Publié le 8 Décembre 2012




 


LA MAIN COUPEE


Une main

une main toute seule

une main pour le pain

une main pour l’amour

une main pour le jour qui se lève

et pour l’oiseau qui chante

une main pour cueillir la noisette

et l’offrir à l’enfant

une main pour saisir solidement l’outil

et pour saisir le sein

et pour saisir la vie

une main pour le feu et l’eau et le soleil

une main et ses doigts où le sang coule rouge

au travers de la lampe

une main d’homme

avec tout ce miracle de gestes et de signes

qu’elle contenait pour toute une existence

une main

et ses ongles carrés comme l’était le front

et ses muscles ses veines

et son duvet soyeux pour la joue de la femme

sa force quand soudain elle devenait poing

et laissait éclater la colère de l’homme

une main rien qu’une main

vivante c’était hier

Aujourd’hui

ce n’est plus qu’un débris rejeté par le sable

une épave entre cent

ses os nus font plus mal à l’âme qu’un long cri

Tout autour de la main il y a la clairière

et ces hommes et ces femmes qui pleurent sans bouger

leurs mains à eux vivantes

autour de la clairière il est un paysage

et le monde s’étend tout autour de la main

le monde sans chaleur sans foi et sans amour

un monde où pousseront tout à l’heure de terre

des millions infinis d’autres mains d’autres morts

(Mauthausen)




Arthur Haulot




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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 7 Décembre 2012



"C’était Bukka White, qui vous a donné sa version du blues du Sud. Et maintenant on va remonter vers le Nord, faire toute la route jusqu’à Chicago, Illinois. Je vous offre un gentleman qui porte le nom de Little Walter. "...









 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 6 Décembre 2012




On dit que les hommes ne pleurent pas

Je ne pleure pas parce que je n’en suis pas un

Je suis un animal sauvage à l’intérieur d’une cage

Parce que l’autorité fait que des murailles et des barreaux existent

Et tant qu’elle restera ainsi ce sera comme ça

Mais même si elle existe nous sommes là :

Les anti-autoritaires qui ne voulons pas perdre ;

Qui ne voulons pas ne pas pleurer ;

Dans la prison de dehors ou de dedans nous sommes libres,

Parce qu’à l’intérieur de nous survit un cœur sauvage,

Une âme rebelle qui détruit n’importe quel antagonisme.

Nous avons des sensations différentes :

Nous pleurons de joie, de tristesse, de rage, mais pas de peur,

Nous faisons face à la peur.

 

Nous sommes les incontrôlables sauvages

Qui envoyons et recevons de beaux gestes de solidarité.

On poursuit mes frères/sœurs et compagnon(ne)s,

On les emprisonne et on essaie de les extraire de leurs vies dignes ;

Nous contaminons la normalité partout,

Fermes, rebelles, sauvages et fortement conséquents.

 

Que les Belles Eaux suivent leur cours rebelle,

Que les tiens soient bientôt avec toi,

Que toutes la force que tu envoies te revienne

Chargée d’autant de force que tu en envoies.

 

Aujourd’hui je vole vers l’inconnu, dans l’obscurité,

Je retourne vers l’anonymat même si le pouvoir m’a sorti de là,

Aujourd’hui je me lève avec l’envie de revenir,

De revenir à la montagne sauvage d’où je viens,

Au lieu où je n’ai pas de nom mais une identité oui.

Toi tu prends ton nom parce que tu es toi,

Pas ce que les autres veulent que tu sois.

Tu es une indomptable qui refuse l’autorité,

Jamais ton noble cœur ne permettra qu’ils ne te vainquent.

 

Le pouvoir ou ceux qui te critiquent sans se connaître eux-même ne t’effaceront jamais,

Jamais ton nom ne sera un de plus dans notre histoire

Parce que tu l’as décidé ainsi, tu fais le nécessaire,

C’est pour ça qu’aujourd’hui nous pleurons de joie ensemble,

Parce que ces mots sont l’équivalent d’une grosse bise.


Source : http://vivalaanarquia.espivblogs.net/?p=14550

 


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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 5 Décembre 2012





Lu sur : Conscience Citoyenne Responsable



Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, la révolution a commencé en France il y a une bonne vingtaine d’années, les signes avant coureurs ont été nombreux, mais personne n’y a fait réellement attention. Ou plutôt si, certains l’ont vu mais n’ont pas été entendus. Cette révolution silencieuse et pernicieuse, avance par étape, mais plus son enracinement est profond, et plus son offensive devient globale. La révolution ne se fait pas en un jour, c’est un processus long.

Aujourd’hui ce ne sont pas les syndicats qui mettent en garde les pouvoirs publics contre le danger des licenciements et des dégradations des conditions de travail. Aujourd’hui ce sont les grands patrons qui mettent en garde le gouvernement contre le coût du travail et les dépenses excessives de l’Etat : attention ils ne parlent pas des subventions qu’on leur distribue et des cadeaux fiscaux perpétuels dont ils bénéficient, non ils parlent des dépenses sociales et du nombre de fonctionnaires ! Bref, ils ne supportent pas que ceux qui ne font pas partie de leur monde puissent prétendre à quoi que ce soit, ça dépasse leur entendement !

La casse du code du travail, la destruction des services publics, la réforme des retraites et bientôt la destruction de la sécurité sociale, rien n’arrête la révolution de la bourgeoisie. La méthode dure de la droite ou douce du parti socialiste vise le même but, la concentration des richesses entre les mains d’une minorité. A force d’expliquer qu’il n’y a pas d’autres alternatives, que nous vivons dans un monde global, l’idéologie dominante a réussi à nous faire croire que nous vivons du mieux qu’il est possible, et même que nous vivons au dessus de nos moyens. Par contre il n’est pas question pour cette « élite » de remettre en cause ni l’arrogance dont ils font preuve, ni les privilèges qu’ils se sont octroyés. Les riches ont réussi ce tour de force de faire leur révolution avec l’assentiment et l’approbation des plus démunis !

Tout au long de l’histoire le patronat a utilisé la même rengaine contre la diminution du temps de travail et son coût qu’il trouve prohibitif. Les menaces sont toujours les mêmes. Déjà au début du XXème siècle il menaçait de délocaliser dans les colonies ! Chaque fois, c’est la même chose : c’est impossible, c’est de l’utopie ! L’abolition de l’esclavage, la journée de 8 H, les congés payés, les retraites et la sécurité sociale … ; ça, c’était de l’utopie à l’époque ! Et pourtant !

En dix ans, les salaires des 0,01 % les mieux payés ont progressé de 69 %, et ceux des dirigeants des entreprises du CAC 40 (hors stock-options) ont eux augmenté de 120% ! A côté de cela, plus de six français sur dix gagnent moins de 1500 euros par mois !

En 30 ans ils ont réussi à faire baisser les cotisations patronales des entreprises pour soit disant lutter contre le chômage et être compétitif, et le chômage n’a cessé de progresser ! En 30 ans, sous prétexte de diminuer la dépense publique, ils ont réussi à faire diminuer le nombre de fonctionnaires et les aides sociales, mais l’Etat continue à s’endetter, car de leur côté ils ont obtenu davantage de subventions et de cadeaux fiscaux !

Pourtant, la classe ouvrière est plus importante aujourd’hui qu’à l’époque de Marx, mais l’on a réussi à insérer dans la tête des gens que le fonctionnaire, l’étranger, le jeune ou le chômeur sont des «problèmes». Ne vous faites pas d’illusions pour le système, vous deviendrez forcement un «problème» un jour ou l’autre ! Mais, il est évidement plus facile de jalouser son voisin plutôt que de s’en prendre aux véritables responsables qui restent invisibles et bien à l’abri derrière les portes de leur conseil d’administration !

Lorsqu’ils arrivent au pouvoir, les différents partis s’empressent de nous faire croire qu’ils sont prêts à faire le maximum pour notre bien être, mais que malheureusement la conjoncture économique ne le permet pas : alors ils continuent la politique précédente … plus ou moins vite ! Les classes dirigeantes se donnent les moyens de leur utopie : nous domestiquer ! C’est pour cela qu’ils font la révolution ! Les plus riches ont même réussi à faire passer les services et les biens communs comme des tares du système, afin de se les approprier ! Ils ont même réussi à retourner la vindicte populaire sur les plus faibles. La révolution est en marche, mais c’est celle des riches !


