Publié le 23 Octobre 2014

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #errances

Publié le 20 Octobre 2014

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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Publié le 17 Octobre 2014

Nehemiah « Skip » James est né dans une plantation près de Bentonia dans le Mississippi en juin 1902 . Élevé au sein de la plantation, il s'intéresse très tôt à la musique et apprend la guitare dès l'âge de huit ans. Il apprend également le piano à l'école qu'il abandonne rapidement pour se produire dans les bars et aux abords des églises (son père était un pasteur baptiste). Il travaille ensuite comme ouvrier dans la construction de routes et la maçonnerie

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #Blues

Publié le 12 Octobre 2014

Deux Chansons de Peter Lafarge et leurs reprises par Johnny Cash ...

 

 

 

Ballad of Ira Hayes

 

Hayes, un Indien Pima d’Arizona, engagé dans les Marines en 1942 fut largué en 1945 sur l’île d’Iwo Jima, il réussit avec 5 autres Marines à planter le drapeau américain sur le Mont Suribachi. La fin dramatique d’Ira Hamilton Hayes miné par l’alcool à l’âge de 32 ans inspire en 1961 un film réalisé par Delbert Mann, « The Outsider », drame psychologique sur le déclin de l’ancien Marine dans l’après-guerre. L’acteur Tony Curtis interprétait le rôle de l’Indien qui, pour les besoins d’Hollywood, ne mourait pas sordidement dans un caniveau mais idéalement solitaire sur un piton du désert.

Plus récemment (2006) le film de Clint Eastwood « Mémoires de nos Pères » (Flags of Our Fathers)  avec Ryan Phillippe, Adam Beach, Jess Bradford ce film raconte l’histoire de ces soldats ayant porté le drapeau sur l’ile d’ Iwo Jima et la fin tragique pour certain d’entre eux.

Johnny Cash en 1964 et Bob Dylan en 1973 chantèrent son histoire écrite par Peter Lafarge un musicien Sénéca (communauté Mohawk)

 

 

 

Ballad of Ira Hayes


Oyez bonnes gens, je vais vous raconter l’histoire
D’un jeune Indien courageux, il faudra vous en souvenir
Il était de la tribu des Pimas, une bande fière et pacifique,
De la vallée Phoenix en Arizona.
L’eau étincelante avait couru dans les fossés, pendant un millier d’années,
Jusqu’au jour où l’homme blanc avait volé leurs droits à l’eau,
et l’eau qui chantait s’était tue.
Alors le clan d’Ira avait faim et leurs fermes n’étaient que
des mottes de mauvaises herbes,
Mais quand la guerre arriva, il se porta volontaire,
et oublia la voracité de l’homme blanc.
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
Ils ont commencé à gravir la montagne Ivo Jima, 250 hommes
Et seulement 27 survivants pour redescendre de cette montagne
Et quand la bataille fut terminée et le drapeau de la gloire hissé
Un des hommes qui le brandissait, c’était Hira Hayes l’Indien.
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
Ira revint en héros, fêté dans tout le pays
Avec des vins d’honneur, des discours et des médailles,
tout le monde lui serrait la main.
Mais ce n’était qu’un Indien Pima sans argent, sans terre, sans avenir,
Et chez lui, personne ne s’intéressait à ce qu’Ira avait fait
et quand les Indiens dansent-ils?
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
Ira commença à boire sérieusement, la prison fut souvent son domicile
On le laissait hisser puis ramener les couleurs,
Comme s’il jetait un os à un chien.
Il est mort ivre, un matin, à l’aube, tout seul dans le pays
pour lequel il s’était battu,
Cinq centimètres d’eau dans un fossé isolé fut la seule tombe
pour Ira Hayes.
Oui, appelez-le Hayes l’ivrogne, mais son pays est toujours aussi sec
Et son fantôme est étendu, assoiffé, dans le fossé où Ira est mort.
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
(Traduit de l’américain par Richard Lees)

 

 

 

Tant que l'herbe poussera

 

