Sunday Music

Publié le 12 Octobre 2014

Deux Chansons de Peter Lafarge et leurs reprises par Johnny Cash ...

 

 

 

Ballad of Ira Hayes

 

Hayes, un Indien Pima d’Arizona, engagé dans les Marines en 1942 fut largué en 1945 sur l’île d’Iwo Jima, il réussit avec 5 autres Marines à planter le drapeau américain sur le Mont Suribachi. La fin dramatique d’Ira Hamilton Hayes miné par l’alcool à l’âge de 32 ans inspire en 1961 un film réalisé par Delbert Mann, « The Outsider », drame psychologique sur le déclin de l’ancien Marine dans l’après-guerre. L’acteur Tony Curtis interprétait le rôle de l’Indien qui, pour les besoins d’Hollywood, ne mourait pas sordidement dans un caniveau mais idéalement solitaire sur un piton du désert.

Plus récemment (2006) le film de Clint Eastwood « Mémoires de nos Pères » (Flags of Our Fathers)  avec Ryan Phillippe, Adam Beach, Jess Bradford ce film raconte l’histoire de ces soldats ayant porté le drapeau sur l’ile d’ Iwo Jima et la fin tragique pour certain d’entre eux.

Johnny Cash en 1964 et Bob Dylan en 1973 chantèrent son histoire écrite par Peter Lafarge un musicien Sénéca (communauté Mohawk)

 

 

 

Ballad of Ira Hayes


Oyez bonnes gens, je vais vous raconter l’histoire
D’un jeune Indien courageux, il faudra vous en souvenir
Il était de la tribu des Pimas, une bande fière et pacifique,
De la vallée Phoenix en Arizona.
L’eau étincelante avait couru dans les fossés, pendant un millier d’années,
Jusqu’au jour où l’homme blanc avait volé leurs droits à l’eau,
et l’eau qui chantait s’était tue.
Alors le clan d’Ira avait faim et leurs fermes n’étaient que
des mottes de mauvaises herbes,
Mais quand la guerre arriva, il se porta volontaire,
et oublia la voracité de l’homme blanc.
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
Ils ont commencé à gravir la montagne Ivo Jima, 250 hommes
Et seulement 27 survivants pour redescendre de cette montagne
Et quand la bataille fut terminée et le drapeau de la gloire hissé
Un des hommes qui le brandissait, c’était Hira Hayes l’Indien.
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
Ira revint en héros, fêté dans tout le pays
Avec des vins d’honneur, des discours et des médailles,
tout le monde lui serrait la main.
Mais ce n’était qu’un Indien Pima sans argent, sans terre, sans avenir,
Et chez lui, personne ne s’intéressait à ce qu’Ira avait fait
et quand les Indiens dansent-ils?
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
Ira commença à boire sérieusement, la prison fut souvent son domicile
On le laissait hisser puis ramener les couleurs,
Comme s’il jetait un os à un chien.
Il est mort ivre, un matin, à l’aube, tout seul dans le pays
pour lequel il s’était battu,
Cinq centimètres d’eau dans un fossé isolé fut la seule tombe
pour Ira Hayes.
Oui, appelez-le Hayes l’ivrogne, mais son pays est toujours aussi sec
Et son fantôme est étendu, assoiffé, dans le fossé où Ira est mort.
Vous pouvez l’appeler ivrogne, il ne répondra plus
Cet Indien qui buvait du Whisky, ce Marine qui partit à la guerre.
(Traduit de l’américain par Richard Lees)

 

 

 

Tant que l'herbe poussera

 

Les Sénécas sont une tribu indienne de la nation iroquoise, 
vers le bas sur la ligne New York-Pennsylvanie, vous trouverez la réserve. 
Après la révolution américaine, Cornplanter était un chef; 
Il a dit à la tribu de ces hommes qu'ils pouvaient avoir confiance, que c'était sa vraie croyance 
Il descendit à l'Independence Hall, et il a signé un traité, 
Pour la paix promise par les Etats-Unis, et les droits des Indiens combiné 
George Washington a donné sa signature, le gouvernement a donné la main; 
Ils ont dit que maintenant et pour toujours  c'était une terre Indienne.
CHORUS: Tant que la lune se lèvera, 
Tant que les rivières couleront, 
Tant que le soleil brillera, 
Tant que l'herbe poussera.

Sur la réserve Seneca, il y a beaucoup de tristesse aujourd'hui; 
Le traité de Washington a été brisé, et il n'y a pas d'espoir, sans commentaires. 
Au travers de la rivière Allegheny, ils ont planté un barrage; 
Qui inonde le pays indien, un jour de fierté pour. Oncle Sam 
Il a brisé l'ancien traité avec le sourire d'un homme politique, 
il  noiera les cimetières indiens - Cornplanter, pouvez-vous nager? 
La terre est la mère de les Sénécas; ils piétinement la terre sacrée, 
Changent la terre vert menthe en vasières noires, comme déshonneur...

Les Iroquois ont régné du Canada jusqu’au sud; 
Mais personne ne craint les Indiens maintenant, et sourit la bouche du menteur. 
Les Sénécas ont embauché un expert pour trouver un autre site; 
 Mais les grands bons ingénieurs de l'armée on dit qu'il n'avait pas le droit 
Bien qu'il leur a montré un autre régime, et leur a montré une autre façon, 
Ils lui ont rit au nez et ont dit: «Aucun accord, le barrage de Kinzua restera là." 
Le congrès a rabaissé l’Indien vers le bas, a repoussé l'argument des Indiens; 
Alors les Sénécas ont rebaptisé barrage, ils l'appellent "le lac perfidie."

 

 

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

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C
Hugh ! Serge

J'aime bien quand le blues habille aussi le chant des amérindiens et je crois que si Lafarge ne l'avait pas été pour une part lui-même, on n'aurait pas eu le plaisir d'entendre ces 2 titres. Car à l'époque où il les écrivit, je pense qu'il n'était pas de bon ton de prendre parti pour les indiens aux EU !!

Je ne connaissais pas Tant que l'herbe poussera . J'aime bien ce nom de lac perfidie car cela me fait penser aux noms que souvent les peuples donnent aux choses ou aux actes des blancs et qui contrairement à nous autres, sont toujours ironiques mais non grossiers.

Bisous et merci pour cette belle page

caro
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H
Bonjour Caro

La chanson comme la poésie a le pouvoir de réveiller, mais malheureusement pas celui de régler les problèmes. Les chansons sont l'histoire des peuples

L’histoire est la seule arme pour exposer et confronter les mensonges des états et de leurs oligarchies. Howard Zinn


Bises
Serge