Publié le 16 Avril 2015

« Palestine en Vue » est le premier festival du cinéma palestinien en Rhône-Alpes. 
C’est un événement organisé par l’association ERAP.

Il est accueilli à Cran-Gevrier par « La Turbine » du 2 au 4 Mai et à Annecy par« Mjc-NOVEL » du 6 au 9 Mai.

 

 

Palestine en vue
Palestine en vue
Palestine en vue
Palestine en vue

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Palestine, #cinéma

Publié le 15 Avril 2015

Enfin !!!

Sortie nationale du film "Howard Zinn, une histoire populaire Américaine"

le 29 avril 2015 !

Pour en savoir plus sur le film et les projections, c'est ici

 

Pour soutenir le film ou souscrire aux prochains épisodes, c'est

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #howard zinn, #cinéma

Publié le 14 Avril 2015

Avec la rage au cœur

Femmes arméniennes d'autodéfense pendant les massacres hamidiens, 1894-96

 

 

 

 

 

Avec la rage au cœur

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

C'est ma manière d'avoir du cœur à revendre

C'est ma manière d'avoir raison des douleurs

C'est ma manière de faire flamber des cendres

A force de coups de cœur à force de rage

La seule façon loyale qui me ménage

Une route réfléchie au bord du naufrage

Avec son pesant d'or de joie et de détresse

Ces lèvres de ta bouche ma double richesse

 

A fond de cale à fleur de peau à l'abordage

Ma science se déroule comme des cordages

Judicieux où l'acier brûle ces méduses

Secrètes que j'ai draguées au fin fond du large

Là où le ciel aigu coupe au rasoir la terre

 

Là où les hommes nus n'ont plus besoin d'excuses

Pour rire déployés sous un ciel tortionnaire

Ils m'ont dit des paroles à rentrer sous terre

Mais je n'en tairai rien car il y a mieux à faire

Que de fermer les yeux quand on ouvre son ventre

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

Avec la rage au cœur aimer comme on se bat

Je suis impitoyable comme un cerveau neuf

Qui sait se satisfaire de ses certitudes

Dans la main que je prends je ne vois que la main

Dont la poignée ne vaut pas plus cher que la mienne

C'est bien suffisant pour que j'en aie gratitude

De quel droit exiger par exemple du jasmin

Qu'il soit plus que parfum étoile plus que fleur

De quel droit exiger que le corps qui m'étreint

Plante en moi sa douceur à jamais à jamais

Et que je te sois chère parce que je t'aimais

Plus souvent qu'a mon tour parce que je suis jeune

Je jette l'ancre dans ma mémoire et j'ai peur

Quand de mes amis l'ombre me descend au cœur

Quand de mes amis absents je vois le visage

Qui s'ouvre à la place de mes yeux - je suis jeune

Ce qui n'est pas une excuse mais un devoir

Exigeant un devoir poignant à ne pas croire

Qu'il fasse si doux ce soir au bord de la plage

Prise au défaut de ton épaule - à ne pas croire...

 

Dressée comme un roseau dans ma langue les cris

De mes amis coupent la quiétude meurtrie

Pour toujours - dans ma langue et dans tous les replis

De la nuit luisante - je ne sais plus aimer

Qu'avec cette plaie au cœur qu'avec cette plaie

Dans ma mémoire rassemblée comme un filet

 

Grenade désamorcée la nuit lourde roule

Sous ses lauriers-roses là où la mer fermente

Avec des odeurs de goudron chaud dans la houle

Je pense aux amis morts sans qu'on les ait aimés

Eux que l'on a jugés avant de les entendre

Je pense aux amis qui furent assassinés

A cause de l'amour qu'ils savaient prodiguer

 

Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur

 

A la saignée des bras les oiseaux viennent boire

 

ANNA GREKI

 

 

 

Kobané 2015

Kobané 2015

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Liberté

Publié le 13 Avril 2015

Le futur Crieur public de la Guillotière, qui va naître ce printemps, appelle à tous les cris. Cris du cœur, petits cris du quotidien, cris de colère et de révolte, cris pour s’amuser, cris pour s’organiser ou au moins déjà, se rencontrer : apportez-lui vos cris !

