Publié le 31 Décembre 2014

 

 

Chanson pour Howard Zinn

 

 

Dans le cœur des hommes j’ai vu,

 

Une harpe celtique se cambrer sur  la lande

Des griffes rouges et noires se tapir dans l’ombre

Des pantalons cocarde démolissant les murs

Une chèvre des montagnes secourir des moutons

Un large sombrero chevauchant les sierras

Des épis de maïs qui voulaient partager

Une steppe toute entière qui s’est mise à gronder

Et un brin de jasmin défié le Sirocco

Un peuple de criquets qui marché longtemps

Et ce chien catalan qu’on avait amputé

Ces plumes qui chantaient dans les grandes prairies

Et leur écho de pagnes qui gagnait les rivages

Des ébènes superbes aux mâchoires enchainées

Une belle rose noire s’asseyant dans un bus

Deux énormes cigares faire trembler un chapeau

Et des fourches de bois à l’assaut des donjons

Des figues qui volaient, bien plus dure que l’acier

Et de tendres cerises humilier les fusils

 

Des vagues qui roulaient perdues dans l’océan

Un peuple de marée à jamais déferlant

 

Hobo-Lullaby

 

 

 

 

 

 

"Alors j’ai voulu regarder l’histoire économique d’un point de vue différent, celui des ouvriers et dire l’histoire de leurs luttes et de la résistance qu’ils firent dans les grèves, boycotts et de la façon dont les gens faisaient face au sheriffs, à la garde nationale, parce qu’autrement, si vous ne savez rien de tout cela, vous continuez à penser que la journée de travail de huit heures est venue simplement parce que le congrès passa une loi en 1938, c’est l’histoire standard. On fait penser aux gens que Oh, ceci s’est produit parce que le congrès a soudain eu l’illumination et qu’il a pensé: “nous devons aider ces pauvres gens”, Non. Les réformes ne viennent qu’après des décennies d’âpres luttes sociales. Les huit heures par jour sont le résultat de luttes et de grèves qui ont commencées dès 1886. Alors oui, les intérêts de classes ont dominé l’histoire que je voulais raconter".

Howard Zinn

 

Source ; http://resistance71.wordpress.com/2013/11/29/lhistoire-contre-lhistoire-verite-contre-propagande-howard-zinn/

 

L'histoire est une armure protectrice contre la duperie

L'histoire est une armure protectrice contre la duperie

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie, #howard zinn, #musique

Publié le 24 Décembre 2014

Myriam,

 

En ce jour, 24 décembre 2014, notre chère patrie unie et indivisible s’apprête à célébré Noël. Noël et sa couronne accrochée sur la porte, « Soyez les bienvenus chez nous », Noël et cette majorité de nos chers compatriotes qui s’apprêtent à célébrer dans l’abondance la naissance d’un homme qui disait « Aimez-vous les uns les autres », en s’offrant au passage le derniers CD des enfoirés pour se donner bonne conscience. Ils évoqueront avec nostalgie devant leurs enfants ce jour magique oû enfants eux-mêmes, ils ont franchi pour la première fois la grande porte de cette école au fronton de laquelle il est gravé dans la pierre cette devise de la république « LIBERTE EGALITE FRATERNITE »

Myriam, la décision de justice concernant les accusés du DAL33, m’a révolté, mais j’ai aussi lu dans Sud-ouest, la réaction de certains lecteurs et cela m’a écoeuré. Ecoeuré, car ce sont les mêmes qui vont ce soir fêter leur égoïsme en se cachant derrière un sapin joliment décoré. Révolté parce que les juges agissent en leur âme et conscience. Oû sont les âmes, oû sont les consciences, quand l’esprit de propriété devient plus fort que la fraternité, quand on en arrive à faire passer la propriété avant la mort potentiel d’un sans-abri ?

Alors, non Myriam, se révolter n’est pas un crime, la désobéissance civile n’est pas un problème. Le véritable criminel est celui qui est coupable de non-assistance à être humain en danger, et le véritable problème est notre obéissance.

Alors en ce jour, pour te témoigner mon soutien, pour te dire que la lutte continue, je t’offre ce poème que Bobby Sands a écrit en prison :

 

Il est une chose inhérente à chaque être humain

Connais-tu cette chose mon ami ?

 Elle a enduré les coups durant des millions d'années

 et résistera jusqu'à la fin des temps.

 

 Elle est apparue quand le temps n'avait pas de nom

 Elle a pris vie et grandeur

 tranchant les liens du mal

 d'un couteau à la lame acérée, impitoyable.

 

 Depuis le début des temps

 Elle a allumé des feux quand le feu n'existait pas

 brûlant les esprits des hommes

 et trempant en acier leurs coeurs lourds comme le plomb.

 

 Elle a versé des larmes sur les rives de Babylone

 et poussé un cri d'agonie et de colère

 quand tous les hommes furent perdus.

 Elle a saigné sur la Croix.

 

 Par le lion et l'épée

 elle périt à Rome

 sur la Voie Appienne,

 revêtue d'une armure de cruauté et de défi ,

 aux côtés de Spartacus

 quand le mot d'ordre était la mort.

 

 Elle marcha avec les plus miséreux

 gravée dans leurs regards

 où étincelait la mort comme vivante,

 effrayant Seigneurs et Rois.

 

 Elle a souri en toute innocence

 face aux anciens conquistadors

 docile, soumise et si inconsciente

 du pouvoir mortel de l'or.

 

 Elle explosa dans les rues misérables de Paris

 et prit d'assaut la vieille Bastille.

 Elle écrasa à coups de talons la tête des serpents.

 

 Elle est morte dans le sang des plaines de Buffalo

 Elle est morte de faim sous la lune et la pluie

 son Coeur fut enterré à Wounded Knee

 mais un beau jour elle renaîtra.

 

 Genoux à terre elle a hurlé de toutes ses forces

 près des lacs de Kerry.

 Elle est morte fièrement, emplie de défi

 alors qu'ils l'assassinaient froidement.

 

 On la trouve dans chaque lueur d'espoir

 Elle ne connaît ni entraves ni limites

 Elle a grandi dans le coeur des rouges, des noirs et des blancs

 Elle est dans toutes les races.

 

 Elle repose dans les coeurs des Héros morts

 Elle brille dans les yeux des tyrans

 Elle a atteint des sommets aussi élevés que les plus hautes montagnes.

 Tel l'éclair elle déchire les cieux.

 

ELLE ILLUMINE LES MURS DE CETTE CELLULE

 

Elle exprime sa puissance en tonnant.

 

 Cette chose est un sentiment inébranlable mon ami

 qui te fait dire "JE SUIS DANS LE VRAI"

 

 

 

Avec amour et Fraternité

 

Serge

Lettre ouverte à Myriam et aux accusés du DAL33

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Publié le 23 Décembre 2014

Cet article est reposté depuis Soutien à m. - Poète artiviste pour O.P.A.

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Publié le 21 Décembre 2014

La maison ne reculant devant aucun sacrifice,

Deux morceaux de douceur pour un même dimanche ...

Eleggua est l’orisha (divinité Yoruba, peuple d’Afrique de l’ouest) des carrefours, maître des routes et des portes en ce monde, dieu de la chance mais aussi des accidents.

 Orisha majeur, il a les clefs du destin et ouvre les portes du bonheur ou du malheur. Il personnifie le hasard et la mort. On l’identifie avec un enfant car il est espiègle, moqueur et capricieux mais il travaille beaucoup pour aider ceux qui l’ont reçu et croient en lui.

Il a vingt-et-un coquillages (cauris) avec lesquels il parle et il a aussi vingt-et-un chemins différents. Ses couleurs sont le rouge et le noir et son chiffre est le 3. On s’occupe de lui, de préférence les lundi et les trois de chaque mois.

Source : http://www.santeria.fr/2012/05/31/le-pantheon-des-orishas-elegguaeshu/#sthash.t1ZSs0Hu.dpuf

 

Ces chants originaires d’Afrique ont traversé l’esclavage pour renaitre en Amérique 

 

 

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Réponse à la question "Le rap peut-il se sublimer ?" ...

 

L'amour, l'amour,
Nous serions le groupe jouant l'amour,
Des papillons s'envolent de moi,
J'attends patiemment, a travers portes et fenêtres
Jouer me fait croire
Alors que mes larmes coulent sur ma poitrine
Je ne pourrais pas respirer si je ne t'entendais pas
Il ni y a jamais eu un halo aussi bleu que ça
Une attitude que je ne peux qu'aimer
Rien ne peut mesurer l'amour que j'ai pour toi
Il ni a pas d'espace ou de temps compatible
Qu'est-ce que je dois faire ?
Mes amis disent que je tiens trop à toi
C'est vrai, mais il ni a rien d'autre dans ce monde que je préfèrerais faire
Il n'y a que toi
Je veux faire l'amour à ton existence
M'imprégner des couleurs de ton énergie pour les masturber dans mon esprit
Je veux me perdre en toi
Jusqu'à ce que tu me trouve, que tu me saisisses, pour la liberté de ta prison
Etre présent au même endroit, au même moment, combiné
Jusqu'à ce que tes pensées se mélangent doucement aux miennes, combinés
Jusqu'à ce que tes pensées se mélangent doucement aux miennes, combinés
Jusqu'à ce que tes pensées se mélangent doucement aux miennes, miennes
Je veux boire la sueur de ton esprit
Et voir la lumière de ta passion descendre le long de mon cou
Caresser ta présence sans aucune question
Déshabillés, nus jusqu'à l'amour, l'AMOUR PURE...
Je veux faire l'amour à mon âme sœur
Mon âme sœur
Faire l'amour à mon âme sœur
Mon âme sœur
Faire l'amour à mon âme sœur
Je me demande ce que ça fait de faire l'amour à son âme sœur
C'est comme écrire une poésie jusqu'à l'extase
Jusqu'à ce que le lieu et le temps se mélange
Et nous prenons un chemin divin, dis moi est-ce-que tu aimerais ça ?
Est-ce que tu aimerais ça ?
Dis moi est-ce-que tu aimerais ça ?
Est-ce que tu aimerais ça ?

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #poèsie

Publié le 14 Décembre 2014

De Trenchtown à Belfast, la violence est la même

Johnny was, chanson écrite par Bob marley en 1976, dénonce les violences du systeme.

La reprise qu'en a fait Stiff Little Fingers en 1979,  est un cocktail molotov, un appel à la rebellion, en particulier contre l'occupant anglais et le groupe paramilitaire loyaliste red hands commandos.

 

 

 

 

La femme tient sa tête et pleure

Parce que son fils a été abattu dans la rue

Et est mort d'une balle perdue

La femme tient sa tête et pleure

En lui expliquant que j'étais un passant

Qui l'avais vu pleurer

En espérant qu'elle va pouvoir s'en sortir

Maintenant elle sait que les gages du péché sont morts

Le cadeau de Jah c'est la vie

Elle pleurait

Johnny était un homme bien

N'a jamais rien fait de mal

Johnny était un homme bien

Elle pleurait, elle pleurait

La femme tient sa tête et pleure

Parce que son fils a été abattu dans la rue

Juste à cause du système politique

La femme tient sa tête et pleure

En la consolant j'étais en train de passer

Elle se plaignait et pleurait

Johnny était un homme bien

N'a jamais rien fait de mal

Johnny était un homme bien

Qui prenait soin des femmes

Elle pleurait

Cesser à l'égard de l'enfant à qui elle a donné naissance

Johnny était un homme bien

 

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 13 Décembre 2014

                                              Odeur,

 

rebelle,

 

animale

 

                             de l’amour dans la poésie                                           

 

                   

                      des corps mêlés                                            

                   

                    au sommeil d’orage                                           

                   

                      Solidarité minérale                                           

                   

                      aux portes pleines de vents                                           

                   

                      Interroger les énigmes                                           

                   

                      de l’âge ultime                                            

                   

                      de l’âge du délabrement où tout                                            

                   

                      se lézarde,                                            

                   

                      s’effrite,                                                                  

                   

                      croule,                                                                  

                   

                      s’éboule                                                                  

                   

                      orgueil affaissé                                            

                   

                      en dormition au lit clos de la résignation                                            

                   

                      d’entrailles et d’esprit.                                           

                   

                      Retrouver le temps des horloges                                             

                   

                      les écouter confesser leur fatigue de sonner l’âge tombal                                           

                    les fatals accomplissements des utopies et des chimères                                            

             des chevaux éblouis                                           

                   

                   qui ne vont plus à la mer dans l’ombre

 

douce des chemins creux.

 

.

 

XAVIER GRALL

 

 

 

Cheval couché

Merci Erwan pour cette belle découverte

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 12 Décembre 2014

Smokey Babe (1927 - 1975), véritable vagabond du Blues, élevé dans une plantation du Mississippi, travailla comme métayer, mécanicien et chanteur de Blues ...

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #Blues

Publié le 11 Décembre 2014

Lu chez Cathy Garcia : http://delitdepoesie.hautetfort.com/

Une pétition apporte son soutien au grand écrivain italien Erri De Luca, opposant notoire au projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin. Motif : la société franco-italienne Lyon Turin Ferroviaire a annoncé une action en justice contre lui à la suite d’un entretien publié le 1er septembre sur le site de l’Huffington Post.

Signe d’une volonté d’en passer par les tribunaux contre les opposants au grand projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin, le maître d’ouvrage franco-italien, Lyon Turin Ferroviaire (LTF), a annoncé aux médias italiens qu’il envisageait une action pénale contre le grand écrivain napolitain Erri De Luca, lequel n’a jamais fait mystère de son soutien au mouvement No-TAV (treno a alta velocità).

Les propos recueillis dans un entretien publié le 1er septembre par l’Huffington Post (lire ici), sont à l’origine de l’action en justice, a déclaré LTF. La menace d’un procès a suscité une pétition de soutien d’écrivains, d’éditeurs et de journalistes, intitulée : « NON à la ligne à grande vitesse Lyon-Turin : soutien à l’écrivain Erri De Luca » (voir ici).

Les signataires de la pétition de soutien à Erri De Luca

« Nous sommes dans un contexte de criminalisation du mouvement d’opposition, alors que nous disons qu’il y a des sociétés liées à la mafia qui ont travaillé sur le chantier du Lyon-Turin, que son directeur général a été condamné en première instance, ainsi que son directeur des travaux. Lyon Turin ferroviaire ne respecte pas la loi ! », explique un militant de la Coordination des opposants au Lyon-Turin (voir notre enquête publiée ici)

Voici le texte de soutien à Erri De Luca :

Parce que l’écrivain Erri De Luca a réagi quand les autorités ont qualifié de « terroristes » les populations qui se battent depuis des années contre le projet franco-italien de la Lgv Lyon-Turin de plus de 30 milliards d’euros qui nécessite le percement d’un tunnel de 57 Km qui provoquera de manière irréversible le tarissement des sources (équivalent à 250 millions de mètres cubes d’eau par an), alors que la ligne ferroviaire existante est exploitée à 17% de ses capacités.

Parce que l’écrivain Erri De Luca a dit « Je suis convaincu que la Ligne à Grande Vitesse Lyon-Turin est un projet inutile… Il ne s’agit pas d’une décision politique, mais d’une décision prise par les banques et par ceux qui veulent réaliser des profits aux dépens de la vie et de la santé d’une entière vallée. La politique a simplement et servilement donné son aval… Maintenant toute la vallée est militarisée, l’armée occupe les chantiers et les habitants doivent présenter leurs cartes d’identité s’ils veulent aller travailler dans leurs vignes ».

Parce que l’écrivain Erri De Luca a répondu lors d’une interview à l’Huffington Post « Quand il s’agit de la défense de sa propre vie et de ses enfants, n’importe quelle forme de lutte est admise », la LTF, société en charge du projet, a annoncé aux médias qu’elle envisageait une action pénale contre l’écrivain.

Parce que nous partageons les déclarations de l’écrivain Erri De Luca, nous lui exprimons notre soutien inconditionnel et nous réaffirmons avec force l’inutilité, l’aberration, la dangerosité du projet de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #apprentis sorciers