Sunday Music

Publié le 29 Décembre 2013

La vie s’écoule, la vie s’en­fuit

La vie s’écoule, la vie s’en­fuit

Les jours défilent au pas de l’ennui

Parti des rouges, parti des gris

Nos révo­lu­ti­ons sont tra­hies

Le tra­vail tue, le tra­vail paie

Le temps s’achète au su­per­m­arché

Le temps payé ne re­vi­ent plus

La jeu­nesse meurt de temps perdu

Les yeux faits pour l’amour d’aimer

Sont le re­flet d’un monde d’ob­jets.

Sans rêve et sans réalité

Aux ima­ges nous som­mes con­damnés

Les fu­sillés, les affamés

Vi­en­nent vers nous du fond du passé

Rien n’a changé mais tout com­mence

Et va mûrir dans la vio­lence

Brûlez, re­pai­res de curés,

Nids de mar­chands, de po­li­ciers

Au vent qui sème la tempête

Se récol­tent les jours de fête

Les fu­sils sur nous dirigés

Cont­re les chefs vont se re­tour­ner

Plus de di­ri­ge­ants, plus d’État

Pour pro­fi­ter de nos com­bats

Raoul Van­ei­gem

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

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F
Un réalisme récurrent...
Je ne connaissais pas ce chanteur...
Des paroles pleines de sens hélas.
Bises Serge et bonne fin d'année
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C
Bonjour Serge,

C'est fou comme les paroles semblent couler de source....c'est limpide.
Connaissais pas du tout.

Bises

caro
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H
Bonsoir Caro

C'est un bien joli mot limpide. pur, sans pollution ni arrière pensée ...

Bises

Serge
M
Hello, un petit coucou en passant....

Un superbe texte dont les mots se coulent dans nos vies assoiffées de liberté, voici à quoi il me fait penser

REPONS
Dans les mains qui supplient
Le travail qui anéantit
Dans la bouche qui crie
Le canon d'un fusil
Sous les pieds qui s'enfuient
Le manteau noir de la nuit
Sur le corps qui se libère
Le poids de la mort de nos pairs
A corps et à cris
Sur les pieds ou les mains
Notre avenir nous appartient
Pour réinventer l'infini

bises
Françoise
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H
Bonsoir Françoise

Merci pour ce joli commentaire.

Content de ton retour.
Toujours en rimes,
Toujours en forme ?

Bises
Serge
A
Evidence. Mais pas dans cette société qui s'aveugle volontairement.
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H
Bonsoir Anne-Marie

Le poète a toujours raison, du moins il faut y croire !

Bises

Serge