Cette année, le printemps va nous apporter un Crieur public, préposé au réveil des êtres sensibles. Il s’agit d’un tout petit réveil, infime, intime, mais potentiellement grand, puissant et indomptable. Il ne s’agit pas de « nous parler », il ne s’agit pas de « vivre ensemble », il ne s’agit pas de « mixité sociale » ou de « diversité ». Il s’agit de faire peuple ici, à la Guillotière. Il s’agit de cesser de construire des autres pour partir à la recherche du multiple, du foisonnant, de la folie qui nous traverse et qui nous constitue. Il s’agit de faire confiance à notre grand rire intérieur, d’ouvrir nos portes et qui sait, peut-être de succomber au bonheur incandescent d’une véritable rencontre ?

Pour cela, le Crieur nous invite à jaillir hors de nous-mêmes et à pousser de beaux cris. Le Crieur veut lire et faire entendre nos grands cris du cœur comme nos petits cris du quotidien. Nos cris en désordre, cris du Désordre : les petits et grands soleils qui nous illuminent, ou l’absence de soleil, nos poésies, nos blagues, nos colères, les grondements de nos batailles, le fracas des portes que nous ouvrons, quelques mots pour extirper la grisaille, nos petites annonces parce qu’il n’y a pas de raison que le Crieur ne soit pas utile de temps à autres, nos recettes de cuisine, nos conseils de jardinage, nos déclarations d’amour, de guerre, d’indépendance ou même d’impôts. Et tout le reste aussi bien sûr.

Pour un Bulletin collectif de nouvelles populaires

Selon le proverbe, la dictature c’est « ferme ta gueule », et la démocratie c’est « cause toujours ». Le Crieur, lui, nous invite à faire s’élever nos voix plutôt que de les laisser s’envoler. A nous répondre d’une criée sur l’autre, d’une semaine sur l’autre, à partager les nouvelles qui nous touchent, à annoncer le temps qu’il fait, à commémorer les dates qui nous importent, à parler du très proche et du très lointain pour prendre part au Monde que nous avons envie de voir grandir. A construire, chaque semaine, un Bulletin collectif de nouvelles populaires, crié sur la place publique pour éloigner la terrifiante « actualité » qu’on nous assène à longueur d’écran et de papier gratuits.

Enfin, pourquoi ne pas replonger dans l’enfance, au moins pour un instant ? Le Crieur veut par-dessus tout nous faire entendre des contes. Quoi de mieux pour réveiller nos êtres sensibles et ouvrir nos portes ? Quoi de mieux pour invoquer le désordre rieur, insouciant et généreux de la vie, partout sur Terre et en nous-mêmes ? Le Crieur viendra avec les contes qui nichent déjà sur son épaule. Mais il invite chacun et chacune à apporter « ses » histoires, histoires de la Guillotière, de Lyon, d’ailleurs et de toutes parts. Ainsi, le Crieur s’apprête à conter, et le conteur s’apprête à crier. Non pas avec la prétention de changer le monde gris qui nous harcèle, mais pour que ce monde-là, lui, ne nous change pas. En un mot ? Il espère nous emporter avec lui.

P.-S.

LE CRIEUR PUBLIC DE LA GUILLOTIÈRE
PLACE DU JARDIN ORANGE (MAZAGRAN)
TOUS LES JEUDIS À 18H DÈS LE DÉBUT DU PRINTEMPS
Envie de crier ? Les boîtes à cris sont dispersées dans le quartier !
Pour tout renseignement, contacter le Secrétariat du Ministère : genereuxdesordre [at] riseup.net

Source Rebellyon info

 

 

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Publié le 12 Avril 2015

Joe Hill, né Joel Emmanuel Hägglund le 7 octobre 1879 à Gävle, et aussi connu sous le nom de Joseph Hillström, mort le 19 novembre 1915, est un syndicaliste, membre du syndicat américain IWW (Industrial Workers of the World) et auteur de quelques textes de chansons. Exécuté pour meurtre après un procès controversé, il est devenu une figure des luttes sociales. 

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus, c'est ici : http://poiesique.lautre.net/

 

Avant son exécution, il écrivit ces simples mots :

"Ne perdez pas de temps dans le deuil. Organisez-vous !

Mon testament est facile à décider,
Car il n'y a rien à diviser,
Ma famille n'a pas besoin de se plaindre et d'ergoter
"Pierre qui roule n'amasse pas mousse"
Mon corps? Ah, si je pouvais choisir,
Je le laisserai se réduire en cendres,
Et les brises joyeuses souffler
Ma poussière là où quelques fleurs pousseront.
Ainsi peut-être qu'une fleur fanée
Reviendrait à la vie et fleurirait une nouvelle fois.
Ceci est ma dernière et ultime volonté,
Bonne chance à tous, Joe Hill."
 
 
 

I dreamed I saw Joe Hill last night,
J'ai rêvé avoir vue Joe Hill la nuit derniere,
Alive as you and me.
Vivant comme vous et moi.
Says I "But Joe, you're ten years dead"
J'ai dit " Mais Joe, tu es mort il y a dix ans"
"I never died" said he" (x2)
" Je ne suis jamais mort " A-t-il repondu

"The Copper Bosses killed you Joe,
J'ai dit"Les Copper Bosses vous ont tué,
They shot you Joe" says I.
Ils t'ont tiré dessus" Ai-je dis
"Takes more than guns to kill a man"
"Il faut plus que des armes pour tuer un homme"
Says Joe "I didn't die"(x2)
Joe a dit " Je ne suis pas mort "

And standing there as big as life
Se tenant là, comme plein de vie
And smiling with his eyes.
Et souriant avec ses yeux
Says Joe "What they can never kill
Joe a dit" ce qu'ils ne pourront jamais tuer
Went on to organize" (x2)
A continué à s'organiser"

From San Diego up to Maine,
De San Diego jusque dans le Maine
In every mine and mill,
Dans toutes les mines et les usines
Where working-men defend there rights,
Ou des hommes travailleurs defendent leurs droits
It's there you find Joe Hill. (x2)
C'est là que vous trouverez Joe Hill

I dreamed I saw Joe Hill last night,
J'ai rêvé avoir vue Joe Hill la nuit derniere,
Alive as you and me.
Vivant comme vous et moi.
Says I "But Joe, you're ten years dead"
J'ai dit " Mais Joe, tu es mort il y a dix ans"
"I never died" said he (x2)
" Je ne suis jamais mort " A-t-il dit

 

 

En 1968, Phil Ochs lui rendra hommage en reprenant la musique de la Ballade de Tom Joad de Woody Guthrie ...

 

 

 

 

En 2000, c'est au tour de Fred Alpi de nous rappeler qu'on ne peut pas tuer les chansons ...

 

 

 

Oui, c'est en Suède que Joe Hill est né
Avant de vivre aux USA
Où la misère s'appelle Liberté 
Elle l'a attrapé dans ses bras
Joe a choisi d'être apatride
Car il était de ceux
Qui ne possèdent que leurs rides
Une fois qu'ils sont vieux

On peut fusiller un chanteur
Personne ne peut tuer des chansons
Il n'existe aucun projectile
Capable d'arrêter Joe Hill

Joe Hill chantait le noir de la colère
Avec le rouge de son sang 
Même les jours où la soupe est bien claire
Tant qu'on chante on est vivant
C'est le feu de la révolution
Qui réchauffait le cœur
Des camarades de l'Association
Internationale des Travailleurs

On peut fusiller un chanteur
Personne ne peut tuer des chansons
Il n'existe aucun projectile
Capable d'arrêter Joe Hill

Parce que Joe Hill n'a pas voulu trahir
L'état l'a jeté en prison
Puis a tenté d'effacer son sourire
Avec quelques grammes de plomb
Ses cendres ont vaincu la laideur 
En se dispersant
Elles ont aidé quelques fleurs 
À éclore au printemps

On peut fusiller un chanteur
Personne ne peut tuer des chansons
Il n'existe aucun projectile
Capable d'arrêter Joe Hill

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 9 Avril 2015

 

 

Quand on a que

 

J’aurais tant aimé être un fasciste

Ou peut-être même un journaliste

Faire croire que je renie mon père

Quand mes actionnaires se désespèrent

 

J’aurais tant voulu cracher ma haine

Que mon hypocrisie ne soit pas vaine

Faire croire aux gens quand ils espèrent

Que l’amour est une vipère

 

Mais c’est foutu que voulez-vous

Je pisse sur la propagande

Les nazis et leur sarabande

Et puis le buzz et tout et tout

 

Je tends mon cœur aux feuilles mortes

Car elles ne m’ont jamais trahi

Mes yeux ne seront jamais ébahis

Par le manque que la foule exhorte

 

 

Hobo-Lullaby

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #musique

Publié le 20 Mars 2015

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare

Louis Aragon

 

 

En 1957, Big Bill Broonzy enregistre "Hollerin' and cryin' the Blues", (brailler et pleurer le Blues)

   Le morceau qui ne devait durer qu'environ trois minutes, en fera dix. Pris par une émotion de plus en plus      forte, le chanteur s'interrompt brutalement dans un sanglot, et refusera de recommencer         l'enregistrement ...

 

 

 

 

La guitare
fait pleurer les songes.
Le sanglot des âmes
perdues
s'échappe par sa bouche
ronde.

Federico Garcia Lorca

 

 

 

 

I got a letter this morning
Made me sad and blue
Said my woman's in trouble
You know I'm in trouble too
That's why I'm so lonesome
Lord and I stay blue all the time
Ah but that's all right
I will overcome some day
I couldn't do nothing
'Cause I was sad and blue
I know there's some' wrong with my baby
And it hurts me too
That's why I'm so lonesome
And I stay blue all the time
Yeah but that's all right
I will overcome some day
Nights are so lonesome
Days are so blue
Just sittin' here rubbin' my hands baby
Wonderin' what happened to you
That's why I'm so lonesome
Lord and I stay blue all the time
Yeah but that's all right
I will overcome some day

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #Blues

Publié le 17 Mars 2015

Cet article est reposté depuis L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A.

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Rédigé par O.P.A

Publié dans #Alternatives

Publié le 15 Mars 2015

Une musique qui sort des sentiers battus

Qui ne revêt ni conformisme, ni commémoration

La lignée des fleurs vient de l'envol, vous comprenez ?

SEULE LA VOIX DEMEURE

 

Pourquoi je devrais m’arrêter, pourquoi ?

Les oiseaux ont filé vers les côtes bleues

L’horizon est vertical

L’horizon est vertical, et le mouvement une eau jaillie

Aux limites de la vision tournent les planètes lumineuses

La terre dans les hauteurs se répète

Les puits d’air se métamorphosent en tunnels communicants

Et le jour est une étendue qui dépasse les idées du ver à journal

 

Pourquoi je devrais m’arrêter ?

Le chemin traverse les vaisseaux de la vie

L’environnement au creux de l’utérus de la lune

Tuera les cellules contaminées

Et dans l’espace chimique de l’aube

Seule la voix demeure

Seule la voix attirera les particules du temps

Pourquoi je devrais m’arrêter ?

 

Qu’est-ce qu’un marécage

Sinon une frayère d’insectes corrompus

Des têtes gonflées des cadavres sortent les pensées de la morgue

Le lâche dissimule sa lâcheté dans le noir

Et quand c’est le cafard qui parle pourquoi je devrais m’arrêter ?

L’œuvre des lettres en plomb est vaine

Elle ne sauvera pas de la médiocrité

Je viens des arbres

Respirer l’air vicié me rend malade

L’oiseau qui mourait m’a laissé un conseil

Me souvenir de l’envol

 

Le but de toute force

Est de fusionner avec l’essence du soleil

De se couler dans l’intelligence de la lumière

Les moulins à vent se détraquent en toute logique

Pourquoi je devrais m’arrêter ?

Mes seins nourrissent les grappes vertes du blé

La voix, seule la voix demeure

La voix du désir limpide de l’eau à couler

La voix de l’étoile dans sa profusion lumineuse

Sur la paroi féminine de la terre

La voix concevant l’embryon du sens

Et l’expansion du partage de l’amour

La voix, la voix, seule la voix demeure

 

Au pays des nains

La mesure tourne toujours

Dans l’orbite du zéro

Pourquoi je devrais m’arrêter ?

J’obéis aux quatre éléments

Et le gouvernement local des aveugles

N’a pas à dicter le règlement de mon cœur

 

Que gémisse sans fin la sauvagerie

Dans le sexe de l’animal me laisse indifférente

Que remue sans valeur le ver

dans le vide de la chair me laisse indifférente

J’ai la lignée des fleurs dans le sang qui m’exhorte à vivre

La lignée des fleurs, vous comprenez ?

 

 

 

Forough Farrokhzad (1935-1967, Iran)

Avec beaucoup d'amour pour .... tout ceux qui donnent leur amour

Ceux qui combattent les silences

qui tendent les mains au quotidien

à ceux qui ont loupé un train

à ceux qui embrasse les lendemains

à ceux qui souffrent de ce mal incurable

à ceux qui font l'amour avec l'espoir ..

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie