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Publié le 25 Décembre 2016

 

 

Dessine du bout de tes ailes la cime des arbres

Soit comme la rose bleue

Devient vertigineuse sur les grands champs de blé

Ne laisse pas l’assourdissante absence alourdir l’horizon

Offre ton doux sourire à la brume accroupie dans la combe

Troque ton esprit pour des plumes de buse

Laisse tes tendres lèvres estourbir les vents

Ton parfum et ton rire affranchir les étoiles

Libre comme le ruisseau qui coule dans nos rêves

Je défie les falaises comme un puma blessé

Dans ce triste roulis où tu viens où je vais

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #poèsie

Publié le 19 Février 2016

Qui a dit que le Blues n'était pas engagé ?

Et en plus du Blues Français môssieur !

voici donc quatre morceaux de Big Joe Hunter ...

Monsieur Mumia

 

La nuit dernière, les rues, les coups de feu et les coups de pied et les cris

La nuit dernière, les griffes de la mort ont pris au piège mes rêves

Quatre murs m’ont mis en boite, offert un café plein à ras bord

Quatre murs sales, c'est ma nouvelle auberge

 

Piégé, accusé et jugé pour meurtre au premier degré

Quelqu'un est à blâmer ! Le micro sonne bien - mais hé, ce n'était pas moi...

 

Mumia !

Bienvenu Mumia!

 

Ils m'enferment et essayent de me faire disparaître

Ils me disent non ! Je n'irai pas n'importe où

Entre ces murs, je vivrai ce que "la vie" donne vraiment

Et dans ma cellule je prends des raccourcis à travers les champs les plus lointains

Ma tête est ma maison, ma chair une traînée de boyaux et de bile

J'entends mes corésidents appelant dans le couloir

 

Mumia !

C’est toi, Mumia?

 

Derrière ma porte les condamnés survivent dans le long couloir de la mort

Face à la fausse vertu, juste la mort que je pourrais connaitre

A travers la fenêtre, bruissement, voix, entends ce son

Les ailes de l’aigle me disent « soit libre ! envoles toi ! »

Le clair de lune fait luire le chemin des sanglants rivages de la liberté

Les lueurs du printemps me frappent, plus rien n’est mortel

 

Mumia!

Monsieur Mumia!

 

Depuis mes murs ont dégouliné dans l’oubli

Le monde est immense, va juste explorer, flingue-le !

De partout viennent les gens se recueillir dans ma cellule

Aime ton voisin comme toi-même, autant que possible

Plus de billots ni de ravages, plus de professionnel du mensonge

Je ne peux pas jeter l’éponge, alors je continue ma route

 

 

Mumia!

Monsieur Mumia!

 

paroles : Julien Farrugia-Karen Wierzba / Musique Michel Korzec

traduction Hobo-Lullaby

 

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique