Publié le 26 Mai 2015

Je pleure car mon peuple n’a pas de cœur pour pleurer :
je vous ai vus dans votre laideur, ignobles dans votre arrogance
une foule assemblée, une pré-nation
– nation dépourvue d’hommes-frères, d’unité, de compassion,
dépourvue d’amour humain.
Ma patrie, dont je porte la honte, m’est devenue étrangère
et je suis devenu étranger à mon peuple
je suis hargneux et querelleur
fielleux et vaincu. Dégoûté de moi-même.

Vous êtes revenus d’exil au pays abandonné de vos ancêtres
– et vous chasseriez les rescapés de l’épée ?
Vous vous êtes fiés à votre épée, avez abondé en atrocités,
vos oreilles refusent d’entendre la clameur des dérobés
– Et le pays ? Le posséderez-vous en entier ?

Et voilà que vos jours arrivent.

 

Rami Dizani - Poète Israélien

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #Palestine

Publié le 25 Mai 2015

 

 

Fiche de documentation Devinette

 

Objet : substances dangereuses dans les literies.

Les substances incriminées : fongicides, insecticides, formaldéhydes, chrome, retardateurs de flamme bromés, etc. 

Les produits et les objets concernés : matelas à ressorts ou en mousse polyuréthane vendus pour leurs propriétés (antibactériens, anti-acariens, anti-odeurs…).

Les risques pour la santé : la longue liste des substances entrant dans leur composition contient des neurotoxiques (toxique pour les neurones), des cancérogènes, des mutagènes (entraînant des mutations génétiques), des perturbateurs endocriniens (perturbant la croissance, le système hormonal et la fécondité). Leur cocktail contribue notamment à l’apparition de pathologies respiratoires et des troubles du sommeil.

Recommandations/précautions : privilégiez l’achat de literies en matériaux naturels. Renseignez-vous auprès des revendeurs et/ou en menant vos propres enquêtes sur le web.

 

En savoir plus (cliquez sur les liens)

• Association Toxicologie Chimie (ATC) : http://www.atctoxicologie.fr/actualites/lantimoine-un-toxique-mythique-toujours-me%CC%81connu

 Anti acarien : 3 alternatives aux traitements chimiques… : http://www.ensemble-literie.com/anti-acarien-alternatives-traitements-chimiques/

 Des couettes imprégnées de substances toxiques (60 millions de consommateurs) :http://www.60millions-mag.com/actualites/articles/des_couettes_impregnees_de_substances_toxiques

 

Bibliographie

• « Dormir dans les bras des lobbies », dans 24 heures sur influence, Roger Lenglet, François Bourin Editeur, 2013.

 Menace sur nos neurones, Marie Grosman et Roger Lenglet, Actes Sud, 2011 (réédition Babel poche, 2014).

 La grande invasion, Stéphane Horel, éditions du Moment, 2008.

 Alertes santé, André Cicolella et Dorothée Benoit Browaeys, 2011.

 Les empoisonneurs, Vincent Nouzille, Fayard, 2005.

• Traité de toxicologie générale, Michel Bounias, Springer, 1999.

 

Soyons branchés mais pas toxiques !

Les périphériques vous parlent et Roger Lenglet, en partenariat avec Adéquations

 

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Publié le 23 Mai 2015

Ce village indien plante 111 arbres quand une petite fille naît

111 arbres pour une naissance

Dans un pays qui célèbre la naissance des garçons, ce village indien fait office d’exception. A Piplantri en Inde, lorsqu’une une petite fille naît, une centaine d’arbres sont plantés. Une belle tradition qui célèbre les femmes et participe à la protection de l’environnement.

C’est un oasis de paix dans un pays où les femmes n’ont jamais été autant en danger. Alors que l’Inde est empêtrée dans une véritable épidémie de viols (dernier scandale en date : l’agression sexuelle d’une religieuse de 75 ans) et alors que les mentalités semblent plus que jamais à la traîne, un petit village sort du lot. A Piplantri dans l’Etat du Rajasthan, les femmes sont célébrées et choyées dès le berceau. Mieux, 111 arbres sont plantés aux alentours du village à chaque naissance d’une petite fille. C’est en 2006 que Shyam Sundar Paliwal, alors chef du village, lance cette initiative. Très marqué par le décès de sa fille quelques années plus tôt, l’homme cherche un moyen d’honorer sa mémoire.

111 arbres pour une naissance

Cet homme a donc décidé de planter des arbres à chaque naissance et va même plus loin. En effet, dès qu’une petite fille naît, les habitants du village et ses parents se cotisent pour lui ouvrir un compte en banque auquel elle aura accès à ses 20 ans.

Les habitants de ce village indien donnent 21 000 roupies (soit 314 euros) et les parents 10 000 roupies (soit 150 euros). Les géniteurs signent aussi une déclaration sous serment et s’engagent à fournir une éducation à leur fille et à ne pas la marier avant l’âge légal.

 

 

Une tradition qui fait du bien à l’économie

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En six ans, les 8 000 habitants de Piplantri ont planté un quart de million d’arbres. Cette nouvelle tradition a même permis de relancer l’économie. En effet, les villageois prennent soin de leur forêt et ont semé des plantes à l’aloe vera un peu partout pour protéger les arbres des termites. Résultat ? Grâce aux récoltes, ils ont pu créer leur propre ligne de produits médicinaux. Aujourd’hui, beaucoup de personnes vivent de ce commerce. Qui plus est, on considère Piplantri comme un village vert et il a reçu le prix India’s Nirmal Gram pour sa contribution à la protection de l’environnement.

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Les problèmes de communauté ont totalement disparu. Les habitants de ce village indien  affirment également qu’aucune affaire judiciaire n’a été déplorée depuis au moins sept ans.

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Voyant le lien intime entre la santé sociale et  la santé de l’environnement du village, la tradition de Paliwal a créé un véritable avenir durable pour les membres de la communauté.

 

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Quand on voit le lien entre les questions sociales et qu’on regarde leurs racines environnementaux, nous pouvons trouver des solutions uniques et incroyables à des problèmes modernes du monde. On ne penserait pas que quelque chose d’aussi insignifiant qu’un arbrisseau puisse changer le monde, mais rappelez-vous, ce jeune arbre deviendra un jour un arbre immense.

Source: thespiritscience   via : conscience et eveil-spirituel

 

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Publié le 22 Mai 2015

Modeste hommage à BB King décédé vendredi dernier à 90 ans, et à sa Guitare Lucille

B. B. King raconte qu'en 1949, il jouait dans un « dance hall » de Twist, Arkansas lorsqu'une bagarre éclata entre deux hommes. Elle fut tellement violente qu'un poêle qui chauffait la pièce fut renversé et le bar prit feu. Paniqué, tout le monde prit la fuite tandis que les deux hommes essayaient d'éteindre les flammes, mais arrivé dehors, King se rendit compte qu'il avait laissé sa guitare à l'intérieur. Sachant qu'il lui faudrait plusieurs mois pour réunir les 300 dollars nécessaires pour la remplacer, le futur roi du blues retourna dans le bar en flammes pour retrouver sa guitare et en ressortit in extremis. Il apprit par la suite que la bagarre avait été déclenchée à cause d'une fille prénommée Lucille et que les deux hommes avaient été retrouvés morts le lendemain dans les décombres. Il décida alors d'appeler sa guitare Lucille afin de toujours se souvenir de ne pas agir stupidement dans la vie. Un album de 1968, Lucille, porte le nom de sa guitare.

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 21 Mai 2015

Sécheresse

 

Cette année est difficile,

L'automne ne nous a rien promis,

Nous n'avons pas attendu les messagers

Et la sécheresse est telle qu'en elle-même : une terre souffrante

Et un ciel doré.

Que mon corps soit mon temple.

 

...À toi d'atteindre le pain de mon âme

Pour te connaître toi-même. Et je suis sans limites,

Si je le désire :

Avec un épi, j'agrandis mon champ.

Et j'élargis cet espace avec une tourterelle.

Que mon corps soit mon pays.

 

La sécheresse scrute le fleuve,

regarde les palmiers,

Mais elle ne remarque pas mon puits profond.

Et par toi je suis infini...

L'automne, le ciel est authentique.

 

Imagine-toi, ne serait-ce qu'une fois, femme,

Et tu verras ce que je vois.

Mon corps est mon maître.

 

La sécheresse est toujours là. Chaque fois

Qu'une idée tarit, fleurit le chœur

Des flatteurs : Que d'eau, que d'eau!

Qu'ai-je besoin de la prophétie ? Alors que les anges

Bons sont les hôtes du nuage des rêveurs ?

Qu'ai-je besoin de ton livre, quand ce qui est en toi est en moi ?

Mon corps éclôt dans mon corps.

 

Et la sécheresse fait ses adieux aux années maigres.

Il faudra une trêve dans la ville,

Des chèvres qui broutent l'herbe

Dans les livres des Babyloniens ou des autres

Pour que le ciel devienne authentique...

Éclaire donc de ton vin mon obscurité et mon sang

Et élis demeure avec moi dans mon corps !

 

Mahmoud Darwich - La terre nous est étroite et autres poèmes, 1966-1999

 

 

 

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Publié le 20 Mai 2015

L’avenue "BEN GOURION" rebaptisée avenue de la "NAKBA"

 

 

Il y a 67 ans, entre 1947 et 1949, 678 villages arabes étaient détruits, plus de 10 000 Palestiniens tués et 750 000 (84% de la population) contraints à l’exil. Les crimes fondateurs de l’Etat d’Israël ; nous rappellent les crimes d’aujourd’hui.

 

Le 15 mai est la date de commémoration internationale de cette "Nakba" (qui signifie "catastrophe" en arabe), dont David Ben Gourion [1] a été l’un des principaux responsables militaire et politique.

 

Comme en écho à BEN GOURION, le criminel, la nouvelle ministre israélienne de la "justice", Ayelet Shaked. avait posté, en juillet dernier, sur sa page Facebook : "Il ne faut pas se contenter de tuer les terroristes palestiniens, mais la totalité du peuple palestinien qui est notre ennemi", "Il faut détruire ce peuple, y compris ses vieillards et ses femmes, ses villes et ses villages, ses propriétés et ses infrastructures" :

 

Par devoir de mémoire, les rues ne nos ville ne doivent pas honorer les criminels de guerre.

 

COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN

 

[1] Premier ministre d’Israel de 1948 à 1953 et de 1955 à 1963

 

 

SOURCE :  REBELLYON.INFO

 

 

Avenue de la Nakba - quartier de la Duchère - Lyon

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Publié le 18 Mai 2015

 

 

 Credo 

Je crois en l’homme, cette ordure

Je crois en l’homme, ce fumier,

Ce sable mouvant, cette eau morte.

Je crois en l’homme, ce tordu,

Cette vessie de vanité.

Je crois en l’homme, cette pommade,
Ce grelot, cette plume au vent,

Ce boute-feu, ce fouille-merde.

Je crois en l’homme, ce lèche-sang.



Malgré tout ce qu’il a pu faire

De mortel et d’irréparable.

Je crois en lui

Pour la sûreté de sa main,

Pour son goût de la liberté,

Pour le jeu de sa fantaisie.



Pour son vertige devant l’étoile,

Je crois en lui

Pour le sel de son amitié,

Pour l’eau de ses yeux, pour son rire,

Pour son élan et ses faiblesses.

Je crois à tout jamais en lui

Pour une main qui s’est tendue.

Pour un regard qui s’est offert.

Et puis surtout et avant tout

Pour le simple accueil d’un berger.

        Lucien Jacques 
        (extrait de « Florilège poétique » -Éditions Les Cahiers de l’Artisan)

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #musique