Articles avec #hors des sentiers battus tag

Publié le 28 Février 2015

Publié le 12 Janvier 2015

Publié le 9 Décembre 2014

Un documentaire jouissif de Pierre Carles ...

 

 

 

Opération Correa – Première partie : les ânes ont soif

Vous pouvez visionner le film ci-dessous ou le consulter directement depuis le site du projet, ce qui vous permettra également de faire une donation : http://www.cp-productions.fr/spip.php?article161

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Publié le 27 Novembre 2014

En à peu près un mois, la jolie forêt des Chambarans s’est transformée en ruine, jonchée d’arbres à terre, entassés, prêts à devenir des étagères en aggloméré. La terre est à nue, blessée par les imposantes machines qui y sont à l’œuvre. On ose à peine se demander ce qui est arrivé à tous les animaux qui habitaient là….

Vu du ciel, c’est encore plus choquant : déjà 30 hectares ont été défrichés. Ces quelques photos prises d’ulm nous renvoient la réalité en pleine face.

Un « chantier vert », qu’ils disaient

La réalité, c’est que depuis l’accord du préfet il y a un mois, ça tronçonne, ça abat, ça broie, ça creuse à tour de bras. Et ce sans aucun respect des engagements de réalisation d’un chantier à faible impact environnemental (« chantier vert », disent-ils), pas de traces de modification graduelle du milieu, et on se demande bien quand le déplacement des espèces promis par Pierre et Vacances a pu être organisé.

La politique du fait accompli

Aujourd’hui, plusieurs recours sont déposés ou sur le point de l’être. Mais la société Pierre et Vacances choisit le passage en force. Espérant sans doute mettre la justice devant le fait accompli, comme cela a été fait ailleurs.

Sur le chantier, ça travaille de jour comme de nuit, la semaine et les weekends, et même les jours fériés. Coûte que coûte, Pierre et Vacances détruit la forêt des Chambarans à toute allure. En un mois, 35% de l’abattage prévu a été réalisé, dans deux mois, tout sera largement à terre.

Le vrai service public

Tout ceci se déroule sous l’œil vigilant et bienveillant des forces de l’ordre, qui, elles non plus, ne lésinent pas sur leur implication : patrouilles quotidiennes, en 4×4 et en motocross, et même surveillance aérienne en hélicoptère. On se demande en quoi surveiller un chantier privé relève du maintien de la paix, ou même tout simplement du service public ?

Le bien commun à protéger, c’est la forêt des Chambarans. C’est elle qu’il faut défendre si l’on se place du côté du service public. Et non pas défendre les intérêts de Pierre et Vacances qui privatise une forêt publique, avec la complicité des collectivités. Plus encore que la forêt, c’est même l’eau potable de toute la région qui est mise en danger par ce projet, et que nous cherchons à protéger.

ZAD partout !

La situation actuelle nécessite une mobilisation générale, permanente, large et déterminée.

Pour nos enfants, les animaux, la nature, la vie et la diversité, pour la démocratie réelle partout et la défense des biens communs, nous appelons à la vigilance et la protestation publique et à la désobéissance civile.

Contre le projet de Center Parcs et tous les projets inutiles imposés.

Rendez vous dimanche 30 novembre, Roybon, midi.

Passe le message à tes voisins.
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Ramène tes bottes et ton imper !

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Publié le 25 Novembre 2014

 

Un réalisateur, Sebastián, arrive à Cochabamba pour tourner un film sur l'arrivée de Christophe Colomb aux Antilles et sur l'asservissement des Indigènes. Il veut que le film montre le sort des indigènes et le rôle qu'ont joué leurs défenseurs Antonio de Montesinos et Bartolomé de Las Casas. Son producteur, Costa, a choisi la Bolivie pour des raisons de coûts.

 

Le réalisateur choisit parmi ses figurants Daniel dans le rôle d'Hatuey, chef des Taïnos. Daniel est aussi l'un des meneurs du mouvement contre la hausse du prix de l'eau. En effet, une multinationale américaine, Bechtel, a remporté le marché de la distribution d'eau. Elle ferme les puits et oblige les gens à payer 450 dollars par an, alors qu'ils ne sont payés que deux dollars par jour.

 

Les scènes du film en répétition ou en tournage alternent peu à peu avec les scènes de manifestations à Cochabamba, introduisant un parallèle entre l'exploitation passée et présente des habitants d'Amérique du Sud.

(Wikipédia)

 

Ce film est dédié à Howard Zinn

 

 

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Publié le 2 Novembre 2014

 

 

 

Entre berceuse et ballade, en compagnie des bergers et des troupeaux à travers le monde ...

 

 

Parfois ils nous arrivent avec leurs grands chapeaux
Et leurs manteaux de laine que suivent leurs troupeaux
Les bergers
Ils montent du printemps quand s´allongent les jours
Ou brûlés par l´été descendent vers les bourgs
Les bergers
Quand leurs bêtes s´arrêtent pour nous boire de l´eau
Se mettent à danser à l´ombre d´un pipeau
Les bergers

Entre eux l´en est de vieux, entre eux l´en est de sages
Qui appellent au puits tous les vieux du village
Les bergers
Ceux-là ont des histoires à nous faire telles peurs
Que pour trois nuits au moins nous rêvons des frayeurs
Des bergers
Ils ont les mêmes rides et les mêmes compagnes
Et les mêmes senteurs que leurs vieilles montagnes
Les bergers

Entre eux l´en est de jeunes, entre eux l´en est de beaux
Qui appellent les filles à faire le gros dos
Les bergers
Ceux-là ont des sourires qu´on dirait une fleur
Et des éclats de rire à faire jaillir de l´eau
Les bergers
Ceux-là ont des regards à vous brûler la peau
A vous défiancer, à vous clouer le cœur
Les bergers

Mais tous ils nous bousculent, qu´on soit filles ou garçons
Les garçons dans leurs rêves, les filles dans leurs frissons
Les bergers
Alors nous partageons le vin et le fromage
Et nous croyons une heure faire partie du voyage
Des bergers
C´est un peu comme Noël, Noël et ses trésors
Qui s´arrêteraient chez nous aux équinoxes d´or
Les bergers

Après ça ils s´en vont avec leurs grands chapeaux
Et leurs manteaux de laine que suivent leurs troupeaux
Les bergers
Ils montent du printemps quand s´allongent les jours
Ou brûlés par l´été descendent vers les bourgs
Les bergers
Quand leurs bêtes ont fini de nous boire notre eau
Se remettent en route à l´ombre d´un pipeau
Les bergers, les bergers, les bergers

 

 

 

 

 

 

Les tourbillons dansent dans la poussière

Le soleil joue dans l’éclat des pierres

Et, fasciné par la magie des chemins

Va le berger, va le berger

 

Son poncho dans le vent est un drapeau de brume

Les flûtes de la lande le saluent

Avec fierté, sur le sentier des collines

 

Les peines et les vachettes

S’en vont par le même sentier

Les peines sont à nous

Les vachettes sont à d’autres

 

Le crépuscule lui offre un soleil égorgé

Les lumières du pierrier se sont endormies

Entrainant le troupeau. Allez !  Allez !!

Va le berger, va le berger

 

Ah !  Si la nuit m’apportait le souvenir

Qui rendrait moins pesante ma solitude

Comme une ombre dans l’ombre de ces collines

Va le berger, va le berger

 

Les peines et les vachettes

S’en vont par le même sentier

Les peines sont à nous

Les vachettes sont à d’autres

 

Et, fasciné par la magie des chemins

Va le berger, va le berger

 

 

 

 

 

 

 

Comme j’étais à cheval, un matin, pour le plaisir,

J'ai remarqué un jeune cow-boy à cheval.

Son chapeau était jeté en arrière et ses éperons faisaient des cliquetis,

Et tout en chevauchant, il chantait cette chanson.

 

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;

C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons

Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.

 

Quand le printemps arrive, nous regroupons les taurillons,

Nous les marquons et nous leur nouons la queue,

Nous ramenons les égarés, pour compter le troupeau,

Et dès le lendemain, nous sortons sur la piste.

 

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;

C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons

Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.

 

Nous montons dans les prairies, traversant les larges rivières

Et à travers les plaines où il n'y a jamais de ville.

Nos chevaux sont las, nous sommes fatigués et nous avons faim;

Ne bougés plus taurillons, arrêtez de musarder.

 

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;

C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons

Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.

 

La nuit est venue et les taurillons sont désorientés.

Ils sont loin de chez eux que ce qu'ils ont été.

Allez, ptits taurillons, il est temps de rouler.

Lorsque nous arriverons au Wyoming, nous ne roulerons plus.

 

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;

C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons

Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.

Merci Anne-Marie !

 

 

Un bâton à la main
Une herbe entre les dents
Un vieux reste de foin
Dans ses cheveux tout blancs
Il est redescendu
Parmi les étrangers
Il est redescendu
Hier, le vieux berger

Il nous a demandé
Et du pain et de l'eau
Mais il a refusé
De lire les journaux
Il a dit «Les étoiles
M'aident à m'endormir
Gardez votre journal
Ça peut toujours servir»

Quelqu'un lui dit alors
«Le temps doit être long
Prenez ce transistor
Pour la morte saison
Vous verrez, la musique
Ça fait passer le temps»
Il a dit «Magnifique !
Moi, j'écoute le vent»

«Berger, si vous aviez
Une petite auto
Plus vite vous iriez
Rejoindre le troupeau»
Mais lui, dans un grand rire
Puissant comme la mer
«Je ne veux pas finir
Si vite au cimetière»
On lui parla crédit
Gadgets et standing
De la mode maxi
Et même du bowling
Il écoutait tout ça
En plissant ses yeux bleus
La tête dans les bras
Le regard malicieux

Ses deux pains sous le bras
Sa cruche sur le dos
Les ayant plantés là
Il grimpa le plateau
Chacun se répandit:
«Mon Dieu, qu'il a changé !»
Seul un enfant a dit
«Moi, je serai berger»

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Publié le 11 Octobre 2014

 

Barbacha - Iberbacen, en Tamazight - est une région de la petite Kabylie, autogérée par ses habitant.e.s. depuis fin 2012.
« Barbacha n'est qu'une petite mechta marginalisée de toutes les richesses de l'Algerie . C'est un bled pauvre. C'est une région montagneuse, on n'a pas de pistes, pas de routes » raconte Da Taieb, un ancien de la commune.
Comme dans d'autres régions, les paysan.ne.s et les ouvrier.e.s de Barbacha combattent quotidiennement pour une vie digne face à toutes les formes d'exploitation et d'oppression que leur imposent l'Etat et le capitalisme.
Mais à Barbacha, autre chose s'invente.

Les 27000 habitant.e.s de ces 34 villages s'auto-organisent à travers l'Assemblée Générale Ouverte de la population d'Iberbacen (AGO) mise en place dans un bâtiment qu'ils et elles occupent collectivement. « Nous à Barbacha on a créé cette maison, on a protesté contre ce système qui nous écrase sans arrêt. Le système qui nous gouverne actuellement c'est un système pourri » raconte Da Taïeb. Avec quelques autres, ils nous ont accueilli en février 2014, raconté leurs histoires et transmis des archives. Voici quelques esquisses de ces chemins tracés par le peuple de Barbacha et qui ouvrent des voies à toutes celles et ceux qui combattent pour l'émancipation partout dans le monde.

Ce film est libre et gratuit, il peut être diffusé et partagé largement pour soutenir la Commune libre de Barbacha.

 
 
 

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Publié le 13 Avril 2014

Publié le 27 Mars 2014

Publié le 4 Janvier 2014

Aujourd'hui, on estime que 3,6 millions de personnes, dont 1,5 millions d'enfants de moins de 5 ans meurent chaque année, de maladies transmises par l'eau insalubre, ce qui en fait la principale cause de décès dans le monde...

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