Maudite soit la guerre

Publié le 11 Novembre 2015

CLOUÉ AUX VIEUX BARBELÉS

Si tu cherches le général
moi je sais où il est
moi je sais où il est
moi je sais où il est
si tu cherches le général

Moi je sais où il est
en train de se coller une autre medaille à la poitrine
je l'ai vu, je l'ai vu
en se collant une autre medaille à la poitrine
en se collant une autre medaille à la poitrine

Si tu cherches le colonel
moi je sais où il est
moi je sais où il est
moi je sais où il est
si tu cherches le colonel

Moi je sais où il est
assis confortablement en se goinfrant son ventre de merde
je l'ai vu, je l'ai vu
assis confortablement en se goinfrant son ventre de merde
assis confortablement en se goinfrant son ventre de merde

Si tu cherches le sergent
moi je sais où il est
moi je sais où il est
moi je sais où il est
si tu cherches le sergent

Moi je sais où il est
en train de se taper tout le rum de la compagnie
je l'ai vu, je l'ai vu
en se tapant tout le rum de la compagnie
en se tapant tout le rum de la compagnie

Si tu cherches le soldat
moi je sais où il est
moi je sais où il est
moi je sais où il est
si tu cherches le soldat

Moi je sais où il est
cloué aux vieux barbelés
je l'ai vu, je l'ai vu
cloué aux vieux barbelés
cloué aux vieux barbelés.

 

 

 

 

 

 

 

CHAIR À CANON

Dans ma rue, deux noms et deux fleurs ont un désir :
Oublier la traînée de l'injustice, faire naître une nouvelle pensée.
Chair à canon nous sommes, l'armée des manipulés
Sous l'effet de la grandeur des baratineurs bien entraînés.
Pour satisfaire l'envie des grands de conquérir sans retenue,
Nous avons souillé le champ de rouge et usé tout compromis.
Ils nous ont vendu pain et promesses en première ligne avec leur faux idéal,
Chaque fois envoyés au feu, abattus à peu à peu.

Je ne serai pas au rendez-vous.
Ils peuvent toujours appeler mon nom.
Je ne serai complice de personne.
Je ne serai pas chair à canon.
Les siècles sont passés
Des gars tués sans raison.
Pour des gouvernants sans conscience,
Nous sommes chair à canon.

La justice des puissants nous a volé le printemps
Sans se soucier de notre tristesse, de notre peur et de notre misère.
Et le peuple de Dieu a stipulé un tacite accord
Que pour chaque contrat de foi soit contemplé un soldat mort. 

Bienvenus dans la tranchée où l'absurde massacre animal est perpétré.
Ils m'ont décrit l'ennemi comme un mauvais fétiche à trucider.
Mais je l'ai vu lutter dans la boue pour survivre et désespérer ;
Il avait deux yeux, deux bras, deux jambes, la même bouche pour parler.

Je ne serai pas au rendez-vous.
Ils peuvent toujours appeler mon nom.
Je ne serai complice de personne.
Je ne serai pas chair à canon.
Les siècles sont passés
Des gars tués sans raison.
Pour des gouvernants sans conscience,
Nous sommes chair à canon.

On peut nous voir voler en l'air avec peu d’envie de pardonner
Millions de voix en un grand cri, chanter dans le vent on peut nous entendre.
Le fleuve est grand, le fleuve est rouge, il tache la terre comme l'encre,
Tache la terre jusqu'à une mer emplie de voix à écouter.

Frappe la terre avec un bâton, ils peuvent toujours appeler mon nom
Frappe la terre avec un bâton, chair à canon.

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Commenter cet article

Anne-Marie 11/11/2015 12:36

Maudites soient toutes les guerres et ceux qui acceptent de les faire.

Hobo-Lullaby 12/11/2015 20:46

Et surtout ceux qui en tirent profit !
Si nous devions commémorer toutes les guerres, le calendrier serait trop étroit.