Publié le 16 Novembre 2012





The blues are the roots

The rest are the fruits.

















 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 15 Novembre 2012




Lu sur Bellaciao : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article131520
 

Aurore Martin : Georges Moustaki... je réfrénais un "salaud !" à l’adresse du ministre de l’Intérieur



Quand j’ai appris la nouvelle de l’extradition expéditive d’Aurore Martin, je réfrénais un "salaud !" à l’adresse du ministre de l’Intérieur, sachant que le sort d’Aurore était déjà plié. J’attendais cependant une réaction un peu plus vive de la part des gens de gauche. Mais il n’en est rien.
Valls-Pilate s’est débarrassé de la gêneuse en grande hâte. Et tout est rentré dans l’ordre. La majorité est-elle devenue silencieuse ?
Résumons, l’affaire a été traitée à la va-vite et la réaction a été quasi nulle.
Je n’ai pas de motivations personnelles pour en reparler, nonobstant une empathie pour ceux qu’on livre à la "justice" espagnole que j’avais combattu au temps du franquisme.
Je dois avouer être aussi très choqué qu’un Catalan socialiste n’aie pas la mémoire du traitement infligé naguère aux prisonniers politiques dans son pays d’origine. Et par la "naïveté" des propos de Hollande qui prétendait qu’on pourrait lui restituer Aurore après examen du dossier.

( Source :  http://www.huffingtonpost.fr/georges-moustaki/aurore-martin-extradition_b_2128301.html?utm_hp_ref=france )





  Merci Georges !!!


 
 



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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 12 Novembre 2012




Occupant la cellule de Mumia

 

Je chante pour Mumia

brillant et fort

et sur la captivité

dont quelques hommes noirs s'évadent

s’ils sont aussi libres

qu’il l'est devenu.

Quel professeur, il est pour nous tous.

Près de trente ans de réclusion

et toujours,

Lui-même.

Il va mourir lui-même.

Un homme noir;

que beaucoup considèrent comme

un musulman, quoique ce ne soit pas

ce à quoi se résume

la croisée des sentiers oû  son âme chemine.

Peut-être qu'il est plus simple de l'appeler

un amoureux de la vérité

qui refuse de se taire.

Y a-t-il quelque chose de plus persécuté

En ce pays ?

Aucune botte  ne sera autorisée

bien sûr

de sorte qu'il mourra

pieds nus;

mais il y aura toujours les bottes

de la pensée et de l'esprit

et du cœur et de l'âme.

Les siennes seront noires et brillantes

(Ou peut-être  couleur arc en ciel)

et elles lui donneront des ailes.

Mumia, ils ont décidé enfin

De ne pas te tuer

en espérant que le sang ne

tache les mains du tribunal populaire

mais pour te permettre de continuer à

mourir lentement

en créant et chantant

tes propres chansons au rythme solitaire

parfois terrorisé,

des décennies de longues nuits

dans la petite cage de ta cellule.

Nous déplorons notre impuissance: car nous avons échoué

pour te sortir de là.

Ta crinière majestueuse est peut-être amoindrie

comme nos verrous , ces drapeaux de  souveraineté,

ont  peut-être même disparu;

attendant la fin de cette sentence injuste,

jusqu'à ce que nous soyons, comme toi, devenus vieux.

Pourtant, si tu le veux : acceptes notre gratitude

que tu te tiennes , déchaussé,

sur tes pieds. Nous voyons

que peu de ceux qui nous entourent,

bien chaussés et marchant,même en s’appropriant les rues

sont libérés.

Comme tu l’as été d’une certaine manière.

Assez pour nous rappeler

L’infernal amour de la Liberté

Et son inéradicable graine

Quelle magnifique lion

Tu as été toutes ces

Désastreuses années

Passées te présentes


Alice Walker


Source :   http://www.freemumia.com/ 


LIBERTAD-PARA-MUMIA-ABU-JAMAL-2--1-.jpg

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 11 Novembre 2012




Aujourd'hui, dimanche 11 novembre, jour de commémoration ...









 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 10 Novembre 2012




Deux chansons écrites par Shane Mac Gohan, ex chanteur de The Pogues, ami de Christy Moore ...








Fairytale Of New York   (Conte De Fées À New-york)

C'était la veille de Noël bébé

Dans un bar

Un vieil homme m'a dit, Tu n'en verra pas d'autre

Et puis il a chanté une chanson

"The Rare Old Mountain Dew"

J'ai tourné mon visage

Et j'ai révé de toi

J'en ai une chance

Venu très vite

Je peux sentir

Que cette année sera la notre

Alors Joyeux Noël

Je t'aime bébé

Je peux encore voir un temps meilleurs

Quand nos rêves seront réalités

Ils ont des voitures grandes comme des bars

Ils ont des rivières d'or

Mais le vent est très fort

Ce n'est pas un endroit pour les vieux

Quand tu m'as pris les mains pour la première fois

Une froide veille de Noël

Tu m'avais promis que

Broadway m'attendait

Tu étais magnifique

Tu étais jolie

La Reine de New-York

Quand le groupe a fini de jouer

Ils ont hurlé pour qu'ils continuent

Sinatra dansait,

Et tous les clochards chantaient

Nous nous sommes embrassés à un croisement

Et puis nous avons dancé toute la nuit

La chorale des enfants du NYPD

Chantaient "Galway Bay"

Et les cloches sonnaient

Pour Noël

Tu n'as pas de valeur

Tu es un punk

Tu n'es qu'une sale vieille junkie

Couchée presque morte d'overdose sur un lit

Tu n'es qu'un ver, une limace

Tu es une sale perdante pas chère

Joyeux Noël ton cul

Je prie Dieux pour que ce soit notre dernier

La chorale des enfants du NYPD

Chantaient encore "Galway Bay"

Et les cloches sonnaient

Pour Noël

Je pourrais avoir été quelqu'un d'autres

Bien, n'importe qui d'autres

Tu m'as volé mes propres rêves

Quand je t'ai vu la première fois

Je les ai gardé avec moi bébé

Je les ai mis en moi

Je ne peux pas y arriver seul

J'ai construis mes rêves autour de toi

La chorale des enfants du NYPD

Chantaient encore "Galway Bay"

Et les cloches sonnaient

Pour Noël
 
Shane Mac Gohan











A Pair Of Brown Eyes

(Une paire d'yeux bruns)


Un soir d'été complètement ivre

Je me tenais là presque sans vie

Un vieil homme dans un coin chantait

Où poussent les water lilies

Et à côté du jukebox johnny chantait

A propos de quelque chose appelé l'amour

Et c'est comment va tu mon gars et quel est ton nom


Et comment diable pourrais tu le savoir ?

Dans le sang et la mort au milieu d'un ciel hurlant

Je m'allonge sur le sol

Et les bras et les jambes des autres hommes

Étaient éparpillés tout autour

Certains maudissaient, certains priaient, certains priaient puis maudissaient

Puis priaient et saignaient un peu plus

Et la seule chose que j'ai pu voir

Était une paire d'yeux bruns qui m'observaient

Mais quand nous sommes revenus, sautant de la première partie à la troisième

Il n'y avait pas de paire d'yeux bruns qui m'attendait


Et en errant, en errant, en errant j'irais

A la recherche d'une paire d'yeux bruns


Je l'ai regardé et il m'a regardé

Tout ce que je pouvais faire c'était le haïr

Pendant que Ray et Philomena chantaient

Dans mon insaisissable rêve

J'ai vu les flots, les paysages vallonnés

Où ses yeux bruns attendaient

Et j'ai pensé à cette paire d'yeux bruns

Qui une fois m'avaient attendus

Alors complètement ivre j'ai quitté cet endroit

Parfois en nageant parfois en marchant

Un son affamé a retenti à travers la brise

Alors j'ai parlé aux murs

Et j'ai entendu un son de temps anciens

Provenant du vieux canal

Et les oiseaux chantaient dans les arbres

Où le vent riait gentiment


Et en errant, en errant, en errant j'irais

A la recherche d'une paire d'yeux bruns

 

Shane Mac Gohan



 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 9 Novembre 2012







"Prends ton pieds sur la Route 66" ...






    

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 7 Novembre 2012




Prophétie


là où l’aven­ture garde les yeux clairs
là où les fem­mes rayon­nent de lan­gage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau sai­son de lait
là où le sou­ter­rain cueille de sa pro­pre génu­flexion un luxe de pru­nel­les plus vio­lent que des che­nilles
là où la mer­veille agile fait flè­che et feu de tout bois
là où la nuit vigou­reuse sai­gne une vitesse de purs végé­taux
là où les abeilles des étoi­les piquent le ciel d’une ruche plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons rem­plit l’espace et lève à rebours la face du temps
là où l’arc-en-ciel de ma parole est chargé d’unir demain à l’espoir et l’ins­tant à la reine,
 
d’avoir inju­rié mes maî­tres mordu les sol­dats du sul­tan
d’avoir gémi dans le désert
d’avoir crié vers mes gar­diens
d’avoir sup­plié les cha­cals et les hyè­nes pas­teurs de cara­va­nes
 
je regarde
la fumée se pré­ci­pite en che­val sau­vage sur le devant de la scène ourle un ins­tant la lave de sa fra­gile queue de paon puis se déchi­rant la che­mise s’ouvre d’un coup la poi­trine et je la regarde en îles bri­tan­ni­ques en îlots en rochers déchi­que­tés se fon­dre peu à peu dans la mer lucide de l’air
où bai­gnent pro­phé­ti­ques
ma gueule
ma révolte
­mon nom.
 
 
 
Aimé Césaire / Les armes mira­cu­leu­ses










 
 
 
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 6 Novembre 2012






Aurore


C’est pour nous révéler toute sa cruauté

Après avoir brûlé les roulottes

Machiavelant l’hiver

Qu’il acharne sa haine sur

les racines de l’Arbre de Guernica

Faisant parler la fourberie dans un sourire

Complice au Cerbère de Carabanchel

Le Vandale de Beauvau chasse

Dans l’Iraty et la vallée des Aldudes

La faune de l’Adour qui ose lui résister

Brandissant fièrement son bâton de néflier

C’est pour les faire plier que d’un geste brutal

A l’hirondelle des rochers, il a coupé les ailes

Jetant dans un puits de silence

Cet oiseau que l’on aimait tant

Les lueurs du matin n’illuminent plus

La rosée de Lapurdi

 

Hobo-Lullaby



Aurore_Askatu.png

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Liberté

Publié le 5 Novembre 2012






Est-ce vous qui comprendrez pourquoi


Est-ce vous
Qui comprendrez pourquoi,
Serein,
Sous une tempête de sarcasmes,
Au dîner des années futures
J’apporte mon âme sur un plateau?
Larme inutile coulant
De la joue mal rasée des places,
Je suis peut-être
Le dernier poète.
Vous avez vu
Comme se balance
Entre les allées de briques
Le visage strié de l’ennui pendu,
Tandis que sur le cou écumeux
Des rivières bondissantes,
Les ponts tordent leurs bras de pierre.
Le ciel pleure
Avec bruit,
Sans retenue,
Et le petit nuage
A au coin de la bouche,
Une grimace fripée,
Comme une femme dans l’attente d’un enfant
À qui dieu aurait jeté un idiot bancroche.
De ses doigts enflés couverts de poils roux, le soleil vous a épuisé de caresses, importun comme un bourdon.
Vos âmes sont asservies de baisers
Moi, intrépide,
je porte aux siècles ma haine des rayons du jour;
l’âme tendue comme un nerf de cuivre,
je suis l’empereur des lampes.
Venez à moi, vous tous qui avez déchiré le silence,
Qui hurlez,
Le cou serré dans les nœuds coulants de midi.
Mes paroles,
Simples comme un mugissement,
Vous révèleront
Nos âmes nouvelles,
Bourdonnantes
Comme l’arc électrique.
De mes doigts je n’ai qu’à toucher vos têtes,
Et il vous poussera
Des lèvres
Faites pour d’énormes baisers
Et une langue
Que tous les peuples comprendront.
Mais moi, avec mon âme boitillante,
Je m’en irai vers mon trône
Sous les voûtes usées, trouées d’étoiles.
Je m’allongerai,
Lumineux,
Revêtu de paresse,
Sur une couche moelleuse de vrai fumier,
Et doucement,
Baisant les genoux des traverses,
La roue d’une locomotive étreindra ton cou.
 

Vladimir Maïakovski









 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #poèsie

Publié le 4 Novembre 2012



Un morceau du troisième album des Pogues - If I Should Fall from Grace with God - (1988)  Qui parle des rêves souvent déçus des milliers d'immigrants Irlandais et autres vers les Etats unis au début du siècle dernier.

"Dans la mort de l'après-midi Nous sommes entrés main dans la main sur Broadway comme le premier homme sur la lune" ...






 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique