Publié le 10 Septembre 2017

Rédigé par hobo-lullaby

Publié le 19 Août 2017

 

 

Je suis touché par tous les conflits, toutes les guerres, toutes les formes d’injustice. En Juillet 2014, j’ai entendu qu’en Palestine des enfants avaient été attaqués par l’armée israélienne. J’ai ressenti une incompréhension énorme face à  cette injustice. Pourquoi des enfants ? Quel intérêt ? Quel but ? Je ne comprenais pas l’objectif d’une attaque dirigée contre des enfants, le symbole même de l’innocence.C’est ce genre de ressenti et de questionnement qui m’ ont poussé à vouloir travailler sur la guerre, et notamment sur la Palestine.

Bilel Allem

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #Vidéos, #Palestine

Publié le 18 Août 2017

 

 

San Quentin, tu es l'enfer pour moi.

 Tu m'accueilles depuis 1963.

J'ai vu des gens partir et arriver et je les ai vus mourir.

 Il y a bien longtemps que je ne me demande plus pourquoi.
 

.
San Quentin, je déteste tout tes recoins.

 Tu m'as coupé de tout, j'ai eu peur plein de fois.

 Je sortirai de là sage mais surtout faible,

 Monsieur ! membre du congrès ! pourquoi ne comprenez-vous pas !
 

San Quentin, que penses-tu faire de bien ?

Penses-tu que je serais différent lorsque t'auras terminé ?

 Tu pli mon cœur, mon esprit, mon âme,

Dans tes murs en pierres froides, ou mon sang tourne.
 


San Quentin, peut puisses tu pourrir et brûler en enfer.

 Que tes murs tombent et que je vive pour raconter.

Que tout le monde sache que tu n'es pas bon,

San Quentin, tu es l'enfer pour moi.

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique

Publié le 16 Août 2017

ÉTRANGES ÉTRANGERS

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
Hommes de pays loin
Cobayes des colonies
Doux petits musiciens
Soleils adolescents de la porte d’Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d’Aubervilliers
Brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris
Ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied
Au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelle
Embauchés débauchés
Manœuvres désœuvrés
Polacks du Marais du Temple des Rosiers
Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
Pêcheurs des Baléares ou du cap Finistère
Rescapés de Franco
Et déportés de France et de Navarre
Pour avoir défendu en souvenir de la vôtre
La liberté des autres.
 
Esclaves noirs de Fréjus
Tiraillés et parqués
Au bord d’une petite mer
Où peu vous vous baignez
Esclaves noirs de Fréjus
Qui évoquez chaque soir
Dans les locaux disciplinaires
Avec une vieille boîte à cigares
Et quelques bouts de fil de fer
Tous les échos de vos villages
Tous les oiseaux de vos forêts
Et ne venez dans la capitale
Que pour fêter au pas cadencé
La prise de la Bastille le quatorze juillet.
 
Enfants du Sénégal
Départriés expatriés et naturalisés.
Enfants indochinois
Jongleurs aux innocents couteaux
Qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés
De jolis dragons d’or faits de papier plié
Enfants trop tôt grandis et si vite en allés
Qui dormez aujourd’hui de retour au pays
Le visage dans la terre
Et des hommes incendiaires labourant vos rizières.
On vous a renvoyé
La monnaie de vos papiers dorés
On vous a retourné
Vos petits couteaux dans le dos.
 
Étranges étrangers
 
Vous êtes de la ville
Vous êtes de sa vie
Même si mal en vivez
Même si vous en mourez.
Jacques PREVERT
 
 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #musique, #poèsie

Publié le 29 Juillet 2017

 

 

 

 

Mon pauvre Christophe

Comme je te plains

Je te sens tellement éloigné du bonheur

D’avoir les doigts collés par le gel

Aux barreaux d’une échelle un matin de janvier

Tellement frustré de ne pouvoir mettre sur ton épaule

Un rouleau de bitume de 42 kilos

Et de gravir 7 mètres sur cette même échelle sans le faire tomber

Tu pourrais aussi pour retrouver le sourire

Maroufler une feuille de bitume soudée au chalumeau

Quand les oiseaux se taisent parce qu’il fait trop chaud

Tu pourrais aussi t’éclater en conduisant un bus

Ou prendre ton pied comme beaucoup d’infirmières

Le font dans les hôpitaux

Mais je suis sûr que ce qui te manque le plus

C’est de partir loin de chez toi

De tout abandonner

Et d’être heureux d’être un esclave

Mais un esclave moderne

Et de vivre dans la clandestinité

Toi qui a tant de diplôme

Tu devrais te lancer dans la préparation de commande …

Alors moi qui suis artisan

Et ça me casse les couilles que tu me respectes plus que

Ceux qui en chient plus que moi

Parce que vois-tu Christophe

Les vacances ça fait longtemps que j’e n’ai pas pris

Mais si tu savais

Je n’ai pas de haine

Je suis simplement humain

Car la nature m’a doté d’un cœur et d’un cerveau

Je suis conscient que ton discours

Est celui d’un prisonnier

C’est pour cela que je te plains

Tu en es réduit à réciter une propagande

Caché derrière une plante verte

Tout un symbole

A quand la moralisation des médias de masse

Mais c’est un autre débat

Tes multiples patrons

Doivent être fier de toi

Ceci étant

J’aime beaucoup la couleur de ton écharpe

Une touche de noir te rendrait plus élégant

Mais c’est un avis personnel je te le concèdes

Et si je pars en vacances avec toi

Ce ne sera que trois jours

Faut pas que ça nous tourne la tête non plus

 

Je t’aime autant que tu me fais peur

 

 

 

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Rédigé par hobo-lullaby

Publié dans #propagande