Sunday Music

Publié le 27 Octobre 2013

En avril 1915, débute la bataille de Gallipoli (ou bataille des Dardanelles) qui opposa les forces Australiennes et Néo-zélandaises à l'armée Turque.

120 000 morts dont 70 000 turcs

Voici deux versions de "Waltzing Mathilda" chanson écrite en 1972 par Eric Bogle (Ecossais émigré en Australie), qui rend hommage au victimes Australiennes de ce carnage...

Quand j'étais un jeune homme j'ai porté mon sac

Et j'ai vécu la vie libre d'un vagabond

Des verdoyants bassins de Murrays à la savane poussiéreuse

Et ma couverture valsa tout du long

Mais en 1915 mon pays dit désolé fils

Il est temps d'arrêter de divaguer car il y a du travail qui doit être fait

Alors ils m'ont donné un casque en étain et un fusil

Et ils m'ont envoyé au loin à la guerre

 

Et le groupe jouait Waltzing Matilda

Tandis que nous nous éloignons du quai

Et au milieux de toute les larmes, de tout les cris et de tout les remerciements

Nous sommes partis pour Galipoli

 

Et ô combien je me souviens de ce terrible jour

Comment le sang tacha le sable et l'eau

Et comment dans cette ville qu'ils appellaient Sulva bay

Nous fûmes charcutés comme des agneaux à l'abattoir

L'étranger turc était prêt il s'était bien préparé

Il nous chassa avec des balles et fit pleuvoir des bombes

Et en 5 petites minutes il faillit nous envoyer tous en enfer

Il nous souffla presque jusqu'en Australie

 

Mais le groupe jouait Waltzing Matilda

Tandis que nous arrêtions d'enterrer nos morts

Nous avons enterré les notres et les turcs les leurs

Et nous avons encore recommencé

 

Maintenant ceux qui ont été laissés eh bien nous essayions de survivre

Dans un monde mauvais de mort sanglante et de feu

Et pendant 10 semaines épuisantes je me suis gardé en vie

Mais autour de moi les corps s'empilaient plus haut

Alors un bombardement turc me blessa au cul

Et je me suis réveillé dans mon lit d'hopital

J'ai vu ce que ça avait fait et j'ai souhaité être mort

Je n'avais jamais su qu'il y avait des choses pires que mourir

 

Car je ne ferais plus valser ma couverture autour de moi

Tout autour des verts buissons loins et près

Pour porter sa tente et ses piquets un homme à besoin de ses deux jambes

Plus de Waltzing Matilda pour moi

 

Alors ils ont collectés les estropiés, les blessés, les mutilés

Et il nous renvoyé à la maison en Australie

Le manchot, le cul-de-jatte, l'aveugle, le fou

Ces fiers heros blessés de Sulva

Et tandis que nos vaisseaux étaient tirés dans Circular Quay

J'ai regardé l'endroit où mes jambes avaient pour habitude d'être

Et j'ai remercié le Christ qu'il n'y ait personne qui m'attendais

Pour me plaindre, pour pleurer et pour avoir pitié

 

Et le groupe jouait Waltzing Matilda

Tandis qu'ils nous portaient en descendant l'allée

Mais personne ne remercia ils se tinrent juste et fixèrent

Et ils détournèrent leurs visages

 

Et maintenant à chaque Avril je m'assois sous mon porche

Et je regarde la parade passer devant moi

Et je regarde mes vieux camarades marcher fièrement

Se remmémorant des vieux rêves de gloire passée

Et les vieux hommes marchent lentement tous courbés, raides et endoloris

Les héros oubliés d'une guerre oubliée

Et les jeunes gens demandent "Pourquoi marchent ils ? "

Et je me pose la même question

 

Et le groupe joua Waltzing Matilda

Et le vieil homme répond à l'appel

Mais année après année leur nombre diminue

Un jour plus personne ne marchera là

 

Waltzing Matilda

Waltzing Matilda

Waltzing Matilda

Waltzing Matilda

Qui viendra faire balancer sa couverture avec moi

Et leurs fantômes doivent être entendus tandis que tu passe le Billabong

Qui viendra faire balancer sa couverture avec moi

 

 

Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

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C
Bonsoir Serge,<br /> <br /> Elle est très belle cette chanson et je ne la connaissais pas encore. Les deux versions sont excellents quoique différentes dans le rythme et avec la présence de l'harmonica dans la seconde qui la rend différente je trouve.<br /> Merci pour les paroles traduites, c'est quelque chose qui secoue les tripes et on ne peux qu'être attristé que ce pauvre malheureux ne pourra plus balancer sa couverture ce dont je n'arrive pas trop à me figurer ce que c'est.<br /> Je ne connais pas très bien non plus cette guerre dont il est fait question, tant de guerres secouent notre planète et enlèvent les jambes et la fleur de vie de notre jeunesse en plein épanouissement que c'en est à se désoler de la raison humaine.<br /> <br /> Bises et bon dimanche soir<br /> <br /> caro
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H
Bonsoir Caro<br /> <br /> Tout au long de la chanson il est question de la chanson Waltzing Matilda qui est une sorte d'hymne non-officiel australien. Les termes &quot;watzling matilda&quot; désignant en fait les couvertures des vagabonds qui volent au vent sur leur pas en argot australien.<br /> Cette explication a disparue lorsque j'ai publié l'article, sans doute du à mon manque de maitrise ...<br /> les chansons servent souvent la mémoire des hommes.<br /> Merci de ta visite<br /> Bisoux<br /> Serge