je suis celui

Publié le 11 Mai 2013

Je suis celui qui vit dans la fumée et la brume

Quand le petit matin relance la manivelle

Des boulevards périphériques de Barbarie

Je suis celui qui est traqué par ses frères

Qui protègent les pandas aux palais de bambou

Je suis celui qui est privé de solidarité

Après l’ouragan et le séisme

Je suis celui que l’on combat avec les bulldozers,

A qui les corbeaux arrachent les maigres récoltes

Je suis celui que l’on flaire, que l’on déniche

Et que les robots obéissant à la nuit expulsent.

Je suis celui qui ne lave sa gamelle qu’une fois par jour,

Celui qui a froid pour les siens quand on détruit son abri

Je suis celui qui n’a pas assez de miel dans les mots

Pour faire fondre le sel de l’amertume

Qui coule sur les joues des ses enfants

Je suis celui qui n’a pas de haine

Celui qui a le regard vide

Celui dont les yeux retiennent l’océan

Je suis celui qui reconstruira son nid

Libre comme le rouge gorge

Les ailes complices au vent

Condamné à errer comme un hollandais volant

Hobo-Lullaby

je suis celui

Rédigé par hobo-lullaby

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F
bonsoir Serge,

Heureuse de lire de nouveau tes écrits, c'est un très joli texte

bises

Françoise
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F
bonsoir Serge,

C'est une nouveauté de google +, c'était présenté comme un + et je pensais que les anciens commentaires perduraient parallèlement, je te remercie de l'information
J'ai fait la modification.....si tu veux laisser un commentaire, c'est ok !
tu es toujours le bienvenu

bonne soirée
bises
Françoise
H
Bonjour Françoise

Comme je le disais à Caro, ce texte à mis du temps à mûrir, et puis il me faut du temps, ce qui n'est pas toujours évident. Content que cela te plaise.

Est on obligé d'ouvrir un compte Google pour laisser des commentaire "chez toi" ?
ce n'était pas le cas avant !

Bises
Serge
C
Bonjour Serge,

Je suis contente de te lire, ça me fait plaisir.
C'est très beau, j'y retrouve mes "ouailles" peu importe le pays, le problème est le même partout, c'est universel.
Tes mots tel le miel font bien fondre le sel de l'amertume, en tout cas ils coulent librement et chaudement comme le miel de châtaignier.
C'est marrant car le bambou cité en début de poème fait écho au prochain poème que j'ai choisi de Neruda pour demain ( hé, céty pas des grands esprits qui se rencontrent ?)

Bises du samedi ragaillardi

caro
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