Publié le 6 Novembre 2013

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

Bienvenue dans la petite cuisine de Françoise Michel :

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L'histoire armée d'une grande hache

Semble découper avec beaucoup de panache

Une ribambelle de petits bonhommes

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Rédigé par caroleone

Publié dans #La minéralité expliquée aux cailloux

Publié le 3 Novembre 2013

Chanson écrite en 1970 dans en Quebec en crise ...

 

 

L'alouette en colère

 

J'ai un fils enragé

Qui ne croit ni à dieu

Ni à Diable ni à moi

J'ai un fils écrasé

Par les temples de la Finance

Où il ne peut entrer

Et par ceux des paroles

D'où il ne peut sortir

 

J'ai un fils dépouillé

Comme le fut son père

Porteur d'eau, scieur de bois,

Locataire et chômeur

Dans son propre pays

Il ne lui reste plus

La belle vue sur le fleuve

Et sa langue maternelle

Qu'on ne reconnaît pas

 

J'ai un fils révolté

Un fils humilié

Un fils qui demain

Sera un assassin

 

Alors moi j'ai eu peur

Et j'ai crié "À l'aide

Au secours quelqu'un"

Le gros voisin d'en face

Est accouru armé,

Grossier, étranger

Pour abattre mon fils

Une bonne fois pour toutes

Et lui casser les reins

Et le dos et la tête

Et le bec et les ailes

Alouette ah..........

 

Mon fils est en prison

Et moi je sens en moi,

Dans le tréfonds de moi

Pour la première fois, malgré moi,

Entre la chair et l'os

S'installer la colère.

 

Félix Leclerc

(1914-1988)

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #poèsie

Publié le 2 Novembre 2013

La minéralité expliquée aux cailloux

Cette semaine, la minéralité expliquée aux cailloux apporte son inconditionnel soutien à m., chanteuse et poète du groupe O.P.A (orchestre poétique d'avant-guerre)

J’m. la petite cigale

Qui nourrit ventre et âme

D’une poésie d’opale

D’amour et puis de flamme

La suite

ici

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Publié le 1 Novembre 2013

Si je vous dis que sa mère, Carline ray, était bassiste et chanteuse de renom,

que son père, Luis Russell, était pianiste et directeur musical de Louis Armstrong,

ça vous étonne ?

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues

Publié le 28 Octobre 2013

 

 

Prière à l'inconnu

 

 

Voilà que je me surprends à t’adresser la parole,
Mon Dieu, moi qui ne sais encore si tu existes
Et ne comprends pas la langue de tes églises chuchotantes.
Je regarde les autels, la voûte de ta maison,
Comme qui dit simplement: voilà du bois, de la pierre,
Voilà des colonnes romanes.
Il manque le nez à ce saint.
Et au-dedans comme au-dehors, il y a la détresse humaine.
Je baisse les yeux sans pouvoir m’agenouiller pendant la messe,
Comme si je laissais passer l’orage au-dessus de ma tête.
Et je ne puis m’empêcher de penser à autre chose.
Hélas ! j’aurai passé ma vie à penser à autre chose.
Cette autre chose, c’est encore moi.
C’est peut-être mon vrai moi-même.
C’est là que je me réfugie.
C’est peut-être là que tu es.
Je n’aurai jamais vécu que dans ces lointains attirants.
Le moment présent est un cadeau dont je n’ai pas su profiter.
Je n’en connais pas bien l’usage.
Je le tourne dans tous les sens,
Sans savoir faire marcher sa mécanique difficile.
Mon Dieu, je ne crois pas en toi, je voudrais te parler tout de même.
J’ai bien parlé aux étoiles, bien que je les sache sans vie,
Aux plus humbles des animaux, quand je les savais sans réponse,
Aux arbres qui, sans le vent, seraient muets comme la tombe.
Je me suis parlé à moi-même, quand je ne sais pas bien si j’existe.
Je ne sais si tu entends nos prières, à nous les hommes,
Je ne sais si tu as envie de les écouter.
Si tu as, comme nous, un coeur qui est toujours sur le qui-vive
Et des oreilles ouvertes aux nouvelles les plus différentes
Je ne sais pas si tu aimes à regarder par ici.
Pourtant je voudrais te remettre en mémoire la planète terre
Avec ses fleurs, ses cailloux, ses jardins et ses maisons
Avec tous les autres et nous qui savons bien que nous souffrons.
Je veux t’adresser sans tarder ces humbles paroles humaines
Parce qu’il faut que chacun tente à présent tout l’impossible.
Même si tu n’es qu’un souffle d’il y a des milliers d’années
Une grande vitesse acquise
Une durable mélancolie
Qui ferait tourner encore les sphères dans leur mélodie
Je voudrais, mon Dieu sans visage et peut-être sans espérance
Attirer ton attention parmi tant de ciels vagabonde
Sur les hommes qui n’ont pas de repos sur la planète.
Ecoute-moi ! Cela presse. Ils vont tous se décourager
Et l’on ne va plus reconnaître les jeunes parmi les âgés
Chaque matin, ils se demandent si la tuerie va commencer.
De tous côtés, l’on prépare de bizarres distributeurs de sang de plaintes et de larmes
L’on se demande si les blés ne cachent pas déjà des fusils.
Le temps serait-il passé où tu t’occupais des hommes ?
T’appelle-t-on dans d’autres mondes, médecin en consultation,
Ne sachant où donner de la tête
Laissant mourir sa clientèle ?
Ecoute-moi ! Je ne suis qu’un homme parmi tant d’autres.
L’âme se plait dans notre corps,
Ne demande pas à s’enfuir dans un éclatement de bombe.
Elle est pour nous une caresse, une secrète flatterie.
Laisse-nous respirer encore sans songer aux nouveaux poisons
Laisse-nous regarder nos enfants sans penser tout le temps à la mort.
Nous n’avons pas du tout le coeur aux batailles, aux généraux.
Laisse-nous notre va-et-vient, comme un troupeau dans ses sonnailles,
Une odeur de lait frais se mélant à l’odeur de l’herbe grasse.
Ah ! si tu existes, mon Dieu, regarde de notre côté.
Viens te délasser parmi nous.
La terre est belle, avec ses arbres, ses fleuves et ses étangs,
Si belle, que l’on dirait que tu la regrettes un peu
Mon Dieu, ne va pas faire la sourde oreille
Et ne va pas m’en vouloir si nous sommes à tu et à toi
Si je te parle avec tant d’abrupte simplicité.
Je croirais moins qu’en tout autre en un Dieu qui terrorise.
Plus que par la foudre, tu sais t’exprimer par les brins d’herbe
Et par les jeux des enfants et par les yeux des ruisseaux.
Ce qui n’empêche pas les mers et les chaînes de montagnes.
Tu ne peux pas m’en vouloir de dire ce que je pense
De réfléchir comme je peux sur l’homme et sur son existence
Avec la franchise de la terre et des diverses saisons
Et peut-être de toi-même dont j’ignorerais les leçons
Je ne suis pas sans excuses
Veuille accepter mes pauvres ruses
Tant de choses se préparent sournoisement contre nous
Quoi que nous fassions, nous craignons d’être pris au dépourvu
Et d’être comme le taureau
Qui ne comprend pas ce qui se passe
Le mène-t-on à l’abattoir
Il ne sait où il va comme ça
Et juste avant de recevoir le coup de mort sur le front
Il se répète qu’il a faim et brouterait résolument
Mais qu’est-ce qu’ils ont ce matin avec leurs tabliers pleins de sang
A vouloir tous s’occuper de lui ?

***

Jules Supervielle (1884-1960) La Fable du monde (1938)

 

 

Prière à l'inconnu

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 27 Octobre 2013

En avril 1915, débute la bataille de Gallipoli (ou bataille des Dardanelles) qui opposa les forces Australiennes et Néo-zélandaises à l'armée Turque.

120 000 morts dont 70 000 turcs

Voici deux versions de "Waltzing Mathilda" chanson écrite en 1972 par Eric Bogle (Ecossais émigré en Australie), qui rend hommage au victimes Australiennes de ce carnage...

Quand j'étais un jeune homme j'ai porté mon sac

Et j'ai vécu la vie libre d'un vagabond

Des verdoyants bassins de Murrays à la savane poussiéreuse

Et ma couverture valsa tout du long

Mais en 1915 mon pays dit désolé fils

Il est temps d'arrêter de divaguer car il y a du travail qui doit être fait

Alors ils m'ont donné un casque en étain et un fusil

Et ils m'ont envoyé au loin à la guerre

 

Et le groupe jouait Waltzing Matilda

Tandis que nous nous éloignons du quai

Et au milieux de toute les larmes, de tout les cris et de tout les remerciements

Nous sommes partis pour Galipoli

 

Et ô combien je me souviens de ce terrible jour

Comment le sang tacha le sable et l'eau

Et comment dans cette ville qu'ils appellaient Sulva bay

Nous fûmes charcutés comme des agneaux à l'abattoir

L'étranger turc était prêt il s'était bien préparé

Il nous chassa avec des balles et fit pleuvoir des bombes

Et en 5 petites minutes il faillit nous envoyer tous en enfer

Il nous souffla presque jusqu'en Australie

 

Mais le groupe jouait Waltzing Matilda

Tandis que nous arrêtions d'enterrer nos morts

Nous avons enterré les notres et les turcs les leurs

Et nous avons encore recommencé

 

Maintenant ceux qui ont été laissés eh bien nous essayions de survivre

Dans un monde mauvais de mort sanglante et de feu

Et pendant 10 semaines épuisantes je me suis gardé en vie

Mais autour de moi les corps s'empilaient plus haut

Alors un bombardement turc me blessa au cul

Et je me suis réveillé dans mon lit d'hopital

J'ai vu ce que ça avait fait et j'ai souhaité être mort

Je n'avais jamais su qu'il y avait des choses pires que mourir

 

Car je ne ferais plus valser ma couverture autour de moi

Tout autour des verts buissons loins et près

Pour porter sa tente et ses piquets un homme à besoin de ses deux jambes

Plus de Waltzing Matilda pour moi

 

Alors ils ont collectés les estropiés, les blessés, les mutilés

Et il nous renvoyé à la maison en Australie

Le manchot, le cul-de-jatte, l'aveugle, le fou

Ces fiers heros blessés de Sulva

Et tandis que nos vaisseaux étaient tirés dans Circular Quay

J'ai regardé l'endroit où mes jambes avaient pour habitude d'être

Et j'ai remercié le Christ qu'il n'y ait personne qui m'attendais

Pour me plaindre, pour pleurer et pour avoir pitié

 

Et le groupe jouait Waltzing Matilda

Tandis qu'ils nous portaient en descendant l'allée

Mais personne ne remercia ils se tinrent juste et fixèrent

Et ils détournèrent leurs visages

 

Et maintenant à chaque Avril je m'assois sous mon porche

Et je regarde la parade passer devant moi

Et je regarde mes vieux camarades marcher fièrement

Se remmémorant des vieux rêves de gloire passée

Et les vieux hommes marchent lentement tous courbés, raides et endoloris

Les héros oubliés d'une guerre oubliée

Et les jeunes gens demandent "Pourquoi marchent ils ? "

Et je me pose la même question

 

Et le groupe joua Waltzing Matilda

Et le vieil homme répond à l'appel

Mais année après année leur nombre diminue

Un jour plus personne ne marchera là

 

Waltzing Matilda

Waltzing Matilda

Waltzing Matilda

Waltzing Matilda

Qui viendra faire balancer sa couverture avec moi

Et leurs fantômes doivent être entendus tandis que tu passe le Billabong

Qui viendra faire balancer sa couverture avec moi

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 23 Octobre 2013

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

La minéralité expliquée aux cailloux : Pierre qui roule

.........Ils n’iront plus brouter l’herbe de cette île lointaine

Qui envoûtait leurs rêves d’un parfum d’aventure........

La suite :

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