Publié le 10 Septembre 2012

 
 
Je rage
 
Je rage
Je rage
Je rage contre
Les dieux qui ont laissé le monde échapper à tout contrôle
Je rage contre le système qui nous trompe
Je rage contre ces rouages qui nous broient
Huilés par le silence du peuple
L’acquiescement
L’apathie
Et la tromperie
Je rage parce qu’il nous faut rager
Et non être matés
Ni pacifiés
Ni traités avec condescendance
Je rage contre le système qui contemple avec jubilation
Comment nous nous entre-déchirons
Devenons des monstres qui hurlent à la lune
Montrant les crocs
Et des griffes d’acier
Je rage parce que le silence tue
Je rage parce qu’un vote signifie parfois
Un arrêt de mort
Pour quelqu’un quelque part
Je rage
Je rage
Je rage parce que nos instruments de paix
Sont récupérés
Biaisés
Injustes
Et loin d’être pacifiques
Je rage parce que nous avons ressuscité Rome d’entre les morts
Et lui avons donné sa puissance
Pour tuer
Mutiler
Créer le chaos
Pour dire non à la paix
Et faire de nous des bêtes assoiffées de sang
Je rage parce que c’est la couleur de ma peau
Qui détermine si je suis triste
Ou ignoré
Ou accusé
De ma propre misère et de ma propre mort
Je rage en silence
Je rage au grand jour
Je rage avec ma plume
Je rage avec mes pensées
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage parce que nous avons de la pitié pour l’empereur
Et aucune pour les victimes
Qui jonchent les champs
Mutilées
Meurtries
Je rage parce que nous sommes délibérément aveugles
Consciemment sourds
Et notre tristesse sélective
Je rage de notre hypocrisie
Et de nos fausses valeurs
De notre double langage
Et de l’éternel
Inconditionnel
Amour de Rome
L’amour de l’empereur
L’amour de l’esclave pour le maître
L’amour du fouet
Et l’amour de notre propre humiliation
Dégradation
Et descente dans la bestialité
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage parce que des enfants meurent
Que les balles sifflent
Que nous disons adieu à notre bon sens
Parce que les politiciens renient
Et que les veuves pleurent
Des reflets de diamants dans chaque œil
Devrais-je me croiser les bras et gémir
Non
Non
Non
Non
Non
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage parce que je le dois
Je rage parce que l’histoire
Ne se modifie pas avec des hommes soumis
Ni des hommes silencieux
Mais avec des hommes en colère
Qui ragent contre l’injustice
Et crachent à la figure des oppresseurs
Et sont prêts à défendre leurs vérités
Pareils à des montagnes
Déterminés
Résolus
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Jusqu’à ce que je me révolte
Et que je brûle palais et cachots
Viens Frère
Sœur
Mère
Fille
Camarade
Ami
Donne-moi la main
Rage avec moi
Le silence est assourdissant
L’apathie tue
Plus insidieusement que les balles
Battons le tambour
De la justice
Vibre au plus profond de toi-même
Laisse ton sang bouillir comme la lave
Et ta colère comme les flammes
Fais exploser le soleil
Eclipse-le
Réduis-le
De telle façon
Que les temples de la vanité
Soient réduits en cendre
Et la puissance détruite
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Je rage
Jusqu’à ce que justice soit faite
Et l’avenir de l’enfant assuré
Jusqu’à ce que la paix soit comme l’air que nous respirons
Et que dans les champs lèvent des fleurs de joie
Pas des os blanchis
Jusqu’à ce que les collines de Palestine
Retournent à leurs légitimes propriétaires
Et que les oliviers chantent sous la brise
Les symphonies des feuilles et des oiseaux
Lettres de paix
Pour un peuple las de la guerre
En grand besoin de répit
Jusqu’à ce que tout oppresseur
Soit happé
Craigne la rage
Du peuple
Jusque-là je dois rager
Tu dois rager
Nous devons rager
Car c’est peut-être par la rage
Qu’un monde meilleur verra le jour
 Rassool Snyman  -  poète sud-africain







( paroles , traductions et explications : http://www.lacoccinelle.net/247809.html )

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 9 Septembre 2012

Petite dédicace et grand merci à Jacques pour cette aventure qui a pris fin hier soir.

blues-ampuis.jpg

L'association Au "mi" lieu du blues a fermé ses portes ...

black-jack.jpg
 
 "On ne peut pas aborder la culture afro-américaine sans être sensible aux problèmes rencontrés par le peuple noir. L’esclavage, son abolition, l’apartheid, la lutte pour les droits civiques, l’exploitation, la pauvreté, c’est aussi défendre une culture forte qui posera les bases de l’évolution de toute la musique, des hommes qui ne se sont jamais résolus à rester des citoyens de seconde zone."

   
Alors en ce dimanche matin, j'ai choisi Ray Carles et les Blues Brothers pour nous redonner la pêche et souhaiter bonne route à Jacques


 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 6 Septembre 2012

 
A la demande générale de ALMANITOO ! 
 




Ordinary man (Homme du peuple)

Je suis un homme ordinaire, rien de spécial rien de grandiose 
j'ai eu à travailler pour tout ce que j'ai 
Je n'ai jamais demandé beaucoup, je suis satisfait de ce que je suis 
Assez pour tenir ma famille et ma maison

Maintenant, ils disent que les temps sont durs et ils ont m'a rendus mes cartes 
Ils disent qu'il n'y a pas de travail pour tout le monde 
Et au coup de sifflet, les portes seront définitivement fermées 
Ce soir, ils vont fermer cette usine à jamais
Puis ils vont la démolir
Je n'ai jamais manqué un jour ni fait grève pour de meilleurs salaires 
Pendant vingt ans je les ai servi de mon mieux 
maintenant avec une poignée de main et un chèque il semble si facile d'oublier 
ma loyauté pendant les bons et les mauvais moments
Le propriétaire dit qu'il est triste de voir que les choses se passent mal 
Mais les capitaines d'industrie ne le laisseront pas perdre 
 il conduit toujours une voiture et fume son cigare 
il continue d’emmener sa famille en croisière, il ne perdra  jamais
Eh bien, cela me semble comme une cruelle ironie 
 il est plus riche que jamais
maintenant mon chèque est dépensé et je ne peux pas payer le loyer 
Il ya une loi pour les riches, l'autre pour les pauvres 
Chaque jour, j'ai essayé de sauver une partie de ma fierté 
Pour trouver du travail car je devais payer mon chemin 
Oh, mais partout où je vais, la réponse est toujours non 
Il n'y a pas de travail pour tous aujourd'hui, plus de travail aujourd'hui
Ainsi condamné, je reste juste un homme ordinaire 
comme des milliers à côté de moi dans la file d'attente 
je regarde ma femme chérie en essayant de tirer le meilleur de la vie 
Et Dieu sait ce que les enfants vont faire 
maintenant que nous sommes confrontés à ce gaspillage humain 
une génération mis de côté 
Et aussi longtemps que je vivrai, je n’oublierai jamais 
Vous m’avez dépouillé ma dignité et de ma fierté, vous m’avez dépouillé
vous m’avez dépouillé, vous m’avez dépouillé.

Peter Hames

********************





Victor Jara

Victor Jara a vécu du Chili comme une étoile filante 
Il a combattu pour le peuple du Chili avec ses chansons et sa guitare 
Ses mains étaient douces et ses mains étaient fortes

Victor Jara était un jeune paysan d’à peine six ans 
assis sur la charrue de son père, il regardait la terre se dérouler

Quand il y avait un mariage chez les voisins ou que l’un de leur enfants mourrait
Sa mère chantait toute la nuit pour eux avec Victor à ses côtés

Il a grandi pour être un combattant debout contre ce qui n'allait pas 
il a appris de la douleur et de la joie des peuples et l'a transformé en chanson

Il a chanté pour les mineurs de cuivre et ceux qui cultivaient la terre 
 il a chanté pour les ouvriers qui savaient que Victor était leur ami

Il a fait campagne jour et nuit pour l’élection d’Allende 
Chantant de prendre la main de son frère pour que l'avenir commence aujourd'hui

Lorsque Pinochet s’est emparé du Chili,  ils ont arrêté  Victor
Ils l'ont emprisonné dans ce stade avec 5000 hommes effrayés

Victor a pris sa guitare sa voix résonnait fort 
Et il a chanté pour ses camarades jusqu'à ce que les gardes interrompent  sa chanson

Ils ont brisé les os de ses mains et l'ont frappé sur la tête 
ils l’ont torturé avec des fils électriques, puis ils l'ont abattu

Victor Jara a vécu du Chili comme une étoile filante 
Il a combattu pour le peuple du Chili avec ses chansons et sa guitare 
Ses mains étaient douces et ses mains étaient fortes

Arlo Guthrie / A. Mitchell

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 5 Septembre 2012

Lu sur : http://www.franceinfo.fr/monde/mireille-mathieu-juge-sacrilege-la-priere-punk-des-pussy-riot-729181-2012-09-05
 
 
"Une église n'est pas un lieu pour mener une action politique, on peut manifester autrement. Une église est un lieu de recueillement" a affirmé Mireille Mathieu sur TV-Tsentr avant de juger que l'action des Pussy Riot était un "sacrilège".
 
Extrêmement populaire en Russie, Mireille Mathieu, a donné cette interview à l'occasion de sa venue à Moscou pour participer à une festival international de musique militaire.
 
 
Ben voyons ma Mimi !

"pas un lieu pour mener une action politique"

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"un lieu de recueillement"

sine cure

  




   


Mireille, ta chanson ne compte plus désormais que 99 997 colombes, Ton wladimir adoré vient d'en jeter trois en camp de travail ! 
Mais comme je suis pas rancunier, je te dédie cette chanson que tu pourras écouter en te tripotant le chapelet



Comme disait Desproges : "Dieu est éternel, mais pas autant que la connerie humaine"
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 4 Septembre 2012

 
 
Je suis né au Mississippi;
Je marchais pieds nus dans la boue.
Je suis né nègre au Mississippi,
je marchais pieds nus dans la boue.
Mais quand j'ai atteint l'âge de douze ans,
j'ai quitté cet endroit pour de bon.
Mon père coupait du coton
et buvait sa liqueur d'un trait.
Quand je suis parti ce Dimanche matin là,
il était penché sur le seuil de la basse-cour.
J'ai quitté ma mère debout
avec le soleil qui brillait dans ses yeux.
Je l'ai laissée debout dans la cour,
avec le soleil qui brillait dans ses yeux.
Et je suis parti vers le Nord,
aussi vite qu'un vol d'oie sauvage
J'ai été à Détroit & Chicago
J'ai été à New York, aussi;
J'ai déambulé sur toutes ces avenues puantes,
et je suis toujours le même bon vieux nègre, toujours
plein du même bon vieux blues.
Je m'en reviens au Mississippi
cette fois pour y rester pour de bon,
je serai libre au Mississippi,
ou mort dans la boue du Mississippi.
 
E. KNIGHT (1931 - 1991) -  Je suis né au Mississippi 
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 3 Septembre 2012

Le Monde que Je t'Offre
 
 
 
Le monde que je t'offre, ma douce,
 
a la beauté d'un rêve assemblé.
 
 
 
Ici les hommes sont des croyants -
 
non en des dieux ou d'autres choses insensées -
 
mais en des vérités qui sont pures
 
et révolutionnaires,
 
si belles et si humaines
 
que les hommes acceptent
 
de périr
 
pour qu'elles vivent.
 
C'est cette croyance, ce sont ces vérités
 
que j'ai à t'offrir.
 
 
 
Ici la tendresse n'est pas conçue
 
dans les chambres à coucher.
 
C'est une tendresse, âpre, violente, amère
 
née de la dureté de la lutte,
 
née des longues marches,
 
née des jours d'attente.
 
C'est cette tendresse, dure et amère
 
que j'ai à t'offrir.
 
 
 
Ici nulle rose ne pousse.
 
Le poids des bottes a écrasé les fleurs
 
sur les chemins.
 
Ici croît le maïs, le cassava, les haricots
 
nés de l'effort des hommes
 
pour prévenir la faim.
 
C'est cette absence de roses,
 
cet effort, cette faim
 
que j'ai à t'offrir.
 
 
 
Ici les enfants ne grandissent pas,
 
leur sourire est éternel,
 
ils jouent avec le soleil, le vent,
 
avec la pluie et les sauterelles,
 
de vraies fusils
 
et des goupilles de grenades.
 
C'est ce sourire éternel d'enfant, ce soleil,
 
ces vrais fusils
 
(avec lequels moi aussi j'ai joué)
 
que j'ai à t'offrir.
 
 
 
Le monde dans lequel je me bats
 
a la beauté d'un rêve assemblé.
 
C'est ce combat, ma douce, ce rêve,
 
que j'ai à t'offrir.
 
 
 
Jorge Rebelo (1940- ), poète mozambicain
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 2 Septembre 2012

 
 
Un ptit Blues, ça faisait longtemps ...
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 2 Septembre 2012

 

Madame,

 

  Je tiens tout d'abord à vous remercier de l'attention que vous avez bien voulue porter à mon courrier et d'avoir pris la peine de me répondre.

 

  Je suis conscient des efforts éffectués par l'équipe municipale de Vénissieux, la votre comme celles de vos prédécesseurs, Marcel Houel et André Gerin. Vénissieux est depuis longtemps le parent pauvre de l'agglomération Lyonnaise. Je me souviens  des années soixante dix, de la construction des Minguettes. L'arrivée d'une population immigrée, l'intégration qui se faisait tant bien que mal. Et petit à petit de cette explosion démographique qui a abouti à un phénomène de Ghetto avec pour point d'orgue les évènements du début des années 80, orchestrés par les médias qui stygmatisaient la mairie communiste, les journalistes qui glissaient un billet aux gamins pour qu'ils mettent le feu aux voitures, de cette image médiatique dont Vénissieux a mis longtemps à se débarrasser. Et pourtant, petit à petit, la municipalité a redressé la barre, en faisant preuve d'une politique volontaire, et d'une lutte quotidienne avec peu de moyens. Je me souviens aussi des premiers arretés municipaux contre les expulsions locatives, de l'opposition de la préfecture. des efforts incessants de la municipalité pour sauvegarder l'emploi au sein de la commune. Mais je me souviens aussi de ces bons riverains de Parilly comme d'autres quartiers pour qui les Roms sont les Bougnoules d'aujourd'hui. La mendicité agressive (bel oxymore aux accents de langue de bois) est le reflet d'une délinquance qui ne peut qu'exister dans un milieu social défavorisé. Je ne dis pas que la tâche de la municipalité est aisée, et il n'a pas à Vénissieux que des habitants qui soutiennent le Maire.

Vous avez déclaré le 10 novembre 2011 :

"Depuis 2 ans, je demande l’organisation d’une table ronde, placée sous l’égide du Préfet, avec toutes les villes de l’agglomération, le Conseil général et le Grand Lyon, afin d’apporter aux 800 personnes Roms, en errance dans l’agglomération, une réponse décente et digne. Aujourd’hui se renvoyer la patate chaude ne sert à rien, ne sert personne, ni les associations, ni les villes, ni l’État et encore moins ces familles."

Le problème, c'est que tout le monde dit exactement la même chose et personne ne fait rien. Donc les démantèlements de campements et autres squats ne servent à rien. On prend alors pour prétexte l'hygiène et la sécurité et on envoi la police. Ce que je voulais vous dire, et peut être n'avez vous pas saisi le sens profond de ma lettre, c'est que cette abberation n'est pas digne d'un Communiste. Je ne veux pas vous donner de leçon d'humanisme, mais simplement vous sensibiliser sur le fait qu'une expulsion constitue un remède pire que le mal !  Vous pourrez en prendre conscience en lisant ce tweet envoyé à Valèrie Trierweiller par un petit garçon rom de 7 ans : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article129416 , dont voici un extrait :

 

"Mardi matin, j’ai été expulsé « d’un campement insalubre » en application d’une décision de justice. Je ne sais pas pourquoi cette expulsion a eut lieu au mois d’août. Le jugement et le commandement de quitter les lieux ont été notifiés au mois de mai.

De mauvaises langues disent que monsieur Valls à attendu le milieu de l’été pour expulser tout le monde en même temps dans l’espoir que cela passerait inaperçu.

 

Toute la journée, nous avons dû marcher parce que la police nous empêchait de nous reposer et de poser nos affaires. « Ce sont les ordres » disait le chef de la police. Une voiture de policiers en civil nous a suivis partout. On s’est sentis traqués comme des bêtes.

Le soir, nous avons trouvé un endroit au milieu de nulle part. Il y avait déjà des Roms qui venaient d’un autre campement expulsé. Nous avons construit des abris de fortune avec des bouts de bois et des branches. La nuit je n’ai pas dormi. J’avais peur. Il y avait beaucoup de bruits étranges. Avant nous, il y avait d’autres animaux qui occupaient cet endroit. Ils ne devaient pas être très contents que nous soyons ici. Plus personne ne veut de nous.

 

Le lendemain matin, des policiers en civil sont venus nous dire de partir. Nous avons dit que nous avions le droit de rester parce que les premières personnes étaient arrivées ici il y a une semaine. Le chef de la police à appelé quelqu’un au téléphone et puis au bout d’une heure, il nous a dit que non, qu’il fallait partir tout de suite ou alors qu’il appellerait des renforts.

Nous avons refusé. Des dizaines de CRS sont arrivés. Ils nous criaient dessus : « Dégage », « Retourne dans ton pays », « Si ça ne tenait qu’à moi, je les mettrais tous dans un train et direction, la Roumanie ». Je ne comprends pas pourquoi ils nous parlent comme ça. Mon pays c’est la France, je vais à l’école, je parle français et je n’ai jamais mis les pieds en Roumanie."

 

Ce que je ne considère pas comme "Un combat Communiste, combat pour une digne vie" J'ajouterai que la seule façon d'intègrer cette population réside dans la scolarisation des enfants, chose irréalisable dans de telles conditions.

 

Je ne veux pas rejetter sur vous la responsabilité de cette situation. Il est évident que dans cette affaire, le gouvernement ne tient pas ses promesses électorales et que l'union Européenne néglige le problème. Est ce pour autant que les collectivités locales doivent fuir certaines responsabilités ? Vous avez mis à disposition des bungalows dans le cadre du plan grand froid; N'y a t'il pas quelques budgets à amputer pour une mise à disposition plus longue (en attendant mieux) ? Vous avez aussi un droit de réquisition de logements ou d'entrepots. Même s'il faut passer devant une commission, même si la réquisition concerne les personnes en situation régulière ( les roms ne sont pas tous en situation irrégulière) .  Vous avez aussi la possibilité de réquisitionner du matériel ( de btp en particulier). Cela n'empèche pas dans un même temps d'organiser une manifestation regroupant les populations locales solidaires et volontaires ( Lyon et agglo) le roms, les associations et d'investir le siège de la région, la préfecture ou le siège de la Courly ( le Grand Lyon comme on dit maintenant) . Vous réclamez une table ronde, peut être faut il que ce soit le peuple qui l'exige ! Ce sont peut être des solutions toutes faites, mais si de vraies solutions doivent être trouvées, elles ne peuvent l'être qu'avec un peu de volonté, en réveillant notre conscience humaine.

 

Fraternellement

 

Serge

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 30 Août 2012

Voici la réponse, recue par mail, de Michèle Picard Maire de Vénissieux à ma lettre ouverte ...

 

Monsieur,

 

 

 

A vous lire, je constate que vous parlez d’une situation que vous ne connaissez pas. D’une part, celle du squat qui a été démantelé à la demande d’un propriétaire privé, situé à proximité de la place Grand Clément (Parilly) à Vénissieux, de leurs occupants et des riverains, et d’autre part, celle qui concerne l’investissement du Maire et des services de la ville sur cette question.

 

 

 

Vénissieux mène, dans ce domaine, une politique volontaire et cohérente, dans la limite de ses compétences. Elle est la seule commune à avoir mis en place un dispositif pour prévenir les risques et mettre en sécurité les occupants de squats et les riverains. En 2010, nous avons eu un incendie à l’intérieur d’un squat avec, à proximité, des bouteilles de gaz qui aurait pu engendrer un drame. Dorénavant, les services municipaux font le tour quotidiennement des squats, le service communal d’hygiène et de santé, assure un suivi médical sur chaque site, en relai avec la Protection Maternelle Infantile et Médecins du monde, et les enfants sont vaccinés. Le service éducation veille à la scolarisation des enfants dans les différents groupes scolaires. Nous travaillons en lien avec les associations d’aide à ces populations. Quand les conduites d’eau ont gelées cet hiver, nous avons fourni aux occupants des bouteilles d’eau, répondant ainsi à l’urgence. Quand la ville a été sollicitée par le Préfet pour l’installation de mobil homes sur la commune dans le cadre du dispositif Grand froid, nous avons été une des premières communes à accepter et nous avons largement communiqué pour faire savoir que ce dispositif concernait également les Roms.

 

Nous traitons la question des squats, à notre niveau, avec humanité. L’Etat et l’Union européenne laissent les collectivités gérer seules les problèmes d’hygiène, de sécurité et les risques sanitaires encourus par les conditions de vies précaires de ces populations. L’errance des Roms est une question nationale qui doit être traitée au bon niveau, sinon nous en serons réduits à mettre des pansements sur une jambe de bois (+ de 1000 Roms errent sur l’agglomération). J’ai plusieurs fois alerté le Préfet et demander une table ronde avec tous les acteurs pour traiter avec dignité et décence ces populations.

 

 

 

Chaque squat a ses propres problématiques. Nous avons eu à gérer en même temps sur la ville jusqu’à cinq squats. Jamais nous n’avions connu autant de nuisances que celui de Parilly. Les agents de la ville ou du Grand Lyon se faisaient agresser lorsqu’ils géraient l’évacuation des déchets (15 mètres cubes étaient évacués par semaine). Les habitants et les voisins étaient confrontés à une mendicité agressive que nous n’avions connue sur aucun autre squat. Le trouble à l’ordre public à proximité du squat était permanent et la population était exaspérée. Le maire ne peut pas faire la sourde oreille et se doit de l’entendre. Il faut à la fois tout tenir, le droit à une vie digne pour ces populations et la sécurité et à la tranquillité pour les habitants. Je me refuse à accepter des bidonvilles et la misère, c’est le sens de mon engagement sur ma ville. Vénissieux comporte plus de 53 % de logements sociaux et nous sommes confrontés chaque jour aux difficultés de vie de nos administrés : difficultés à se loger, à se nourrir, à se soigner. La dernière étude Compas a révélé que Vénissieux se trouvait à la 14ème place sur cent communes, avec un taux de pauvreté de 32 %. Ce n’est pas une surprise pour nous qui voyons chaque jour l’aggravation du niveau de vie des vénissians (3912 foyers touche le RSA sur la ville). Si vous consultiez mon site, vous verriez toutes les actions, initiatives que je mène pour lutter contre la pauvreté sur la ville. Je pense notamment aux arrêtés contre les expulsions locatives, les coupures d’eau et d’énergie, à la commission de lutte contre la grande pauvreté pour une vie digne, mise en place en 2008 et qui travaille avec les associations pour répondre à l’urgence sociale et au travail considérable des services sociaux de la ville (l’aide sociale a progressé de 20 % en un an, les réductions de cantine dans la même proportion). Mais accompagner la misère ne suffit pas, il faut aussi la combattre. C’est ce que je fais au quotidien, en dénonçant et en alertant sur une situation qui ne cesse de s’aggraver. Je n’ai donc en matière d’humanisme aucune leçon à recevoir.

 

 

 

Vous proposez un centre, un local pour installer des populations Roms et vous avez une solution toute faite : annuler des projets de la ville, des actions culturelles. Sachez que les vénissians ont élu l’équipe municipale sur un programme et que nous veillons à respecter cet engagement. Les vénissians ont aussi droit au « beau », à des équipements, à la culture…tant il est vrai que l’éducation la culture, le sport participent à la lutte contre l’exclusion et favorisent l’intégration. Dans un contexte où les budgets des collectivités sont restreints (dotations et subventions en baisse, transfert de charges sans contreparties financières), bien que nous soyons souvent confrontés à des choix cornéliens, nous gardons, à Vénissieux, le cap d’une politique sociale forte et ambitieuse.

 

 

 

Vous faites référence au communisme et à ses valeurs, il est évident que les Roms sont aussi des victimes du capitalisme. Mais le vrai sujet n’est pas de laisser les maires seuls gérer ces situations sur leurs territoires, mais bien de porter politiquement le débat au niveau national et européen, une union européenne ultra libérale plus soucieuse des capitaux que des peuples qui la compose. Dénoncer, agir, c’est le rôle du parti communiste et des forces de gauche. En tant que militante, je porte aussi ce débat dans mon parti. Il n’y a pas de fatalité à la misère. Le combat communiste, c’est le combat pour une vie digne.

 

 

 

J’espère que ces éléments vous permettront d’être un peu plus objectif sur l’action de la ville de Vénissieux et de son maire.

 

 

 

Recevez Monsieur mes salutations.

 

 

 

Michèle Picard

 

Maire de Vénissieux

 

 

 

 

 

http://www.michele-picard.com

Hôtel de Ville

5 avenue Marcel-Houël - 69200 VENISSIEUX

Tel : 04.72.21.45.20

Fax : 04.72.2145.15

 

 

Michèle, je vous remercie de l'attention que vous avez porté à mon courrier, je vais prendre le temps de vous répondre, car il y a deux trois ptites choses qui me turlupinent. Je souhaite le faire dans un état d'esprit constructif, tout simplement.

Amicalement

Serge

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 26 Août 2012

 
Choses Promises ...
 
 
True you ride the finest horse I've ever seen,
C'est vrai, tu montes le plus beau cheval que j'aie jamais vu
Standing 16 1" or 2" with eyes wild and green,
Il a des yeux d'un vert sauvage, et il doit bien faire deux mètres
And you ride the horse so well, hands light to the touch.
Et tu menais le cheval avec brio, en l'effleurant délicatement
I could never go with you no matter how I wanted to.
Mais je n'aurais pas pu venir avec toi, même si je le voulais de toutes mes forces
 
Chorus :
Refrain
Ride on, see you, I could never go with you,
Vas-y, bon vent, je n'aurais pas pu te suivre
No matter how I wanted to.
Même si je le désirais de tout mon coeur
 
II
II
When you ride into the night without a trace behind,
Quand tu t'es évanouie dans la nuit sans laisser de trace
Run your claw along my gut one last time;
Encore une fois, j'ai eu l'impression d'être entaillée à vif
I turn to face an empty space where once you used to lie
Je me suis retournée pour trouver ta place vide
And look for a smile to light the night through a teardrop in my eye
Comment trouver du réconfort alors que je ne peux m'empêcher de pleurer ?
 
Chorus
Refrain
 
 

Pour l'ensemble de nos langues nous ne pouvons pas communiquer, 

Avec des promesses de paradis et des cadeaux de perles et de couteaux

missionnaires et pionniers sont des soldats déguisés

 Sauveurs et conquérants, ils nous font attendre,

les pêcheurs d'hommes agitent leur vérité comme appât 

Avec la touche d’une innocente main étrangère qui tourne à la honte, 

l'esprit qui les habitait dort maintenant sous la pluie 

Pour l'ensemble de nos langues nous ne pouvons pas communiquer,

 pour l'ensemble de nos langues maternelles, nous sommes tous ici des indigènes,

 Les cicatrices du passé sont lentes à disparaître, 

les cris des morts sont toujours à nos oreilles,

 seul le sage peut parler du bien et du mal, 

Parmi ceux qui ont été forcés de choisir,

il y en a qui choisissent de combattre.

 Pour l'ensemble de nos langues que nous ne pouvons pas communiquer.

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique