Publié le 22 Juillet 2012

Les droits inhumains, par Carlo Bordini.

 

 

 

 

Les hommes naissent grégaires et divisés en classes. L’instinct grégaire doit être encouragé et stimulé pour maintenir l’équilibre de la société.

Tous les hommes doivent être encouragés à cultiver l’hystérie et la xénophobie pour maintenir la structure grégaire de la société et la cohésion des classes, des nations et des genres, qui seuls peuvent assurer un développement équilibré de la société humaine.

Les hommes ont ainsi le droit d’être:

-trompés

-frappés

-tués

-persécutés

-empoisonnés

-exploités

-poussés les uns contre les autres

indépendamment de leur nationalité, religion, race ou couleur, pourvu que cela rentre dans un plan de socialisation et d’agrégation de la société humaine.

Tous les hommes ont le droit au maintien de leur vie, à la liberté humaine et à la sécurité personnelle, compatiblement avec les exigences de socialisation et d’agrégation de la société humaine et avec les exigences de l’économie et de la politique de chaque pays.

Nul ne peut être détenu ou exilé sans justification valable (voir point précédent).

Tous les hommes ont le droit de cultiver leurs propres illusions, de s’évader de la réalité par des moyens idéologiques, religieux, électroniques, hédonistiques, pornographiques etc. pourvu que ces méthodes soient considérées comme justes par leurs communautés d’appartenance. Les hommes ont le droit d’avoir des leaders et des chefs reconnus.

Puisque tous les hommes ont le droit de cultiver leurs illusions, personne ne peut être poursuivi pour elles, sinon pour des cas avérés de force majeure. En pareil cas il devient nécessaire, pour le bien-être de la société humaine, de détruire les illusions appartenant aux individus ou aux catégories d’individus, les responsables de cette destruction sont tenus de reconstruire de nouvelles illusions pour les dits individus et les dites catégories.

Les hommes ont le droit de devenir fous, d’égorger leurs semblables, pourvu que cela soit justifié en termes de société humaine et d’équilibre.

Chaque homme a le droit, s’il en a la possibilité, de suivre ses programmes télévisés préférés et, dans les limites de ses possibilités matérielles, d’employer son temps libre et de passer ses vacances comme il le souhaite et de se consacrer aux hobbys qui lui sembleront convenir le mieux à sa personnalité.

Les hommes ont en outre le droit d’exploiter et d’affamer leurs semblables, s’ils s’en montrent dignes, s’ils en ont la capacité et si leur action n’est pas éphémère mais fondée, capable d’être mise en relation avec d’autres dans les limites de la société humaine.

Les hommes sont réunis en factions luttant les unes contre les autres et ont le droit d’y appartenir. Chaque homme a droit d’appartenir à une faction, à une ethnie, à une religion, et de haïr ceux qui n’en font pas partie.

Les hommes ont le droit d’opprimer leurs femmes et leurs enfants, (par exemple: de mutiler leurs filles, pourvu que cela ne soit pas arbitraire mais repose sur des principes reconnus par la société).

Les hommes ont le droit de mener des guerres, pourvu que :

1. celles-ci soient justifiées.

2. qu’ils en aient les moyens et les possibilités.

 

Ils peuvent tuer des animaux, empoisonner des territoires, désertifier des régions, pourvu que cela soit fait dans les limites des règles convenues par la société humaine et n’empêche pas les autres hommes et les autres groupes d’hommes de poursuivre les mêmes activités.

Ils peuvent trahir, mais à leurs risques et périls: la trahison, si elle ne réussit pas, ne sera pas considérée comme justifiée, et fera l’objet de poursuites.

Ils peuvent falsifier l’histoire, pourvu qu’ils aient la force de le faire durablement.

Ils peuvent tenir en esclavage d’autres hommes, pourvu que cela ne se produise pas en désaccord avec d’autres factions ou groupes qui gardent d’autres hommes en esclavage.

Ils peuvent répandre des idées fanatiques.

Ils peuvent créer des religions et des croyances, et, si cela ne trouble pas l’équilibre de la société humaine, ils peuvent combattre les religions et les croyances.

Ils peuvent feindre de s’entraider et d’aider le genre humain.

Ils peuvent voler, pourvu que cela n’empêche pas d’autres hommes ou groupes d’hommes de faire la même chose.

Ils peuvent torturer, même si une telle action doit être nécessairement justifiée par des idéologies, des cas de force majeure, des raisons religieuses ou des états d’urgence,

ou des exigences fondées de maintien de l’ordre public ou, quoiqu’il en soit, par des raisons supérieures.

 

Tous les hommes peuvent ainsi torturer leurs semblables, pourvu que cela soit justifié par les circonstances, l’idéologie ou la conviction commune.

 

Les hommes ont le droit de tuer leurs semblables, pourvu que cela soit autorisé par les circonstances (maintien de l’ordre, guerres, révolutions, patrouilles de police, conflits ethniques), ou justifié par les objectifs de bonheur humain ou par des considérations religieuses ou éthiques.

 

Dans les cas où les actes de massacre collectif ou individuel se révèlent particulièrement convenir aux besoins de la société et du moment, les hommes qui ont pris part à de tels massacres peuvent être considérés comme des héros ou des saints; leurs victimes, cependant, ont pareillement le droit d’être considérées comme des martyrs de la partie ayant subi les massacres.

 

Les hommes, devant les horreurs que les conflits armés et les conflits d’intérêt comportent, ont le droit de garder leur santé mentale. Ils peuvent ainsi:

refouler les conséquences de leurs actes;

considérer comme inévitable leur propre iniquité;

penser être dans le juste;

penser agir pour le bien de l’humanité;

penser que le mal est de toutes façons inévitable;

considérer les êtres humains, dans l’ensemble des êtres vivants, comme les seuls ayant des droits.

 

Tous les hommes ont le droit d’éprouver de bons sentiments.

 

 

 

Texte publié en Italie sur le journal L’Unità du 1er janvier 1999. Traduit par Olivier Favier.

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #hors des sentiers battus

Publié le 17 Juillet 2012

Emprisonné dans des conditions inhumaines
Une nouvelle audience de son procès a débuter hier
Bradley Manning risque 52 ans de prison
Pour avoir dénoncé un crime de guerre
 
Des infos et une pétition ici :  http://www.bradleymanning.org/take-action
  
 
 
 
 
We are all Bradley Manning !
 
 
 
 
 
bradley manning 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 15 Juillet 2012

MADAME TAUBIRA, GEORGES ABDALLAH VA-T-IL ENFIN ÊTRE LIBÉRÉ ?

Vendredi 20 juillet 2012, à 18 heures, nous viendrons vous le demander

place Vendôme !

 

En ce mois de juillet 2012, Georges Ibrahim Abdallah, résistant communiste

libanais, est toujours en prison en France, où il est incarcéré depuis

près de 28 ans. Il est le plus ancien prisonnier politique détenu

actuellement dans notre pays. Depuis 1999 il a terminé la peine de sûreté

assortie à sa condamnation et il est donc légalement libérable. Madame

Taubira, allez-vous le garder indéfiniment captif de l'État français ?

 

En 2003, la juridiction régionale de Pau avait d’ailleurs ordonné sa

remise en liberté, à condition qu'il quitte définitivement le territoire

français. Mais, à la suite de pressions du gouvernement étatsunien, le

ministre de la Justice de l'époque est intervenu pour faire appel de la

décision de libération et maintenir ainsi Georges Abdallah en prison.

Madame Taubira, allez-vous continuer à céder aux ingérences étrangères

dans ce dossier ?

 

Le 6 juin dernier, le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim

Abdallah a écrit à Chritiane Taubira, nouvelle ministre de la justice,

demandant une entrevue afin de faire le point sur l'avancée du dossier de

libération de Georges Abdallah. Ce courrier rappelait entre autres

- comment une machination politico-policière avait abouti en 1987 à la

condamnation de Georges Abdallah à la réclusion criminelle à perpétuité

par la cour d'assises spéciale ;

- que le consul libanais de France a réaffirmé en novembre 2011 l'accord

des autorités libanaises autorisant la résidence de Georges Abdallah sur

son territoire, comme il l'avait déjà officiellement confirmé en juin

2007, et que le premier ministre libanais lui-même s'est entretenu sur ce

dossier avec Nicolas Sarkozy lors de sa visite officielle en France en

février 2012 ;

- qu'Yves Bonnet, directeur de la DST lors de l'arrestation de Georges

Abdallah, récemment entendu par le juge chargé du dossier, considère qu'il

est "anormal et scandaleux de maintenir Georges Ibrahim Abdallah en

prison".

 

Georges Abdallah a déposé en janvier dernier une nouvelle demande de

libération. Une fois de plus, il a subi les dispositions de l'inique loi

Sarkozy-Dati sur la rétention de sûreté (qu'un gouvernement réellement de

gauche devrait abolir, comme toutes les lois sécuritaires et répressives),

loi que le militant politique Georges Abdallah avait déjà expérimentée de

façon rétroactive en 2008, alors qu'elle avait été présentée comme devant

prévenir la récidive des seuls criminels sexuels.

 

En avril-mai 2012, il lui a donc été imposé, durant six semaines, un

nouveau séjour éprouvant au Centre national d’évaluation de Fresnes, au

cours duquel administration pénitentiaire, médecins, psychologues et

psychiatres ont prétendu évaluer la "dangerosité" (notion absente du code

pénal et qui renvoie à la conception réactionnaire du "risque zéro") de

son engagement politique.

 

Deux mois plus tard, la commission pluridisciplinaire des mesures de

sûreté n'a toujours pas rendu son avis, indispensable pour la procédure de

libération. Nous dénonçons fermement ce blocage inadmissible. Madame

Taubira, allez-vous débloquer l'affaire Georges Abdallah ?

 

L'avancée du dossier de libération de Georges Abdallah ne doit pas être

suspendue à la décision de pseudo-experts en maladie mentale chargés de

vérifier si Georges Abdallah est guéri de son engagement politique.

Rappelons d'ailleurs que ces "experts" ont déjà été désavoués dans le cas

du militant d'Action directe, Georges Cipriani, lorsque la cour d’appel

avait jugé en 2010 qu'ils avaient outrepassé leur mission en émettant un

avis défavorable à la libération conditionnelle en se fondant sur de

douteuses considérations d’ordre moral.

 

A son courrier du 6 juin à la ministre, envoyé de nouveau le 6 juillet, le

Collectif pour la libération de Georges Abdallah n'a pas reçu de réponse.

 

Vendredi 20 juillet 2012, à 18 heures, nous retournerons donc –

accompagnés par tous les soutiens de Georges Abdallah qui pourront appuyer

cette démarche - au ministère de la justice, place Vendôme à Paris, où

nous avions été reçus par le prédécesseur de Madame Taubira, en décembre

2011, et nous protesterons contre le mépris affiché par la nouvelle

ministre dans ce dossier.

 

Nous demanderons des comptes à l'État français et au nouveau gouvernement,

nous exigerons des engagements concernant les prochaines échéances qui

doivent permettre à Georges Abdallah de quitter enfin la prison et de

retourner dans son pays.

 

Libérez Georges Ibrahim Abdallah !

 

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Paris, le 14 juillet 2012

 

liberonsgeorges@no-log.org - http://liberonsgeorges.over-blog.com/

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 10 Juillet 2012

HAITI: Les dons aux victimes du séisme investis dans un hôtel cinq étoiles

 

 

par Julie Lévesque

 

 

 

 

Alors que 500 000 Haïtiens vivent toujours dans des camps de déplacés, on construit des hôtels cinq étoiles au cœur des bidonvilles.

 

Dans le cadre de la « reconstruction » du pays, le Clinton Bush Haiti Fund a récemment investi 2 millions de dollars dans l’hôtel Royal Oasis, un complexe de luxe construit dans une zone métropolitaine frappée par la pauvreté et « pleine de camps de déplacés abritant des centaines de milliers de personnes ». Le Royal Oasis appartient à un groupe d’investissement haïtien (SCIOP SA) et sera géré par la chaîne espagnole Occidental Hotels & Resorts.

 

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AP rapportait en avril que des fonds amassés par les anciens présidents étasuniens afin d’aider les Haïtiens les plus démunis sont maintenant utilisés pour la construction d’un hôtel pour de riches étrangers, dont des touristes, ainsi que de nombreux travailleurs « humanitaires » en Haïti à l’heure actuelle. (Daniel Trenton, AP: New hotels arise amid ruins in Haitian capital, Clinton Bush Haiti Fund, 29 avril 2012.)

 

 

 

Il convient de rappeler que les gouvernements occidentaux ont insisté pour que l’aide financière récoltée pour Haïti soit donnée à des organisations non gouvernementales (ONG) et à des fondations plutôt qu’au gouvernement haïtien, qu’ils considèrent comme corrompu.

 

Dans la foulée du séisme de janvier 2010, les Étasuniens, les Canadiens et les Européens qui ont fait des dons à ces organisations humanitaires et ONG n’ont pas réalisé que leur contribution à la reconstruction d’Haïti serait affectée à la construction d’hôtels cinq étoiles pour héberger des hommes d’affaires étrangers. Leurs attentes étaient que l’argent servirait à nourrir et loger les Haïtiens.

 

Lire la suite : Mondialistion.ca : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31855

 

 

L'humanitaire est un filon inépuisable pour les états unis, après l'invasion au nom de la "démocratie" (Amérique latine, Irak, Lybie, Syrie ...), après les drones tueurs, les U.S.A. lachent les drones investisseurs ... oû comment faire du pognon avec des dons au coeur des bidonvilles d'une île ravagée !

Comme disait Madoff :

 "Charité bien ordonnée commence par soi-même."

Bref, y a pas à tortiller :  Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canards : c’est un canard. C’est vrai aussi pour les escrocs 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #apprentis sorciers

Publié le 8 Juillet 2012

 
Pour ceux qui en douteraient ...
 

This land is your land, this land is my land

Ce pays est ton pays, ce pays est mon pays

From California, to the New York Island

De la Californie, à l'île de New York

From the redwood forest, to the Gulf Stream waters

De la forêt de séquoias, aux eaux du Gulf Stream

This land was made for you and me

Ce pays a été fait pour toi et moi

 

As I was walking a ribbon of highway

Alors que je marchais sur le bord de l'autoroute

I saw above me an endless skyway

J'ai vu au-dessus de moi une route aérienne sans fin

I saw below me a golden valley

J'ai vu sous moi une vallée d'or

This land was made for you and me

Ce pays a été fait pour toi et moi

 

[Chorus]

[Refrain]

 

I've roamed and rambled and I've followed my footsteps

J'ai rôdé et erré et j'ai suivi mes traces de pas

To the sparkling sands of her diamond deserts

Jusqu'aux sables éticelants de ses déserts de diamant

And all around me a voice was sounding

Et tout autour de moi, une voix se faisait entendre

This land was made for you and me

Ce pays a été fait pour toi et moi

 

[Chorus]

[Refrain]

 

The sun came shining as I was strolling

Le soleil se levait alors que je flânais

The wheat fields waving and the dust clouds rolling

Les champs de blé ondoyant et les nuages de poussière roulant

The fog was lifting a voice come chanting

Le brouillard se levait, une voix a commencé à chanter

This land was made for you and me

Ce pays a été fait pour toi et moi

 

[Chorus]

[Refrain]

 

As I was walkin' - I saw a sign there

Alors que je marchais - j'ai vu un signe ici

And that sign said - no trespassin'

Et ce signe disait - Défense d'entrer

But on the other side... . it didn't say nothin !

Mais sur l'autre côté... ca ne disait rien

Now that side was made for you and me !

Eh bien, ce côté a été fait pour toi et moi

 

[Chorus]

[Refrain]

 

In the squares of the city - In the shadow of the steeple

Sur les places de la ville - Dans l'ombre du clocher

Near the relief office - I see my people

Près du bureau de l'aide sociale - Je vois mon peuple

And some are grumblin' and some are wonderin'

Et certains se plaignent et certains se demandent

If this land's still made for you and me.

Si ce pays est encore fait pour toi et moi

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 7 Juillet 2012

Petit rappel :

 

Les risques pour l'environnement des OGM:

 

1. réduction de la biodiversité due à l’agressivité des caractères compétitifs que les plantes OGM (dites PGM) expriment vis à vis de la flore et de la faune.

 

2. dispersion des transgènes par voies de pollinisation, avec risque de dissémination de gènes de résistance à des herbicides par exemple. Des « mauvaises herbes » résistantes aux herbicides totaux apparaîtront alors qui nécessiteront l’emploi de pesticides encore plus toxiques pour s’en débarrasser.

 

3. se pose aussi la question de la coexistence de différents systèmes agraires puisque des cultures n’utilisant pas d’OGM peuvent être polluées.

 

4. adaptation des prédateurs aux toxines transgéniques qui deviendront inefficaces et destruction d’insectes auxiliaires utiles.

 

5. modification possible de microorganismes du sol

 

6. accentuation de la pollution par les pesticides

 

Rappel : 71% des OGM sont des plantes prévues pour supporter des traitements herbicides et 28% sont des plantes prévues pour sécréter leur propre insecticide : 99% des plantes OGM sont donc des ‘plantes à pesticides’ ! (1)

 

En effet, les plantes OGM ont été présentées au public comme étant des plantes appelées à résoudre, outre la faim dans le monde, les problèmes de pollutions par les pesticides, en réduisant l’emploi de ceux-ci en agriculture.

 

Or, les firmes de l’agro-industrie ont vu, avec l’exploitation agricole industrielle des OGM, la possibilité d’augmenter la vente de certains pesticides par la commercialisation de plantes OGM résistantes à ces herbicides particuliers, comme le fameux Round Up.

 

Le principe est simple : quand des semences sont tolérantes à un herbicide, elles sont les seules à le supporter et le produit tuera donc toutes les autres « mauvaises herbes » du champ. Pour les firmes le bénéfice est double car elles vendent à la fois leur semence OGM (plus chère que la semence classique) et leurs pesticides. La culture du soja transgénique résistant au RoundUp aux Etats-Unis a conduit à une augmentation des ventes de cet herbicide de 72% depuis 1997.

 

1 : « OGM, le vrai débat », Gilles-Eric Séralini.coll Dominos Flammarion, 2000.

 

Source : http://www.mdrgf.org/62.OGMenvironnement.html

 

 

Les "valeurs" selon Monsanto source : http://www.monsanto.fr/presentation/nos_valeurs.asp

 

 

Respecter partout dans le monde les opinions des individus en matière de religion, de culture et d´éthique. La sécurité de nos collaborateurs, des communautés auprès desquelles nous opérons, de nos clients, des consommateurs et de l´environnement est notre priorité absolue.

 

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Comme disait Goebbels : « Plus le mensonge est gros, plus il passe. »

Pour info , d'après le wall street journal du 28 juin 2012, les gains de Mosanto ont augmentés de 35 % ...

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #apprentis sorciers

Publié le 7 Juillet 2012

Lynne Stewart : Une histoire américaine

Quand le système judiciaire se met au service de l'injustice pour nier les droits des citoyens...

 

 

par Claude Jacqueline Herdhuin

Il semblerait qu’en ce début du 21e siècle rien ne soit plus important que le secret. À une époque où la technologie permet de divulguer l'information en quelques secondes et d’un bout à l’autre de la planète, les pouvoirs ne cessent d’alléguer le droit au secret. L’argument massue des gouvernements pour empêcher l’information de circuler est la sécurité. Tous les moyens sont permis.

 

Le 11 septembre a marqué le point pivot qui a légitimé toutes les exactions. Le gouvernement des États-Unis, autoproclamé principale victime du terrorisme, a oublié ses exactions passées au Vietnam, dans des États d’Amérique latine, etc. pour brandir, une fois de plus, son étendard de la Démocratie. Comme si les États-Unis étaient le symbole et le bastion de la Démocratie.

 

La démocratie américaine est fondée sur la Constitution des États-Unis (17 septembre 1787) et sur The Bill of Rights (la Déclaration des droits) adoptée le 15 décembre 1791. La Déclaration des droits regroupe les dix premiers amendements à la Constitution. Le premier amendement garantit la liberté de parole ou de la presse : « Le Congrès ne fera aucune loi concernant l’établissement d’une religion ou interdisant son libre exercice; ou restreignant la liberté de parole ou de la presse, ou le droit du peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des griefs. » (Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the government for a redress of grievances.) Le sixième amendement garantit le droit à tout accusé d 'être jugé promptement et publiquement par un jury impartial de l'État : « Dans toutes poursuites criminelles, l’accusé jouira du droit à un procès rapide et public par un jury impartial de l’État et du district dans lequel aura été commis le crime, district dont les limites auront été préalablement délimitées par la loi, et d’être informé de la nature et la cause de l’accusation, d’être confronté avec les témoins en sa faveur, et d’avoir l’assistance d’un avocat pour sa défense. » (In all criminal prosecutions, the accused shall enjoy the right to a speedy and public trial, by an impartial jury of the state and district wherein the crime shall have been committed, which district shall have been previously ascertained by law, and to be informed of the nature and cause of the accusation; to be confronted with the witnesses against him; to have compulsory process for obtaining witnesses in his favor, and to have the assistance of counsel for his defense.)

 

Je me concentre ici sur ces deux amendements, car deux exemples probants de violation de ces droits sont les cas de Lynne Stewart et de Julian Assange.

 

Jeudi, le 19 novembre 2009, le Juge John G. Koeltl a ordonné à Lynne Stewart, avocate spécialisée dans la défense des droits civils et militante de longue date, de se présenter immédiatement pour être incarcérée. Condamnée à 28 mois de prison le 16 octobre 2006 pour conspiration et soutien matériel au terrorisme, Lynne Stewart était en liberté conditionnelle. Le gouvernement américain a fait appel et a réclamé de 15 à 30 ans de prison. Le 15 juillet 2010, le juge Koetl a augmenté la peine de Lynne Stewart à dix ans. Il a retenu l’accusation de parjure et a reproché à Lynne Stewart de n’avoir manifesté aucun remords. Combattante de longue date, Lynne n’est pas restée silencieuse durant l’année qu’elle a passée en prison à New York. Elle n’a cessé de « travailler de l’intérieur », entre autres en écrivant des lettres pour différents évènements. Mais, le gouvernement a de nouveau frappé en transférant Lynne Stewart à la prison de Carswell, au Texas. En l’éloignant « brutalement » des siens et de ses supporters, il espère la faire taire et surtout qu’on l’oublie. Mais Lynne n’est pas facile à abattre et à réduire au silence. C’est une femme énergique et qui, de plus, connaît ses droits. Le 17 décembre, elle a envoyé le courriel suivant à son fils dans lequel elle décrit la brutalité d’un pouvoir qui ne respecte plus ses propres lois.

 

12/17/10. 10:45 am

 

Surreptitiously removed without my belongings or a chance to say good bye to anyone--I thought I was going to Beekman Hospital. Instead, I took a cold busride to newburgh, and was put on a plane --Brutally cold, no jacket etc. Went to Oklahoma City, overnight and then was driven to Dallas by van the next day.

 

It's not ideal but Ican make it. Will explain more next time. Much love to all.

 

Mom

 

Enlevée en cachette sans mes effets personnels ou la possibilité de dire au revoir à qui que ce soit- - Je pensais qu’on m’emmenait à l’hôpital Beekman. Mais, on m’a conduite en autobus à Newburg où on m’a fait monter dans un avion. Il faisait terriblement froid, pas de veste, etc. Suis allée à Oklahoma City pour la nuit, puis on m’a conduite en camionnette à Dallas le lendemain. Ce n’est pas idéal, mais je tiens le coup. Donnerai plus d’explication la prochaine fois. Je vous aime tous. Maman.

 

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 Source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22464

 

 

Le 28 juin 2012, la cour d'appel des États-Unis pour le deuxième circuit (United States Court of Appeals for the Second Circuit), a maintenu la décision du juge Koeltl du 15 juillet 2010 d’augmenter à 10 ans la peine initiale de Lynne Stewart. Le 16 octobre 2006, ce même juge avait condamné Lynne Stewart à 28 mois de prison pour conspiration et soutien matériel au terrorisme.

 

Cette avocate, aujourd’hui radiée du barreau, a consacré sa vie aux pauvres, aux défavorisés, à la communauté noire et à la justice. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas les moyens de payer les services d'un avocat pouvaient frapper à sa porte. Aujourd'hui, Lynne Stewart lutte non seulement pour sa liberté et ses droits, mais également pour la liberté et les droits de tous les Américains.

 

Âgée de 72 ans, elle est détenue à la prison de Carswell, au Texas depuis 32 mois. Il lui reste encore sept ans et demi avant de pouvoir espérer retrouver la liberté, à l’âge de 80 ans…

 

Si l'on fait un rapide retour sur le cas de Lynne Stewart, il ressort immédiatement qu'elle a servi de bouc émissaire au gouvernement des États-Unis. La justice américaine s’est intéressée à son cas seulement après le 11 septembre 2001. Rappelons que sa seule faute est d'avoir contrevenu aux mesures administratives spéciales (Special Administrative Measures, SAM) du bureau américain des prisons (US Bureau of Prisons). Elle avait été obligée de signer ces mesures pour pouvoir défendre le Cheik Omar-Abdel Rahman. Les SAM sont inconstitutionnelles : elles violent le Premier Amendement ainsi que le Sixième Amendement de la Constitution américaine selon lequel, tout accusé a droit à un avocat et à être jugé par un jury d’État impartial dans l’État même où le crime a été commis et seulement pour ce crime. L'Administration Clinton n'a pas considéré Lynne Stewart comme une terroriste et une traîtresse. À l’époque, son cas a simplement été considéré comme une faute administrative. Lynne Stewart a reçu une lettre à cet effet, et n’a pas pu rendre visite à son client pendant quelque temps. Puis, elle a pu reprendre ses visites au Cheik en prison et poursuivre son travail d’avocate. Ce n’est que le 9 avril 2002 qu’elle a été arrêtée à son domicile par le FBI, quelques mois après les évènements du 11 septembre 2001 et dans un climat d’hystérie collective. Le soir de son arrestation, John Ashcroft, ministre de la Justice des États-Unis, est allé à l’émission populaire de David Letterman, Late Night Show, et a déclaré à toute l’Amérique que Lynne Stewart était une traîtresse à la nation.

 

Lynne Stewart est devenue un double symbole. Le gouvernement américain et ses partisans voient en elle une menace pour l'autorité et la sécurité des États-Unis, en langage clair : une menace pour leurs intérêts. En réalité, ses années de travail acharné comme militante pour la justice sociale et le respect des droits civils, sa brillante carrière d’avocate de la défense et sa connaissance sans faille de la loi et du système judiciaire sont ses seules fautes. Devenue un exemple pour de nombreux avocats plus jeunes, elle représentait un danger réel pour le gouvernement. Un danger que la justice et la loi soient respectées aux États-Unis. Pour ses partisans et les partisans des droits et liberté et du respect de la Constitution , elle est le modèle à suivre. La femme derrière laquelle on se range pour monter aux barricades et prouver au gouvernement qu’on existe, que les lois existent et qu’on n’abandonnera pas la lutte pour la justice et les droits et libertés. Elle est une héroïne.

 

En s’acharnant contre elle, l’Administration américaine contribue à en faire une héroïne encore plus grande. Lynne Stewart l’a déjà prouvé, elle n’abandonnera pas le combat. Et c’est ce que les juges lui reprochent. En sa qualité d'ancienne avocate, elle connaît tous les rouages du système judiciaires ainsi que ses droits. Elle n'est pas à la veille de se taire ou de baisser les bras. Et, advenant qu’elle ne sorte de prison qu’à l’âge de 80 ans, il est fort probable qu’elle sortira debout, le poing levé et que nombreuses seront les personnes qui l'attendront quand elle franchira les grilles.

 

Ce cas états-unien s'inscrit dans la logique mondiale d'aujourd'hui : instaurer la peur en votant et appliquant des lois contraires aux droits et libertés, cibler quelques figures pour en faire un exemple, Lynne Stewart, Julian Assange, entre autres. Tout cela au nom de la sécurité des citoyens. Le Québec ne fait pas exception comme en attestent la Loi 78 et les différentes mesures adoptées par le gouvernement Charest.

 

 

 

Claude Jacqueline Herdhuin

 

Auteure, réalisatrice, doctorante en Études et pratique des arts

 

 

 Source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31726

 

 Quand on pense que le 4 juin 2009, dans un discours au Caire, Barack Obama déclarait :

"Mais j’ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s’exprimer et d’avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l’État de droit et l’application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s’agit pas simplement d’idéaux américains, il s’agit des droits de l’homme et c’est pourquoi nous les encouragerons dans le monde entier."

 

Dis donc Barack ? Tu serais pas en train de nous prendre pour des jambons ?  Parce que ta justice, elle pue la loi d'exception, le Pétinisme frémissant et le totalitarisme en manque ! Et les grands médias donneurs de leçons et assoiffés de démocratie, qui ferment leur gueule. ça fait non seulement froid dans le dos, mais ça donne envie de gerber !

 

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Vidéo-clip du documentaire sur Lyne Stewart et pétition :

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=16312  (en anglais)

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 1 Juillet 2012

 

   Les sociètés en crise ont besoin d'être rassurées, elles ont besoin d'hommes forts prêts à tout pour sauver la nation. De la montée du nazisme après la crise des années 30 en passant par les lois d'exceptions de Pétains après la défaite de 39, jusqu'à la guerre d 'Irak après le 11 septembre. Barrack Obama, notre cher prix Nobel de la paix, défenseur des droits de l'homme, avait frappé un grand coup avec la "Kill list" et les drones meurtriers, loi d'exception que n'aurait renié aucun criminel de guerre digne de ce nom.

voir : http://blog.emceebeulogue.fr/post/2012/06/15/Drones-meurtriers%3A-c%E2%80%99est-Obama-lui-m%C3%AAme-qui-choisit-ceux-qui-seront-assassin%C3%A9s

 

Mais voilà que son emminent confrère, ex président des Etats unis et prix Nobel de la Paix, Jimmy Carter, dans un article du New york times, dénonce son successeur, sans le nommer et à mots couverts (faut pas déconner non plus) et l'accuse d'être un criminel :

« En dépit d’une règle arbitraire que tout homme tué par des drones est déclaré être un ennemi terroriste, la mort de femmes et d’enfants innocents se trouvant à proximité est considérée comme inévitable… Nous ne savons pas combien de centaines de civils innocents ont été tués dans ces attaques, chacune d’entre elles approuvées par les plus hautes autorités à Washington. Ceci aurait été impensable dans le passé. »

Voir : http://www.legrandsoir.info/un-ex-president-americain-accuse-obama-d-etre-un-assassin.html

 Jimmy Carter ? vous vous souvenez ? Si, c'est lui qui soutenait le régime du Shah d'Iran et qui a initié l'insurrection islamique en Afghanistan !

Quelle mouche t'as piquée Jimmy ? T'es jaloux parcequ'il est plus balaise que toi ou bin ?

Ne t'inquiète pas on sait que tu veux garder une image de modéré et que ton article te permet de garder la main mise sur les milieux pouvant influencer les mouvements populaires (genre Occupy), on sait jamais ...

Par contre, la prochaine fois, fais toi interviewer par Pujadas ou Chazal, ça serai sympa qu'on t'entende en France quand tu mets les pieds dans le plat sans être obligé d'allé fouiner dans les tréfonds d'internet ! Ne me dis pas qu'ils ont des ordres pour ne pas relayer ce genre d'info venant d'un vrai démocrate dans un journal démocrate, je ne te croirai pas ! Ce sont de vrais journalistes et indépendants avec ça. Bon je te laisse, y mon émission punk sur radio Canut.

Bisous mon drone

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #apprentis sorciers

Publié le 30 Juin 2012

Hommage et soutien aux Peuples d'Amérique Latine en lutte, en cette période difficile.
 
Manifestation
 
 
 
Avec la rage dans le piment,
 
je sors mon condor sous le bras,
 
je traverse la rue une pierre à la main,
 
je chemine sous l'oeil d'un policier qui surveille ma faim,
 
je cherche l'oreille et l'oeil de la nuit,
 
je colle des affiches, je cours sur les places,
 
je crie avec une braise sur la langue,
 
je peins sur les murs : "Vive le Che"
 
on me balance de l'eau en tuyau d'arrosage,
 
je suis le feu
 
on me donne de l'éclair en fumée,
 
je suis la terre
 
on m'ouvre une blessure où qu'elle soit
 
je suis le peuple
 
on me persécute, on m'incarcère, on me torture.
 
Je chante ma liberté, je déplace des pavés,
 
je brise bois et cristaux, je chante,
 
je vais à la grève avec ma peur naturelle et une tasse de café chaud;
 
je vole à travers la ville, je déchire l'air, j'explose les vitrines,
 
je frappe les pages des journaux,
 
je renverse les portes, je vainc masques et massues,
 
je transperce les seuils de l'histoire,
 
je suis !!
 
 
Pedro Shimose (1940-), poète bolivien
 
 
 
 
 


 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté