Publié le 31 Août 2013

Après onze années passées enfermé à Guantanamo, les autorités Américaines l'ont enfin fait sortir de cet enfer; il a atterri sur le sol algérien avant hier soir. Et ceci n'aurait pas pu arriver sans vos 18000 signatures sur ma pétition.

J'ai passé tant d'années à attendre ce moment, où Nabil ne serait plus emprisonné à Guantanamo, que j'ai du mal à trouver les mots pour exprimer ce que je ressens. J'espère pouvoir le revoir très bientôt, même si je sais qu'il est très affaibli après la longue grève de la faim qu'il a entamée il y a six mois, avec la plupart de ses autres codétenus, faute d'espoir de pouvoir sortir de là un jour.

Je vous remercie infiniment d'avoir signé et diffusé ma pétition, lancée deux jours après le début de sa grève de la faim. Tous vos messages nous ont énormément aidé, ma famille, mes proches et moi-même, à passer cette période difficile et obtenir cette première victoire. Ma pétition m'a permis d'obtenir l'attention des médias et des autorités. Et je n'y serais pas arrivé sans votre mobilisation et le soutien de ses avocats et d'organisations telles que l'ACAT ou Change.org.

Je suis très reconnaissant aux autorités de mon pays d'avoir bien voulu l'accueillir et de soutenir le Président Obama dans sa volonté de vider ce centre de détention de la baie de Guantanamo. Mais c'est en France que toute la famille de Nabil vit aujourd'hui. Pour que Nabil se remette de toutes ces années de souffrances inexpliquées, il a besoin d'être entouré des personnes qu'il aime. Pour que mon calvaire prenne fin, j'ai besoin de m'occuper de Nabil comme de mes autres enfants, comme ça a toujours été depuis qu'il est orphelin. Aussi, nous continuerons à nous battre et à vous solliciter, pour que Nabil puisse très bientôt rentrer dans le pays où réside toute sa famille, la France.

Pourriez-vous continuer à faire signer la pétition autour de vous? Nos chances sont encore plus grandes de voir Nabil revenir en France maintenant : n'abandonnons pas, chaque signature compte.

Cliquez ici pour partager la pétition sur Facebook, ou envoyez ce lien court à vos amis : www.change.org/nabilhadjarab

Avec tous nos plus sincères et chaleureux remerciements pour votre soutien dans cette première étape importante pour toute la famille,

Ahmed

Nabil Hadjarab, renvoyé en Algérie après onze ans à Guantanamo

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 27 Août 2013

Pourtant

je ne veux être que de votre race
ouvriers paysans de tous les pays...
ouvrier blanc de Detroit péon noir d’Alabama
peuple innombrable des galères capitalistes
le destin nous dresse épaule contre épaule
et reniant l’antique maléfice des tabous du sang
nous foulons les décombres de nos solitudes
Si le torrent est frontière
nous arracherons au ravin sa chevelure
intarissable
Si la Sierra est frontière
nous briserons la mâchoire des volcans,
affirmant les Cordillères
et la plaine sera l’esplanade d’aurore
où rassembler nos forces écartelées
par la ruse de nos maîtres
Comme la contradiction des traits
se résout en l’harmonie du visage
nous proclamons l’unité de la souffrance
et de la révolte
de tous les peuples sur toute la surface de la terre
et nous brasso
ns le mortier des temps fraternels
dans la poussière des idoles.

Jacques Roumain (poète Haïtien)

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 25 Août 2013

Gaël est né en 1982 au Burundi d'une mère rwandaise, réfugiée tutsie, et d'un père français, Patrice Faye, naturaliste autodidacte. La guerre au Burundi conduit la famille à aller vivre en France. Gaël vit alors son adolescence dans les Yvelines.

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié le 24 Août 2013

Ecrit sur un tronc d’olivier

Tawfiq Zayyad

Parce que je ne file pas de laine
Parce que je suis chaque jour
Aux mandats d’arrêts
Et ma maison exposée
Aux descentes de police
Aux perquisitions
Aux « opérations de nettoyage »
Parce que je suis dans l’impossibilité
D’acheter du papier
Je graverai tout ce qui m’arrive
Je graverai tous mes secrets
Sur un olivier
Dans la cour de ma maison
Je graverai mon histoire
Et les volets de mon drame
Et mes soupirs
Sur mon jardin
Et les tombes de mes morts
Et je graverai
Toutes les amertumes
Qu’effacerai le dixième des douceurs futures
Je graverai le numéro
De chaque arpent spolié de notre terre
L’emplacement de mon village, ses limites
Les maisons dynamitées
Mes arbres déracinés
Chaque petite fleur écrasée
Les noms de ceux qui ont pris plaisir
A détraquer mes nerfs et mes souffles
Le nom des prisons
La marque de toutes les menottes
Fermées sur mes poignets
Les bottes de mes gardiens
Chaque juron
Versé sur ma tête
Et je graverai
Kafr Qassem
Je n’oublierai pas
Et je graverai
Deir Yassine
Ton souvenir me dévore
Et je graverai
Nous avons atteint le sommet de la tragédie
Nous l’avons atteint
Je graverai tout ce que me dévoile le soleil
Me murmure la lune
Ce que me narre la tourterelle
Sur le puits
Dont les amoureux se sont exilés
Pour que je m’en souvienne
Je resterai debout à graver
Tous les volets de mon drame
Et toutes les étapes de ma défaite
De l’infiniment petit
A l’infiniment grand
Sur un tronc d’olivier
Dans la cour
De ma maison

Extrai de Enterrez vos morts et levez-vous.

« Palestine et Palestiniens ». Ramallah, 2003.

 

 

 

Ecrit sur un tronc d’olivier

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 21 Août 2013

Le pompom est à 1mn57

Messieurs Valls et Hollande, quand votre Jospin sera capable de chanter cette version du temps des cerises, vous mériterez vraiment le vocable "socialiste" Bien à vous Hobo-Lullaby

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié le 11 Août 2013

La vie a un rythme, un mouvement constant. Le mot pour le rythme (des tribus malinké) est Foli. C'est un mot qui englobe beaucoup plus de tambours, la danse ou le son. Il se trouve dans chaque partie de la vie quotidienne. Ce film n'est pas seulement entendre et sentir le rythme, mais aussi le voir. Il est un extraordinaire mélange de l'image et du son qui nourrit les sens et nous rappelle à tous combien il est essentiel.

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 10 Août 2013

La politique socialiste décortiquée ou les dessous de François I et François II, comme dirait mon camarade Roger...

 

 

Jean-Pierre Garnier, co-auteur avec Louis Janover du livre "La deuxième droite" paru en 1986, a été interviewé par Olivier Azam en 2013, à l'occasion de la réédition de l'ouvrage aux éditions Agone.

Dans cet entretien, Jean-Pierre Garnier commente la politique menée par le Parti socialiste français de François Miterrand - élu Président de la République française en 1981 dans la liesse populaire - à François Hollande. Sous couvert d'un discours vaguement de gauche et de quelques réformettes sans grande ampleur destinées à donner le change à l'électorat de gauche, le Parti socialiste a, peu après son accession au pouvoir, sans cesse poursuivi la politique libérale.

Ainsi et selon Jean-Pierre Garnier, plutôt que d'être nommé "la deuxième gauche", le Parti socialiste mériterait d'être appelé "la deuxième droite".

 

Source : http://cinemamilitant.hautetfort.com/

réalisation : http://lesmutins.org/

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Publié le 9 Août 2013

Je ne retournerai jamais en Alabama, Je ne retournerai jamais en Alabama, ce n'est pas l'endroit pour moi, tu sais, ils ont tué ma soeur et mon frère, et le monde entier les laisse descendre les gens tranquillement.

i feel so good

slow down

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Blues

Publié le 8 Août 2013

Lu sur le blog de Julien Salingue : http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/

Un article net, propre et sans bavures, une preuve par neuf impeccable pour un constat sans concession de l'echec des politiques européennes. L'alternative au capitalisme et à son valet qu'est la sociale-démocratie devient non seulement une évidence, mais une urgence absolue !

 

Publié le 24 juillet 2013. 
 

 
Voilà des chiffres qui n'ont guère été commentés par les thuriféraires des politiques d'austérité. Ils ont pourtant été publiés ce lundi par Eurostat, le très officiel organe de statistiques européen, rattaché à la Commission. Qu'y apprend-on ? Que les politiques d'austérité creusent les dettes des États. Un scoop ? Pas vraiment. Mais lorsque ce sont les statisticiens de l'UE eux-mêmes qui les disent, autant ne pas laisser passer l'info, d'autant plus qu'elle n'a guère été relayée par les "grands médias".
 
La Tribune, quotidien peu suspect d'anticapitalisme, le reconnaissait hier : "Les données publiées par l'institut européen des statistiques Eurostat lundi soir sont éloquentes en ce qui concerne l'échec de la gestion de la crise des dettes européennes. Elles montrent en effet que les pays qui ont appliqué les mesures de restrictions budgétaires les plus drastiques ont vu leurs dettes publiques augmenter de manière très importante".
 
C'est le moins que l'on puisse dire.
 
Eurostat précise ainsi que "par rapport au premier trimestre 2012, vingt-quatre États membres ont enregistré une hausse du ratio de leur dette publique par rapport au PIB à la fin du premier trimestre 2013, et trois une baisse. Les plus fortes hausses du ratio ont été observées en Grèce (+24,1pp), en Irlande (+18,3pp), en Espagne (+15,2pp), au Portugal (+14,9pp) ainsi qu’à Chypre (+12,6pp)".
 
Voici le tableau illustratif fourni par Eurostat (EL = Grèce, IE = Irlande) :
 
 
Soit, exprimée en pourcentage du PIB, une dette qui passe, en un an, de 136.5 à 160.6 en Grèce, de 106.8 à 125.1 en Irlande, de 73 à 88.2 en Espagne, de 112.3 à 127.2 au Portugal, et de 74.3 à 86.9 à Chypre.
 
Ce qui donne ce graphique, moins austère que celui d'Eurostat, réalisé par La Tribune :
 
 
Si l'on s'arrête sur le cas emblématique de la Grèce, le constat est simple : au premier trimestre 2013, la dette publique atteint le même taux qu'avant les restructurations, tandis que la pauvreté et le chômage ont explosé, avec par exemple le taux hallucinant de plus de 60% de chômeurs chez les jeunes de moins de 25 ans. En attendant la suite ?
 
En janvier dernier, deux économistes du FMI affirmaient que l'échec des politiques d'austérité était dû à une... erreur de calcul, qui aurait amené l'institution à surestimer la croissance des pays menant des politiques d'austérité. Une manière commode de se dédouaner de l'échec cuisant des politiques conduites en Europe sous la houlette de la Troïka (UE, BCE, FMI), en les réduisant à une simple erreur dans un tableau Excel, sans évidemment remettre en question la logique générale de l'austérité budgétaire.
 
Les derniers chiffres d'Eurostat montrent qu'en réalité l'austérité produit des résultats qui sont à l'inverse des objectifs annoncés et que les seuls bénéficiaires en sont les banques elles-mêmes. Et, au-delà des chiffres, ce sont des pays entiers qui sont en train d'être broyés, avec des conséquences dramatiques et inquiétantes, comme le rappelait récemment Stathis Kouvelakis, après la fermeture autoritaire de l'audiovisuel public en Grèce :
 
 
 
Sans être sous le joug des militaires, ou d’une armée étrangère, la Grèce a cessé d’être un pays "normal". Depuis maintenant trois ans, elle a, en effet, pris congé de ce qui, ici ou ailleurs dans notre continent, est considéré comme relevant de la "normalité".
 
Car il ne saurait bien entendu y avoir de "normalité", de vie en commun tolérable, dans un pays dévasté, où la récession et le chômage atteignent des niveaux inconnus depuis les années 1930. Dans un pays où la discussion ordinaire des lycéens est la destination vers laquelle elles ou ils comptent émigrer.
 
Il ne saurait y avoir de "normalité" avec des écoles, des universités, des hôpitaux qui partent à la dérive, quand la population est confrontée à ce qu’on peut qualifier de désastre humanitaire.
 
Il ne saurait y avoir de "normalité" quand, comme nous l’enseigne l’expérience historique, le désespoir et la colère impuissante d’une société paupérisée et humiliée se tournent contre les groupes les plus fragiles, dont la vie devient un enfer et qui replongent dans une horreur  que, là aussi, on croyait oubliée dans nos pays depuis les années 1930.
 
Non, le pire n'est jamais certain. Mais il peut advenir, beaucoup plus vite que d'aucuns le pensent, si la marche actuelle des événements n'est pas stoppée.
 

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Rédigé par hobo-lullaby