Les Sénécas sont une tribu indienne de la nation iroquoise, 
vers le bas sur la ligne New York-Pennsylvanie, vous trouverez la réserve. 
Après la révolution américaine, Cornplanter était un chef; 
Il a dit à la tribu de ces hommes qu'ils pouvaient avoir confiance, que c'était sa vraie croyance 
Il descendit à l'Independence Hall, et il a signé un traité, 
Pour la paix promise par les Etats-Unis, et les droits des Indiens combiné 
George Washington a donné sa signature, le gouvernement a donné la main; 
Ils ont dit que maintenant et pour toujours  c'était une terre Indienne.
CHORUS: Tant que la lune se lèvera, 
Tant que les rivières couleront, 
Tant que le soleil brillera, 
Tant que l'herbe poussera.

Sur la réserve Seneca, il y a beaucoup de tristesse aujourd'hui; 
Le traité de Washington a été brisé, et il n'y a pas d'espoir, sans commentaires. 
Au travers de la rivière Allegheny, ils ont planté un barrage; 
Qui inonde le pays indien, un jour de fierté pour. Oncle Sam 
Il a brisé l'ancien traité avec le sourire d'un homme politique, 
il  noiera les cimetières indiens - Cornplanter, pouvez-vous nager? 
La terre est la mère de les Sénécas; ils piétinement la terre sacrée, 
Changent la terre vert menthe en vasières noires, comme déshonneur...

Les Iroquois ont régné du Canada jusqu’au sud; 
Mais personne ne craint les Indiens maintenant, et sourit la bouche du menteur. 
Les Sénécas ont embauché un expert pour trouver un autre site; 
 Mais les grands bons ingénieurs de l'armée on dit qu'il n'avait pas le droit 
Bien qu'il leur a montré un autre régime, et leur a montré une autre façon, 
Ils lui ont rit au nez et ont dit: «Aucun accord, le barrage de Kinzua restera là." 
Le congrès a rabaissé l’Indien vers le bas, a repoussé l'argument des Indiens; 
Alors les Sénécas ont rebaptisé barrage, ils l'appellent "le lac perfidie."

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 11 Octobre 2014

Quatre pointures pour quatre versions de ce je considère comme un des plus grands standarts du Blues

Lonesome road blues

 

 

As-tu déjà marché, descendu cette vieille route solitaire? 
As-tu déjà marché, descendu cette vieille route solitaire? 
Nulle part où aller, ouais bien sombre sans place pour coucher
Les choses semblent si seules, le long de cette route 
Les choses semblent si sombres, le long de cette route
Tu pensais mode de vie, ouais mon gars et à ce que ta mère disait
Les choses semblent si seules, quand tu n’es pas sous un toit
Les choses semblent si seules, quand tu n’es pas sous un toit
Quand tu aurais pu être à la maison , ouais mon gars à dormir dans un lit douillet

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #Blues

Publié le 11 Octobre 2014

 

Barbacha - Iberbacen, en Tamazight - est une région de la petite Kabylie, autogérée par ses habitant.e.s. depuis fin 2012.
« Barbacha n'est qu'une petite mechta marginalisée de toutes les richesses de l'Algerie . C'est un bled pauvre. C'est une région montagneuse, on n'a pas de pistes, pas de routes » raconte Da Taieb, un ancien de la commune.
Comme dans d'autres régions, les paysan.ne.s et les ouvrier.e.s de Barbacha combattent quotidiennement pour une vie digne face à toutes les formes d'exploitation et d'oppression que leur imposent l'Etat et le capitalisme.
Mais à Barbacha, autre chose s'invente.

Les 27000 habitant.e.s de ces 34 villages s'auto-organisent à travers l'Assemblée Générale Ouverte de la population d'Iberbacen (AGO) mise en place dans un bâtiment qu'ils et elles occupent collectivement. « Nous à Barbacha on a créé cette maison, on a protesté contre ce système qui nous écrase sans arrêt. Le système qui nous gouverne actuellement c'est un système pourri » raconte Da Taïeb. Avec quelques autres, ils nous ont accueilli en février 2014, raconté leurs histoires et transmis des archives. Voici quelques esquisses de ces chemins tracés par le peuple de Barbacha et qui ouvrent des voies à toutes celles et ceux qui combattent pour l'émancipation partout dans le monde.

Ce film est libre et gratuit, il peut être diffusé et partagé largement pour soutenir la Commune libre de Barbacha.

 
 
 

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Publié le 6 Octobre 2014

Bois d’Ebène

 

Si l’été est pluvieux et morne
si le ciel voile l’étang d’une paupière de nuage
si la palme se dénoue en haillons
si les arbres sont d’orgueil et noirs dans le vent et la brume
si le vent rabat vers la savane un lambeau de chant funèbre
si l’ombre s’accroupit autour du foyer éteint
si une voilure d’ailes sauvages emporte l’île vers les naufrages
si le crépuscule noie l’envol déchiré d’un dernier mouchoir
et si le cri blesse l’oiseau
tu partiras

abandonnant ton village
sa lagune et ses raisins amers
la trace de tes pas dans ses sables
le reflet d’un songe au fond d’un puits
et la vieille tour attachée au tournant du chemin
comme un chien fidèle au bout de la laisse
et qui aboie dans le soir
un appel fêlé dans les herbages ?

Nègre colporteur de révolte
tu connais les chemins du monde
depuis que tu fus vendu en Guinée 
une lumière chavirée t’appelle
une pirogue livide
échouée dans la suie d’un ciel de faubourg 

Nous rebâtirons
Copan
Palenque
Et les Tihuanacos socialistes
Ouvrier blanc de Détroit péon noir d ?Alabama
Peuple innombrable des galères capitalistes
Le destin nous dresse épaule contre épaule
Et reniant l ?antique maléfice des tabous du sang
Nous foulons les décombres de nos solitudes.
Et nous brassons le mortier des temps fraternels
Dans la poussière des idoles. 

Jacques Roumain poète haïtien

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 5 Octobre 2014

Le 8 août 1956, le charbonnage du bois du Cazier, près de Marcinelle, fut le théâtre de la plus importante catastrophe minière en Belgique causée par un incendie, avec 262 victimes (dont 136 Italiens, 95 Belges, huit Polonais, six Grecs, cinq Allemands, trois Hongrois, trois Algériens, deux Français, un Anglais, un Néerlandais, un Russe et un Ukrainien) sur les 274 hommes présents dans la mine.

 

Le drame a un impact considérable en particulier pour la communauté italienne : les mineurs calabrais étaient souvent engagés par villages entiers et les veuves sont ainsi nombreuses dans certaines régions du sud de l'Italie. C’est toutefois la région des Abruzzes qui sera la plus lourdement endeuillée et tout particulièrement Manoppello, avec 22 victimes pour ce seul village. De plus, l'Italie venait à peine de sortir d'une autre catastrophe, le naufrage du transatlantique Andrea Doria.

 

Le puits Saint-Charles de la SA des Charbonnages du Bois du Cazier était une concession de plus de 875 hectares sous Marcinelle, Couillet, Loverval et Gerpinnes. L'entreprise occupait alors 700 travailleurs de fond et de surface, l'extraction du charbon se répartissant en trois pauses journalières.

 

À l'époque, l'Italie échange de la main-d'œuvre contre du charbon. En 1956, sur un total de 142 000 mineurs, 44 000 Italiens travaillent dans les mines de Belgique, constituant à eux seuls plus de 30 % des mineurs du pays et plus de 50 % de ceux de la région de Charleroi3.

 

Actuellement, la mine est un musée consacré à la catastrophe, ainsi qu'à l'histoire de la région à travers la révolution industrielle et, bien sûr, aux charbonnages en général.

 

 

LE TRAIN DU SOLEIL

 

1. Turi Scordu, mineur-soufrier,

habitant à Mazzarino,

avec le Train du soleil

s'aventure vers son destin.

 

2. Que faisait-il à Mazzarino

s'il n'y avait pas de travail ?

il a fait la grève autrefois

et ils le mirent au bagne.

 

3. Une tanière sa maison,

sa femme était très maigre,

et la faim le cherchait

avec les lettres de l'huissier.

 

4. Sept enfants et son épouse,

huit bouches et huit ventres

et un camion pour cœur

chargé de doléances.

 

5. En Belgique, à la place,

il travaillait à présent jour et nuit;

il lui écrivait à sa femme :

ne mangez pas de fèves cuites.

 

6. Avec les sous que tu reçois

achète des affaires et les draps

et les chaussures pour les enfants

pour qu'ils puissent aller à l'école.

 

7. Les mines de Belgique,

les mines de charbon :

sont noires noires noires

comme du sang de dragon.

 

8. Turi Scordu, un bout d'homme,

il dort seul le soir ;

dans son lit, et les pieds en dehors,

il était agité comme un mulet.

 

9. Avec les femmes il essayait;

mais en étant analphabète

il ne savait pas les charmer avec

les paroles de poète.

 

10. Et il faisait pénitence,

Turi Scordu, en Belgique :

sans soutane ni mitre

ça lui semblait un sacrilège.

 

11. Certaines fois, la pensée,

le portait dans la tanière,

et son cœur faisait sonner la cloche

comme pour un enterrement.

 

12. Car s'il y avait de la soupe

de pommes de terre et de haricots,

dans la tanière c'était la fête

pour la femme et les enfants.

 

13. Quand il pensait à ses enfants

et à sa femme, Turi Scordu se

sentait comme un arbre arraché

sans racines ni feuilles.

 

14. Après un an de souffrance

il décida finalement :

«Ma femme, prend les affaires,

viens-t'en dans ce pays».

 

15. Et les enfants et la mère sont partis,

ils saluèrent Mazzarino;

les parents ensuite

faisaient un repas-fête.

 

16. Une valise en carton

avec la corde en travers ;

le nourrisson sur le sein

qui tétait à temps perdu.

 

17. Elle marche devant

la couvée de bohémiens :

avec des paquets et des sacs à la main,

des petits tas jusque sur le dos.

 

18. La couvée avec la couveuse

quand elle fut dans le train,

elle ne savait pas si elle était dans le ciel ...

ni si elle touchait la terre ferme.

 

19. De loin, le village

monte et descend à présent;

et le train qui volait

sans ailes et sans plumes.

 

20. De temps en temps il s'arrêtait

pour enfourner des passagers:

des émigrants mineurs-soufriers,

fils, pères et épouses.

 

21. Pères et mères se présentent,

le malheur les rend amis :

les émigrants font une famille

dans le wagon.

 

22. «Mon nom ? Rosa Scordu».

«Le village ? Mazzarino».

«Où allez-vous ?». «Où allons-nous ?

Où veut le destin !».

 

23. Combien de choses ils se racontèrent !

parce qu'on sait que les pauvres

ont des millions de problèmes:

piqués par les abeilles !

 

24. Quand la nuit est venue

après Villa San Giovanni

une radio de poche

divertit grands et petits.

 

25. Tous écoutent la radio,

un émigrant la tient dans la main;

les enfants n'ont pas sommeil

ils font les très grands yeux.

 

26. Rosa Scordu écoute et pense,

en arrivant; qu'est-ce qu'elle va trouver...

d'autres gens et une autre nation,

une histoire toute neuve.

 

27. Et elle se sert par défense

le nourrisson endormi

pendant qu'elle ne cesse de regarder

ses autres enfants à côté d'elle.

 

28. Et la radio de poche

joue de la musique de bal;

un discours de ministre;

une minute d'intervalle.

 

29. Ensuite elle donna les Nouvelles,

il était presque minuit :

ce sont les dernières Informations

le Informations de la nuit.

La radio retransmet :

«Dernières Nouvelles de la nuit.

Un grand malheur s'est produit

en Belgique dans le district minier

de Charleroi.

Pour une raison indéterminée

une explosion a effondré

l'un des étages de la

mine de Marcinelle.

Le nombre de victimes est

très élevé».

 

30. Il y eut un éclair de peur

que cela coupa le souffle à tout le monde ;

Rosa Scordu écarquille les yeux

elle avale feu et larmes.

La radio continue de retransmettre :

«Les premiers corps ramenés

à la surface par les équipes de secours

sont ceux de nos compatriotes

émigrés de Sicile.

Voici la première liste

des victimes.

Natale Fatta, de Riesi province de Caltanissetta

Francesco Tilotta, de Villarosa province de Enna

Alfio Calabrò, de Agrigento

Salvatore Scordu...».

 

31. Un tremblement de terre : «Mon mari !

mon mari !» elle crie et pleure,

et les voix sang et feu

comme des lances dans les yeux.

 

32. Une main et cent bouches,

allumée comme une torche,

elle se lamente et s'enfonce les ongles

dans la chair et se l'écorche.

 

33. L'autre main sert et fait des bleus

au nourrisson évanoui,

qui se tord pendant qu'il pleure

étouffé et sans aide.

 

34. Et les enfants ?

certains comprennent, d'autres non,

noyés au milieu des vagues

de cette mer sans poissons.

 

35. Rosa Scordu, malheureuse,

n'est ni femme ni mère,

et les enfants sont orphelins

de mère comme de père.

 

36. Les émigrants sont autour

et ils ne savent pas quoi faire ;

au milieu des vagues, ils sont eux aussi :

traînés par cette mer !

 

37. Le train va dans la nuit,

quelle longue et sombre nuit :

il n'y a pas eu les funérailles,

le wagon est une fosse (tombale).

 

38. Turi Scordu à la fenêtre,

attaché sur le verre,

sans yeux, sans bouche

c'est un squelette brûlé.

 

39. L'aube est venue sans lumière,

Turi Scordu restait là :

Rosa Scordu le serrait

dans les bras, et se brûlait.

 

 

 

Les choses changent-elles vraiment ?

 

 

 

 

Merci Anne-Marie pour les deux dernières vidéo

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 28 Septembre 2014

La Balade de Tom Joad par Woody Guthrie

et son fantôme Par Springsteen, repris par Rage against the Machine

Le Fantôme De Tom Joad

 

Un homme marche le long des rails du chemin de fer

Il va quelque part, et il n'y a pas de retouren arrière

Les Patrouilles de l'autoroute arrivent par dessus la crête

L'homme dort près d'un feu de camp sous le pont

La ligne de refuge s'étend sur le coin

Bienvenue dans le nouvel ordre du monde

Des familles qui dorment dans leur voiture dans le Sud-Ouest

Pas de travail, pas de maison, pas de paix, pas de repos, PAS DE REPOS !

 

Et l'autoroute est en vie ce soir

Personne ne trompe qui que ce soit sur là où ca mènera

Je suis assis ici a la lumiere du feu de camp

A la recherche tu fantôme de Tom Joad

 

Il sort un livre de prières de son sac de couchage

Le pasteur allume une cigarette et tire une bouffée

Il attend le moment où le dernier sera le premier

Et le premier sera le dernier,

Dans une boîte de carton sous le passage

Avec un aller simple vers la terre promise

Avec un trou dans le ventre et un revolver dans la main

A chercher un oreiller de cailloux

A se baigner dans les aqueducs de la ville

Des cailloux !

 

L'autoroute est en vie ce soir

Personne ne trompe qui que ce soit sur là où ca mènera

Je suis assis ici à la lumière du feu de camp

Avec le fantôme du vieux Tom Joad

 

Et là Tom a dit, "M'man, partout où tu verras un flic tabasser un mec

Partout où un nouveau-né affamé pleurera

Partout où il y aura un combat contre le sang et la haine dans l'air

Cherche moi maman, Je serai là

Partout où quelqu'un se battra pour un endroit où rester

Pour un travail décent ou un coup de main

Partout où quelqu'un luttera pour etre libre

Regarde dans leurs yeux M'man, tu me verras"

 

L'autoroute est en vie ce soir

Personne ne trompe qui que ce soit sur là où ca mènera

Je suis assis ici à la lumiere du feu de camp

Avec le fantôme de Tom Joad

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique