Le gouvernement admet qu’il y avait un second ingrédient dans le mélange chimique en poudre, mais que ce second ingrédient fut radioactif demeure une information classée secret défense. Bien sûr qu’il l’était. Depuis ce test, un nombre alarmant de personnes de cette zone a développé des cancers. En 1955, Doris Spate naquît dans un de ces bâtiments utilisés par l’armée pour emplir l’air avec des produits chimiques de 1953-4. Son père est mort de manière inexplicable cette même année, elle a vu quatre des ses frères et sœurs mourir de cancers et Doris elle-même survit à un cancer du cervix.

6. La police tire des gaz lacrymogènes sur les manifestants du mouvement Occupy Wall Street en 2011

La violence inouïe de la police contre les manifestants du mouvement Occupy en 2011 fut très bien documentée et inclut l’emploi massif de gaz lacrymogène et autres produits chimiques irritants. Le gaz lacrymogène est interdit à l’utilisation contre un ennemi militaire dans une bataille par la convention sur les armes chimiques. Pourquoi la police de Portland (ou d’ailleurs) n’a t’elle pas la même courtoisie et protection que requiert la loi envers des soldats ennemis sur le champ de bataille ?

7. Le FBI a attaqué hommes, femmes et enfants avec des armes chimiques lors du siège de Waco en 1993

Durant le tristement célèbre siège de Waco au Texas d’une communauté pacifiste religieuse adventiste, le FBI a massivement utilisé des gaz lacrymogènes dans les bâtiments sachant pertinemment que des femmes, des enfants et des nourissons s’y trouvaient. Ce gaz était hautement inflammable et le feu s’y mis, embrasant les bâtiments et brûlant vifs 49 femmes et hommes et 27 enfants, incluant des bébés. Rappelez-vous: attaquer des soldats ennemis avec des gaz lacrymogènes est un crime de guerre. Quel genre de crime est-ce que d’attaquer des bébés avec des lacrymos ?

8. L’armée américaine a couvert l’Irak avec de l’uranium appauvri toxique en 2003

En Irak, l’armée américaine a rempli l’environnement avec des milliers de tonnes de munitions à l’uranium appauvri, un déchet de la production nucléaire toxique et radioactif. Ainsi cela a eu pour résultat de voir la moitié des naissances de bébés a Fallujah avec de graves anormalités. Certains de ces défauts n’avaient été vus que dans des photos de livres publiés sur les effets des tests nucléaires dans les îles du Pacifique. Les cancers et la mortalité infantile ont dramatiquement augmenté dans tout l’Irak. D’après Christopher Busby, le secrétaire européen du comité des risques nucléaires, “ces armes ont totalement détruit l’intégrité génétique de la population irakienne.” Après avoir autorisé deux des quatre rapports publiés en 2012 sur la crise de la santé publique en Irak, Busby a décrit Fallujah comme ayant “le plus haut taux de dommages génétiques de toutes les populations sur lesquelles j’ai enquêté et que j’ai étudiées.”

9. L’armée américaine a tué des centaines de milliers de civils japonais avec du napalm entre 1944 et 1945

Le napalm est un gel collant et hautement inflammable qui a été utilisé comme une arme de terreur par les Etats-Unis. En 1980, les Nations-Unies ont déclaré que l’utilisation de napalm sur les populations civiles était un crime de guerre. C’est exactement ce que l’armée américaine a fait durant la seconde guerre mondiale, larguant sufissamment de napalm dans un bombardement sur Tokyo pour que 100 000 personnes fussent brûlées vives, en blessant plus d’un million et laissant des millions sans abris dans le bombardement le plus meurtrier de la seconde guerre mondiale.

10. Le gouvernement américain a largué deux bombres nucléaires sur deux villes japonaises en 1945

Bien que les bombes nucléaires ne soient pas réellement des armes chimiques, je pense que nous pouvons ici être d’accord sur le fait que cela fait partie de la même catégorie. Ces armes très certainement dispersent une quantité énorme de produits chimiques radioactifs mortels, qui sont d’horribles armes chimiques si ce n’est pire et par leur nature même, ne sont bonnes qu’à une chose: éradiquer une ville remplie de ses habitants civils. Il est quand même bizarre de constater que le seul régime qui ait jamais utilisé une de ces armes de terreur sur d’autres êtres humains soit celui qui s’active le plus avec la prétention de rendre le monde plus sûr des armes de destruction massive en les enlevant des mains de gouvernements jugés dangereux.

Dix attaques aux armes chimiques dont Washington ne veut pas que vous parliez

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Publié le 10 Août 2013

La politique socialiste décortiquée ou les dessous de François I et François II, comme dirait mon camarade Roger...

 

 

Jean-Pierre Garnier, co-auteur avec Louis Janover du livre "La deuxième droite" paru en 1986, a été interviewé par Olivier Azam en 2013, à l'occasion de la réédition de l'ouvrage aux éditions Agone.

Dans cet entretien, Jean-Pierre Garnier commente la politique menée par le Parti socialiste français de François Miterrand - élu Président de la République française en 1981 dans la liesse populaire - à François Hollande. Sous couvert d'un discours vaguement de gauche et de quelques réformettes sans grande ampleur destinées à donner le change à l'électorat de gauche, le Parti socialiste a, peu après son accession au pouvoir, sans cesse poursuivi la politique libérale.

Ainsi et selon Jean-Pierre Garnier, plutôt que d'être nommé "la deuxième gauche", le Parti socialiste mériterait d'être appelé "la deuxième droite".

 

Source : http://cinemamilitant.hautetfort.com/

réalisation : http://lesmutins.org/

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Publié le 8 Avril 2013

Lu sur actuchomage : Quand Hollande honore l'ancêtre du Medef ...
http://www.actuchomage.org/2013040324912/La-revue-de-presse/quand-hollande-honore-lancetre-du-medef.html

 

Je ne vous infligerais pas le curriculum de Mr Gattaz, successeur de Ceyrac à la tête du CNPF. Lisez simplement l'article d'actuchomage pour ceux qui ne le connaissent pas. C'est édifient d'eslavagisme.

Question subsidiaire ; Quel est le rapport entre l'ancien "patron des patrons", François Hollande président réputé Socialiste, la légion d'honneur et une grande braderie ou plutôt masquarade ?

Notre cher président (ennemi du monde de la finance) ne serait-il pas en train de faire un numéro de charme au patronnat ? Genre : "Je t'échange 50 pages du code du travail contre 50 000 chômeurs ?"

Mais n'oublions pas la valeur hautement symbolique de la lègion d'honneur ! 

On en doute pas lorsque l'on voit ce genre d'annonce ....



Offres Collection - Paris

Accueil > Paris > Collection > LEGION D'HONNEUR - Periode Présidence

LEGION D'HONNEUR - Periode Présidence

Mise en ligne par Lizardo le 2 avril à 23:14.
2 photos disponibles
Prix: 300 €
Ville : Paris
Code postal : 75016
Description :
Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur, du modèle de la Présidence.
Eclats aux émaux.
Je répondrai à toute question.
Frais de livraison : 5e en recommandé



 

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Publié le 14 Mars 2013


Arrêtons l’Ecocide en Europe: une Initiative des Citoyens pour donner des Droits à la Terre



 
 
Objet:
Nous invitons la Commission Européenne à adopter une loi permettant d’interdire, d’empêcher et de prévenir l’Ecocide, à savoir l’endommagement important, la destruction ou la perte d’écosystèmes d’un territoire donné.
 
Principaux objectifs:
1. Criminaliser l’Ecocide et s’assurer que les personnes physiques et morales puissent être reconnues responsables d’Ecocide, en prenant en compte le principe de la responsabilité des supérieurs hiérarchiques. 2. Interdire et empêcher tout Ecocide sur les territoires européens ou le domaine maritime relevant de la législation européenne, ainsi que tout Ecocide provoqué par des ressortissants européens, personnes physiques ou morales, en dehors de l’Europe. 3. Prévoir une période de transition pour permettre la mise en place d’une économie durable.
 
Les informations sur cette proposition d’initiative sont disponibles dans les langues suivantes:
Deutsch eesti Ελληνικά English español Français italiano lietuvių magyar Nederlands português română Svenska
 
Numéro d’enregistrement attribué par la Commission européenne:
ECI(2013)000002
 
Date d’enregistrement:
21/01/2013
 
Adresse internet de la proposition d’initiative citoyenne dans le registre de la Commission européenne:
 
Noms des organisateurs:
Eitzenberger Thomas, Cabanes Valerie, Roque Tania Lúcia, Kalle Kadri, Martinez Ramón, Merz Prisca, Heller Viktoria
 
Site internet de cette proposition d’initiative citoyenne (le cas échéant): http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/initiatives/ongoing/details/2013/000002/fr
 
Pour soutenir une initiative citoyenne européenne, vous devez être un citoyen de l’UE (ressortissant d’un État membre) et être en âge de voter aux élections du Parlement européen (18 ans, sauf en Autriche où l’âge requis est 16 ans).
Pour en savoir plus sur les règles et les conditions applicables à l’initiative citoyenne européenne: http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/welcome
 
 

 

 
 

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Publié le 9 Mars 2013






Alter-Conso : quand une coopérative esquisse l’économie et les emplois de demain

Par Sophie Chapelle (7 mars 2013)

C’est une coopérative née dans la banlieue lyonnaise : Alter-Conso fournit une alimentation de qualité à plus de 700 familles tout en ayant créé huit emplois et en permettant aux agriculteurs locaux de vivre de leur travail. Un véritable laboratoire de l’entreprise et de l’économie de demain, basé sur les circuits courts, et compatible avec les défis écologiques et sociaux. Qui se développe sans le soutien et dans l’indifférence des pouvoirs publics… Reportage.

 

Se faufilant entre les caisses de fruits et légumes, Sam répartit les « paniers solo », « couples » et « familles ». Evelyne sort des bureaux administratifs pour s’atteler à la préparation des « paniers goûters », pendant que Joël livre sa farine de sarrasin dans le coin épicerie. L’organisation est parfaitement rodée. Au fond de l’entrepôt, Thomas s’active à la préparation des « caisses d’échanges », qui permettent à un consommateur d’échanger un produit qui lui déplaît. Nous sommes à Décines, dans la banlieue lyonnaise, au sein d’une nouvelle manière d’envisager l’entreprise, la vente de produits alimentaires, le travail et l’économie en général. Un laboratoire du commerce en circuits courts.

Alter-Conso se lance en 2006. A l’époque, ils sont plusieurs producteurs et consommateurs à vouloir dépasser les contraintes des traditionnelles Amap (Association de maintien pour une agriculture paysanne), où la logistique, comme la répartition et la distribution des paniers, sont assurées par des bénévoles. « Avec l’appui de producteurs, nous avons fait le choix de rémunérer progressivement ces emplois », explique Thomas. Sept ans plus tard, la coopérative compte 46 producteurs, environ 740 adhérents consommateurs et distribue des paniers de produits agricoles locaux, chaque semaine, dans 14 quartiers de Lyon et de ses environs. Huit salariés employés à temps partiel assurent le travail de mise en relation entre l’ensemble des adhérents et des producteurs.


Lire la suite de l'article sur BASTA



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Publié le 6 Mars 2013



Andalousie : des centaines d’ouvriers se réapproprient des terres livrées à la spéculation

Par Philippe Baqué (28 février 2013)

Au sud de l’Espagne, des ouvriers agricoles occupent une ferme de 400 hectares, menacée par la spéculation. Ils contestent une répartition féodale des terres, réservées aux grands propriétaires. Et développent une agriculture biologique et paysanne, qui nourrira bientôt des milliers de personnes. Reportage en Andalousie, dans la ferme de Somonte, devenu le symbole d’une lutte populaire contre les inégalités et pour la souveraineté alimentaire. « Land and freedom », version 2013.

 

« Quand nous sommes arrivés à Somonte pour occuper les terres, c’était un matin très tôt, au lever du soleil, se souvient Javier Ballestero, ouvrier agricole andalou. J’ai été surpris par le silence. Il n’y avait pas d’oiseaux sur ces terres ! Pas de vie ! Rien ! » C’était il y a presque un an, le 4 mars 2012. Cinq cents journaliers agricoles, des habitants des villages voisins et des citoyens solidaires venus de toute la région ont commencé à occuper la « finca » (ferme en espagnol) de Somonte. Le lendemain, la propriété, qui appartient au gouvernement autonome régional, devait être vendue aux enchères, très certainement à l’un des puissants propriétaires terriens de la zone, qui l’aurait achetée à un prix avantageux.

Le SOC-SAT [1], syndicat d’ouvriers agricoles qui a organisé l’occupation, est habitué aux luttes foncières. C’est lui qui a mené tous les combats historiques des journaliers andalous depuis les années 70. Mais les occupations de terre ne datent pas d’aujourd’hui. En 1936, elles s’étaient multipliées. Javier évoque la répression féroce qui s’en suivit lors de la victoire des franquistes. Un puissant propriétaire terrien fit exécuter 350 journaliers à Palma del Rio, le village voisin de Somonte. La plupart des terres qui jouxtent la « finca » appartiennent aux descendants de cet homme.

« La terre est à vous. Reprenez-la ! »

En ce matin hivernal, une trentaine de personnes se pressent autour d’un brasero, installé devant la petite cuisine de la « finca ». Deux hommes réparent un vieux tracteur Fiat sur lequel est fiché un drapeau andalou portant le sigle SOC-SAT. Quand le tracteur finit par démarrer, des responsables du lieu répartissent les tâches entre les occupants et les visiteurs solidaires, selon les décisions prises la veille au soir en assemblée générale. Un groupe ira désherber le champ d’oignons dont les plants viennent d’être mis en terre. Un autre ramassera les piments, les Piquillo, la variété locale, rouge sang, qui seront ensuite mis à sécher en grappes. Le troisième groupe préparera le repas collectif de la mi-journée.

Une dizaine de militants portugais d’extrême gauche, en visite, et quelques militants français et espagnols, de passage ou séjournant à Somonte, se dirigent vers le hangar où est entreposé le matériel agricole. Peint sur le bâtiment, un slogan rappelle les enjeux de l’occupation : « Andalous, n’émigrez pas. Combattez ! La terre est à vous. Reprenez là ! » Au passage, les travailleurs matinaux croisent une patrouille de la Guardia civil, qui vient relever, comme tous les jours, les numéros des plaques d’immatriculation des voitures stationnées sur le parking de la ferme. A voix basse, les moqueries fusent. Les guardias demeurent indifférents. Ils ne descendent jamais de leur véhicule. Ils notent et repartent.

Développer une agriculture biologique paysanne

Près du hangar, sous les regards complices de Malcolm-X, Zapata et Geronimo, immortalisés par un artiste sur un mur, Javier et son collègue Pepe distribuent sarcles et bêches, puis accompagnent les militants jusqu’au champ d’oignons. Les allées sont interminables. Briefés par les deux hommes, les militants se courbent et s’accroupissent. Les herbes résistent, déchirent les doigts. Une main arrache par inadvertance un plant d’oignon. Un pied en écrase un autre. Difficile de s’improviser paysan. Ceux qui ont l’habitude avancent en ligne. Les autres tentent de s’appliquer, s’assoient, redressent leur dos... Les conversations vont bon train. Les chants révolutionnaires s’élèvent, repris en chœur.

Peu à peu, la brume se lève. Apparait en contre-bas la plaine du fleuve Guadalquivir, qui s’étend à perte de vue dans cette partie de la province de Cordoue. Une terre rase, ondulante, sans un arbre, sans une haie. Cette même terre épuisée, sur laquelle poussera en été, sous la chaleur ardente, blés ou tournesols. Les journaliers qui occupent les quatre cents hectares de Somonte ont décidé d’abandonner ces pratiques agricoles intensives. « Depuis que nous sommes ici, les oiseaux sont revenus et la vie aussi, confie Javier. L’homme appartient à la terre. Nous devons la respecter et veiller sur elle. C’est pour cela que nous allons faire ici de l’agriculture biologique paysanne. » Pour développer une agriculture en rupture avec le modèle dominant, les journaliers andalous font appel à leur sensibilité et à leur mémoire, ravivée par leurs parents ou leurs grands-parents.

Contre une répartition « féodale » des terres

Comme la plupart des 25 occupants permanents de la finca, Lola Alvarez se définit comme « journalière agricole, depuis toujours », et fière de l’être. Elle rappelle que les premiers pieds de tomates plantés dans le jardin de Somonte proviennent de semences très anciennes apportées par son père de 84 ans. « Dès que nous avons occupé Somonte, beaucoup de personnes âgées sont venues nous apporter des semences de piments, d’oignons, de laitues... Toutes les semences traditionnelles qu’elles avaient héritées de leurs parents et qu’elle avaient conservées et protégées précieusement année après année. » Les occupants ont aussi reçu des graines du réseau andalou Semences et de la coopérative française Longo Maï. Somonte sera libre de semences transgéniques et de pesticides. « Nous sommes fatigués de voir ceux qui spéculent avec la terre spéculer aussi avec les produits chimiques, avec les semences et avec l’eau. Il va être difficile de mettre les 400 hectares en agriculture biologique mais nous allons le faire », explique simplement Lola.

Les occupants ont aussi décidé d’en finir avec l’injuste et scandaleuse répartition féodale des terres en Espagne qui fait que la duchesse d’Alba possède encore 30 000 hectares de terres et le duc del Infantado, 17 000. Plus de 60 % des terres les plus riches du pays sont entre les mains d’une poignée de puissantes familles, qui spéculent avec elles et perçoivent la majorité des aides agricoles [2]. « La terre n’appartient à personne. Elle n’est pas une marchandise, s’insurge Lola. Elle doit être entre les mains de celles et de ceux qui la travaillent. Nous l’occupons pour nourrir nos familles et vivre dignement. »

Javier Ballestero, né dans une famille paysanne anarchiste, se réclame encore de cette tradition. « Les moyens de production doivent être au service du peuple. Pour cultiver sainement, nous n’avons pas besoin d’un patron qui nous exploite et nous vole. Nous voulons décider nous-mêmes de notre avenir. » Dans les années 80, pour initier une réforme agraire, le gouvernement autonome andalou (dirigé par le Parti socialiste ouvrier espagnol, PSOE) avait acheté plusieurs dizaines de milliers d’hectares aux grands propriétaires terriens. Il les avait grassement payés, pour qu’il n’y ait pas trop de mécontents. Mais n’avait pas redistribué les terres. L’objectif étant surtout de désamorcer un vaste mouvement d’occupations de terres organisé par le SOC qui réclamait alors des expropriations sans indemnisation.

Droit d’usage

Une partie de ces terres sont alors louées à des coopératives de petits paysans. Mais la grande majorité d’entre elles demeurent sous la responsabilité de l’Institut andalou de la Réforme agraire (IARA), et sont consacrées soit à des cultures intensives, soit à de vagues projets destinés à la recherche, pourvoyeurs d’importantes subventions européennes. Quelques hectares de la finca Somonte servaient ainsi de champs d’expérimentation à des cultures destinées à la production d’agro-carburants. Aujourd’hui, les socialistes dirigent toujours le gouvernement autonome. Comme les caisses sont vides, 22 000 hectares de terres appartenant à l’IARA ont été mis en vente aux enchères en 2011. Plus de la moitié ont été vendus.

« Le SOC a mené des occupations très dures dans les années 80. Elles ont notamment abouti à la création de la coopérative El Humoso, dans le village de Marinaleda, sur 1 200 hectares expropriés à la duchesse d’Alba », commente Lola Alvarez. « Depuis des années, nous ne menions plus que des occupations symboliques pour tenter d’infléchir la politique du gouvernement. Mais quand nous avons vu que les terres gérées par le gouvernement andalou allaient revenir entre les mains des spéculateurs, nous avons décidé de reprendre les occupations effectives. » Depuis l’occupation, la vente des terres a été suspendue. Mais les occupants ne souhaitent pas devenir propriétaires de Somonte. Il réclament un simple droit d’usage. Rappelant que depuis 20 ans, ces 400 hectares n’ont nourri personne.

Somonte, symbole d’une lutte populaire

L’Andalousie connaît actuellement un taux de chômage record de 34 % pouvant aller jusqu’à 63 % chez les jeunes de moins de 25 ans [3]. De nombreux Andalous, partis travailler comme ouvriers du bâtiment dans d’autres régions d’Espagne, reviennent aujourd’hui chez eux et proposent leur force de travail sur un marché agricole andalou déjà saturé et en crise. Avec la mécanisation à outrance et les mauvaises récoltes des oranges et des olives, il est désormais impossible aux 400 000 ouvriers agricoles de la région de réunir les 35 journées de travail annuelles nécessaires pour bénéficier d’une allocation mensuelle de 400 euros.

Fin 2012, le parlement andalou a demandé que le nombre de journées de travail exigé soit diminué. En vain. Cette crise sociale n’alarme pas les grands propriétaires terriens qui profitent de la situation pour mettre en concurrence les journaliers andalous avec la main d’œuvre immigrée, bien moins payée. Le SOC-SAT réunit des ouvriers agricoles de tous les horizons et organise régulièrement des grèves pour défendre leurs droits. Il dénonce aussi les injustices sociales, en organisant dans des supermarchés des opérations de récupération de produits alimentaires de base, distribués ensuite à des cantines de quartiers pauvres.

Durant l’été 2012, des marches ouvrières ont parcouru toutes les provinces andalouses pour dénoncer les mesures d’austérité. Une grande ferme appartenant à l’armée, laissée à l’abandon, a été brièvement occupée. Ce contexte social et politique tendu, et toutes ces luttes, font aujourd’hui de Somonte un symbole très populaire de la capacité des ouvriers à prendre en main leur destin. L’alimentation est au cœur des luttes.

Nourrir des milliers de familles de la région

Peu à peu, avec le soutien des anciens, d’ingénieurs agronomes, d’organisations locales et de réseaux de solidarité internationaux, le projet agricole de Somonte prend corps. Trois hectares de légumes ont déjà été mis en culture pour l’autoconsommation, la vente sur les marchés locaux ou dans une coopérative de consommateurs de Cordoue. Plusieurs dizaines d’hectares vont être consacrés à des cultures maraîchères. Quarante hectares seront réservés à de grandes cultures en rotation avec notamment du blé biologique. Les occupants de Somonte envisagent de planter près de 1 500 arbres de variétés locales, de développer des vergers d’abricotiers, de cerisiers, d’amandiers, de créer une oliveraie, d’entretenir des haies.

En décembre 2012, près de 700 arbres sont plantés le long du domaine. Une eau saine sera récupérée grâce à des retenues, des puits et à une protection des petits cours d’eau existants. Les occupants veulent réunir rapidement un troupeau d’au moins 300 brebis. Une grande partie de la production agricole de la finca sera transformée sur place dans des ateliers. Le projet agro-écologique et social de Somonte, organisé sous forme de coopérative de travailleurs, pourra donner du travail à plusieurs centaines de personnes et permettre à des milliers de familles de la région de se nourrir.

Occuper les terres, les logements et les banques

La situation de Somonte est aujourd’hui suspendue à la situation politique en Andalousie. Le nouveau parlement autonome élu début 2012 est majoritairement à gauche. Cela n’a pas empêché le Parti socialiste de faire expulser les occupants de Somonte, le 26 avril 2012, le jour même où il signait un accord avec la Gauche Unie. Le 27 avril au matin, la finca était de nouveau occupée. Aucune menace d’expulsion n’a été formulée depuis, mais les négociations sont au point mort.

« S’ils nous expulsent 20 fois, nous occuperons 21 fois ! », ironise Lola. « Nous n’avons pas le choix. Le gouvernement ne sait pas comment réagir. Et nous, pendant ce temps, nous montrons qu’une autre voie est possible. Nous disons qu’il faut occuper les terres pour avoir un travail et pour vivre. Mais il faut aussi occuper les logements pour donner un toit aux familles. Et il faut occuper les banques pour dénoncer les aides financières que nos gouvernements leur apportent tout en faisant payer les plus pauvres. Il faut occuper ! Voilà la solution. »

Texte et photos : Philippe Baqué

Notes

[1] Le SOC-SAT est l’ancien Syndicat des ouvriers agricoles (SOC). En 2007, il a été rebaptisé, syndicat des travailleurs andalous (SAT).

[2] Voir « Andalousie : la terre contre la crise », Jean Duflot, Archipel, journal du Forum civique européen de juin 2012.

[3] Voir « Un Robin des bois en Andalousie », Sandrine Morel, Le Monde, le 29 août 2012.




Source : Basta : http://www.bastamag.net/

via Humeurs en blog : http://humeurenblog.wordpress.com/

 

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Publié le 2 Mars 2013

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Publié le 13 Février 2013


Lu sur le blog de Floréal :   http://florealanar.wordpress.com/



La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le milieu du BTP. Comme le disent les journalistes, qui ont du vocabulaire, la profession est sous le choc.

Benoît Lambert, 59 ans, maçon-plâtrier, a commencé à travailler sur les chantiers à l’âge de 16 ans. Fatigué de devoir porter des sacs de ciment de cinquante kilos depuis plus de quarante ans, lassé de devoir exercer ce dur métier le plus souvent en extérieur, par tous les temps, découragé à l’idée de devoir continuer jusqu’à l’âge légal de la retraite, pourtant proche, Benoît a décidé de démissionner.

Unanimes, les médias, toujours aussi attentifs au monde du travail, ont salué cette décision, la qualifiant de courageuse et humble, bien que peu lucide dans la mesure où le montant de sa retraite s’en trouvera amoindri.

Benoît s’en ira donc à la fin du mois, pour un repos mérité qu’on espère le plus long possible, malgré la grave maladie contractée, au cours de sa longue carrière professionnelle, au contact de produits dangereux comme l’amiante. Mais Benoît peut s’en aller soulagé, d’autant qu’aucune guerre de succession n’aura lieu, ses patrons ayant unanimement décidé de ne pas avoir recours à l’embauche pour le remplacer.

 

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Publié le 7 Février 2013



Le maire de Grigny (Rhône) renouvelle son arrêté interdisant les OGM




Les Grignerots souhaitant se placer sous la protection de l’arrêté sont invités à se faire connaître

 

L’arrêté municipal interdit l’achat et l’utilisation d’aliments contenant des Organismes génétiquement modifiés (OGM) dans la restauration municipale. Il interdit la culture et les essais en plein champ de plantes génétiquement modifiées, telles le colza, le maïs, le tournesol, le soja et autres végétaux fourragers, dans un rayon de 3 km autour des parcelles précisées.

 

La loi (européenne) entend par OGM, toute entité biologique capable de se reproduire ou de transférer du matériel génétique, et dont les caractéristiques ont été modifiées autrement que par multiplication ou recombinaison naturelle. Les OGM sont des organismes créés par l’incorporation, dans un organisme naturel de départ, de gènes provenant d’espèces ou de règnes différents. Deux directives européennes posent les règles : l’une concernant l’utilisation confinée, l’autre concernant la dissémination volontaire. Les OGM sont classés par groupe, en fonction des risques qu’ils présentent pour la santé publique ou l’environnement.

 

Jean Pierre Berlan, directeur de recherche à l’INRA, définit ainsi les OGM : « Tous les animaux et presque toutes les plantes sont « génétiquement modifiés » : ils sont le résultat original d’un brassage de dizaines de milliers de gènes avec quelques mutations. Le terme OGM est, en ce sens, dénué de signification. Il a été mis sur le marché pour donner l’impression sécurisante qu’il s’agirait simplement de poursuivre le processus de sélection artificielle commencé avec la domestication des plantes, ce que proclament les biotechniciens qui, sans craindre la contradiction, affirment simultanément le caractère révolutionnaire de leurs techniques. Tout au contraire, la transgénèse (comme son nom l’indique) transgresse les barrières de la sélection naturelle pour créer des êtres vivants en mélangeant des espèces, voire des genres différents : des chimères » : les OGM sont des organismes transgéniques.

 

Jean Pierre Berlan explique l’importance de la sémantique et les mystifications dont l’opinion est victime : « La guerre secrète que l’économie politique fait au vivant depuis qu’il est un enjeu économique, s’est brutalement intensifiée avec les chimères génétiques qui parachèvent son instrumentalisation (...). Un groupe de 37 partenaires réuni à l’instigation de la FNSEA, sous la responsabilité scientifique de l’INRA, pour promouvoir l’agriculture transgénique, en dépit de l’opinion publique, conclut, sérieusement, que « la création d’un logo comportant une allégation positive de type « génétiquement amélioré » reste une voie d’avenir à explorer systématiquement » ».

 

Jean Pierre Berlan remarque que « les biotechniciens utilisent fréquemment l’expression « Dans l’état actuel des connaissances scientifiques ». Il explique que cela signifie, en fait « Nous n’avons pas la moindre idée des conséquences éventuelles de ce que nous faisons, par conséquent, fonçons ! » ».

 

Les OGM sont un enjeu économique car il permet la brevetabilité extrême du vivant et la création de monopoles sur l’approvisionnement alimentaire des populations, au plan mondial. La mystification réside, ici, dans l’argument selon lequel les OGM permettrait d’éradiquer la faim dans le monde.

 

Depuis 2003, le maire de Grigny, René Balme, prend un arrêté d’interdiction des OGM sur le territoire de la commune. Il invite les Grignerots qui le souhaitent à se placer sous la protection de cet arrêté. Pour cela, écrire à :

 

Monsieur le Maire - Cabinet du maire - Hôtel de Ville - 3 av. Jean Estragnat - BP 12 - 69520 Grigny

 

Contact : Mairie de Grigny - Cabinet du maire - tél. 04 72 49 52 34 et courriel : cabinetdumaire@mairie-grigny69.fr


Source : http://www.rene-balme.org/24h00/spip.php?article1503




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