Publié le 27 Novembre 2014

En à peu près un mois, la jolie forêt des Chambarans s’est transformée en ruine, jonchée d’arbres à terre, entassés, prêts à devenir des étagères en aggloméré. La terre est à nue, blessée par les imposantes machines qui y sont à l’œuvre. On ose à peine se demander ce qui est arrivé à tous les animaux qui habitaient là….

Vu du ciel, c’est encore plus choquant : déjà 30 hectares ont été défrichés. Ces quelques photos prises d’ulm nous renvoient la réalité en pleine face.

Un « chantier vert », qu’ils disaient

La réalité, c’est que depuis l’accord du préfet il y a un mois, ça tronçonne, ça abat, ça broie, ça creuse à tour de bras. Et ce sans aucun respect des engagements de réalisation d’un chantier à faible impact environnemental (« chantier vert », disent-ils), pas de traces de modification graduelle du milieu, et on se demande bien quand le déplacement des espèces promis par Pierre et Vacances a pu être organisé.

La politique du fait accompli

Aujourd’hui, plusieurs recours sont déposés ou sur le point de l’être. Mais la société Pierre et Vacances choisit le passage en force. Espérant sans doute mettre la justice devant le fait accompli, comme cela a été fait ailleurs.

Sur le chantier, ça travaille de jour comme de nuit, la semaine et les weekends, et même les jours fériés. Coûte que coûte, Pierre et Vacances détruit la forêt des Chambarans à toute allure. En un mois, 35% de l’abattage prévu a été réalisé, dans deux mois, tout sera largement à terre.

Le vrai service public

Tout ceci se déroule sous l’œil vigilant et bienveillant des forces de l’ordre, qui, elles non plus, ne lésinent pas sur leur implication : patrouilles quotidiennes, en 4×4 et en motocross, et même surveillance aérienne en hélicoptère. On se demande en quoi surveiller un chantier privé relève du maintien de la paix, ou même tout simplement du service public ?

Le bien commun à protéger, c’est la forêt des Chambarans. C’est elle qu’il faut défendre si l’on se place du côté du service public. Et non pas défendre les intérêts de Pierre et Vacances qui privatise une forêt publique, avec la complicité des collectivités. Plus encore que la forêt, c’est même l’eau potable de toute la région qui est mise en danger par ce projet, et que nous cherchons à protéger.

ZAD partout !

La situation actuelle nécessite une mobilisation générale, permanente, large et déterminée.

Pour nos enfants, les animaux, la nature, la vie et la diversité, pour la démocratie réelle partout et la défense des biens communs, nous appelons à la vigilance et la protestation publique et à la désobéissance civile.

Contre le projet de Center Parcs et tous les projets inutiles imposés.

Rendez vous dimanche 30 novembre, Roybon, midi.

Passe le message à tes voisins.
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Ramène tes bottes et ton imper !

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Publié le 26 Novembre 2014

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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Publié le 25 Novembre 2014

 

Un réalisateur, Sebastián, arrive à Cochabamba pour tourner un film sur l'arrivée de Christophe Colomb aux Antilles et sur l'asservissement des Indigènes. Il veut que le film montre le sort des indigènes et le rôle qu'ont joué leurs défenseurs Antonio de Montesinos et Bartolomé de Las Casas. Son producteur, Costa, a choisi la Bolivie pour des raisons de coûts.

 

Le réalisateur choisit parmi ses figurants Daniel dans le rôle d'Hatuey, chef des Taïnos. Daniel est aussi l'un des meneurs du mouvement contre la hausse du prix de l'eau. En effet, une multinationale américaine, Bechtel, a remporté le marché de la distribution d'eau. Elle ferme les puits et oblige les gens à payer 450 dollars par an, alors qu'ils ne sont payés que deux dollars par jour.

 

Les scènes du film en répétition ou en tournage alternent peu à peu avec les scènes de manifestations à Cochabamba, introduisant un parallèle entre l'exploitation passée et présente des habitants d'Amérique du Sud.

(Wikipédia)

 

Ce film est dédié à Howard Zinn

 

 

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Publié le 24 Novembre 2014

 

 

Etat des travaux au 20 novembre 2014

par PCSCP David.
Mis à jour le vendredi 21 novembre 2014

Les travaux d’abattage avancent à grand pas et sans dentelle !

Selon une source sûre (avec l’aide d’un comptage fait grâce à des photos aériennes datant de mercredi 19 nov), on en est à 28ha minimum de défrichés à ce jour !
- Soit environ un tiers de déboisé en un mois !
Et l’abattage devrait s’accélérer pour la suite vu qu’il y a plus d’ouvriers et de machines sur place, à moins que la météo soit très mauvaise…

Ci-après, vous trouverez des photos et cartes que nous avons reçues

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #apprentis sorciers

Publié le 23 Novembre 2014

Le massacre de Tlatelolco a eu lieu dans l'après-midi et la nuit du 2 octobre 1968 sur la place des Trois Cultures à Tlatelolco au Mexique, dix jours avant la célébration des Jeux olympiques d'été de Mexico.

 

Source Wikipédia ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Tlatelolco

 

 

 

Judith Reyes

Le deux octobre est arrivé tout pacifiquement

Lors d'un rassemblement à Tlatelolco

Ils étaient quinze mille

Dans cette année soixante-huit

Dont je me souviens à peine

La place était bondée

Vers six heures

Des groupes de travailleurs sont arrivés

Et les étudiants de l'enseignement conscient

Avaient atteint un beau contingent. 

Tout à coup le ciel se raya de quatres feux de Bengale

Apparurent de nombreux visage de gant blanc

Et de mauvais hommes faisaient bourdonner les balles meurtrières

La panique se propagea rapidement

Cherchant  refuge dans la foule

Levant les yeux au ciel

Ils virent un hélicoptère

Puis sur Tlatelolco

S’abattit  une forte pluie de feu

Et une marée de chars

Armant les militaires

Désarmant les civils

Un gamin de douze ans

Tomba mort à mes côté

Et le ventre d’une femme enceinte

Fut pénétré d’une bayonette

Ils blessèrent Oriana Fallaci

Voix de la presse étrangère

parce qu'elle a rencontré la culture

Qui gouvernement cette terre.

Elle a bien vu que nous sommes unis

Les étudiants avec le peuple

Contre un système corrompu

Et la tromperie d'un gouvernement.

Que sanglante fut cette tuerie

Toutes ces belles créatures

Qui s’égouttèrent comme le sang

Sur la Place des Trois Cultures

Et parce qu'ils sont morts pour cela

Ces femmes et Ces hommes du peuple

Le président l'augmentera

Le salaire de l’armée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tlatelolco 68

Il y a longtemps que l'histoire s'est passée,

Les gens qu'on ne peut pas oublier

Dans le sang de Tlatelolco

Reliant avocats qui savaient la vérité.

Et l'injustice envers le pays secoué,

Mais personne ne pourrait l'en empêcher

Les forces armées et  le gouvernement

Contrôlent directement l'ordre de tirer pour tuer.

Ils étaient des avocats

Appelant à la justice pour tous

Qui se sont battus pour un idéal,

Mais le gouvernement a toujours été injuste

Et assassina la protestation. 

Trois lumières rouges ont traversé le ciel

Portant  la mort derrière elles

Les mains couvertes de gants blancs

Se démarquant pour commencer à tuer. 

Le massacre s’est passé à Tlatelolco

Hommes et femmes tués par gouvernement,

Les illusions et les attentes de l'homme son vaines,

Il ont été tués et leur idéal a été perdu.

Ils étaient des avocats

Appelant à la justice pour tous

Qui se sont battus pour un idéal,

Mais le gouvernement a toujours été injuste

Et assassina la protestation. 

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #Liberté

Publié le 16 Novembre 2014

Deux angles de vue 

la colère  et l'humour noir  teinté de poésie ...

 

 

Ce morceau est dédié à Mario, di Monte Mario Rom.
Un qui a vécu toute sa vie en travaillant et
Du haut de sa culture, comme libre penseur, a
Écrit deux livres :
Un contre ceux qui garrottaient les gens en Espagne
Et un autre contre ceux qui tiraient sur les ouvriers qui demandaient du pain.
La chanson du refus, du refus du système !

 

CLOCHARDS

Je vois les gens qui
Vêtus à la mode
Chaque jour qui passe
De neuf sont mis
Et je les vois dans le bus se pousser de côté
Quand monte un clochard
Ou un Gitan.
Qu'ont-ils à envier ?
Ou le dégoût
De soi
Pense le clochard
« Que vous n'êtes pas plus libres
D'avoir
Une maison avec un lit
Pour dormir
Vous travaillez, vous,
Esclaves des sous 
Que ne sentez-vous pas la puanteur
De l'esclavage.
Avec une poussette
J'emmènerai mes emmerdes
Mes cartons et ma vie
Loin de vous
Qui mangez chaque jour
Et savez le pourquoi
Celui qui est trop pauvre
Ne parle pas d'amour. »
Qui sait, verra-t-on jamais 
Le Peuple de l'Abîme
Se dresser pour lever le poing
Et renverser vos quartiers
Et vos villes.
Peut-être sera-ce le dernier
De nos rêves.

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 14 Novembre 2014

Georges Higgs, agriculteur, charpentier et Bluesman !

disciple de Sonny Terry et Peg Leg Sam, mort à l'age de 82 ans en 2013

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 12 Novembre 2014

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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Publié le 11 Novembre 2014

 

Les Mutins de 1917

 

Vous n'êtes pas aux Monuments aux Morts
Vous n'êtes même plus dans les mémoires
Comme vos compagnons de la Mer Noire :
Vous êtes morts et deux fois morts.
A vos petits enfants l'on ne répète
Jamais comment finit leur grand-papa :
Il y a des chos's dont on ne parle pas,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle
Faisaient carrièr' dans les états-majors,
Leur humeur décidait de votre sort :
Aujourd'hui qui se le rappelle ?
Au lieu de s'emmerder en garnison,
Au lieu de piétiner au même grade,
C'était le temps béni de l'empoignade,
Vous parlez d'un' belle occasion...

Vous aviez fait tant d'assauts inutiles,
Juste pour corser le communiqué,
Vous vous sentiez tellement cocufiés,
Telle'ment pris pour des imbéciles,
Que vous avez voulu que ça s'arrête,
Cet abattoir tenu par la patrie,
Cette nationale charcuterie,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Avant l'attaque arrivaient les cercueils
Et vous coupiez votre pain sur leurs planches,
Tout juste si le crêpe à votre manche
N'annonçait votre propre deuil.
Par malheur, la France n'était pas prête,
Se révolter lui paraissait énorme,
Ell' bavait encore devant l'uniforme,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

L'Histoir' vous a jetés dans ses égouts,
Cachant sous les flots de ses Marseillaises
Qu'un' bonne moitié de l'armée française
Brûlait de faire comme vous.
Un jour, sortirez-vous des oubliettes ?
Un jour verrons-nous gagner votre cause ?
J'en doute, à voir le train où vont les choses
Mutins de mil neuf cent dix-sept,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

 

Paroles et musique de Jacques Debronckart  1967

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté, #musique

Publié le 2 Novembre 2014

 

 

 

Entre berceuse et ballade, en compagnie des bergers et des troupeaux à travers le monde ...

 

 

Parfois ils nous arrivent avec leurs grands chapeaux
Et leurs manteaux de laine que suivent leurs troupeaux
Les bergers
Ils montent du printemps quand s´allongent les jours
Ou brûlés par l´été descendent vers les bourgs
Les bergers
Quand leurs bêtes s´arrêtent pour nous boire de l´eau
Se mettent à danser à l´ombre d´un pipeau
Les bergers

Entre eux l´en est de vieux, entre eux l´en est de sages
Qui appellent au puits tous les vieux du village
Les bergers
Ceux-là ont des histoires à nous faire telles peurs
Que pour trois nuits au moins nous rêvons des frayeurs
Des bergers
Ils ont les mêmes rides et les mêmes compagnes
Et les mêmes senteurs que leurs vieilles montagnes
Les bergers

Entre eux l´en est de jeunes, entre eux l´en est de beaux
Qui appellent les filles à faire le gros dos
Les bergers
Ceux-là ont des sourires qu´on dirait une fleur
Et des éclats de rire à faire jaillir de l´eau
Les bergers
Ceux-là ont des regards à vous brûler la peau
A vous défiancer, à vous clouer le cœur
Les bergers

Mais tous ils nous bousculent, qu´on soit filles ou garçons
Les garçons dans leurs rêves, les filles dans leurs frissons
Les bergers
Alors nous partageons le vin et le fromage
Et nous croyons une heure faire partie du voyage
Des bergers
C´est un peu comme Noël, Noël et ses trésors
Qui s´arrêteraient chez nous aux équinoxes d´or
Les bergers

Après ça ils s´en vont avec leurs grands chapeaux
Et leurs manteaux de laine que suivent leurs troupeaux
Les bergers
Ils montent du printemps quand s´allongent les jours
Ou brûlés par l´été descendent vers les bourgs
Les bergers
Quand leurs bêtes ont fini de nous boire notre eau
Se remettent en route à l´ombre d´un pipeau
Les bergers, les bergers, les bergers

 

 

 

 

 

 

Les tourbillons dansent dans la poussière

Le soleil joue dans l’éclat des pierres

Et, fasciné par la magie des chemins

Va le berger, va le berger

 

Son poncho dans le vent est un drapeau de brume

Les flûtes de la lande le saluent

Avec fierté, sur le sentier des collines

 

Les peines et les vachettes

S’en vont par le même sentier

Les peines sont à nous

Les vachettes sont à d’autres

 

Le crépuscule lui offre un soleil égorgé

Les lumières du pierrier se sont endormies

Entrainant le troupeau. Allez !  Allez !!

Va le berger, va le berger

 

Ah !  Si la nuit m’apportait le souvenir

Qui rendrait moins pesante ma solitude

Comme une ombre dans l’ombre de ces collines

Va le berger, va le berger

 

Les peines et les vachettes

S’en vont par le même sentier

Les peines sont à nous

Les vachettes sont à d’autres

 

Et, fasciné par la magie des chemins

Va le berger, va le berger

 

 

 

 

 

 

 

Comme j’étais à cheval, un matin, pour le plaisir,

J'ai remarqué un jeune cow-boy à cheval.

Son chapeau était jeté en arrière et ses éperons faisaient des cliquetis,

Et tout en chevauchant, il chantait cette chanson.

 

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;

C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons

Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.

 

Quand le printemps arrive, nous regroupons les taurillons,

Nous les marquons et nous leur nouons la queue,

Nous ramenons les égarés, pour compter le troupeau,

Et dès le lendemain, nous sortons sur la piste.

 

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;

C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons

Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.

 

Nous montons dans les prairies, traversant les larges rivières

Et à travers les plaines où il n'y a jamais de ville.

Nos chevaux sont las, nous sommes fatigués et nous avons faim;

Ne bougés plus taurillons, arrêtez de musarder.

 

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;

C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons

Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.

 

La nuit est venue et les taurillons sont désorientés.

Ils sont loin de chez eux que ce qu'ils ont été.

Allez, ptits taurillons, il est temps de rouler.

Lorsque nous arriverons au Wyoming, nous ne roulerons plus.

 

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons;

C'est votre malheur, mais ce n’est pas ma faute.

Whoopee, ti-yi-yo, allez, petits taurillons

Vous savez que le Wyoming sera votre nouvelle maison.

Merci Anne-Marie !

 

 

Un bâton à la main
Une herbe entre les dents
Un vieux reste de foin
Dans ses cheveux tout blancs
Il est redescendu
Parmi les étrangers
Il est redescendu
Hier, le vieux berger

Il nous a demandé
Et du pain et de l'eau
Mais il a refusé
De lire les journaux
Il a dit «Les étoiles
M'aident à m'endormir
Gardez votre journal
Ça peut toujours servir»

Quelqu'un lui dit alors
«Le temps doit être long
Prenez ce transistor
Pour la morte saison
Vous verrez, la musique
Ça fait passer le temps»
Il a dit «Magnifique !
Moi, j'écoute le vent»

«Berger, si vous aviez
Une petite auto
Plus vite vous iriez
Rejoindre le troupeau»
Mais lui, dans un grand rire
Puissant comme la mer
«Je ne veux pas finir
Si vite au cimetière»
On lui parla crédit
Gadgets et standing
De la mode maxi
Et même du bowling
Il écoutait tout ça
En plissant ses yeux bleus
La tête dans les bras
Le regard malicieux

Ses deux pains sous le bras
Sa cruche sur le dos
Les ayant plantés là
Il grimpa le plateau
Chacun se répandit:
«Mon Dieu, qu'il a changé !»
Seul un enfant a dit
«Moi, je serai berger»

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