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Publié le 3 Décembre 2012





  Un des aspects les plus horrifiants de notre culture actuelle, est cette capacité de (faire) croire que c’est la seule qui existe. Alors que c’est tout simplement la pire de toutes. Les exemples sont dans le cœur de chacun, simplement le fait que les gens vont travailler six jours par semaine est la chose la plus tragique qu’on puisse imaginer. Comment peut-on voler ainsi la vie des êtres humains en échange de la nourriture, d’un toit et d’une voiture ? Jusqu’à il y a peu, je pensais que ce serait un plaisir pour moi d’avoir un travail. Aujourd’hui je pense à tous ces bâtards qui me volent l’unique vie que j’ai. Parce que je n’en aurai pas d’autre, je n’ai que celle-là. Et ils me font travailler cinq jours par semaine, voire six pour certains, et il me reste un misérable petit jour pour moi. Qu’est-ce qu’on peut faire en un jour ? Sûrement pas se construire une vie. C’est leur manière de nous mettre un pot de fleur dans notre cellule, sachant que même si la porte est grande ouverte, personne ne voudra sortir. Ce que nous ne devons pas perdre de vue, c’est qu’on nous vole notre vie, en échange de quelque sous par mois.
 Donc, alors que je travaille toute ma vie pour approximativement 2 millions, je n’arrive pas à comprendre comment un tableau de Van Gogh peut valoir 77 milliards…
 Et la vie d’un être humain 2 millions…
 En plus avec toutes ces nouvelles technologies, les profits ont augmentés au moins 100 fois, le travail devrait être diminué à son dixième… Et bien non ! Au contraire, il a encore augmenté. Aujourd’hui je sais que je me fais voler la plus belle chose que la nature m’ait offerte. Pensez un peu à une des plus belles choses que la nature nous permet de faire, faire l’amour. Imaginez un peu que vous vivez dans un système politique, économique et social, où les personnes sont surveillées 24h/24. Ce serait une vraie torture. Et donc, pourquoi ne pas faire la comparaison avec le travail, qui n’est certainement pas plus satisfaisant que faire l’amour. Par exemple, le fait que les gens aillent travailler six jours par semaine. Mais la partie la plus horrible de cet état des choses, est que les gens sont soumis à des chefs, qui les obligent malgré eux à lécher le trottoir, tout cela pour plus d’argent. Et j’entends souvent les gens dire que de toute façon, on ne peut plus rien changer, le système est tel qu’il est, irréversible. Et là je réponds que cette personne tient le discours typique de l’esclave soumis. L’esclave ne combat pas son maître, il le défend corps et âme. Parce que la plus lourde des chaînes d’un esclave n’est pas celle qui est attachée à son pied, c’est celle qui est dans son esprit, esprit qu’il n’arrive plus à imaginer le goût de la liberté.
 Cela me fait penser à cette histoire, de quand Galilée à déclaré que c’était la Terre qui tournait autour du Soleil et non le contraire, il s’est retrouvé face à des personnes comme celle citée ci-dessus qui lui ont répondu : « Hé mais, çà fait 22 siècles que tout le monde dit que la Terre est le centre de l’univers ! Et toi tu prétends le contraire, comment vas-tu nous démontrer que cette absurdité est vraie ? ». Et Galilée répond : « Cà ce n’est pas mon affaire, Messieurs. ». Réponse : « Alors voilà, comme solution on t’enferme quelque part et on te force à démentir tes théories, ainsi tout est bien qui fini bien et l’ordre des choses n’est pas perturbé, compris ?».
 Tout l’occident a sa vie basée uniquement sur le bénéfice, parce qu’il vole huit dixième des biens du reste du monde. Donc on ne peut pas dire que nous soyons capables de produire nous-mêmes les choses que nous estimons les plus indispensables à notre survie. Non, tout ce que nous avons est le produit du vol de 80% des richesses du reste du monde. Ainsi 80% des richesses sont réparties pour le bénéfice de 25% de la population du monde, grand maximum.
 Donc, mesdames, messieurs, aujourd’hui, vous avez le choix. Ou, vous vous réveillez. Ou, vous faites semblant de dormir, mais alors vous devez bien vous rendre compte que dans ce cas, nous sommes tous morts.


Silvano Agosti




 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 2 Décembre 2012




L'union européenne, prix nobel de la paix (on ne rigole pas svp), sera bientôt dotée de "Neuron", son premier drone de combat !!!
 
 
Pour célèbrer cette arrivée, un morceau des Dead Kennedys qui date de 1980 mais qui est plus que jamais d'actualité. Car au fond, l'europe est une pale copie des USA.









Kill The Poor (Tuer Les Pauvres)

 

 

L'efficacité et le progrès sont une fois de plus à nous

Maintenant que nous avons la bombe Neutron

C'est joli, rapide et propre et efficace

Débarassé de l'excédent d'ennemis

Mais pas moins de valeur sur la propriété

Aucun sens à la guerre mais un sens parfait à la maison

Le soleil rayonne sur un jour nouveau

Plus de taxes pour l'assistance publique à payer

Les quartiers pauvres et laids ont explosés en un éclair

Des millions de chomeurs emportés

Au moins nous avons plus de place pour jouer

Tous les systèmes vont tuer les pauvres ce soir

 

Nous allons

Tuer Tuer Tuer Tuer Tuer les pauvres : ce soir

 

 

Derrière les bulles de champagne

Le taux criminel s'est envolé

On se sent à nouveau libre

Ô que la vie est un rêve avec vous, Mademoiselle Lily White

Jane Fonda est à l'écran aujourd'hui

A convaincre les libéraux que tout est ok

Alors habillons nous et dansons toute la nuit

 

Pendant qu'ils :

Tuent Tuent Tuent Tuent Tuent les pauvres ce soir



Jello Biaffra



 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 1 Décembre 2012





Sans voix, il crie;
 
Sans ailes, il voltige;
 
Sans dents, il mord;
 
Sans bouche, il murmure.
 
(Bilbo le Hobbit, de J.R. R. Tolkien)


   
La réponse ici


 

 



 




 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie