Ode à Manuel Valls

Publié le 20 Août 2012

 
 
 
 
C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
 
Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
 
Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
 
C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout coeur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
 
Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
 
Paroles et Musique: Georges Brassens 1972
 
 
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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

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C
<br /> ..., j'ai oublié de te dire que le titre était bien trouvé !!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> bizz<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> caro<br />
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H
<br /> <br /> T'inqiètes, on va lui refaire son éducation musicale au Manu <br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonsoir Serge,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je ne connaissais pas du tout cette chanson de Brassens et les paroles sont belles et à chanter ce n'était pas évident.<br /> <br /> <br /> Et puis j'aime bien ton image aussi, elle nous donne envie de prendre les chemins de traverse, surtout avec les chevaux !! Je me rappelle avoir vu une fois quand j''habitais à la campagne passer<br /> des gitans très pauvres, avec une roulotte en bois tirée par un cheval et ils allaient nu pieds, c'était vers la fin des années 80 et ce sont les plus pauvres que j'ai eu l'occasion  de<br /> voir.<br /> <br /> <br /> Bises et bonne soirée<br /> <br /> <br /> caro<br />
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H
<br /> <br /> Espèrons qu'un jour les habitants de cette planète se regardent autrement car  en faisant disparaître les différences on abolira du même coup les inégalités.<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> Serge<br /> <br /> <br /> <br />