Publié le 27 Juin 2015

étions-nous aveugles ou aveuglé ?

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Vidéos, #hors des sentiers battus, #propagande

Publié le 15 Juin 2015

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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Publié le 14 Juin 2015

 Chanson populaire de revendications salariales des mondine (les émondeuses et repiqueuses) des rizièeres du novarese et du vercellese 

 

 

Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous, sors tes sous
Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous pour qu'on rentre à la maison

Excuse-nous monsieur le patron
Si on t'a donné du fil à retordre
C'étaient les premières fois
C'étaient les premières fois
Excuse-nous monsieur le patron
Si on t'a donné du fil à retordre
C'étaient les premières fois
On ne savait pas comment faire

Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous, sors tes sous
Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous pour qu'on rentre à la maison

D'abord on l'a déraciné
Après on l'a coupé
Et maintenant qu'on l'a tout enlevé
Et maintenant qu'on l'a tout enlevé
D'abord on l'a déraciné
Après on l'a coupé
Et maintenant qu'on l'a tout enlevé
On te salue et on s'en va

Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous, sors tes sous
Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous pour qu'on rentre à la maison

Monsieur notre patron
Il est bon comme le bon pain
De rester avec nous sur la berge
De rester avec nous sur la berge
Monsieur notre patron
Il est bon comme le bon pain
De rester avec nous sur la berge
À nous dire : faites aller ces mains

Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous, sors tes sous
Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous pour qu'on rentre à la maison

Il ne reste pas un mois
Ni même une semaine
Il ne reste que quelques jours
Il ne reste que quelques jours
Il ne reste pas un mois
Ni même une semaine
Il ne reste que quelques jours
Et puis on rentre à la maison

Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous, sors tes sous
Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous pour qu'on rentre à la maison

Il ne reste pas un mois
Ni même une semaine
Il ne reste que quelques heures
Il ne reste que quelques heures
Il ne reste pas un mois
Ni même une semaine
Il ne reste que quelques heures
Et puis on rentre à la maison

Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous, sors tes sous
Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous pour qu'on rentre à la maison

Aujourd'hui c'est le dernier jour
Et demain c'est le départ
On tirera la révérence
On tirera la révérence
Aujourd'hui c'est le dernier jour
Et demain c'est le départ
On tirera la révérence
À monsieur notre patron

Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous, sors tes sous
Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous pour qu'on rentre à la maison

Et quand le train sifflera
Les mondine à la gare
Avec la valise sur l'épaule
Avec la valise sur l'épaule
Et quand le train sifflera
Les mondine à la gare
Avec la valise sur l'épaule
Hop et hop sur les wagons

Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous, sors tes sous
Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous pour qu'on rentre à la maison

Quand on sera à la maison
Avec nos fiancés
On se fera plein de baisers
On se fera plein de baisers
Quand on sera à la maison
Avec nos fiancés
On se fera plein de baisers
Plein de baisers en quantité

Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous, sors tes sous
Monsieur le patron aux beaux pantalons blancs
Sors tes sous pour qu'on rentre à la maison

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 8 Juin 2015

Cet article est reposté depuis La minéralité expliquée aux cailloux.

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

Publié le 5 Juin 2015

Vous pouvez  vous habiller jusqu'aux nichons dans du satin blanc,

Mettre des Gardénias dans vos cheveux,

Sans voir une canne à sucre à l'horizon,

Et cependant vous sentir comme une esclave dans une plantation.

 

Billie holiday

Fine And Mellow (Bon Et Calme)

 

Mon homme ne m'aime pas

Il me traite Oh si mal

Mon homme il ne m'aime pas

Il me traite vraiment mal

Il est l'homme le plus mauvais

Que je n'ai jamais vu

Il porte des pantalons haut drapés

Les rayures sont vraiment jaunes

Mais quand il commence à m'aimer

Il est si bon et calme

L'amour te fera boire et jouer

Te fera rester dehors toute la nuit

L'amour te fera boire et jouer

Te fera rester dehors toute la nuit

L'amour te fera faire des choses

Que tu sais mauvaises

Mais si tu me traites correctement, bébé

Je resterai à la maison chaque jour

Mais si tu me traites correctement, bébé

Je resterai à la maison chaque jour

Mais tu es si méchant avec moi, bébé

Je sais que tu vas me chasser

L'amour n'est qu'un robinet

Qu'on ferme et qu'on ouvre

Parfois lorsque tu penses qu'il est ouvert, bébé

Il est fermé et s'en va

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues, #musique

Publié le 1 Juin 2015

1 74 09 99 192.168.0.1

[Soutien à Iaata.info] 1 74 09 99 192.168.0.1 en procès pour lire et soutenir la presse libre

 
 


Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1. Je risque 5 ans de prison et 40 000 euros d’amende parce que je suis lecteur et solidaire de la presse libre…
Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1.Parce que ce sont des traces numériques que le grand filet de la surveillance a relevées, des traces d’appareils électroniques.
Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1.Parce que je suis un parmi d’autre, des femmes et des hommes, qui ont plus à craindre qu’à espérer de l’action de l’Etat. 
Je suis celui qui « faisait l’apologie de la violence » [1], qui rédige le « vade-mecum du parfait casseur » [2].Pour les 755 000 lecteurs et lectrices de la Dépêche je serai toujours« un homme de 40 ans, qui avait incité sur un site internet à commettre davantage de casses… » [3].Et ce au mépris d’un certain nombre de règles légales, la présomption d’innocence par exemple. Mais combien cela me coûterait-il de porter plainte ? Pourquel résultat au final ? Est-ce que cette justice qui m’attaque est capable de me défendre ? J’en doute.
Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1. La police est venue me chercher à 6h30 du matin. J’ai passé 10 heures dans une geôle qui sentait l’urine, ils ont menacé de venir chercher mon fils au lycée,de m’inculper pour apologie de terrorisme… Parce que je lis et que je soutiens la presse libre.
Presse libre parce que libérée des intérêts marchands. Presse libre parce que diverse et déterminée, ancrée localement au plus près des luttes. Une presse qui ne me dit pas quoi penser mais qui me donne à voir, à comprendre, en prenant clairement position.

L’espace médiatique est la grande scène où se situent les scènes principales de la vie collective ; elle lescompose et elle les reflète. [4]

Sans ces sites internet, ces radios libres, ces journaux il y a tout un tas de choses que je n’aurais sans doute jamais sues. Quelques exemples : Bilal Nzohabonayo tué par la police et qui a été présenté tout d’abord comme djiadiste, c’est grâce au travail du site le Rotative.info que la version policière sera démentie ; les circonstances réelles de la mort de Rémi F. sont révélées dans leur intégralité par Reporterre avant que cela soit admis officiellement ; la grève de Radio France en février qui annonçait la plus longue grève de la radio publique de son histoire a été relayée sur Canal Sud et d’une manière générale, ce sont des medias libres qui relaient les paroles des personnes qui luttent. La richesse et la diversité de cette presse est incommensurable. Si je n’ai plus la presse libre je deviens à moitié aveugle. Mon monde n’est plus exprimé que par des artistes et des journalistes, des économistes et des experts, avec qui j’ai, socialement, peu de chose à voir. Cette presse là, ne me donne pas de prise sur le monde qui m’entoure. Au contraire, cette information me le rend distancié, flou, parce que sans correspondance avec ma vie et mes préoccupations. Comme si ce que je vivais n’avait pas de consistance collective. Le monde semble vivre à mille lieux de mon expérience concrète, du chômage, de la précarité, de l’injustice que je constate autour de moi.

À la façon des lunettes, les journaux fabriquent des non-vu à partir duquel le monde est vu [5].

Ces derniers mois ont eu lieu de nombreuses manifestations à Toulouse. Systématiquement la presse locale et nationale a titré sur les « violences », le verre brisé, les courses poursuites. Ça manquait cruellement de certains détails. J’ai vu 500 policiers pour 300 manifestant.e.s, j’ai vu la violence et le mépris vis à vis de tout ce qui ne portait pas d’uniforme. J’ai vu des hommes cagoulés, armés, bloquer des rues. J’ai vu des citadin.ne.s gazé.e.s sans distinction. J’ai vu les condamnations judiciaires pleuvoir sur des personnes arrêtées au hasard. J’ai vu les entorses à la procédure. J’ai vu la violence du maintien de l’ordre.
Je n’ai rien lu de tout cela dans la presse dominante [6]. Il n’y a que la presse libre qui s’en est fait le relais.. C’est seulement là que j’ai perçu que je n’étais pas seul à être scandalisé et en colère. Au bout de ces mois d’occupation policière et de procès expéditif, comme si cela ne suffisait pas, je me retrouve moi aussi pris dans la machine judiciaire.

Je sais que mon cas n’est pas isolé. Je sais que beaucoup, qui comme moi, luttent pour un monde débarrassé de l’exploitation et des dominations, connaissent la prison, les vexations, les mutilations… Je sais que beaucoup, parcequ’ilelles sont au mauvais endroit au mauvais moment, parce qu’ilelles ont la "mauvaise" couleur de peau, le mauvais passeport, parce qu’ilelles sont pauvres, connaissent aussi la prison, les vexations, les mutilations…
Je sais que ce système repose sur une part non négligeable de violence légale. Je le sais parce que je le vis, mais aussi parce que je peux connaître des cas semblables, savoir ce que beaucoup vivent. Parce que je lis la presse libre.

Est-il donc absolument impossible d’opposer aux puissances de l’élimination l’organisation des éliminés ? [7]

Ces sites, ces radios, ces journaux sont une organisation concrète des éliminé.e.s, des exploité.e.s, des dominé.e.s, des opprimé.e.s. Et c’est pour ça qu’on les attaque, qu’on veut les faire taire.
Je suis 1 74 09 99 192.168.0.1. Je risque 5 ans de prison et 40 000 euros d’amende pour faire taire la solidarité et la presse libre !

Quelques exemples de presse libre :
RebellyonParis-Luttes.infoBrest-InfoRenverse.chla RotativeReims médias libres,IAATA ; Rennes Infole Jura libertaire« Article 11 »Soyons sauvagesEspoir ChiapasCollectif Bon pied bon oeilAtelier médias libresCourant AlternatifEditions AcratiePanthères enragéesPrimitiviéditions Albache« Jef Klak »le Numéro ZéroLa Brique« La Lettre à Lulu »Révolte numériqueRadio Zinzinezad.nadir.orgContre-faits,collectif Ciné 2000l’Actu des luttes (FPP)Journal Résister (Nancy)Revue LutopikLe collectif Contre Les Abus Policiers - C.L.A.P33L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre O.P.A.L’Envolée pour en finir avec toutes les prisonsLundi MatinRadio CanutLignes de forceDemain le Grand SoirArchyvesRevue « Z »Le Canard sauvageIndymedia NantesHors Sol Confusionnisme.infoMille BabordsIacam« La Gazette de Gouzy »,« le Monde libertaire »Regarde à Vueradio Canal SudLa Horde, radio La Locale (Ariège), le collectif deInfoautéditions Entremondeéditions Libertalia,Acrimedradio Bartas (Lozère), la plate-forme Antifa-net.fr,Les Morback VénèresCQFD journalIndymedia Lille

Notes

[1La dépêche du vendredi 8 mai 2015 page 21

[220 minutess.fr en ligne le 07 mai 2015

[3La dépêche op.cit.

[4Georges Balandier, Le pouvoir sur scènes, Paris, Fayard, 2006, p. 163.

[5Patrick Champagne, Faire l’opinion  : lenouveau jeu politique, Paris, les Éd. de Minuit, coll. « Le Senscommun », 1990, p. 244

[6Avec quelques exceptions notables le plus souvent des tribunes ou des blogs périphériques (le monde, médiapart)… Finalement des points de vue qui ne rentre pas dans la catégorie « information ».

[7B. Brecht Théorie de la radio 1932 La radio appareil de communication. Discourssur la fonction de la radio

 

 

Source : REBELLYON INFO

 

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