Publié le 2 Décembre 2013

Cette semaine, la minéralité expliquée aux cailloux rend hommage à notre mère à tous ...

 

 

 

L’homme habile de ses doigts agiles

amasse peu à peu la généreuse donation.

Elle est sable, elle est eau, elle est terre, elle brille

 

 

 

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La minéralité expliquée aux cailloux

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #La minéralité expliquée aux cailloux

Publié le 1 Décembre 2013

Phil Ochs ( 1940 - 1976 )

Dylan disait de lui qu'il n'était pas un chanteur folk, mais un journaliste.

Plus tard Ochs déclara qu'il aimerait être moitié Elvis Presley, moitié Che Guevara !

Trop de martyrs

 

Dans l’État du Mississippi, il y a bien des années de cela

Un garçon de 14 ans a senti passer la loi du Sud

Il a vu son ami pendu avec pour seul crime sa couleur

Et le sang sur sa chemise laissa une marque dans son esprit

Trop de martyrs et trop de morts

Trop de mensonges, trop de paroles creuses prononcées

Trop souvent pour trop d’hommes en colère

Puisse cela ne plus jamais se produire

Il s’appelait Medgar Evers et il suivait sa propre route

Comme Emmett Till et des milliers d’autres à jamais anonymes

Ils ont essayé d’incendier sa maison et ils l’ont passé à tabac

Mais au fond d’eux, tous deux savaient ce qu’il fallait pour l’arrêter

Le tueur attendait devant chez lui, à l’abri de la nuit

Lorsque Evers descendit de sa voiture pour se retrouver dans sa ligne de mire

Il pressa lentement la détente, la balle partit de son côté

Elle frappa le cœur de chaque homme quand Evers tomba et mourut

Ils l’ont descendu dans sa tombe au son du clairon

Descendu dans sa tombe alors que la victoire était proche

Nous attendions le futur, la liberté partout

Mais le pays a gagné un tueur et le pays a perdu un homme

Y A-T-IL QUELQU’UN ICI

Y a-t-il quelqu’un ici qui échangerait ses habits contre un uniforme ?

Y a-t-il quelqu’un ici qui croit seulement servir au cœur de la tempête ?

Y a-t-il quelqu’un ici avec la gloire dans les yeux,

Loyal jusqu’au bout, avec la mort pour devoir ?

Je veux le voir, je veux lui souhaiter bonne chance,

Je veux lui serrer la main, je veux dire son nom,

Lui offrir une médaille !

Y a-t-il quelqu’un ici qui aimerait enrouler un drapeau autour d’un trop jeune cercueil ?

Y a-t-il quelqu’un ici qui croit qu’il est plus grand sur la vague du combat ?

Y a-t-il quelqu’un ici qui voudrait participer,

Soldat du monde, héros de cœur ?

Je veux le voir, je veux lui souhaiter bonne chance,

Je veux lui serrer la main, je veux dire son nom,

Lui offrir une médaille !

Y a-t-il quelqu’un ici qui soit fier des défilés,

Qui aimerait crier sa joie et montrer qu’il n’a pas peur ?

Je voudrais lui demander ce qu’il essaie de défendre,

Je voudrais lui demander ce qu’il compte en retirer.

Y a-t-il quelqu’un ici qui croie que suivre les ordres suffit à vous dédouaner ?

Y a-t-il quelqu’un ici qu’un meurtre appelé différemment ne gênerait pas ?

Y a-t-il quelqu’un ici dont l’orgueil soit au front,

Avec l’honneur des courageux et le courage des aveugles ?

Je veux le voir, je veux lui souhaiter bonne chance,

Je veux lui serrer la main, je veux dire son nom,

Lui offrir une médaille !

QUAND JE SERAI PARTI

Je n’aurai plus d’endroit à moi en ce monde quand je serai parti

Et je ne ferai plus la différence entre le bien et le mal quand je serai parti

Et tu ne me verras plus chanter cette chanson quand je serai parti

Je suppose que je vais devoir le faire tant que je serai là.

Et je ne sentirai plus le temps s’écouler quand je serai parti

Tous les plaisirs de l’amour ne seront plus miens quand je serai parti

Plus un vers ne coulera de mon stylo quand je serai parti

Je suppose que je vais devoir le faire tant que je serai là.

Et je ne pourrai plus respirer plus l’air frais quand je serai parti

Et je ne m’inquièterai même plus de rien quand je serai parti

On ne me demandera plus de faire ma part quand je serai parti

Je suppose que je vais devoir le faire tant que je serai là.

Et je ne fuirai plus la pluie quand je serai parti

Et je ne connaîtrai même pas la douleur quand je serai parti

Je ne dirai plus qui aimer et qui blâmer quand je serai parti

Je suppose que je vais devoir le faire tant que je serai là.

Je ne verrai plus le soleil doré quand je serai parti

Soirs et matins seront identiques quand je serai parti

Je ne pourrai pas chanter plus fort que les fusils quand je serai parti

Je suppose que je vais devoir le faire tant que je serai là.

Mes jours ne seront pas tous des parties de plaisir quand je serai parti

Et je n’aurai plus de sable dans les yeux quand je serai parti

Je ne pourrai pas ajouter mon nom aux combattants quand je serai parti

Je suppose que je vais devoir le faire tant que je serai là.

Les mensonges ne me feront pas rire quand je serai parti

Et je ne pourrai pas demander comment ou quand ou pourquoi quand je serai parti

Je ne serai jamais assez fier de ma vie pour mourir quand je serai parti

Je suppose que je vais devoir le faire tant que je serai là.

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 27 Novembre 2013

Pour ceux qui ne le saurait pas, les 700 communes touchées par la guerre des chouans ne comptabilisent que 815 029 habitants. Les historiens proches des ultra catholiques ( Reynald Secher en tête ), estiment le nombre de victimes à 117 257 (« blancs » et « bleus » confondus), alors que Lorant Deutch parle d'un million de victimes

L'imprécision intentionnelle et en particulier la falsification de statistiques est une technique de propagande bien connue, mais qui reste efficace devant un auditoire sans esprit critique.

Pour ceux qui seraient intéressés par l'analyse, le décorticage et la mise en pièce des élucubrations de ce bouffon, je vous recommande le site suivant :

Les historiens de garde

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #propagande

Publié le 17 Novembre 2013

 

Le Bistanclaque ou Bistanclaque-pan est une onomatopée du parler lyonnais. Il désigne le métier à tisser (souvent un métier Jacquard) des ouvriers Canuts (quartier de la Croix-Rousse) d'après le bruit qu'il produit en fonctionnant !

Mais pas que ...

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 13 Novembre 2013

Nous n’habitons nulle part nous ne brisons de nos mains

rouges de ressentiment que des squelettes de vent
nous tournoyons dans un désert d’images diffusées par les
invisibles ingénieurs du monde de la séparation permanente
retranchés dans les organismes planétaires planificateurs
infatigables du spectacle
nous ne sommes rien nous ne sommes qu’absence
une brûlure qui ne cesse pas nous n’embrassons nulle bouche
vraie nous parlons une langue de cendres nous touchons
une réalité d’opérette
nous n’avons jamais rendez-vous avec nous-mêmes
nous nous tâtons encore et toujours
nous errons dans un magma de signes froids nous traversons
notre propre peau de fantôme
le soleil du mensonge ne se couche jamais sur l’empire de
notre néant vécu atrocement au carrefour des nerfs
nous n’avons ni visage ni nom nous n’avons ni le temps
ni l’espace des yeux pour pleurer trente-deux dents
totalement neuves pour mordre
mais mordre où mais mordre quoi
de fond en comble toutes les chaînes
autour desquelles s’articulent nos chairs nos pensées
d’aujourd’hui
jusqu’à ce qu’elles cassent dans un hourrah de lumières de
naissances multiples
décrétons le refus global
les jardins des délices tremblent et éclairent au-delà
la révolte met le feu aux poudres
taillez enfants aux yeux d’air et d’eau les belles allumettes
dans la forêt des légitimes soifs
taillez les belles allumettes pour que flambe le théâtre d’ombres universel.

André Laude (In Testament de Ravachol)

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 12 Novembre 2013

 

 

 

"La plus grande partie de chaque journée interminable à laquelle je me confronte est faite de pensées. Je n’ai rien d’autre pour faire passer le temps pendant les longues heures sans fin. L’ennui et la solitude sont des choses terribles, constantes et sans merci. Je n’ai qu’une arme unique pour les surmonter : mes propres pensées.

Pour passer le temps et maintenir ma température, je fais les cent pas. Parfois je reste devant la fenêtre de ma cellule à regarder les barbelés gris, ou alors je m’assieds sur mon matelas humide et sale, posé à même le sol dans le coin de ma tombe-donjon. Mais, toujours, je pense à quelque chose, à quelqu’un ou à quelque part. Parfois ce sont des pensées sérieuses et profondes, et parfois des rêveries pour échapper à la réalité de ma situation de cauchemar.

Parfois – en fait, le plus souvent – je m’inquiète de ce qui se passe autour de moi ou de ce qui m’attend. Nous sommes tous les jours confrontés, mes camarades et moi, à une lutte psychologique de survie. C’est une bataille très intense et l’ennemi est impitoyable.

Pour quelqu’un de satisfait, ou sans souci, qui mène une vie appelée banale, vous trouverez peut-être que ma situation psychologique est difficile à comprendre. Il y a deux raisons à cela : d’abord, mon incapacité à décrire la lutte psychologique que nous menons, moi et mes trois cent cinquante camarades; ensuite, c’est très dur, sinon impossible, de concevoir dans son imagination la douleur et le stress de la torture psychologique ou de connaître toutes ses formes, ou de comprendre ses effets variés.

Imaginez ce que vous ressentiriez si on vous enfermait nus en isolement total, vingt-quatre heures par jour, et qu’on vous privait de tout, pas seulement des choses de tous les jours, mais des besoins vitaux comme les habits, l’air frais et l’exercice, la compagnie d’autres êtres humains.

Bref, imaginez que vous vous retrouviez dans une tombe, nu et seul, une journée entière. Pouvez-vous imagnier cela, et pendant vingt terribles mois?

Maintenant, gardez tout cela en tête et essayez d’imaginer la même situation dans un endroit qui ressemble à une porcherie, et vous êtes accroupis nu dans un coin, complètement gelé, entouré d’ordures pourrissantes et puantes, avec des asticots blancs grouillant partout, des mouches énormes venant harceler votre corps nu, le silence qui rend fou, la tête en émoi.

Vous êtes là, assis à attendre que les matons viennent vous tirer brutalement de votre cellule pour vous traîner vers le bain forcé. Vous avez déjà vu l’effet horrible que çà fait sur de nombreux camarades à la Messe. Vous savez très bien ce que çà signifie : la peau sera arrachée de votre corps à coups de brosse à chiendent. Les matons vous ont dit que c’était à votre tour. Vous attendez toute la journée, à y penser. Votre esprit est démoli. Ils ont peut-être oublié, essayez-vous de vous dire; mais vous savez bien qu’ils n’oublient jamais.

Ils ne viennent pas. Le lendemain c’est pareil, et le jour après, et le jour après. Vous êtes de plus en plus déprimé. Depuis quelques jours, vous n’avez qu’une chose en tête : la peur, la peur de ce qui vous attend.

Imaginez cette peur, mais tous les jours! Savoir qu’on va vous tabasser jusqu’à deux doigts de la mort, vous baigner de force, vous immobiliser pendant qu’on vous fouille l’anus. C’est le quotidien des blocs H.

Il est impossible de concevoir ce que vit un jeune de dix-huit ans quand une douzaine de matons lui sautent dessus et le tabassent à coups de bâtons, de pieds et de poings, tout en le traînant par les cheveux le long du couloir, ou quand ils lui serrent les parties jusqu’à ce qu’il s’évanouisse, ou quand ils jettent de l’eau bouillante sur son corps nu. C’est tout aussi impossible pour moi de décrire – et pour vous, d’imaginer – notre état d’esprit quand on attend que tout ceci nous arrive. Je peux dire que cette torture physique et psychologique des blocs H a conduit beaucoup d’hommes au seuil de la folie.

Nous sommes dans une situation très, très mauvaise maintenant. Que serons-nous à la fin de la journée ou dans les années à venir? Mon esprit est profondément marqué. C’est une pensée tellement inquiétante que nous finirons peut-être incapables même de penser. Avec cela en tête, je vais vous laisser. Réfléchissez-y mais ne faites pas que cela."

Bobby Sands – Un jour dans ma vie, écrits de prison

 

 

Lutte pour la survie

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté