Publié le 13 Décembre 2012




Communiqué à mes parents

 

Je sais que je vous dois beaucoup. Vous m’avez donné naissance, vous m’avez nourrie et abreuvée, et vous m’avez élevée. Vous m’avez même aimée. Ou plutôt vous dites que vous m’avez aimée. Car la réalité est un peu différente.

 Vous m’avez amenée dans un monde où vous étiez forcés de me laisser quelque part chaque jour, et de partir à vos occupations et votre travail. Vous m’avez mise au monde, puis vous avez toujours cherché un endroit où me jeter. Vous m’avez amenée à l’école et, comme si ce n’était pas suffisant, vous m’avez fait suivre toute une série de cours de soutien, et m’avez inculqué l’anxiété pour mon avenir incertain. Si mon futur est si incertain, si vous avez fait de cette planète un endroit si dangereux où vivre, pourquoi alors m’avoir amenée dans ce monde ? En quoi consiste ma vie ? Deux heures par jour de télé et de jeux vidéo ?

 Je veux découvrir le monde, ouvrir mes ailes, m’envoler et tout observer en l’espace d’un instant. Je veux sortir et rencontrer des gens, jouer et m’amuser, me sentir heureuse et ne pas me soucier de si j’ai cours demain et que je n’ai pas fait mes devoirs. Je veux rêver d’un monde où ils ne chercheront pas de lieu où me stocker, où ils n’auront pas à travailler en permanence, où l’on ne craindrait pas de rencontrer de nouvelles personnes, où le futur ne m’effraiera pas, et où il n’y aura ni maîtres ni esclaves.

 Je vois votre misère mais je ne m’y suis pas habituée, et je ne veux pas m’y habituer. Vous ne me ferez pas baisser les bras juste parce que vous avez baissé les vôtres. Je ne veux être ni l’esclave ni le chef de personne. Je veux que vous me laissiez tranquille.

 Je n’ai pas peur de ces chiens de garde en uniforme dont vous avez peur. Vous voyez de l’ordre et de la sécurité en eux. Cessez de vous moquer de moi, car je sais très bien que cet ordre n’est qu’hypocrisie ; quant à la sécurité publique, eux-mêmes sont le plus grand des dangers.

 Ils sont des symboles du Pouvoir, de votre propre autorité, de l’autorité des profs, des politiciens, de tous les adultes qui vivent ainsi. Vous êtes ceux qui ont appris à vivre ainsi, pas moi. S’ils veulent me chercher des noises, ils vont voir. Ils n’ont aucune chance face à moi, qu’ils gardent bien ça en tête. Je suis en colère et dangereuse. Et nous sommes nombreux, nous somme partout, on peut même nous trouver dans les foyers des meurtriers. Partout où ils sont, ils ne peuvent pas se cacher de nous. D’une façon ou d’une autre nous sommes ceux qui resteront debout, pas eux.

 Ne soyez pas fâchés contre moi, je fais seulement ce que vous m’avez appris. Vous dîtes que cette révolte n’est que désordre et destruction. Et maintenant que je grandis, désordre et destruction sont tout ce que vous obtiendrez de moi.

 Je vous aime. À ma façon toute particulière, mais je vous aime vraiment.

 Mais je dois construire mon propre monde afin de vivre une vie libre, et pour cela je dois détruire le votre. C’est la chose la plus importante à mes yeux. Pour le dire avec vos mots : c’est mon travail.


texte écrit par une lycéenne durant les émeutes de décembre 2008


Source  :  http://fr.contrainfo.espiv.net/


 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 12 Décembre 2012



 



Un centre de recherche d’un nouveau genre s’apprête à mener ses premières expériences. Implants de nanotechnologies dans le cerveau, neuro-stimulation, « médecine régénérative », jusqu’à des technologies pouvant changer le comportement : telles seront les recherches menées à Clinatec, à Grenoble, sur des patients volontaires. Une certaine opacité entoure ce projet, résultat d’une alliance entre industrie nucléaire, « start-up » de nanotechnologies et neurochirurgiens. Comment seront encadrées ces recherches ? Quel contrôle sera exercé sur leurs applications commerciales et industrielles ? Basta ! a mené l’enquête.

 

C’est une « clinique expérimentale » où l’on teste des dispositifs électroniques implantés dans le cerveau. Baptisée Clinatec, cette neuro-clinique, pilotée par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Grenoble, travaille sur les applications des nanotechnologies dans le champ des neurosciences, en particulier sur les maladies neurodégénératives, comme Parkinson. Mais difficile de savoir ce qui s’y passe vraiment : une certaine opacité entoure ses activités. Cas unique en France, l’établissement est situé en dehors du milieu hospitalier, sur un terrain du CEA dont certains bâtiments sont soumis au secret défense.




Lire la suite : Le silence des machines


  BrainMicrochip.jpg

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #apprentis sorciers

Publié le 11 Décembre 2012







Et toi l’exilé :
 
Être de passage,toujours de passage,
 
avoir la terre pour auberge
 
et contempler les cieux qui ne sont pas les
 
nôtres,
 
vivre parmi des gens qui ne sont pas les nôtres,
 
fredonner des chansons qui ne sont pas les
 
nôtres,
 
rire mais d’un rire qui n’est pas le nôtre,
 
serrer des mains qui ne sont pas les nôtres,
 
pleurer avec des larmes qui ne sont pas les nôtres,
 
céder à des amours qui ne sont pas les notres,
 
goûter à des plats qui ne sont pas les nôtres,
 
prier des dieux, des dieux qui ne sont pas les
 
nôtres,
 
entendre notre nom sans que ce soit le nôtre,
 
penser à ceci, à cela, à ce qui n’est pas nôtre,
 
tendre une monnaie qui n’est pas la nôtre,
 
et suivre des chemins qui ne sont pas les nôtres
 
 
 
Et toi, l’exilé :
 
Être de passage, toujours de passage,
 
avoir pour tout bien des choses d’emprunt,
 
embrasser des enfants qui ne sont pas les nôtres,
 
s’approcher d’un feu qui n’est pas le nôtre,
 
entendre des clochers qui ne sont pas les nôtres,
 
prendre un petit air qui n’est pas le nôtre
 
pleurer des morts qui ne sont pas les nôtres,
 
vivre cete vie qui n’est pas la nôtre,
 
se distraire à des jeux qui ne sont pas les nôtres,
 
dormir dans un lit qui n’est pas le nôtre,
 
grimper mais à des tours qui ne sont pas les
 
nôtres
 
lire des nouvelles, excepté les nôtres,
 
souffrir pour tout le monde et pour ce qui est
 
nôtre,
 
écouter la pluie quant la pluie est autre
 
et boire d’une eau qui n’est pas la nôtre…
 
 
Être de passage, toujours de passage,
 
Ne pas avoir d’ombre mais des bagages,
 
Toaster bien que la fête ne soit pas la nôtre,
 
Partager un lit qui n’est pas le nôtre,
 
Un lit et « notre pain » qui n’est pas le nôtre,
 
raconter des histoires qui ne sont pas les nôtres,
 
prendre, laisser des toits qui ne sont pas les
 
nôtres,
 
travailler à des tâches qui ne sont pas les nôtres,
 
parcourir des villes autres que la nôtre,
 
et dans les hôpitaux qui ne sont pas les nôtres
 
faire soigner des maux qui ont leur guérison
 
ou du moins leur soulagement. Mais non le
 
nôtre,
 
qui ne peut guérir que par le retour…
 
:
 
Et toi, l’exilé
 
Être de passage, toujours de passage,
 
à moins que demain, demain ou jamais…
 
le temps des horloges est un temps factice
 
qui au lieu du temps mesure l’absence.
 
Vieillir à coups d’anniversaires
 
qui ne sont pour nous qu’années décomptées
 
sur un agenda qui n’est pas le nôtre,
 
mourir sur une terre qui n’est pas la nôtre,
 
entendre pleurer ceux qui ne sont pas les nôtres,
 
et voir un autre drapeau que le nôtre,
 
recouvrir un bois qui n’est pas le nôtre,
 
couvrir un cercueil qui n’est pas le nôtre
 
et des fleurs et des croix qui ne sont pas les
 
nôtres,
 
dormir dans une fosse qui n’est pas la nôtre,
 
se mêler à des os qui ne sont pas les nôtres,
 
être au bout du compte l’homme sans patrie,
 
un homme sans nom, un homme sans homme…
 
 
 
Et toi l’exilé :
 
 
 
Être de passage, toujours de passage,
 
avoir la terre pour auberge,
 
avoir pour tout bien des choses d’emprunt,
 
ne pas avoir d’ombre, mais des bagages,
 
à moins que demain, demain ou jamais…
 
(Rome, hiver 1966)
 
 
 
 
 
Miguel Angel Asturias, Poèmes indiens











 
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 10 Décembre 2012



Lu sur Bella Ciao

 

 

Libérez Aurore !

 

Aurore Martin "est maintenant en Espagne et relève de la justice espagnole. L’Espagne est une démocratie et j’ai confiance dans sa justice", a ajouté le chef de l’Etat, qui a insisté sur sa volonté de respecter "l’indépendance" de la justice. F. Hollande. 23 novembre 2012.

 

Le Président de la Ligue des droits de l’Homme, Pierre Tartakowsky, a demandé au ministre de la Justice, Christiane Taubira, "les mesures que le gouvernement entend prendre pour faire valoir, auprès de son homologue espagnol, le respect des décisions de la justice française", dans le cadre de l’extradition d’Aurore Martin.

 

L’Audiencie nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a décidé de maintenir en détention Aurore Martin sans retirer les faits pour lesquels la justice française n’avait pas autorisé sa remise aux autorités espagnoles, notamment des réunions publiques tenues à Bayonne et Ustaritz, malgré un recours intenté par son avocate.

 

"Les juges espagnols ne s’estiment pas liés par la décision de la chambre de l’instruction près la cour d’appel de Pau" qui avait limité, en novembre 2010, son autorisation de remettre Aurore Martin aux autorités espagnoles aux seuls faits commis en Espagne, et non aux faits commis en France, dénonce Pierre Tartakowsky dans une lettre adressée ce 4 décembre à Christiane Taubira.

 

"Ceci revient à ignorer totalement le principe de spécialité, sans même s’attarder sur le désaveu infligé aux autorités judiciaires françaises," ajoute le président de la LDH. "Ceci confirme aussi l’arbitraire et l’absurdité d’une situation qui voit la France livrer une de ses ressortissantes à une juridiction d’exception étrangère pour des faits non punissables en France, et pour lesquels Aurore Martin encourt des années de prison en Espagne."

 

Selon la LDH, le cas d’Aurore Martin est "un cas évident de violation de la liberté individuelle d’une personne".

 

La Ligue des droits de l’Homme demande au ministre "les mesures que le gouvernement entend prendre pour faire valoir, auprès de son homologue espagnol, le respect des décisions de la justice française". Par ailleurs, elle voudrait savoir aussi "les initiatives que le gouvernement entend prendre pour, au niveau européen, modifier en profondeur" le système du mandat d’arrêt européen, un "système déplorable pour les libertés individuelles, mais aussi pour l’image que l’Union européenne donne du respect dû à ses citoyens".

 

Fin novembre, la LDH et de nombreuses personnalités ont également demandé à François Hollande et au gouvernement français d’intervenir auprès de Madrid pour obtenir la remise en liberté d’Aurore Martin et de s’impliquer davantage dans le processus de paix au Pays Basque

 

http://www.google.fr/url?sa=t&r...

 

Par ailleurs, tous les témoignages concordent pour indiquer le caractère particulièrement déplorable de ses conditions de détention : isolement complet, 2h de promenade par jour, parloir autorisé aux seuls personnes ayant des liens familiaux directs, entretiens avec l’avocate filmés, traitement réservé aux militants basques, à quoi s’ajoute le fait que ceux-ci n’étant pas regroupés en Euskadi par décision politique du gouvernement celle-ci est emprisonnée en Espagne ne parlant, elle, que le français et le basque…

 

Pour conclure, en guise de courrier, la « justice démocratique », ainsi définie par Hollande, lui remettrait une bonne partie d’enveloppes… ouvertes et vides…

 

Raison de plus pour continuer à lui écrire pour continuer la pression :

 

Mlle Aurore MARTIN

C. P. MADRID V

SOTO DEL REAL

Ctra. Comarcal 611, km. 37,6

28770 - Soto del Real

MADRID

 

La mobilisation devrait être relancée en janvier puisque c’est à cette période que l’avocate déposera une demande de liberté conditionnelle.

 

On ne l’oublie pas : Aurore Askatu !

Et on ne les oublie pas : Hollande et Valls la Honte.


Aurore Askatu

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 9 Décembre 2012



Un morceau du groupe punk - folk Britannique  The Man they couldn't Hang qui rend hommage à la bataille de Cable street, quartier juif de Londres oû le 4 octobre 1936, 3000 fascistes sont venus parader protègés par 6000 policiers. 100 000 contre - manifestants parmi lesquels des juifs, des Irlandais, des anti-fascistes, des socialistes des communistes et des anarchistes ont fait barrage mettant en echec cette odieuse provocation .









 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 8 Décembre 2012




 


LA MAIN COUPEE


Une main

une main toute seule

une main pour le pain

une main pour l’amour

une main pour le jour qui se lève

et pour l’oiseau qui chante

une main pour cueillir la noisette

et l’offrir à l’enfant

une main pour saisir solidement l’outil

et pour saisir le sein

et pour saisir la vie

une main pour le feu et l’eau et le soleil

une main et ses doigts où le sang coule rouge

au travers de la lampe

une main d’homme

avec tout ce miracle de gestes et de signes

qu’elle contenait pour toute une existence

une main

et ses ongles carrés comme l’était le front

et ses muscles ses veines

et son duvet soyeux pour la joue de la femme

sa force quand soudain elle devenait poing

et laissait éclater la colère de l’homme

une main rien qu’une main

vivante c’était hier

Aujourd’hui

ce n’est plus qu’un débris rejeté par le sable

une épave entre cent

ses os nus font plus mal à l’âme qu’un long cri

Tout autour de la main il y a la clairière

et ces hommes et ces femmes qui pleurent sans bouger

leurs mains à eux vivantes

autour de la clairière il est un paysage

et le monde s’étend tout autour de la main

le monde sans chaleur sans foi et sans amour

un monde où pousseront tout à l’heure de terre

des millions infinis d’autres mains d’autres morts

(Mauthausen)




Arthur Haulot




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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 7 Décembre 2012



"C’était Bukka White, qui vous a donné sa version du blues du Sud. Et maintenant on va remonter vers le Nord, faire toute la route jusqu’à Chicago, Illinois. Je vous offre un gentleman qui porte le nom de Little Walter. "...









 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 6 Décembre 2012




On dit que les hommes ne pleurent pas

Je ne pleure pas parce que je n’en suis pas un

Je suis un animal sauvage à l’intérieur d’une cage

Parce que l’autorité fait que des murailles et des barreaux existent

Et tant qu’elle restera ainsi ce sera comme ça

Mais même si elle existe nous sommes là :

Les anti-autoritaires qui ne voulons pas perdre ;

Qui ne voulons pas ne pas pleurer ;

Dans la prison de dehors ou de dedans nous sommes libres,

Parce qu’à l’intérieur de nous survit un cœur sauvage,

Une âme rebelle qui détruit n’importe quel antagonisme.

Nous avons des sensations différentes :

Nous pleurons de joie, de tristesse, de rage, mais pas de peur,

Nous faisons face à la peur.

 

Nous sommes les incontrôlables sauvages

Qui envoyons et recevons de beaux gestes de solidarité.

On poursuit mes frères/sœurs et compagnon(ne)s,

On les emprisonne et on essaie de les extraire de leurs vies dignes ;

Nous contaminons la normalité partout,

Fermes, rebelles, sauvages et fortement conséquents.

 

Que les Belles Eaux suivent leur cours rebelle,

Que les tiens soient bientôt avec toi,

Que toutes la force que tu envoies te revienne

Chargée d’autant de force que tu en envoies.

 

Aujourd’hui je vole vers l’inconnu, dans l’obscurité,

Je retourne vers l’anonymat même si le pouvoir m’a sorti de là,

Aujourd’hui je me lève avec l’envie de revenir,

De revenir à la montagne sauvage d’où je viens,

Au lieu où je n’ai pas de nom mais une identité oui.

Toi tu prends ton nom parce que tu es toi,

Pas ce que les autres veulent que tu sois.

Tu es une indomptable qui refuse l’autorité,

Jamais ton noble cœur ne permettra qu’ils ne te vainquent.

 

Le pouvoir ou ceux qui te critiquent sans se connaître eux-même ne t’effaceront jamais,

Jamais ton nom ne sera un de plus dans notre histoire

Parce que tu l’as décidé ainsi, tu fais le nécessaire,

C’est pour ça qu’aujourd’hui nous pleurons de joie ensemble,

Parce que ces mots sont l’équivalent d’une grosse bise.


Source : http://vivalaanarquia.espivblogs.net/?p=14550

 


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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 5 Décembre 2012





Lu sur : Conscience Citoyenne Responsable



Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, la révolution a commencé en France il y a une bonne vingtaine d’années, les signes avant coureurs ont été nombreux, mais personne n’y a fait réellement attention. Ou plutôt si, certains l’ont vu mais n’ont pas été entendus. Cette révolution silencieuse et pernicieuse, avance par étape, mais plus son enracinement est profond, et plus son offensive devient globale. La révolution ne se fait pas en un jour, c’est un processus long.

Aujourd’hui ce ne sont pas les syndicats qui mettent en garde les pouvoirs publics contre le danger des licenciements et des dégradations des conditions de travail. Aujourd’hui ce sont les grands patrons qui mettent en garde le gouvernement contre le coût du travail et les dépenses excessives de l’Etat : attention ils ne parlent pas des subventions qu’on leur distribue et des cadeaux fiscaux perpétuels dont ils bénéficient, non ils parlent des dépenses sociales et du nombre de fonctionnaires ! Bref, ils ne supportent pas que ceux qui ne font pas partie de leur monde puissent prétendre à quoi que ce soit, ça dépasse leur entendement !

La casse du code du travail, la destruction des services publics, la réforme des retraites et bientôt la destruction de la sécurité sociale, rien n’arrête la révolution de la bourgeoisie. La méthode dure de la droite ou douce du parti socialiste vise le même but, la concentration des richesses entre les mains d’une minorité. A force d’expliquer qu’il n’y a pas d’autres alternatives, que nous vivons dans un monde global, l’idéologie dominante a réussi à nous faire croire que nous vivons du mieux qu’il est possible, et même que nous vivons au dessus de nos moyens. Par contre il n’est pas question pour cette « élite » de remettre en cause ni l’arrogance dont ils font preuve, ni les privilèges qu’ils se sont octroyés. Les riches ont réussi ce tour de force de faire leur révolution avec l’assentiment et l’approbation des plus démunis !

Tout au long de l’histoire le patronat a utilisé la même rengaine contre la diminution du temps de travail et son coût qu’il trouve prohibitif. Les menaces sont toujours les mêmes. Déjà au début du XXème siècle il menaçait de délocaliser dans les colonies ! Chaque fois, c’est la même chose : c’est impossible, c’est de l’utopie ! L’abolition de l’esclavage, la journée de 8 H, les congés payés, les retraites et la sécurité sociale … ; ça, c’était de l’utopie à l’époque ! Et pourtant !

En dix ans, les salaires des 0,01 % les mieux payés ont progressé de 69 %, et ceux des dirigeants des entreprises du CAC 40 (hors stock-options) ont eux augmenté de 120% ! A côté de cela, plus de six français sur dix gagnent moins de 1500 euros par mois !

En 30 ans ils ont réussi à faire baisser les cotisations patronales des entreprises pour soit disant lutter contre le chômage et être compétitif, et le chômage n’a cessé de progresser ! En 30 ans, sous prétexte de diminuer la dépense publique, ils ont réussi à faire diminuer le nombre de fonctionnaires et les aides sociales, mais l’Etat continue à s’endetter, car de leur côté ils ont obtenu davantage de subventions et de cadeaux fiscaux !

Pourtant, la classe ouvrière est plus importante aujourd’hui qu’à l’époque de Marx, mais l’on a réussi à insérer dans la tête des gens que le fonctionnaire, l’étranger, le jeune ou le chômeur sont des «problèmes». Ne vous faites pas d’illusions pour le système, vous deviendrez forcement un «problème» un jour ou l’autre ! Mais, il est évidement plus facile de jalouser son voisin plutôt que de s’en prendre aux véritables responsables qui restent invisibles et bien à l’abri derrière les portes de leur conseil d’administration !

Lorsqu’ils arrivent au pouvoir, les différents partis s’empressent de nous faire croire qu’ils sont prêts à faire le maximum pour notre bien être, mais que malheureusement la conjoncture économique ne le permet pas : alors ils continuent la politique précédente … plus ou moins vite ! Les classes dirigeantes se donnent les moyens de leur utopie : nous domestiquer ! C’est pour cela qu’ils font la révolution ! Les plus riches ont même réussi à faire passer les services et les biens communs comme des tares du système, afin de se les approprier ! Ils ont même réussi à retourner la vindicte populaire sur les plus faibles. La révolution est en marche, mais c’est celle des riches !


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