Publié le 31 Décembre 2012



Une pensée pour eux en ce dernier jour de 2012









Hobo’s  lullaby – Berceuse de vagabond

 

Va dormir, toi le vagabond fatigué 
laisse les villes dériver lentement  
n'entends-tu pas les rails en acier murmurer
c'est la berceuse du vagabond

Je sais que tes vêtements sont déchirés et en lambeaux 
et tes  cheveux sont grisonnants 
lève la tête et souris à la difficulté 
tu trouveras calme et repos un jour

Maintenant, ne t’inquiète pas pour demain 
laisse demain aller et venir 
ce soir tu es dans un wagon bien chaud 
à l’abri du vent et de la neige

Je sais que la police te cause des ennuis
ils causent des problèmes partout 
mais quand tu mourras et iras au ciel 
tu ne trouveras pas de policiers là-bas

Va dormir, toi le vagabond fatigué 
laisse les villes dériver lentement  
n'entends-tu pas les rails en acier murmurer
c'est la berceuse du vagabond

 



 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 31 Décembre 2012



Pour finir l'année sur une note d'espoir, un documentaire sur Cuba qui brise les stéréotypes de la propagande, mais qui surtout nous donne un exemple pour un avenir plus ou moins proche .







 

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Publié le 29 Décembre 2012



 Il y 122 ans jour pour jour, le 29 Décembre 1890 ...




La 7e de cavalerie a reçu l'ordre du commandant du département de la Platte, le général John Brooke, de désarmer le clan de Big Foot avant le transfert vers le Nebraska. La veille au soir, après avoir été escortés au camp et avoir été encerclés de toute part, les Lakota sont considérés comme des prisonniers virtuels. Forsyth choisit de ne pas essayer de les désarmer dans la soirée.
Au matin, les hommes Lakota sont rassemblés et informés qu'ils doivent remettre toutes leurs armes à feu. Les soldats, craignant que des armes restent cachées, commencent à fouiller les tentes, provoquant la colère des Lakota qui, selon l'armée, sont sous l'influence d'un chaman Miniconjou, Yellow Bird.
Lorsque les soldats tentent de désarmer un Lakota nommé Black Coyote, un coup de feu part. Une fusillade générale s’ensuit. La plupart des hommes Lakota, encerclés par les soldats, sont abattus. Les survivants se dégagent. C’est alors que les canons bombardent le village des femmes et des enfants.
On a longtemps prétendu que 146 Lakota avaient été tués ainsi que 25 soldats de la cavalerie des États-Unis qui comptait également 35 blessés, Big Foot figurant parmi les morts.
En fait, l'armée américaine reconnaît aujourd'hui que c'est 300 à 350 Amérindiens qui périrent lors de ce « massacre »1, terme utilisé par le général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Les soldats tirant de tous les côtés, on pense que certains d'entre eux ont été tués par leur propre régiment mais aucune enquête n'a permis de connaître la vérité.
 
Source Wikipedia




Nature morte à Wounded Knee

Roses !
Pollen sur mon mât ivre,
Dessinant des nuées de mouettes,
Dans les tracés brumeux de mes mille pôles sans repères.
Les poissons ont mangé la boussole,
Christophe n’a plus rien à découvrir !
Rien !
Seulement un mensonge !
Le culte ensanglanté d’une erreur !
Naturalisation de la mort en sèves de vie.
Le carbone roi et la poudre ivre
Déplument mon poème à Wounded Knee !
Poudre ivre, images brisées des faces tatouées de squaws !
L’aventure du tic-tac de verre,
Cette laisse royale qui a traversé l’océan de mon histoire
Pour être mise à mon cou de libre Sioux !
Ce voyage, expédition financée de gras pesetas !
Bien avant moi, il y a les Aztèques
Et cet astronome bourré de chimie, dans l’asile !
Avant moi, il y a moi crevant sous mes propres flèches
Et le sang vert de la fleur sauvage.
Natures mortes,
Mort de l’usage,
Mort du fou rire
Qui abattait bisons et volcans.
Il y a mon totem qui vomit au musée,
Ma femme dénudée à coups de crosses,
A coups de pistolets,
Devant les caméras des touristes excités.
Têtes d’hyènes,
Palais et bureaux des grammaires indigènes !
Il y a moi, dans ma mort,
Au creux de leurs miroirs zoologiques,
De leurs livres trafiqués craquant de contre-vérités,
De leurs geôles, de leurs colonnes de guêpes
Aux dards de métal
Eclatant la peau rose de mon étalon soleil !
Il y a moi cadenassé dans les réserves
De leurs banquets d’impitoyables banquiers
Il y a moi,
Mon aube incendiée, dans les tentes
Et l’aigle délogé
Qui s’enivre dans de boueux clapiers !
L’aigle déplumé, chassé
Des montagnes d’or
Qui dort, ivre-mort, dans cette réserve,
Loin des réservoirs de pétrole,
Ma desénergie !
Moi qui me saoulait de soleil,
Moi qui lisait l’ardeur multicolore
De mon rouge carquois, mon poème !


Mokhtar El Amraoui -  "Arpèges sur les ailes de mes ans"

Le site de Mokhtar El Amraoui  ;  http://mokhtarives.blogspot.fr/










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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 27 Décembre 2012




 Propos du vieux du Restelo à l’astronaute

 

Ici sur la terre la faim continue

La misère, le deuil et encore la faim.

 

On allume des cigarettes aux flammes du napalm

Et on dit amour sans trop savoir ce que c’est.

Nous avons fait de toi une démonstration de richesse

Ou peut-être de pauvreté, et puis encore de faim

Et nous avons trouvé en toi réponse à je ne sais quel désir

De plus élevé que nous, de meilleur, de plus pur.

 

Dans le journal, de nos yeux tendus nous lisons

Des merveilles d’espace et de vertige.

D’océans salés qui entourent

Des îles mortes où dit-on il ne pleut pas.

 

Mais la terre, astronaute, est une bonne table

(Et les bombes au napalm sont des gadgets)

Où en jouant, seule mange la faim

Seule la faim, astronaute, seule la faim.

 

 

José Saramago (1922-2010) – Les Poèmes possibles (1966)




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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 26 Décembre 2012





L’oud de Gaza
 
 
 
Lorsque les prédateurs inhumains assiègent la ville
L’oud de Gaza prend les sonorités du violon de Varsovie
Berçant les rêves égorgés des enfants aux yeux bouclés d’espoir
Dont les pleurs se déversent au travers des serrures infâmes
 
Cachés dans les gravats, tapis dans les égouts
Une mélodie de sang implore un ciel aux horizons amputés
L’amour osera-t-il encore féconder cette terre aride
Brûlée par notre indifférence aux oreilles stériles ?
 
Saccageant leur berceau, les dieux arrachent l’ombilic minéral
Qui unissait le dattier aux doigts de lumière et le mont des oliviers
Servis par la bête immonde et leurs prêtres éteigneurs d’étoiles
Ils ensemencent de haine les cœurs purs de la chair de leur chair
 
Mais il est une brindille qui pousse dans les regards
Un filament qui vibre au plus profond des hommes
Héritage millénaire par la terre engendré
Qui irrigue d’amour et de paix les âmes libérées
 
 
Ce chromosome universel est une arme invincible
L’humanité des hommes doit être ravivée
Les enfants de Gaza doivent être épargnés
Pour ceux de Varsovie qui en ont réchappé
 
 
Hobo-Lullaby









  
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 25 Décembre 2012









Nous vaincrons, nous vaincrons

Nous vaincrons un jour

au fond de mon cœur, je crois

que nous vaincrons un jour

Et nous marcherons main dans la main, nous marcherons main dans la main

Nous marcherons main dans la main un jour

Au fond dans mon coeur, je crois

que nous allons marcher main dans la main un jour

Et nous allons abattre les murs de la prison, nous allons abattre ces murs de la prison

Ensemble, nous allons le démolir, les murs de la prison, ce jour-là

plus profond de mon cœur, je crois

Ouais nous ferons tomber tous ces murs de la prison ce jour-là

au fond de mon cœur, je crois

, nous ferons tomber tous ces murs de la prison ce jour-là

et la vérité nous libérera, la vérité nous gratuit

La vérité nous rendra tous libres ce jour-là

Et au fond de mon cœur, je crois

que la vérité va tous nous libérer ce jour-là

Et nous vaincrons ce jour-là




 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 23 Décembre 2012



Allez, c'est les fêtes, un ptit feu d'artifice autour de Chopin pour Fanfan et tout les autres, chacun y trouvera le sien ...














































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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique